Gabon: le gouvernement envisage la délivrance de 50000 titres fonciers supplémentaires

Cela fait partir des objectifs de cette année 2026 en ce qui concerne le logement au Gabon.

 

Au cours de sa rencontre avec le ministre de l’habitat Mays Mouissi, le chef de l’Etat a instruit la création d’un guichet unique pour centraliser, simplifier et sécuriser l’ensemble des procédures liées au foncier. Pour le chef de l’Etat, cette orientation pour la délivrance de 50000 titres fonciers  marque une volonté affirmée de rompre avec les pratiques antérieures et d’instaurer une gouvernance foncière plus efficace et plus transparente.

le Chef de l’État a salué les premiers résultats jugés probants de la réforme foncière engagée par le Gouvernement. En l’espace de trente jours, 5 224 dossiers ont été traités, traduisant une avancée notable vers l’accès effectif de nombreuses familles gabonaises à la propriété foncière.

Notons que, le Président de la République a, décidé que les titres fonciers seront cédés aux citoyens gabonais à un coût plafonné à 600 000 francs CFA, afin de garantir un accès juste et équitable à la propriété foncière, tout en renforçant la valeur patrimoniale des biens.

 

Le Gabon acquiert de nouveaux partenaires aux Emirats Arabes Unis

Trois mémorandums dans plusieurs secteurs ont été signés au cours de la  visite d’amitié et de travail du président Oligui Nguema  à Abu Dhabi.

 

Les trois mémorandums ont été signés en rapport avec la stratégie du chef de l’Etat d’accélération de la transformation structurelle et de renforcement de son intégration dans les chaînes de valeur internationales. On note celui du secteur minier, qui porte sur l’exploration, le développement et la commercialisation de l’activité aurifère dans les zones minéralisées de la République gabonaise. Basée aux Émirats arabes unis, ADMOG GOLD privilégie une approche de développement minier responsable, conforme aux standards environnementaux et sociaux internationaux.

On a également  le domaine du numérique, le renouvellement d’un mémorandum d’entente est intervenu sous la conduite du ministre de l’Économie numérique, Mark Alexandre Doumba, avec la société Presight, filiale du groupe G42, représentée par son Chief Executive Officer, Thana Pramotedham.  Ce partenariat vise à accompagner la transformation digitale de l’administration publique et des services stratégiques de l’État, à travers des solutions d’intelligence artificielle, d’analytique avancée et de big data. À travers cette coopération, le Gabon entend renforcer sa souveraineté numérique et moderniser son action publique.

Et enfin, dans le secteur des ports, des transports et de la logistique, un mémorandum d’entente a été signé par le ministre d’État, ministre des Transports, de la Marine marchande et chargé de la Logistique, Ulrich Manfoumbi Manfoumbi, avec la société Abu Dhabi Ports Company P.J.S.C., représentée par son Regional Chief Executive Officer, Mohammed Eidha Tannaf Al Menhali.  Abu Dhabi Ports Company est un opérateur portuaire et logistique international de premier plan, développant des solutions intégrées dans les ports, la logistique, les zones économiques et les corridors commerciaux.

Coopération : Oligui Nguema aux Emirats Arabes Unis

Le Président de la République, a entamé ce jeudi 05 février  une visite d’État à Abu Dhabi, aux Émirats Arabes Unis dans le cadre du renforcement de la diplomatie économique du Gabon.

 

Le voyage du chef de l’Etat Oligui Nguema  traduit la volonté commune de consolider les relations bilatérales et d’approfondir la coopération stratégique entre la République Gabonaise et les Émirats Arabes Unis, autour de priorités partagées telles que l’investissement, la croissance et le développement durable.

Selon la communication présidentielle, cette visite a pour objectif de consolider la coopération entre Libreville et Abou Dhabi, d’explorer de nouvelles opportunités d’investissements et de projets communs dans des secteurs clés tels que l’énergie, les infrastructures et le développement, et d’affirmer la présence du Gabon sur la scène internationale dans un contexte de diversification des partenariats et d’attraction de capitaux étrangers.

A travers ce déplacement, le Chef de l’État réaffirme l’ambition du Gabon de développer des partenariats structurants et d’accélérer la transformation de l’économie nationale, de stimuler la création de richesses et d’emplois, et d’ouvrir de nouvelles perspectives de développement au bénéfice des populations.

Gabon : Oligui Nguema reçoit les actions prioritaires de chaque ministère

Le Chef de l’Etat a reçu mercredi 04 février le  vice-président de la république Hermann Immongault, venu lui remettre les différentes feuilles de route des 100 jours assignées à l’ensemble des ministères.

 

Comme exigé par le chef de l’Etat Oligui Nguema au cours d’une rencontre avec le gouvernement nommé le 2 janvier 2026, les feuilles de route lui ont été présentées. Ces dernières ont été élaborées à partir du projet de société « Bâtissons des édifices nouveaux », du Plan National de Croissance et de Développement (PNCD) et du Plan d’Action Gouvernementale.

En effet, ces feuilles de route traduisent une méthode claire : des actions prioritaires, mesurables et orientées vers des résultats durables, au service des Gabonaises et des Gabonais. Sur le plan social, le dialogue engagé, notamment dans le secteur de l’éducation nationale et dans les domaines stratégiques, se poursuit dans un climat de responsabilité, avec des avancées concrètes.

Il faut noter que l’objectif est de répondre  aux urgences du présent tout en construisant les bases solides de l’avenir.

Coopération : Oligui Nguema invité au 65è anniversaire de l’indépendance du Sénégal

Il a été invité par  son homologue du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye lors d’un entretien au palais de la Rénovation à Libreville ce mardi 03 février 2026.

 

Le président de la république est invité au 65è anniversaire de l’indépendance du Sénégal qui aura lieu le 4 avril 2026 au Sénégal. En effet, c’est au  retour d’une visite officielle à Brazzaville, en République du Congo, que le Chef de l’État sénégalais a effectué une escale technique à l’aéroport international Léon Mba de Libreville, où il a été accueilli avec les honneurs protocolaires par le Président de la République gabonaise, Brice Clotaire  Oligui  Nguema, en présence de représentants de la communauté sénégalaise résidant au Gabon.

Selon la communication présidentielle, les deux chefs d’État ont échangé sur plusieurs sujets d’intérêt commun, notamment le renforcement de la coopération Sud-Sud, les enjeux de stabilité et de sécurité régionale, ainsi que les perspectives de développement économique du continent africain.

Il faut noter que, par cette rencontre  le Gabon et le Sénégal envisagent réaffirmer leur volonté commune de consolider leur partenariat stratégique.

Oligui Nguema échange avec les représentants des syndicats des sociétés privées du secteur pétrolier

Le Président de la République, a reçu ce 28 janvier 2026, les représentants des syndicats des sociétés privées du secteur pétrolier, suite au préavis de grève déposé par ces derniers. 

 

Au cours de leur rencontre, les  représentants syndicaux ont exposé leurs attentes et revendications, tout en sollicitant l’implication personnelle du Chef de l’État dans la recherche de solutions durables aux différentes préoccupations soulevées.  Face aux préoccupations exprimées par les syndicats des sociétés privées du secteur pétrolier, le chef de l’Etat, a réaffirmé son attachement indéfectible au dialogue social, à la préservation de la paix sociale et à la défense de la dignité des travailleurs gabonais.

Le communiqué de la présidence précise  également que, le chef de l’Etat a  appelé l’ensemble des syndicats concernés à la retenue, à la sagesse et à la responsabilité, soulignant que son projet de société place la dignité humaine, la justice sociale et la protection des droits des travailleurs au cœur de l’action publique. Il a rappelé qu’il ne saurait se satisfaire qu’un Gabonais voit ses droits bafoués, ni qu’il soit exposé à une quelconque forme de précarisation.

Reconnaissant le caractère légitime des revendications portées par les syndicats, le Président de la République a pris des engagements fermes en faveur d’une recherche de solutions durables, tout en exhortant les différentes parties à poursuivre et approfondir les négociations dans un esprit de responsabilité et de dialogue constructif.  Cette posture d’écoute, de fermeté et d’ouverture, saluée par les organisations syndicales, illustre une nouvelle fois le leadership du Chef de l’État et sa volonté constante de privilégier la concertation.

Gabon: la ville de Makokou a sa première caserne de sapeurs-pompiers

Située dans la province de l’Ogooué Ivindo, le président Oligui Nguema l’a inauguré ce lundi 26 janvier 2026.

 

En visite dans la province de l’Ogooué Ivindo, le chef de l’Etat a procédé à l’inauguration de la 6ème compagnie des sapeurs pompiers, première caserne de sapeurs-pompiers jamais construite dans la province de l’Ogooué-Ivindo. Selon la communication présidentielle, cette infrastructure stratégique constitue une avancée significative en matière de sécurité civile.

Elle permet de renforcer la couverture opérationnelle du territoire, de réduire les délais d’intervention et d’améliorer les capacités de prévention et de gestion des risques. Au-delà de la protection des personnes, cette réalisation contribue à la préservation des biens, des activités économiques et du cadre de vie, éléments essentiels au développement durable de la province.

Après l’inauguration de cette caserne, le chef de l’Etat a poursuivi sa visite dans la ville où il a inauguré plusieurs infrastructures. Notons que, Cette visite s’inscrit dans la dynamique de mise en œuvre progressive de projets structurants dans la province de l’Ogooué-Ivindo.

 

Gabon: Oligui Nguema en visite dans la province de l’Ogooué-Invindo

le chef de l’Etat va effectuer une visite de 48heures dans la province de l’Ogooué-Invindo.

 

Le programme prévoit une visite sur le site de la mine de fer de Belinga. Le président de la république sera accompagné  d’une délégation de la société Ivindo Iron, filiale du groupe australien Fortescue.

Par la suite, il procédera à la visite de certains chantiers et à l’inauguration de l’hôtel Belinga Palace ainsi que de la caserne des sapeurs-pompiers de Makokou, chef-lieu de la province. Le volet politique n’est pas en reste.

Oligui Nguema va également rencontrer et échanger avec les chefs et notables de la province.

 

CEMAC: Oligui Nguema appelle à des décisions fermes pour protéger la monnaie et le pouvoir d’achat des populations

Le Président de la République, a pris part ce jour au Sommet extraordinaire des Chefs d’État de la CEMAC, tenu sous la présidence de Son Excellence Denis Sassou Nguesso, Président de la République du Congo, Président en exercice de l’organisation.

