Ils ont saisi le chef de l’Etat pour qu’il réagisse à leurs doléances.
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Les agents, par la voix du président du syndicat SIGAMA, affilié à la Confédération gabonaise du travail (CGT-FL), Madola Bokamba ont déclenché une grève illimitée afin de dénoncer des arriérés de salaires cumulés depuis plusieurs années et l’absence de réponses concrètes de leur direction. Ces derniers revendiquent en effet, une dette salariale qui s’élève à près de 19 mois et demi, résultant d’arriérés accumulés entre 2019 et 2025. « Un mois en 2019, deux mois et demi en 2020, onze mois en 2022, cinq mois en 2023 et deux mois en 2025 », détaillent-ils.
Les employés dénoncent également le non-paiement des cotisations sociales, des droits légaux anciens et la situation alarmante de certains agents admis à la retraite sans perception effective de leur pension. À cela s’ajoutent le silence du Conseil d’administration, pourtant habilité à se prononcer, et le recrutement récent de 33 nouveaux employés et de stagiaires, suscitant incompréhension et indignation.
Au cours de leur déclaration, les agents appellent le chef de l’État à intervenir pour restaurer un climat social apaisé. Il faut noter qu’une accalmie avait été observée en 2024 avec le passage d’Ebomaf, permettant un paiement régulier des salaires et un règlement partiel des arriérés, la situation s’est à nouveau dégradée.




