Holding ACK de l’homme d’affaires gabonais, Alain-Claude Kouakoua, a officialisé dimanche 19 avril la signature d’un accord portant sur le rachat de la société de BTP Colas Gabon, filiale du groupe français Bouygues.
Dans une communication publiée le 19 avril 2026, ACK S.A confirme «la signature d’un accord portant sur la cession de Colas Gabon». L’opération, qualifiée d’historique, vise à renforcer la présence du groupe dans les travaux publics et les infrastructures «en s’appuyant sur des compétences reconnues et des actifs industriels structurants».
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« Cette étape marque un tournant pour Holding ACK. Nous sommes fiers d’accueillir les équipes de Colas Gabon et leurs compétences qui viendront renforcer notre capacité à développer des projets structurants au Gabon », déclare Alain-Claude Kouakoua, PDG d’ACK S.A.
La HOLDING ACK reprendra l’ensemble des activités, des actifs et des équipes, avec engagement de maintenir la totalité des emplois et d’assurer la continuité des projets en cours. Pour le groupe fondé par Alain-Claude Kouakoua, cette acquisition constitue un levier de diversification et de montée en puissance dans les travaux publics, secteur jusqu’ici dominé par des opérateurs étrangers.
L’objectif est d’assurer la continuité des opérations tout en renforçant la présence d’un opérateur local dans un secteur stratégique. « Cette étape marque un tournant pour Holding ACK. Nous sommes fiers d’accueillir les équipes de Colas Gabon et leurs compétences, qui viendront renforcer notre capacité à développer des projets structurants au Gabon », a déclaré M. Kouakoua, également président de la Fédération des entreprises gabonaises (FEG), le principal mouvement patronal du pays.
Du côté français, ce retrait s’explique par la volonté d’assurer la pérennité des activités via un « acteur local solide », mieux adapté pour garantir la continuité des opérations au bénéfice des équipes, des clients et des partenaires, a indiqué Pierre Gilles Douriez, directeur régional de Colas pour le Maghreb, l’Afrique centrale et de l’Ouest. Mais derrière ce discours officiel de continuité, ce départ du groupe français intervient quelques années après une période de fortes turbulences.