 

Dans son allocution d’ouverture, le Président Sassou Nguesso a salué la résilience des économies d’Afrique centrale, marquée par un retour progressif de la croissance et une inflation maîtrisée. Il a souligné l’impératif de traduire les réformes engagées en résultats tangibles, au bénéfice direct des populations. Au cours des travaux, le Chef de l’État gabonais a soutenu que la stabilité du Franc CFA est une condition essentielle de la protection du pouvoir d’achat, de la crédibilité des États et de la souveraineté économique de la sous-région.

Les échanges entre Chefs d’État ont permis de dégager un consensus sur un ensemble de mesures immédiates et structurantes destinées à renforcer la solidité financière de la zone CEMAC et à préserver la monnaie commune. À cet effet, les Chefs d’État ont validé un plan d’action rigoureux articulé autour des axes suivants : – Rapatriement des recettes d’exportation : obligation stricte faite aux acteurs économiques, notamment du secteur extractif, de rapatrier leurs devises afin de renforcer durablement les réserves de change;

Discipline budgétaire : alignement renforcé des politiques nationales sur les critères de convergence communautaires et les programmes conclus avec le FMI; – Transparence et gouvernance financière : généralisation du Compte Unique du Trésor et accélération de la digitalisation des régies financières; – Souveraineté économique et alimentaire : soutien affirmé à une stratégie de substitution aux importations afin de réduire la dépendance extérieure et de sécuriser l’approvisionnement des populations.

Par sa participation active, le Chef de l’État a réaffirmé le rôle du Gabon comme un pilier de la stabilité économique et monétaire en Afrique centrale, dans un contexte exigeant des décisions courageuses, coordonnées et responsables. Le Sommet s’est achevé par une instruction ferme donnée à la Commission de la CEMAC et à la BEAC de produire, avant les réunions de printemps 2026, un rapport d’étape précis, assorti d’indicateurs mesurables et de calendriers de mise en œuvre.

Source: Communication Présidentielle

Coopération : Oligui Nguema reçoit l’Ambassadeur de France au Gabon

Le Président de la République, a reçu mercredi 21 janvier l’Ambassadeur, Haut Représentant de la République Française près la République Gabonaise S.E. Fabrice Mauries. 

 

Cette rencontre a permis de mettre un cadre de suivi régulier des accords signés principalement dans le domaine économique entre les deux parties lors de la visite d’état du Président de la République française au Gabon en novembre dernier.  Dans une dynamique de coopération pragmatique et orientée vers les résultats, l’Ambassadeur de France a proposé la mise en place d’un comité de suivi franco-gabonais, réunissant des experts des deux pays, chargé de planifier des rencontres stratégiques et d’accélérer la concrétisation des projets en cours.

Dans cette même exigence d’efficacité, le Président de la République, Son Excellence Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA, a préconisé la création d’une Task Force opérationnelle, associant le Ministère de l’Industrie, la Présidence de la République et l’Ambassade de France.  Cette cellule de travail devra s’appuyer sur un chronogramme rigoureux, garant d’un suivi méthodique et d’une mise en œuvre rapide des engagements pris.

Pour le Chef de l’État, l’enjeu est de transformer les projets en réalisations concrètes, génératrices de valeur ajoutée et créatrices d’emplois durables, au bénéfice de la jeunesse gabonaise. Cette volonté traduit une ambition assumée de bâtir un partenariat économique performant, fondé sur l’action, la célérité et l’impact réel sur la vie des populations.  Enfin, le Chef de l’État et son hôte se sont réjouis de la qualité des relations qui unissent Libreville et Paris.

Source : Présidence de la république gabonaise

CEMAC: Oligui Nguema prend part au sommet des chefs d’Etat à Brazzaville

Le président de la République, est arrivé  mercredi 21 janvier 2026 à Brazzaville  au Congo où s’ouvre ce jeudi 22 janvier 2026,  le sommet extraordinaire des chefs d’État de la Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale (Cémac).

 

Aux côtés de ses homologues du Cameroun, Tchad, Congo, Guinée équatoriale et Centrafrique, le chef de l’Etat va participer à la réflexion commune destinée à fournir des pistes de solutions pour une sortie de crise à une organisation sous-régionale aux prises avec des défis multiformes.

Le chef de l’Etat va également apprécier non seulement les stratégies d’ensemble envisagées, mais aussi à peser davantage dans les débats régionaux et consolider la place du pays comme acteur clé dans la sous-région.

Convoqué à l’initiative du président congolais, Denis Sassou Nguesso, ce sommet, se tient quatre mois après celui (ordinaire) de Bangui (RCA) organisé  en septembre 2025.

Gabon : Oligui Nguema échange avec les syndicats du secteur de la santé

Le Président de la République, Chef de l’État et Chef du Gouvernement, Brice Clotaire Oligui Nguema, a présidé mardi 20 janvier, une séance de travail avec les représentants des syndicats du secteur de la santé.

 

La rencontre a été  consacrée à l’examen des principaux défis structurels auxquels fait face ce secteur. Selon la communication présidentielle ; les échanges ont porté sur la situation administrative des agents de santé, la gestion de la main-d’œuvre non permanente, ainsi que sur les questions liées à la gouvernance et au fonctionnement des structures hospitalières.

Au terme de cette concertation, le président de la République a instruit la réactivation immédiate du Conseil national de la santé, la mise en place d’un comité permanent de suivi du secteur de la santé, ainsi que la création d’une Haute Autorité de la Santé, chargée de renforcer la régulation, la performance et la qualité des soins au Gabon.

Ces décisions traduisent la volonté du Chef de l’État d’améliorer durablement l’offre de soins sur l’ensemble du territoire national.

Gabon: Oligui Nguema en tournée dans la province de l’Ogooué-Ivindo

le chef de l’Etat va effectuer dans le cadre d’une tournée républicaine, une visite du 21 au 22 janvier 2026.

 

Au cours de sa visite, comme  l’a annoncé Philippe Tonangoye, ministre de l’Accès universel à l’Eau et à l’Énergie, à l’occasion d’une rencontre avec les ressortissants de la province, le chef de l’Etat va  visiter  le  site de Belinga pour,  la ritualisation du projet minier. Il sera accompagné du président fondateur du groupe australien Fortescue.

Sa visite va se poursuivre dans plusieurs chantiers en cours, ainsi qu’à l’inauguration de l’hôtel Belinga Palace et de la station des sapeurs-pompiers de Makokou.

le Chef de l’Etat va également échanger avec  les notables de cette province de l’Ogooué-Ivindo autour du projet Belinga.

Gabon: Oligui Nguema inaugure l’école Jean Noé Ndinga

Le président de la république a inauguré ce jeudi l’école Jean Noé Ndinga en hommage à un enseignant et syndicaliste gabonais.

 

Dénommée école publique d’Ozoungué, cet établissement va désormais porter le nom du syndicaliste Jean Noé Ndinga. Au cours de la cérémonie d’inauguration, le Chef de l’État a visité un établissement entièrement modernisé, regroupant les cycles pré-primaire et primaire, doté de 21 salles de classe, dont des salles de maternelle climatisées, d’une salle multimédia, de bureaux administratifs, d’espaces rénovés et de plateaux sportifs. Un bâtiment de type R+1, intégrant des salles d’informatique, une bibliothèque et une salle de médiation, porte la capacité d’accueil à 1 417 élèves, soit 437 places supplémentaires.

L’école dispose également d’une salle informatique entièrement équipée ainsi que de terrains de basket-ball et de handball, offrant aux élèves un cadre propice à l’apprentissage du numérique, au bien-être physique et à l’épanouissement personnel, dans l’esprit du principe un esprit sain dans un corps sain.

Selon la communication présidentielle, le ministre de l’Éducation nationale a souligné que cette réalisation traduit la volonté du Chef de l’État de bâtir une école gabonaise moderne, inclusive et tournée vers l’avenir, faisant de l’éducation un pilier majeur du développement national.

Gabon: rentrée de la Cour Constitutionnelle ce jeudi

La cérémonie aura lieu ce jeudi en présence du chef de l’Etat Oligui Nguema.

 

organisé chaque troisième jeudi du mois de janvier, cette cérémonie marquera la reprise officielle des activités de la haute juridiction au titre de l’année judiciaire en cours.

Il sera question pour Dieudoné Aba’a Owono de faire le point sur les activités institutionnelles et dresser un bilan des activités juridictionnelles écoulées.

il sera également question d’apprécier le fonctionnement des pouvoirs publics et fixer les grandes orientations de l’action de la Cour constitutionnelle de la Ve République.

Gabon : Oligui Nguema échange avec les Ambassadeurs de Cuba et des Etats-Unis

Le Président de la république a reçu en audience, ce mardi au Palais présidentiel, Son Excellence Alex Gonzalez Garcia, ambassadeur de la République de Cuba, Son Excellence Vernelle Trim Fitzpatrick, ambassadeur des États-Unis d’Amérique.

 

Selon la communication présidentielle, les échanges avec l’ambassadeur de Cuba  et le chef de l’Etat ont porté sur le renforcement de la coopération bilatérale et le suivi des accords conclus lors de la récente visite officielle du Chef de l’État gabonais à La Havane, dans un esprit de partenariat durable et mutuellement bénéfique.

En fin de mission au Gabon, l’ambassadeur des États-Unis d’Amérique, a pour sa part, fait ses adieux au Chef de l’État. Les discussions ont permis de saluer les avancées de la coopération multisectorielle entre Libreville et Washington. Parmi ces avancées on note les domaines diplomatique, sécuritaire et du développement, ainsi que la volonté américaine de renforcer les investissements et la création d’emplois au Gabon.

Pour finir, le chef de l’Etat a également échangé avec Bureau de liaison de l’Union africaine auprès de la CEEAC a permis de faire le point sur l’état de la coopération entre le Gabon et l’Union africaine, à la suite du retour du pays à l’ordre constitutionnel. Les échanges ont également porté sur les perspectives liées à l’organisation du prochain Sommet de l’Union africaine, prévu à Addis-Abeba.

Le Gabon envisage-t-il un retour à la peine de mort ?

Abolie depuis 2010, le sujet est revenu au cours du discours de Guy Mapangou président du Cesec, lors de la cérémonie des vœux de nouvel au président Oligui Nguema le 08 janvier 2026.

 

Au regard des crimes de sang qui s’observent de plus en plus au Gabon, le président du Conseil économique, social, environnemental et culturel (Cesec) dans son discours de circonstance a  plaidé pour un retour à la peine de mort. En effet, Guy Bertrand Mapangou a justifié son idée par les «attentes populaires» fortes, portées par les 94,85% des suffrages obtenus par le président de la République lors de l’élection du 12 avril 2025. «Oui, la sécurité des Gabonais, monsieur le président de la République. Ces attentes sont devenues pressantes parce qu’elles ont longtemps été différées ou négligées au point que, s’agissant précisément de la sécurité des Gabonais, des voix de moins en moins discrètes appellent au retour de la peine de mort face à la recrudescence de l’affreuse gangrène des crimes crapuleux, face aux enlèvements et meurtres sauvages d’enfants», a-t-il déclaré.

