Le Conseil des ministres s’est tenu hors de Libreville, vendredi 18 septembre à Port-Gentil, Brice Clotaire Oligui Nguema a fait de l’Ogooué-Maritime le centre de gravité du pouvoir pour annoncer un plan de relance et le futur budget de l’Etat.
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C’est un acte politique fort. Réuni au Palais présidentiel de Port-Gentil, le Conseil des ministres délocalisé du 18 septembre 2026 voulait rapprocher l’Etat du terrain. Le Président a rendu hommage à la capitale économique, berceau du pétrole gabonais, en affirmant que le développement ne peut plus se penser uniquement depuis Libreville.
Le diagnostic est sans fard : chômage des jeunes, entreprises en difficulté, fuite de capitaux et dégradation urbaine. La réponse : une enveloppe prévisionnelle de 30 milliards de FCFA pour des infrastructures structurantes. Au programme, 50 MW d’électricité supplémentaires dans les prochains mois et 150 MW d’ici 2032, plus des investissements dans l’eau, les routes, la santé et les marchés.
Le chef de l’Etat a voulu lever les verrous qui asphyxient le secteur privé. Désormais, les blocages de comptes pour recouvrement fiscal devront être précédés d’une notification et limités aux sommes réellement dues. Les saisies des huissiers seront mieux encadrées, avec création d’un mécanisme de consignation pendant les appels et un traitement accéléré des contestations.
Le Conseil a adopté le projet de loi de finances 2027, en hausse de 13% à 6 223,1 milliards de FCFA, financé à près de 3 000 milliards par emprunt. Le gouvernement table sur une croissance de 4,5% tirée par le manganèse et le futur fer. Autres mesures : création de la Compagnie Nationale de Transport et adoption du décret sur la prime d’éloignement pour les enseignants exerçant en zones difficiles.
Enfin, Brice Clotaire Oligui Nguema a réaffirmé sa ligne contre la corruption. Saluant les décisions fermes du Conseil supérieur de la magistrature, il a prévenu qu’aucune complaisance ne sera tolérée face aux surfacturations, aux retards injustifiés et aux projets sans utilité. Chaque franc public devra se traduire en emplois et infrastructures concrètes. Le président prolonge son séjour d’une semaine à port-Gentil, une volonté de vérifier la mise en œuvre des réformes engagées dans la capitale économique du pays.



