Trois jours seulement après la célébration de la Journée internationale pour les personnes âgées, qui n’a donné lieu à aucune manifestation officielle au Gabon, les pensionnaires du Centre national de gérontologie/gériatrie de Melen craignent de se retrouver dans la rue dans les prochains jours. C’est, en tout cas, la principale menace proférée par le personnel de la structure, qui observe actuellement un service minimum. En cause : l’abandon de l’État dont il dit faire l’objet: L’absence d’un service de restauration pour le personnel, dont la durée quotidienne de travail est de 10 heures ; l’absence de plateau technique permettant de prendre en charge les pensionnaires en cas de complication ; le retard de paiement des salaires des personnels de la main-d’œuvre non permanente ; le paiement «en dent de scie» des primes. Si le Centre n’est pas encore fermé en dépit du mutisme de la tutelle, c’est que le personnel tient à continuer d’assurer le service minimum auquel il est contraint par la loi. Habituellement au poste de 8h à 18h, le personnel ne travaille plus que de 8h à 11h. Les pensionnaires dont certains ne sont plus autonomes sont ainsi abandonnés à eux-mêmes.
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