Et d’ajouter que la peine perpétuelle s’est révélée «un leurre parce qu’elle ne suffit pas à dissuader les criminels commanditaires, exécutants du crime organisé». Relevant le respect des engagements internationaux du Gabon, il a néanmoins rappelé le principe de souveraineté du pays lorsque «l’intégrité physique et morale de ses enfants est violée, brutalisée ou menacée».

En  réponse le chef de l’Etat a indiqué que cette réflexion doit être portée par le peuple souverain qui l’a élu c’est pourquoi il a instruit le président du Cesec à organiser une consultation populaire. «Je vous instruis donc d’organiser une consultation populaire sur cette question », a-t-il évoqué tout en réaffirmant avec fermeté que l’État ne laissera pas impunis les auteurs de ces crimes et leurs commanditaires, quels qu’ils soient.

Il faut rappeler qu’au Gabon, la peine de mort a été abolie au Gabon en 2010, avec la promulgation de la loi n°3/2010 le 15 février 2010 suite à une décision du Conseil des ministres de septembre 2007. La sanction maximale a été remplacée par la réclusion criminelle à perpétuité.

Gabon : les douanes et eaux et forêts désormais intégrés dans les forces armées

C’est ce qui a été annoncé mercredi 07 janvier 2026, par le chef de l’Etat Oligui Nguema alors qu’il recevait les vœux de nouvel an des forces armées.

 

Selon le chef de l’Etat, cette décision d’intégrer la douane et les Eaux et forêts aux forces armées vise à renforcer leurs missions, à élargir leur champ d’action et à améliorer la couverture sécuritaire du territoire. Dans un contexte de lutte accrue contre la fraude, le braconnage, les trafics transfrontaliers et la corruption, ces corps sont appelés à devenir des piliers de la sécurité nationale.

Ainsi, le chef de l’Etat les a exhortés à jouer un rôle actif dans la lutte contre la corruption, en dénonçant sans complaisance les comportements déviants. Il les a également interpelés sur le respect des valeurs cardinales de disciplines, de loyauté et de rigueur.

Cependant, l’intégration de ces deux corps à l’armée, leur fait perdre le droit de syndiquer comme l’a rappelé le président Oligui Nguema «Les agents des forces de défense et de sécurité n’ont pas de syndicats. Dès lors que vous intégrez les forces de défense et de sécurité, vos syndicats sont dissous. Plus de grèves », a-t-il rappelé.

 

Gabon : l’Office central anti-drogue saisi près de 973 Kg de cannabis en 2025

C’est le bilan fait par le Général de Brigade Serge Hervé Ngoma, commandant en chef des Forces de police nationale, lors de la cérémonie de présentation des vœux de Nouvel An au président de la République et à la première dame, mercredi 07 janvier 2026.

 

Lors de sa prise de parole, le commandant des forces armées a dressé le bilan de l’année 2025. Notamment à l’Office central antidrogue, où il a été dénombré 895 interpellations, 892 déferrements au parquet, 670 placements sous mandat de dépôt, 975 kg de produits stupéfiants saisis, dont près de 973 kg de cannabis, un chiffre élevé par rapport à l’année 2024 où l’on a enregistré 433 kg de produits stupéfiants saisis.

Le commandant a également indiqué que, l’office central anti-drogue a procédé à la saisie d’une importante quantité de produits pharmaceutiques détournés et de médicaments contrefaits, à savoir : plus de 76 000 comprimés interceptés, contre environ 61 000 en 2024. Il a annoncé que les commissariats et unités judiciaires ont enregistré 11 239 plaintes, dont 4 851 ont abouti à des déferrements devant le parquet.  Au total, 1 961 personnes ont été placées sous mandat de dépôt, a indiqué le Général Serge Hervé Ngoma.

Le commandant, n’a pas manqué de déclarer devant le chef de l’Etat que  ces résultats obtenus par les FPN l’an dernier témoignent de «la constance, de l’engagement et de la rigueur» des éléments sur le terrain et  que  ces chiffres témoignent d’une intensification de la lutte contre la criminalité et les trafics au Gabon.

Gabon: communiqué final du Conseil des ministres du 05 janvier 2026

Oligui Nguema a présidé lundi 05 janvier 2026, le premier conseil des ministres de cette année en présence des ministres récemment nommés.

 

À l’ouverture des travaux, le Président de la République a félicité  les personnalités promues au sein de l’Exécutif le 1er janvier 2026, à  savoir, le Vice-Président de la République, le Vice-Président du  Gouvernement, ainsi que l’ensemble des membres du  Gouvernement, qu’ils soient nouvellement nommés ou reconduits dans  leurs fonctions.

Le Chef de l’État a souligné que ce premier Conseil des  Ministres marque l’entrée en responsabilité pleine et entière de  l’Exécutif de la Vᵉ République. Il a précisé qu’il ne s’agit ni d’un  moment protocolaire, ni d’une formalité administrative, mais bien  d’un acte fondateur de méthode, d’exigence et de responsabilité  collective.

Le Président de la République a rappelé avec force que le peuple  gabonais attend désormais de ses gouvernants des résultats  visibles, mesurables et durables. Il n’attend plus des intentions, des  discours ou des annonces sans suite, mais exige que l’État fonctionne,  décide, exécute et rende compte.

À cet égard, le Chef de l’État a indiqué que le Programme  National de Croissance et de Développement (PNCD) constitue  désormais la boussole exclusive de l’action gouvernementale, en  parfaite cohérence avec son projet de société « Bâtissons l’édifice  nouveau. »

Il a précisé que ces documents ne sauraient être assimilés à des  déclarations d’intention ou à des catalogues de promesses, mais qu’ils  constituent des feuilles de route impératives et opposables,  engageant personnellement et collectivement chaque membre du  Gouvernement dans leur exécution.

Ainsi, le Conseil a écouté avec une attention soutenue le Président  de la République, qui a passé en revue les dossiers et projets prioritaires  relevant de chacun des départements ministériels.

À cette occasion, le Chef de l’État a insisté sur la nécessité de  concentrer l’action gouvernementale sur les problématiques qui  affectent directement le quotidien des Gabonaises et des Gabonais,  notamment le coût et la performance des transports aériens, la sécurité  et la tranquillité publiques, les capacités d’accueil et la qualité du  système éducatif, ainsi que la persistance des difficultés d’accès à l’eau  potable et à l’énergie.

Le Chef de l’État a également rappelé l’importance d’accélérer le  processus de décentralisation afin de rapprocher l’action publique des  citoyens, tout en poursuivant résolument la digitalisation de  l’administration, levier essentiel de modernisation, de transparence et  d’amélioration de la qualité du service public. Il a par ailleurs souligné la  nécessité de lutter avec fermeté contre toutes les formes de corruption,  en particulier dans le secteur judiciaire, afin de restaurer la confiance  des citoyens dans les institutions de la République.

Dans le même esprit, le Chef de l’État a appelé à une reprise en  main effective et stratégique de la gestion des ressources naturelles  nationales, afin que leur exploitation bénéficie prioritairement aux  Gabonaises et aux Gabonais et contribue durablement au  développement économique et social du pays.

Enfin, il a insisté sur l’obligation pour le Gouvernement d’assurer  une prise en charge juste, équitable et ciblée des populations les plus  vulnérables, dans un esprit de solidarité nationale et de justice sociale.

Sur un plan méthodologique, le Président de la République a  indiqué que l’action gouvernementale reposera désormais sur trois  piliers indissociables :

1. Le pilotage stratégique. Chaque ministre est responsable d’un  périmètre clairement défini, d’objectifs précis et de livrables  identifiés. Il ne saurait y avoir ni chevauchement ni dilution des  responsabilités. L’État doit redevenir un État qui pilote, anticipe  et arbitre, et non un État qui subit.

2. La redevabilité. La responsabilité ministérielle ne se mesure pas à  l’activité, mais aux résultats obtenus. Chaque membre du  Gouvernement devra rendre compte, de manière régulière,  factuelle et sans complaisance, de l’exécution des missions qui lui  sont confiées. La redevabilité n’est pas une sanction, mais  une obligation républicaine.

3. La culture des résultats. Le Chef de l’État a appelé à rompre  définitivement avec la culture des moyens, des procédures sans  fin et des délais non tenus. Désormais, l’action publique sera  évaluée à l’aune de son impact réel sur la vie des populations,  sur la production nationale, sur l’emploi et sur la qualité des  services publics.

À cette fin, le Président de la République a exigé, dans chacune  des lettres de mission distribuées aux membres du Gouvernement, la  mise en place d’un dispositif commun, standardisé et non  négociable de pilotage de l’action gouvernementale.

Il a précisé que :

− sous trente (30) jours, chaque ministre devra transmettre  une feuille de route des cent (100) jours, précisant les priorités  immédiates, les actions à engager, celles déjà lancées et leur  niveau d’exécution, les responsables désignés ainsi que les  résultats attendus ;

− sous soixante (60) jours, chaque ministre devra proposer  un contrat de performance ministériel, assorti d’indicateurs  clairs, mesurables et vérifiables, strictement alignés sur le PNCD  et les engagements présidentiels ;

− de manière périodique, un rapport d’exécution devra être  adressé au Vice-Président de la République et au Vice Président du Gouvernement, afin d’assurer un suivi rigoureux,  interministériel et continu de l’action gouvernementale.

Le Chef de l’État a souligné que ce cadre s’applique à tous,  sans exception.

En conclusion, le Président de la République a indiqué avec clarté  que le temps politique n’est plus celui de l’apprentissage, mais celui 

de l’exécution. Chaque membre du Gouvernement a été choisi pour sa  géo-compétence, son expérience et sa capacité à produire des  résultats.

Il a réaffirmé que l’État gabonais doit redevenir efficace, crédible  et respecté, et a appelé l’ensemble du Gouvernement à faire preuve  du sens élevé de l’État, de discipline collective et d’engagement  personnel, afin que ce Gouvernement incarne, dès à présent, l’autorité,  la méthode et la performance attendues par le peuple gabonais.

Enfin, le Conseil des Ministres a entériné les mesures  individuelles suivantes : 

MINISTERE DE L’ÉDUCATION NATIONALE ET DE L’INSTRUCTION  CIVIQUE : 

− SECRETARIAT GENERAL 

Secrétaire Général : M. Christian LOUEMBET-ONGUELE.

MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA  COOPERATION, CHARGE DE L’INTEGRATION ET DE LA DIASPORA 

− Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la  République Gabonaise près l’Empire du Japon : M. Serge  Thierry MICKOTO CHAVAGNE

MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES, DE LA DETTE ET  DES PARTICIPATIONS, CHARGE DE LA LUTTE CONTRE LA VIE  CHERE 

− CABINET DU MINISTRE 

Directeur de Cabinet : M. Jules Bertrand Potier LOEMBE,  Inspecteur des Finances.

− SECRETARIAT GENERAL 

Secrétaire Général : M. Guy Nazaire SAMBA,  Administrateur des Services Économiques et Financiers.

MINISTERE DU PETROLE ET DU GAZ 

DIRECTION GENERALE DE L’AMONT PETROLIER ET GAZIER

Directeur Général : Mme Corinne POSSO RAIVIRE en remplacement  de M. Aristide GNAMAT PASSADI admis à faire valoir ses droits à la  retraite.

Fin.

Gabon-grève à la CNNII : les employés  interpellent le président Oligui Nguema

Ils ont saisi le chef de l’Etat pour qu’il réagisse à leurs doléances.

 

Les agents, par la voix du président du syndicat SIGAMA, affilié à la Confédération gabonaise du travail (CGT-FL), Madola Bokamba ont déclenché une grève illimitée afin de  dénoncer des arriérés de salaires cumulés depuis plusieurs années et l’absence de réponses concrètes de leur direction. Ces derniers revendiquent en effet, une  dette salariale qui  s’élève à près de 19 mois et demi, résultant d’arriérés accumulés entre 2019 et 2025. « Un mois en 2019, deux mois et demi en 2020, onze mois en 2022, cinq mois en 2023 et deux mois en 2025 », détaillent-ils.

Les employés dénoncent également le non-paiement des cotisations sociales, des droits légaux anciens et la situation alarmante de certains agents admis à la retraite sans perception effective de leur pension. À cela s’ajoutent le silence du Conseil d’administration, pourtant habilité à se prononcer, et le recrutement récent de 33 nouveaux employés et de stagiaires, suscitant incompréhension et indignation.

Au cours de  leur déclaration, les agents appellent le chef de l’État à intervenir pour restaurer un climat social apaisé. Il faut noter qu’une  accalmie avait été observée en 2024 avec le passage d’Ebomaf, permettant un paiement régulier des salaires et un règlement partiel des arriérés, la situation s’est à nouveau dégradée.

 

 

Gabon : début des cérémonies de présentation des vœux au chef de l’Etat le 7 janvier

Le Protocole d’État a communiqué le programme des cérémonies de présentation des vœux de nouvel An à Son Excellence Brice Clotaire Oligui Nguema, président de la République, ainsi qu’à Madame Zita Oligui Nguema, Première dame.

 

Au Gabon, les  cérémonies de présentation de vœux vont se dérouler au Palais Rénovation, selon le calendrier ci-après :

Mercredi 07 janvier 2026  10h00 :

Vœux du Corps diplomatique Lieu : Salle d’apparat (2ᵉ étage)

11h30 : Vœux des Forces de défense et de sécurité Lieu : Salle des banquets (rez-de-chaussée)

Jeudi 08 janvier 2026  10h00 :

Vœux de l’Administration centrale, du Sénat, de l’Assemblée nationale, de la Cour constitutionnelle, du corps judiciaire, du Conseil économique, social, environnemental et culturel, de la Fédération des entreprises du Gabon, des confédérations syndicales des travailleurs, des mairies ainsi que des confessions religieuses. Lieu : Salle des banquets

Vendredi 09 janvier 2026  10h00 :

Vœux de la presse Lieu : Salle d’apparat 11h30 : Vœux des personnels de la Présidence de la République Lieu : Salle des banquets

 

 

Gabon: liste complète des ministres nommés ce jeudi

Le nouveau gouvernement a été composé ce jeudi 1er janvier 2025. Vous trouverez ci-dessous la liste complète des ministres.

 

Vice-Président de la République Hugues Alexandre BARRO CHAMBRIER

Vice-Président du Gouvernement Hermann IMMONGAULT

MINISTRES D’ETAT

Ministre d‘Etat, Ministre des Transports, de la Marine Marchande, Chargé de la Logistique
Ulrich MANFOUMBI MANFOUMBI
Ministre d’Etat, Ministre de la Défense Nationale
Brigitte ONKANOWA
Ministre d‘Etat, Ministre de l’Education Nationale et de l’Instruction Civique
Camelia NTOUTOUME épse LECLERCQ
MINISTRES

Ministre de l’Accès Universel à l’Eau et à l’Energie
Philippe TONANGOYE
Ministre de l’Intérieur, de la Sécurité et de la Décentralisation
Adrien NGUEMA MBA
Ministre du Logement, de l’Habitat, de l’Urbanisme et du Cadastre
Mays Lloyd MOUISSI
Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération, Chargé de l’Intégration et de la Diaspora
Marie-Edith TASSYLA-YE-DOUMBENENY
Ministre de l’Economie Numérique, de la Digitalisation et de l’Innovation
Mark Alexandre DOUMBA
Ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Chargé des Droits Humains
Augustin EMANE
Ministre de la Planification et de la Prospective
Louise Pierrette MVONO
Ministre de la Réforme et des Relations avec les Institutions
Jean-François NDONG OBIANG
Ministre du Pétrole et du Gaz
Clotaire KONDJA
Ministre de l’Economie, des Finances, de la Dette et des Participations, chargé de la Lutte contre la Vie Chère
Thierry MINKO
Ministre des Mines et des Ressources Géologiques
Sosthène NGUEMA NGUEMA
Ministre de la Pêche, de la Mer et de l’Economie Bleue
Aimé Martial MASSAMBA
Ministre des Travaux Publics et de la Construction
Edgard MOUKOUMBI
Ministre de l’Industrie et de la Transformation Locale
Lubin NTOUTOUME
Ministre de la Fonction Publique et du Renforcement des Capacités
Laurence MENGUE ME NZOGHE épse NDONG
Ministre du Travail, du Plein Emploi, du Dialogue Social et de la Formation Professionnelle
Jacqueline ILOGUE épse BIGNOUMBA
Ministre des Eaux et Forêts, de l’Environnement, du Climat, chargé du Conflit Homme-Faune
Maurice ALLOGHO NTOSSUI
Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, Porte-Parole du Gouvernement
Charles Edgard MOMBO
Ministre de la Santé
Elza AYO épse BIVIGOU
Ministre des Affaires Sociales, chargé de la Protection de l’Enfance et de la Femme
Armande Longo épse MOULENGUI
Ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et du Développement Rural
Pacôme KOSSY
Ministre du Commerce, des PME-PMI et de l’Entrepreneuriat des Jeunes
Zenaba GNINGA CHANING
Ministre du Tourisme Durable et de l’Artisanat
Marcelle IBINGA épse ITSITSA
Ministre de la Jeunesse, des Sports, du Rayonnement Culturel et des Arts, chargé de la Vie Associative
Paul Ulrich KESSANY
Ministre de la Communications et des Médias
Germain BIHADJOW
MINISTRE DELEGUE

Ministre délégué auprès du Ministre de l’Economie, des Finances, de la Dette et des Participations, chargé du Budget
Marc ABEGHE

Gabon : Oligui Nguema attendu dans la province de l’Ogooué Lolo

Le chef de l’Etat va effectuer des visites dans plusieurs chantiers de la province ce mardi 30 décembre 2025.

 

Après Makokou, dans la province de l’Ogooué-Ivindo, l’année dernière en  période de fin d’année, le chef de l’Etat va effectuer cette fois ci une visite dans la province de  l’Ogooué-Lolo. Dans le chef-lieu de province, le président de la République devrait effectuer des visites de terrain sur des chantiers jugés prioritaires pour le développement local. Figurent au programme la caserne des sapeurs-pompiers ainsi que le Lycée de l’Excellence.

À Lastoursville, Brice Clotaire Oligui Nguema est également attendu sur des sites stratégiques, dont le commissariat de police et le plateau sportif. Le chef de l’État devrait par ailleurs se rendre aux chutes de Mboungou, situées non loin de Lastoursville. Ce site naturel d’exception, entouré d’une riche biodiversité, se veut un espace d’immersion écologique.

Ce site  offre des possibilités d’excursions en pleine nature, baignade dans des rivières réputées non polluées, mettant en lumière le potentiel écotouristique de la région. Au-delà, le président de la République devrait s’entretenir avec les notables et les populations de l’Ogooué-Lolo afin d’écouter leurs préoccupations et attentes.

Notons que cette visite du chef de l’Etat en cette période de fin d’année, revêt une portée particulière. il faut également rappeler que demain 31 décembre, le chef de l’Etat va s’adresser à la Nation.

Gabon: Guy Bertrand Mapangou nouveau président de CESEC

Le nouveau bureau  du Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC), a été formé lundi lors du conseil des ministres présidé par le chef de l’Etat.

 

Guy Bertrand Manpagou Conseiller spécial du Président Oligui Nguema  va assurer la présidence de cette institution en remplacement de  Solange Marthe Guiakié, nommée  juge à la Cour constitutionnelle.  Le nouveau président du CESEC sera assisté de Jean-Sylvain Ndong, premier vice-président, de Geoffroy Foumboula Libeka Makosso, deuxième vice-président, d’Ernest Mpouho Epigat, premier questeur, de Nicaise Moulombi, deuxième questeur.

On note également Tatiana Mireille Bouyou, première secrétaire, d’Aminata Ondo, deuxième secrétaire, et de Guy Francis Moukaga Andjaye, troisième secrétaire.  L’installation de cette nouvelle direction intervient dans un contexte charnière, marqué par la phase de stabilisation institutionnelle post-transition.

Il faut noter que le CESEC a pour principales attributions de conseiller le Président de la République et le Gouvernement sur les questions à caractère économique, social, environnemental et culturel ; de donner des avis et formuler des recommandations sur les projets ou propositions de lois, d’ordonnances et de décrets portant sur le développement du pays ; d’évaluer l’impact social, économique et environnemental des politiques et programmes de développement.

 

Gabon : Oligui Nguema annonce la formation d’un nouveau gouvernement

Le chef de l’Etat l’a annoncé lors du Conseil des ministres,  qu’il a présidé lundi 29 décembre 2025.

 

Réuni avec ses ministres, Oligui Nguema a annoncé la formation d’un nouveau gouvernement. Il a invité les ministres sortants  y compris ceux ayant assuré les fonctions par intérim, à veiller, avec rigueur, méthode et professionnalisme, à l’organisation d’un transfert fluide, ordonné et exhaustif des charges au profit des ministres entrants.

