Le Gabon a marqué l’histoire ce 28 septembre 2026 en devenant le premier pays africain à officialiser sa participation à l’Exposition universelle de Riyad 2030.
Prévue du 1er octobre 2030 au 31 mars 2031, avec 197 pays et 42 millions de visiteurs attendus, l’événement sera pour Libreville une vitrine stratégique pour valoriser son capital naturel. Libreville a fait le choix fort du sous-thème « Planète » pour articuler sa présence autour des forêts, de la biodiversité, du climat et de l’économie verte. Une orientation défendue par la Commissaire générale aux Expositions du Gabon, Nina Abouna : « la préservation de nos forêts, de notre biodiversité ainsi que de nos écosystèmes, constitue donc à la fois une responsabilité et une opportunité ». Pour le Gabon, ces rendez-vous internationaux doivent devenir de « véritables instruments de rayonnement, de coopération et de valorisation du potentiel national ».
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Cette participation s’inscrit dans la nouvelle stratégie nationale de monétisation du capital naturel. Le pays entend déplacer le discours de la simple conservation vers la création de valeur économique, en mettant en avant les mécanismes de financement climatique et les crédits carbone. Un projet de décret adopté en septembre 2026 désigne d’ailleurs l’Agence gabonaise pour le développement de l’économie verte comme mandataire de l’État pour la négociation et la commercialisation des crédits carbone souverains. « Notre patrimoine naturel n’est pas uniquement un héritage à protéger. Il peut également être une source d’innovation, de coopération, d’attractivité et de développement durable », affirme Nina Abouna.
Le programme « Gabon Infini », lancé le 29 août dernier et qui prévoit de mobiliser 200 millions de dollars sur dix ans pour la conservation et les communautés, sera l’un des piliers du futur pavillon gabonais. À Riyad, le Gabon ne veut pas seulement exposer, mais proposer des solutions. « Pas seulement montrer la richesse naturelle du Gabon, mais partager ce qu’elle peut apporter à la réflexion mondiale sur l’avenir de notre planète », résume la Commissaire générale. Après Osaka 2025, Riyad doit devenir une « plateforme de coopération, de dialogue et de création d’opportunités » pour attirer investisseurs, chercheurs et entreprises autour de la recherche et de l’économie verte.



