Les trois élèves du Lycée Bâ-Oumar de Libreville ont été placées sous mandat de dépôt à la prison centrale vendredi dernier après la diffusion d’une vidéo de rixe en milieu scolaire.
LA SUITE APRÈS LA PUBLICITÉ
Cette affaire impliquant ces élèves âgées de 16 et 18 ans en classe de 1ère part d’une simple photo postée sur WhatsApp.
Tout est parti d’un malentendu entre deux amies. L’une d’elles publie la photo de l’autre dans un groupe WhatsApp dédié au travail scolaire. Une initiative qui déplaît fortement à la concernée. Cette dernière interpelle son amie en privé et obtient le retrait du cliché. L’incident semblait clos.
Mais le lendemain, l’atmosphère s’envenime au lycée. Poussées par d’autres camarades, les deux adolescentes, MNG, O.D et PLM, en viennent finalement aux mains dans l’enceinte de l’établissement. Une troisième élève immortalise la scène, ajoute un commentaire appelant à la violence, puis diffuse la vidéo sur les réseaux sociaux où elle devient virale.
L’affaire prend alors une tournure judiciaire. Alerté par l’ampleur de la diffusion, le Procureur de la République a ordonné à la Police Judiciaire d’interpeller les trois jeunes filles. Après leur audition, le magistrat a décidé de les placer sous mandat de dépôt.
Cette incarcération se veut un message fort en ce début d’année scolaire. Dans un contexte où les scènes de violence scolaire filmées et partagées se multiplient, la justice entend frapper fort pour dissuader. Un signal clair envoyé à tous les élèves tentés par ce type de dérives.