Ce passage de relais devra s’opérer dans le strict respect des valeurs républicaines, du principe de continuité de l’État, ainsi que des exigences de loyauté, de discrétion et de responsabilité inhérentes à l’exercice des fonctions gouvernementales.

Le Chef de l’Etat a également rendu hommage à l’esprit de devoir dont ont fait preuve les membres du gouvernement sortant dans l’accomplissement des missions qui leur avaient été confiées.

Communiqué final du Conseil des ministres du 29 décembre

Le  Chef de l’État, a présidé le  Conseil des Ministres ce lundi 29 décembre 2025, à 12 heures, au Palais de la Présidence de la République. Vous trouverez l’intégralité du Communiqué final relayé sur le site de la Présidence de la République.

 

Le Conseil des Ministres a ouvert ses travaux par un hommage appuyé rendu au Président de la République, saluant son engagement constant au service de l’État, tant sur le plan national qu’international au cours de cette année 2025 qui s’achève. Sur le plan national, le Conseil s’est félicité, sous l’impulsion du Chef de l’État, du rétablissement effectif de la légalité constitutionnelle, matérialisé par la conduite ordonnée et maîtrisée du processus de fin de la Transition. Celle-ci a été consacrée par l’élection présidentielle du 12 avril 2025, suivie de l’organisation des élections législatives et locales des 27 septembre et 11 octobre 2025, ayant conduit à l’installation, en novembre, de la quatorzième législature de l’Assemblée nationale et, en décembre, de la sixième législature du Sénat, ainsi que, ce jour, à la prestation de serment des neuf (9) juges constitutionnels.

Ces échéances institutionnelles majeures ont confirmé le retour durable de la sérénité dans le paysage politique national et marqué l’entrée du pays dans une nouvelle phase de recomposition démocratique et institutionnelle. Dans ce contexte, le Conseil a relevé l’importance déterminante des réformes engagées en matière d’encadrement de la vie politique, notamment celles visant à moderniser le cadre juridique applicable aux partis politiques, afin d’en renforcer la représentativité, la transparence et la responsabilité. Ces orientations constituent des conditions essentielles à la consolidation de la démocratie, au bon fonctionnement des institutions et à la stabilité durable de l’État.

Sur le plan économique, le Conseil a salué les orientations structurantes arrêtées depuis la mise en place des Institutions issues de la Transition, ainsi que la volonté clairement affirmée de l’État de se réapproprier les leviers stratégiques de l’économie nationale, en plaçant l’industrialisation au cœur de la stratégie de diversification économique, de création d’emplois durables et de réduction de la précarité. Sur le plan international, le Conseil a salué le net regain de visibilité et de crédibilité diplomatique du Gabon, consacré par la levée des mesures de suspension et la réintégration officielle du pays au sein de l’Union africaine (UA), intervenue le 30 avril 2025. Cette évolution majeure a marqué le plein retour du Gabon dans le concert des nations africaines et internationales, sous le leadership du Président de la République. Le Conseil a relevé que cette dynamique s’est accompagnée d’une activité diplomatique soutenue du Chef de l’État sur la scène internationale, caractérisée par une intensification des échanges de haut niveau et le renforcement des partenariats bilatéraux et multilatéraux, dans une logique de coopération mutuellement avantageuse.

Elle s’est illustrée, entre autres, par la participation du Président de la République à un sommet aux États-Unis d’Amérique, à l’invitation de son homologue américain, le 9 juillet 2025, ainsi que par plusieurs séquences diplomatiques structurantes avec des partenaires stratégiques, au premier rang desquels la France, marquée par la visite d’État du Président Emmanuel Macron à Libreville les 23 et 24 novembre 2025. Le Conseil a, enfin, souligné l’attention constante portée par le Président de la République aux enjeux universels engageant la dignité humaine, la paix et le dialogue entre les peuples, notamment à travers la rencontre avec le Saint-Père au Vatican, le 30 octobre 2025, traduisant l’inscription de l’action diplomatique du Gabon dans une vision humaniste et spirituelle des relations internationales. À la suite de cet hommage, le Président de la République a tenu à exprimer sa reconnaissance à l’ensemble des membres du Gouvernement nommé le 5 mai 2025, ainsi qu’aux ministres assurant les intérims consécutifs aux démissions intervenues conformément aux dispositions constitutionnelles, à la suite de l’élection de plusieurs membres du Gouvernement à l’Assemblée nationale et au Sénat, le 14 novembre et 16 décembre 2025.

Le Chef de l’État a salué le travail accompli et la contribution déterminante de cette équipe gouvernementale à la mise en œuvre de la première séquence du mandat que lui a confié le Peuple gabonais, dans ce contexte exigeant marqué par la fin de la Transition et la préparation d’un nouveau cycle institutionnel. Le Président de la République a souligné que cette phase charnière de l’action publique a été conduite avec engagement, disponibilité et sens élevé de l’État, et a tenu à rendre hommage à l’esprit de responsabilité dont ont fait preuve les membres du Gouvernement sortant dans l’accomplissement de leurs missions.

Dans la même veine, le Chef de l’État a indiqué que la formation d’un nouveau Gouvernement interviendra dans les tout prochains jours. À cet effet, il a invité les membres du Gouvernement sortant, y compris ceux ayant assuré les fonctions par intérim, à veiller, avec rigueur, méthode et professionnalisme, à l’organisation d’un transfert fluide, ordonné et exhaustif des charges au profit des ministres entrants. Ce passage de relais devra s’opérer dans le strict respect des valeurs républicaines, du principe de continuité de l’État, ainsi que des exigences de loyauté, de discrétion et de responsabilité inhérentes à l’exercice des fonctions gouvernementales. Revenant sur la prestation de notre équipe nationale, engagée en Coupe d’Afrique des Nations au Maroc, le Chef de l’État a relevé, pour le regretter, que cette situation met en évidence deux problématiques majeures qui traduisent, en réalité, des manquements structurels persistants : l’absence de méthode et la dispersion des ressources. Il a en outre souligné qu’à ces insuffisances s’ajoute une érosion préoccupante de la fibre patriotique dans la gestion de la chose sportive dans notre pays. Soutenant cette analyse, le Conseil a unanimement reconnu que le football ne saurait être réduit à un simple divertissement.

Il constitue une composante essentielle de l’âme nationale et un vecteur puissant de cohésion et de fierté collective. Lorsqu’il vacille, c’est une part de l’identité nationale qui s’en trouve fragilisée. C’est au regard de ces constats que le Président de la République a indiqué que, le moment venu, il prendra et annoncera des décisions fortes et structurantes, destinées à mettre un terme aux errements observés et à rétablir durablement la rigueur, la responsabilité et l’ambition dans la gouvernance du sport national. Sur un tout autre plan, le Président de la République a procédé à deux annonces majeures pour l’année qui s’ouvre. La première concerne l’instruction donnée au Ministre de la Justice, Garde des Sceaux, de procéder à un recensement exhaustif des personnes condamnées dans le cadre du conflit homme-faune. Cette situation appelle une réponse exceptionnelle de l’État, destinée à concilier l’impératif de protection de la biodiversité avec la prise en compte des réalités sociales, humaines et économiques vécues par les populations concernées.

Le Président de la République a précisé que cette réflexion, appelée à déboucher sur des décisions fortes, devra s’inscrire dans une démarche empreinte d’humanité, de justice et d’équité, tenant compte des situations de vulnérabilité extrême auxquelles sont confrontées certaines communautés. La seconde annonce porte sur le lancement, en urgence, d’une réflexion approfondie visant à renforcer le dispositif répressif pénal à l’encontre des personnes impliquées dans le phénomène aussi dramatique qu’intolérable des crimes de sang. Le Chef de l’État a souligné qu’il est impératif de protéger les populations contre ces actes odieux et de garantir que l’autorité de l’État s’exerce avec la plus grande fermeté face à ces atteintes graves à la vie humaine et à la dignité.

PROJETS DE TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES Le Conseil des Ministres a délibéré sur les Affaires suivantes :

MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES, DE LA DETTE ET DES PARTICIPATIONS, CHARGE DE LA LUTTE CONTRE LA VIE CHERE

– Projet d’ordonnance portant statut particulier des personnels du Corps paramilitaire des Douanes Ce projet d’ordonnance consacre la reconnaissance pleine et entière de la Douane en tant que Corps paramilitaire, composante des Forces de Sécurité et acteur stratégique de la mobilisation des recettes publiques. Il définit les missions, l’organisation, la hiérarchie, les conditions d’accès à la carrière, les droits et obligations des personnels, ainsi que les règles applicables en matière de discipline, de formation, d’avancement et de protection sociale. L’adoption de cette ordonnance vise à renforcer l’efficacité opérationnelle, la discipline et la professionnalisation du Corps paramilitaire des Douanes, à améliorer la gestion de ses ressources humaines et à consolider son rôle dans la lutte contre la fraude, la contrebande et les trafics illicites, au service de la souveraineté économique et sécuritaire de l’État.

– Projet de décret portant attributions, organisation et fonctionnement du Corps paramilitaire des Douanes. Ce projet de texte consacre la Douane comme une composante à part entière des Forces de Sécurité, placée sous l’autorité du Président de la République, Chef suprême des Forces de Défense et de Sécurité, et organisée autour d’une Direction générale dotée d’une autonomie administrative et financière. Il précise les missions stratégiques du Corps paramilitaire des Douanes, notamment la mise en œuvre de la politique douanière nationale, la mobilisation des recettes publiques, la protection de l’espace économique national, ainsi que la lutte contre la fraude, les trafics illicites, le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme. Le décret définit également l’architecture organisationnelle du Corps paramilitaire des Douanes, ses structures centrales, territoriales et spécialisées, ainsi que les modalités de coordination avec les autres administrations et les Forces de Défense et de Sécurité. L’adoption de ce texte vise à renforcer l’efficacité opérationnelle, la discipline et la modernisation de l’administration douanière, afin de consolider la souveraineté économique et sécuritaire de l’État.

MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

– Projet de décret modifiant certaines dispositions de l’annexe II de l’article 6 du décret no 416/PR/MFPRA/ MBCP du 20 août 2015 fixant le régime de rémunération des personnels des Forces de Défense, des Forces de Sécurité, du Corps autonome paramilitaire de la Sécurité Pénitentiaire et portant reclassement

Ce projet de décret vise à mieux valoriser l’expérience, les responsabilités et les contraintes opérationnelles propres aux fonctions exercées au plus haut niveau de la hiérarchie militaire. Il prévoit notamment le relèvement de l’indice de bonification applicable aux officiers généraux de brigade, contribuant ainsi à l’amélioration de leurs conditions de rémunération et de leur pouvoir d’achat. – Projet de décret fixant les modalités d’allocation de l’Indemnité de Représentation aux Attachés de Défense

Ce projet de texte vise à adapter le niveau de cette indemnité aux conditions de vie dans les pays d’accréditation, afin de permettre aux Attachés de Défense de faire face à leurs charges courantes à l’étranger. Il prend en compte les responsabilités spécifiques liées à la représentation de la Défense nationale, le niveau d’expertise requis ainsi que les contraintes opérationnelles propres à l’exercice de ces fonctions, contribuant ainsi à l’amélioration de leurs conditions matérielles.

