L’UNESCO relance l’alerte. Réunis à l’occasion du Sommet sur la Transformation de l’Éducation +4, ses responsables ont dressé un bilan préoccupant du financement de l’école dans le monde, aujourd’hui, 113 pays consacrent davantage de ressources au remboursement de leur dette qu’à leur système éducatif.
Il s’agit des pays en développement cas du Gabon, pays à faible revenu et pays à revenu inférieur. Un choix budgétaire qui hypothèque l’avenir de millions d’élèves. Face à ce constat, l’organisme onusien interpelle directement les États. Il les appelle à sortir du « piège de l’endettement » et à remettre l’école au cœur des priorités publiques. Pour l’UNESCO, sans investissement massif dans l’éducation, aucun objectif de développement durable ne pourra être atteint.
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La tendance financière est à la baisse. Selon l’UNESCO, l’aide au financement de l’éducation pourrait reculer de 30% entre 2023 et 2027. Le recul a déjà commencé c’est 8% enregistré sur l’année 2024. Un signal rouge pour les pays qui dépendent de cette aide pour faire fonctionner leurs écoles.
Le plus inquiétant concerne les plus jeunes. L’aide consacrée spécifiquement à l’éducation de base a elle aussi chuté de 8%. Manuels, infrastructures, salaires d’enseignants, cantines, autant de postes menacés. Pour l’UNESCO, il est urgent de rééquilibrer les budgets, car sacrifier l’éducation aujourd’hui, c’est compromettre les générations de demain.