MINISTERE DE L’INTERIEUR, DE LA SECURITE ET DE LA DECENTRALISATION

– Projet d’ordonnance portant règlement des jeux de divertissement, d’argent et de hasard en République Gabonaise ;

– Projet d’ordonnance portant création, attributions et organisation de la Gabonaise des jeux ;

– Projet de décret portant approbation des statuts de la Gabonaise des jeux ;

– Projet de statuts de la Gabonaise des jeux (GDJ)

– Projet de décret portant approbation du cahier des charges d’exploitation des jeux de loterie et de pronostics ;

– Projet de cahier des charges de la Gabonaise des jeux (GDJ). Ces projets de textes relatifs à la réglementation des jeux de divertissement, d’argent et de hasard en République gabonaise, ont été pris en application des articles 94 et 99 de la Constitution. Ils portent notamment sur le nouveau cadre juridique des jeux, la création, l’organisation et le fonctionnement de la Gabonaise des Jeux (GDJ), l’approbation de ses statuts, ainsi que la définition des cahiers des charges applicables aux activités de loterie et de pronostics. L’ensemble de ces dispositions vise à doter l’État d’un dispositif moderne, cohérent et transparent de régulation du secteur des jeux de hasard, à renforcer la protection des populations, à garantir l’intégrité et la traçabilité des opérations, ainsi qu’à assurer une meilleure mobilisation des ressources publiques destinées au financement des priorités nationales. Cette réforme consacre le renforcement du monopole de l’État dans le secteur des jeux de hasard et entraîne, en conséquence, l’abrogation du cadre institutionnel antérieur, notamment la Commission supérieure des jeux de hasard et son Secrétariat technique, au profit d’une gouvernance unifiée et souveraine du secteur.

MINISTERE DES EAUX ET FORETS, CHARGE DU CONFLIT HOMME-FAUNE

– Projet d’ordonnance portant statut particulier des personnels du Corps paramilitaire des Eaux et Forêts Ce projet d’ordonnance s’inscrit dans le cadre des réformes visant à moderniser l’appareil sécuritaire de l’État et à rationaliser l’organisation des forces paramilitaires. Il a pour objet de doter les personnels du Corps paramilitaire des Eaux et Forêts d’un statut adapté à la nature sécuritaire de leurs missions, exercées dans des contextes opérationnels exigeants, notamment en matière de lutte contre la criminalité forestière, faunique et hydrique. Le projet d’ordonnance reconnaît pleinement le rôle de ces personnels dans le dispositif national de sécurité environnementale, renforce leur capacité opérationnelle et améliore la gestion des ressources humaines, tout en garantissant une protection socio-professionnelle conforme aux contraintes et aux risques inhérents à leurs missions. Il vise également à combler certaines insuffisances juridiques constatées dans l’application du Code forestier et à assurer une meilleure articulation entre les compétences techniques de l’administration forestière et les exigences opérationnelles des Forces de Défense et de Sécurité, notamment en matière de surveillance, de contrôle et de lutte contre l’exploitation illégale des ressources naturelles.

Le texte prévoit, en outre, des dispositions spécifiques permettant de traiter certaines situations administratives, notamment celles relatives aux agents non permanents de l’État et aux personnels de l’Agence nationale des parcs nationaux, en particulier les écogardes, à travers des mécanismes d’intégration encadrés et des parcours de formation adaptés. Structuré en six titres, le projet d’ordonnance fixe les règles générales, organiques et statutaires applicables aux personnels paramilitaires de carrière et aux agents non permanents, ainsi que les dispositions communes, diverses et finales. L’adoption de ce statut particulier constitue une avancée majeure dans la professionnalisation du Corps paramilitaire des Eaux et Forêts et contribuera au renforcement de l’action de l’État en matière de protection des ressources forestières, fauniques et hydriques, dans le respect des impératifs de sécurité, de durabilité et de préservation du patrimoine naturel national.

– Projet de décret portant attributions et organisation du Corps autonome Paramilitaire des Eaux et Forets

Ce projet de texte s’inscrit dans le cadre du renforcement du dispositif national de sécurité environnementale et vise à doter le Corps paramilitaire des Eaux et Forêts d’une organisation adaptée à la nature sécuritaire de ses missions, exercées notamment dans des zones à forte contrainte opérationnelle, conformément aux dispositions du Code forestier. Le projet de décret organise le Corps paramilitaire des Eaux et Forêts autour d’un Commandement en chef et de plusieurs états-majors spécialisés, chargés notamment de la gestion de la filière forêt-bois, de la protection de la biodiversité et des eaux, des investigations judiciaires et des interventions, ainsi que de la gestion des parcs nationaux et du génie forestier. Cette réforme vise à renforcer la coordination des missions opérationnelles, la discipline et l’efficacité du Corps paramilitaire des Eaux et Forêts, afin de mieux faire face aux enjeux liés au conflit homme–faune, à l’exploitation illégale des ressources forestières et à la préservation de la biodiversité.

– Projet de décret portant modification de certaines dispositions du décret n°0291/PR/MEF du 18 février 2011 portant attributions et organisation du Ministère des Eaux et Forêts.

Ce projet de texte s’inscrit dans le prolongement de l’ordonnance n°004/PR/2025 du 18 août 2025 ayant érigé l’administration des Eaux et Forêts en Corps autonome paramilitaire, et vise à adapter l’organisation du ministère de tutelle aux nouvelles responsabilités sécuritaires qui en découlent, tout en préservant ses missions techniques et environnementales. Le projet de décret procède à une refonte de l’architecture institutionnelle du ministère, articulée autour du Cabinet du Ministre, du Secrétariat général, du Corps autonome paramilitaire des Eaux et Forêts, des directions générales, des organismes sous tutelle et de l’Inspection générale des services, afin de renforcer la cohérence de l’action administrative et opérationnelle. Cette réforme vise à moderniser la gouvernance du ministère, à améliorer la coordination entre les structures civiles et paramilitaires et à doter l’administration forestière d’un cadre organisationnel clair, fonctionnel et adapté aux enjeux actuels, notamment la lutte contre l’exploitation illégale des ressources forestières, le braconnage, le conflit homme–faune et la préservation de la biodiversité.

MINISTERE DES MINES ET DES RESSOURCES GEOLOGIQUES

–Projet de décret portant obligation de poinçonnage des bijoux destinés à l’importation et à l’exportation Pris en application des dispositions pertinentes de la loi n°037/2018 du 11 juin 2019 portant réglementation du secteur minier,

ce texte vise à combler un vide juridique en instaurant un dispositif harmonisé de contrôle, de certification et de traçabilité des métaux précieux, conforme aux pratiques internationales. Il subordonne l’importation et l’exportation des bijoux en métaux précieux au respect d’exigences de traçabilité, d’authenticité et de provenance légale, attestées par un poinçon officiel ou par des documents reconnus par l’administration compétente. – Projet de décret portant reconnaissance de la pierre de Mbigou en indication géographique Cette reconnaissance nationale concerne une pierre naturelle extraite exclusivement dans les localités de Kango, Lambaréné et Mbigou, et utilisée notamment dans la sculpture et les productions culturelles. Elle vise à renforcer la protection juridique de ce produit du terroir, à structurer sa valorisation économique et à contribuer à la promotion du patrimoine culturel et artisanal gabonais.

 

Gabon: le gouvernement tient son dernier conseil des ministres de 2025 ce lundi

Le président de la République va présider ce lundi 29 décembre 2025, le Conseil des ministres au Palais de la Rénovation.

 

Il s’agit du dernier conseil des ministres de l’année 2025.  A cet effet, les membres du gouvernement présents sur le territoire national sont conviés à cette rencontre, dont l’ordre du jour n’a pas encore été communiqué.

Toutefois, la réunion pourrait se centrer sur le message de fin d’année du chef de l’Etat et l’occasion pour lui de dire aurevoir aux ministres qui sont restés dans l’équipe après la démission de plusieurs d’entre eux. A la suite de leur élection comme député ou sénateur au terme des élections législatives et locales d’octobre et novembre dernier.

Il faut également noter que jusqu’ici un nouveau gouvernement n’a pas encore été formé après la démission des ministres qui ont été élus députés pour certains  et Sénateurs pour d’autres.

 

 

 

Gabon : Oligui Nguema visite de nombreuses infrastructures dans le Woleu Ntem

En séjour privé à Oyem, le chef de l’Etat a effectué, ce dimanche, une visite d’inspections de  plusieurs projets de développement destinés à améliorer durablement les conditions de vie des populations locales.

 

 

Dès son arrivée dans la capitale provinciale du Woleu-Ntem, le Chef de l’État s’est rendu sur le site du quartier Rond-point, destiné à accueillir la construction d’un hôtel moderne, d’un centre commercial, d’un grand restaurant, ainsi que d’autres infrastructures à vocation économique et sociale. Ces projets visent à renforcer l’attractivité de la ville et à stimuler la création d’emplois.

La visite présidentielle s’est poursuivie sur le site de la future agglomération dénommée Oliguiville, où la réalisation d’un parc d’attraction moderne est envisagée. Ce projet, actuellement en phase de concrétisation, enregistre déjà ses premiers investissements, matérialisés par l’émergence des premières constructions.  Le Chef de l’État a également visité plusieurs chantiers structurants dans le village de Nkoum Yenguign, situé à 17 kilomètres d’Oyem.

Ces infrastructures comprennent notamment un tronçon routier en cours de bitumage, un complexe scolaire, une église, une salle des fêtes ainsi qu’une station-service, contribuant ainsi au désenclavement de la localité et à l’amélioration du cadre de vie des populations.

Communiqué final du Conseil des Ministres du 18 décembre 2025

Le Président de la République a présidé jeudi 18  décembre 2025, le Conseil des Ministres au palais de Rénovation.

 

Ouvrant les travaux, le Conseil a pris acte, avec une attention soutenue, des rappels du Président de la République relatifs à l’achèvement de la Transition, désormais engagée dans sa phase terminale. La mise en place du Bureau du Sénat, le mercredi 18 décembre 2025, puis, dans les prochains jours, celle du Conseil Économique, Social, Environnemental et Culturel (CESEC), de la Cour constitutionnelle et du futur gouvernement viendront parachever ce processus et consacrer le retour du Gabon à la pleine normalité constitutionnelle, fondée sur des institutions républicaines régulières, l’équilibre des pouvoirs et la continuité de l’État. Ce moment charnière, au-delà de sa portée procédurale, appelle un devoir collectif de lucidité et de responsabilité, en mémoire du chemin parcouru, des épreuves traversées et des sacrifices consentis pour préserver l’unité nationale et la stabilité de l’État.

Revenant sur la Taxe forfaitaire d’habitation, le Chef de l’État a prévenu sur  les risques de fraude et de contournement, notamment via les trafics de  compteurs, qui menacent son assiette. En conséquence, il a instruit les ministres  concernés ainsi que les opérateurs du secteur de déployer des mécanismes  renforcés de contrôle, de prévention et de dissuasion. Cette réforme,  essentielle pour élargir la base contributive et assurer l’équité territoriale, requiert  un encadrement administratif rigoureux, transparent et socialement responsable  pour atteindre ses objectifs.

Il a également souhaité, voire exigé, sur la mise en place de mécanismes  clairs, transparents et traçables d’affectation des ressources issues de cette  taxe, afin de garantir aux populations que les fonds collectés sont  effectivement consacrés à l’amélioration de leur bien-être et des services  publics de proximité. 

Sur le plan économique et financier, dans le cadre des échanges avec le  FMI, le Président de la République a exigé la publication intégrale de toutes les  conventions minières et l’audit exhaustif de celles conclues sur la période  2010-2024. Cette double mesure vise à renforcer la transparence, la redevabilité  et l’équité du secteur.

Le Conseil a par ailleurs instauré le principe systématique de la prise de  participation de l’État au capital, au moins 10%, de toute nouvelle société  minière s’installant sur le territoire, garantissant ainsi le respect des intérêts  stratégiques nationaux et une juste rétribution des ressources.

Toujours dans le cadre de la reprise en main des secteurs à fort enjeu  économique et social, le Conseil a réaffirmé l’orientation irréversible de l’État vers  la gabonisation des activités stratégiques. C’est ainsi que le Président de la  République a instruit les ministères concernés de proposer un plan pour une  gabonisation progressive des activités de revente du ciment, secteur  actuellement contrôlé à 95 % par des non-nationaux, tout en garantissant  l’accessibilité du produit et la maîtrise de son prix.

Dans la même dynamique, le Président de la République a annoncé la  prochaine réappropriation par l’État du secteur des jeux de hasard via un  opérateur public. Ce choix souverain, guidé par l’intérêt national, permettra de  capter et de rediriger des recettes aujourd’hui insuffisamment maîtrisées, tout en  encadrant strictement un secteur aux risques sociaux élevés.

Cette réforme générera d’importantes externalités positives : les recettes  seront affectées à des politiques publiques sociales et éducatives, tout en  renforçant la protection des populations, la sécurité économique et la création  d’emplois nationaux. Elle transforme ainsi un enjeu régulatoire en levier de  développement au service du bien-être collectif.

Le Conseil a rappelé que la digitalisation de l’administration constitue une  orientation irréversible et un levier central de modernisation de l’État, de  correction des dysfonctionnements et d’amélioration des services publics. 

À cet effet, le Président de la République a souligné que la priorité doit  être donnée, pour les prochains mois, à la digitalisation des services publics à  fort impact : archives administratives, modes de paiement, collecte électronique  des impôts et recettes publiques, état civil intégralement dématérialisé,  délivrance des permis et licences, traçabilité des flux commerciaux et portuaires,  ainsi qu’à la modernisation numérique des secteurs sanitaire et des transports.  Cette transformation devra également intégrer les collectivités locales et  connecter les centres universitaires au réseau rénové de l’administration, afin de  garantir une action publique cohérente, équitable et tournée vers l’économie du  savoir.

Enfin, le Conseil a pris acte des mesures annoncées par le Gouvernement  des États-Unis d’Amérique le 16 décembre 2025, relatives à l’instauration de  nouvelles restrictions partielles et de limitations d’entrée concernant certains  États, dont le Gabon. 

Conformément aux usages et au principe de réciprocité qui encadrent les  relations diplomatiques et consulaires entre États souverains, le Conseil a décidé du réajustement des conditions d’entrée sur le territoire national applicables  aux ressortissants américains, dans le strict respect des dispositions nationales  en vigueur et en cohérence avec les nouvelles modalités arrêtées par la partie  américaine.

Dans le même temps, et soucieux de préserver la qualité des relations  historiques d’amitié, de dialogue et de coopération qui lient le Gabon et les États Unis d’Amérique, le Conseil a réaffirmé sa disponibilité à maintenir un échange  constructif et à œuvrer, dans un esprit de respect mutuel, au renforcement  des partenariats bilatéraux au bénéfice des deux peuples. 

PROJETS DE TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES 

Le Conseil des Ministres a délibéré sur les affaires suivantes :

MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES, DE LA DETTE ET DES  PARTICIPATIONS, CHARGE DE LA LUTTE CONTRE LA VIE CHERE 

– Projet de décret portant attributions, composition, organisation et  fonctionnement de l’Agence Nationale d’Investigation Financière. 

Le présent décret, pris en application des dispositions de l’article 87 du  Règlement n° 02/24/CEMAC/UMAC/CM du 20 décembre 2024 portant prévention  et répression du blanchiment des capitaux et du financement du terrorisme et de  la prolifération en Afrique Centrale, porte attributions, composition,  réorganisation et fonctionnement de l’Agence Nationale d’Investigation  Financière.

L’Agence Nationale d’Investigation Financière, en abrégée « ANIF » dotée  de l’autonomie financière et d’un pouvoir de décision autonome sur les matières  relevant de sa compétence, a pour mission de traiter et transmettre des

informations en vue de la lutte contre le blanchiment des capitaux, le  financement du terrorisme et la prolifération des armes de destruction massive. Les membres composants cette Agence sont désignés par les  administrations dont ils relèvent, notamment :

– un haut fonctionnaire détaché par le Ministère en charge des Finances ; – un Magistrat spécialisé dans les questions financières ;

– un haut fonctionnaire de l’Administration des Douanes spécialisé dans les  enquêtes économiques et financières.

Ainsi, pour son fonctionnement l’ANIF comprend :

– les services d’appui ;

– les départements.

MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE, DE L’INSTRUCTION CIVIQUE ET  DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE 

– Projet de loi portant création, attributions et organisation de l’Institut  de Formation des Professeurs d’Ecole de Franceville ; 

– Projet de loi portant création, attributions et organisation de l’Institut  de Formation des Professeurs d’Ecole de Mouila ; 

– Projet de loi portant création, attributions et organisation de l’Institut  de Formation des Professeurs d’Ecole d’Oyem. 

Les projets de loi susmentionnés sont pris en application des dispositions  de l’article 95 de la Constitution, des articles 74 et 75 de la loi n° 21/2011 du 14  février 2012 portant orientation générale de l’Éducation, de la Formation et de la  Recherche, ainsi que de l’article 41 de la loi n° 020/2005 du 3 janvier 2006 fixant  les règles de création, d’organisation et de gestion des services de l’État.

Ces projets de loi créent des Instituts de Formation des Professeurs dans  trois (3) chefs-lieux de province et définissent le cadre légal et réglementaire qui  régira la formation des enseignants de l’enseignement pré-primaire et primaire,  afin de répondre aux conclusions relatives à la formation contenues dans le  Rapport du Dialogue National Inclusif.

Placés sous la tutelle du Ministère de l’Éducation Nationale, ces Instituts  sont considérés comme des établissements publics à caractère professionnel,  dotés d’une autonomie pédagogique, administrative et financière.

Pour leur fonctionnement, ils disposent de :

− un Conseil d’Administration ;

− une Direction Générale ;

− une Agence Comptable ;

− un Conseil d’Établissement ;

− un Conseil Scientifique ;

− un Conseil de Classe ;

− un Conseil de Discipline.

MINISTERE DES MINES ET DES RESSOURCES GEOLOGIQUES 

– Projet de décret portant suppression du Haut-Commissariat chargé du  projet Belinga. 

La suppression visée par le présent projet de décret s’inscrit dans le cadre  du transfert des anciennes attributions du Haut-Commissariat vers les ministères  compétents : le Ministère des Mines pour la coordination et le suivi des activités  minières, le Ministère des Transports pour les infrastructures ferroviaires et  portuaires, et le Ministère de l’Énergie pour les infrastructures énergétiques.

Le texte prévoit également le transfert à l’État, par l’intermédiaire des  ministères concernés, des biens, droits, obligations, archives et engagements  contractuels du Haut-Commissariat.

Cette réforme vise à renforcer la cohérence institutionnelle, à clarifier les  responsabilités, à simplifier les procédures administratives et à optimiser  l’utilisation des ressources publiques, tout en garantissant la continuité et  l’efficacité de l’action de l’État dans la conduite du projet Belinga.

– Projet de décret instituant une Task-force présidentielle pour le  développement de la Mine de Belinga. 

Placée sous l’autorité directe du Président de la République, cette structure  spéciale, administration chargée d’une mission temporaire et interministérielle,  est chargée du pilotage stratégique, de la coordination et du suivi du  développement de la mine de fer de Belinga ainsi que des infrastructures associées, notamment le port minéralier de Kobe-Kobe, le chemin de fer Belinga– Kobe-Kobe et les centrales hydroélectriques.

Elle dispose d’un pouvoir de coordination sur l’ensemble des  administrations et entités publiques concernées et assure la cohérence entre les  volets minier, industriel, logistique, énergétique, environnemental et social du  projet. Elle supervise les études techniques et économiques, veille au respect des  normes environnementales et sociales, assure l’interface avec les partenaires  financiers et investisseurs, et favorise le développement local par la formation,  l’emploi et le transfert de compétences.

Composée d’un Coordonnateur général, d’un adjoint, de représentants de  la Présidence et des ministères concernés, ainsi que d’experts, elle dispose d’un  Secrétariat technique permanent et peut créer des commissions spécialisées. Les  administrations publiques et entreprises publiques sont tenues de lui apporter  pleine collaboration.

Ce service public de mission rend compte directement au Président de la  République par des rapports trimestriels et annuels et dispose des moyens  financiers, matériels et humains nécessaires à sa mission.

Sa durée est fixée à cinq ans, renouvelable une fois, ou jusqu’à l’atteinte  complète des objectifs stratégiques assignés.

MININSTERE DU LOGEMENT, DE L’HABITAT, DE L’URBANISME ET DU  CADASTRE 

– Projet de décret portant Déclaration d’Utilité Publique (DUP) de la zone  du Port de Kobe-Kobe ; 

Le présent projet de décret portant Déclaration d’Utilité Publique (DUP) de  la zone portuaire a pour objectif de doter le Gabon d’un port en eau profonde et  d’une plateforme logistique moderne, constituant une infrastructure stratégique  pour soutenir la politique nationale de transformation locale, de  réindustrialisation et de souveraineté économique.

Il vise également à sécuriser le foncier, à réaliser des infrastructures  portuaires, industrielles, énergétiques et logistiques d’intérêt général, à offrir un cadre juridique favorable et attractif pour les investissements publics et privés, et  à positionner le Gabon comme un hub portuaire et industriel de référence en  Afrique centrale.

– Projet de décret portant Déclaration d’Utilité Publique (DUP) d’une  parcelle dans la commune de Mouila. 

Le présent projet de décret, pris en application des articles 1er et 2 de la loi n° 6/61  du 10 mai 1961 réglementant l’expropriation pour cause d’utilité publique et  instituant des servitudes pour l’exécution des travaux publics vise l’occupation par  l’Etat des parcelles, n° 17, 18, 20, 21 et 22 correspondant respectivement à une  superficie d’environ 1654 m² et 1325 m², section J du plan cadastral de la  Commune de Mouila en vue de la construction du siège local de la Banque des  Etats de l’Afrique Centrale et de plusieurs annexes.

MINISTERE DE LA PLANIFICATION ET DE LA PROSPECTIVE 

– Projet de décret portant création, attributions, organisation et  fonctionnement de la commission Nationale d’Affectation des Terres,  des Espaces Fluviaux et Maritimes. 

Le présent décret, pris en application des dispositions de l’article 95 de la  Constitution, a pour objet d’actualiser le cadre juridique institué par le décret  n° 00212/PR/MEPPDD du 21 juillet 2017.

Il redéfinit les attributions, l’organisation et le fonctionnement de la  Commission Nationale d’Affectation des Terres, des Espaces Fluviaux et  Maritimes, en abrégé CNATEFM.

La Commission a pour mission d’élaborer le Plan National d’Affectation des  Terres, des Espaces Fluviaux et Maritimes et d’en assurer le suivi de mise en  œuvre.

MINISTERE DE L’ECONOMIE NUMERIQUE, DE LA DIGITALISATION ET DE  L’INNOVATION 

– Projet de Décret portant attributions et réorganisation de la Direction  Générale de l’Économie Numérique. 

Pris en application des dispositions de la loi n° 20/2005 du 3 janvier 2006,  fixant les règles de création, d’organisation et de gestion des services de l’État,  ainsi que de ses textes subséquents, chaque service de l’État est créé ou  réorganisé afin de disposer d’un texte spécifique définissant ses attributions et  son organisation.

La Direction Générale de l’Économie Numérique est chargée d’élaborer et  de veiller à la mise en œuvre de la politique du Gouvernement en matière  d’économie numérique, de télécommunications et de nouvelles technologies de  l’information, en concertation avec les autres administrations concernées.

– Projet de Décret portant création, attributions et organisation de la  Direction Générale du Développement des Infrastructures Numériques et de la Cyber sécurité. 

La Direction Générale du Développement des Infrastructures Numériques et  de la Cybersécurité (DGDINC), compétente notamment en matière de suivi du  spectre des fréquences et des radiocommunications aux niveaux national et  international, est placée sous l’autorité d’un Directeur Général, assisté d’un  Directeur Général Adjoint. Tous deux sont nommés par décret pris en Conseil des  Ministres, sur proposition du ministre en charge du département, parmi les  agents publics permanents de première catégorie justifiant d’une expérience  professionnelle d’au moins dix ans dans les domaines relevant des attributions de  la Direction Générale.

Elle comprend :

– la Direction de la Stratégie et de la Planification ;

– la Direction des Infrastructures Numériques ;

– la Direction de la Cybersécurité et de la Normalisation.

POLITIQUE GENERALE 

MINISTERE DE LA REFORME ET DES RELATIONS AVEC LES INSTITUTIONS

Le Conseil des Ministres a pris acte du démarrage effectif des activités du  Contrôle Général d’État, et ce, conformément aux très hautes instructions du  Chef de l’État et des dispositions de l’ordonnance n°001/PR/2023 du 29  septembre 2023 ratifié par la loi n°004/2023 du 31 janvier 2024.

MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION CHARGE  DE L’INTEGRATION ET DE LA DIASPORA 

Au terme de la présentation du Ministre, et fort du retour du Gabon dans  l’Union Africaine (UA), le Conseil des Ministres, a marqué son approbation pour la  candidature du Gabon, pour un mandat de deux (02) ans (2026-2028), au sein du  Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union Africaine.

Par ailleurs, le Conseil a également donné son accord aux demandes  d’agrément des personnalités diplomatiques ci-après :

– Monsieur Bjorn KLOUMAN BEKKEN, en qualité d’Ambassadeur  Extraordinaire et Plénipotentiaire du Royaume de Norvège près la  République Gabonaise avec résidence à Kinshasa ;

– Monsieur Léo TREMBLEY, en qualité d’Ambassadeur Extraordinaire et  Plénipotentiaire de la Confédération Suisse près la République Gabonaise,  avec résidence à Kinshasa.

Le Conseil a également pris connaissance de la note relative à la dégradation  rapide de la situation humanitaire des réfugiés congolais (RDC) au Burundi,  consécutive à l’intensification des violences dans l’Est de la République  Démocratique du Congo (RDC).

Cette crise, marquée par un afflux massif de populations civiles, touche  principalement des femmes et des enfants vivant dans des conditions de  précarité extrême, avec de graves déficits en abris, alimentation, santé et services  de base.

Le Gouvernement a été sensibilisé à l’urgence humanitaire et à l’appel à la  solidarité régionale et internationale lancé par la CEEAC, afin d’éviter une  aggravation de cette crise aux conséquences sécuritaires et humanitaires  majeures.

MINISTERE DE LA SANTE 

Suite à la présentation du Ministre, le Conseil a marqué son accord pour la mise  en œuvre du plan d’urgence, ainsi que pour l’intégration d’une action visant  l’élargissement et la mise à niveau de la voie d’accès au Centre Hospitalier  Régional Estuaire–Melen (CHREM) et au Centre National de Santé Mentale  (CNSM), à la suite du sinistre survenu le lundi 15 décembre 2025.

MINISTERE DES MINES ET DES RESSOURCES GEOLOGIQUES 

Le Conseil a validé le projet relatif à l’ensemble des engagements de l’État pour la mise en œuvre du projet minier de Belinga et des infrastructures  connexes.

En effet, ledit projet constitue un levier stratégique majeur pour  l’industrialisation, la transformation locale des ressources naturelles et le  développement économique durable de la République Gabonaise.

MINISTERE DE L’ECONOMIE NUMERIQUE, DE LA DIGITALISATION ET DE  L’INNOVATION 

Le Conseil des Ministres s’est félicités des avancées des décisions relatives  au renforcement de la coopération sous-régionale en matière de gestion et  d’utilisation rationnelle des fréquences radioélectriques avec ses pays limitrophes  conformément aux dispositions règlementaires nationales et au règlement des  communications de l’Union Internationale des Télécommunications (UIT).

Le Conseil a également marqué son accord à la demande d’autorisation  pour le déploiement du plan d’action relatif à la mise en œuvre du Registre Social  Unique (RSU) ce conformément à l’ordonnance n°0006/PR/2025 du 12 août 2025  portant digitalisation des caisses de prestations et de prévoyance sociale.

le Conseil a pris note de l’opérationnalisation des trois programmes  structurants MADIGIPAIE, Ecoles connectées et Wifi à Bord du train SETRAG  destinées à accélérer la transformation numérique du pays au bénéfice de  l’économie, de l’éducation et de l’amélioration concrète des conditions de vie des  populations.

De même, dans le cadre du renforcement de la coopération régionale, le  Conseil a approuvé la signature et la mise en service des trois accords historiques  et stratégiques avec la République de Guinée Equatorial marquant une avancée  majeure dans l’intégration numérique entre les deux pays.

– Le premier accord porte sur la suppression des frais d’itinérance (roaming) ; – Le deuxième a permis la suppression des interférences sur les réseaux de télécommunications dans la zone frontalière entre Oyem et Mongomo ; – Enfin, le troisième à permis au Gabon et la Guinée Equatorial de procéder à l’interconnexion de leurs réseaux de fibre optique.

MINISTERE DE L’ENTREPRENEURIAT, DU COMMERCE ET DES PME/PMI 

Le Conseil a suivi avec attention la présentation du plan triennal de  développement et de promotion de l’Économie Sociale et Solidaire, conçu  comme une stratégie structurante visant à renforcer ce secteur afin de contribuer  à l’inclusion sociale, à la création d’emplois et de richesse.

Ce plan ambitionne ainsi de poser les fondements d’une politique publique  cohérente en faveur de l’Économie Sociale et Solidaire, adaptée aux réalités  socio-économiques nationales.

Enfin, s’agissant des mesures individuelles, le Conseil a pris les décisions  suivantes : 

MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE ET DU RENFORCEMENT DE  CAPCITES  

CABINET DU MINISTRE 

Il est mis fin aux fonctions des membres du Cabinet du Ministre.

En outre, les responsables administratifs ci-après désignés sont suspendus de  leurs fonctions jusqu’à nouvel ordre :

– Colonel Jonas SAMBI, Secrétaire Général ;

– M. Elie Christian AGHOMA-MOLOMBO, Secrétaire Général Adjoint ;

– Mme Edith KOMBILA, Directeur Général de la Fonction Publique ; – M. Jean MABICKA, Directeur Central des Archives et de la Documentation ; – M. Jacques ADA, Directeur de la Gestion des Personnels et du Contentieux  ;

– Mme Zeinabou MBOUROUBAépouse ALARA, Directeur du Recrutement  ;

– Mme Teclaire MEKUI OWONO, Directeur Central de la Communication.

Le Ministre de la Fonction Publique est chargé de veiller, pour ce qui le concerne,  à l’application de la présente décision ainsi qu’à celle des mesures relatives aux  intérims, afin d’assurer la continuité du service.

MINISTERE DU LOGEMENT, DE L’HABITAT, DE L’URBANISME ET DU  CADASTRE 

Province du Woleu-Ntem 

– M. Soumaré KOMBILA, Chef de Service de l’Urbanisme à la Direction  Provinciale du Cadastre, de l’Urbanisme et de l’Habitat, est suspendu de ses  fonctions jusqu’à nouvel ordre.

Le Gouverneur et le Directeur Provincial du Cadastre, de l’Urbanisme et de  l’Habitat sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de veiller à l’application de la  présente décision.