Le Tribunal judiciaire de Tchibanga a rendu son verdict ce mardi 29 septembre 2026 dans l’affaire très médiatisée opposant Giovanni Lionel Boulingui à la société d’exploitation de marbre Marion Minerals.
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Poursuivi pour diffamation, il écope de six mois de prison avec sursis. C’est le premier épilogue d’un procès qui a tenu en haleine toute la province de la Nyanga. Lors de l’audience du 24 septembre dernier, le procureur avait requis un an d’emprisonnement ferme, tandis que l’avocat de Marion Minerals demandait que le prévenu « serve d’exemple » avec une peine de prison ferme. En retenant la culpabilité tout en assortissant la peine de six mois de sursis, le tribunal a écarté l’incarcération immédiate, permettant au cyberactiviste de repartir libre.
À l’origine de l’affaire, une vidéo publiée en juillet 2026 sur les réseaux sociaux. Giovanni Boulingui y donnait la parole à de jeunes Gabonais employés par Marion Minerals et s’interrogeait sur leurs conditions de travail, évoquant de possibles pratiques assimilables à de « l’esclavage ». Des propos qui avaient entraîné son interpellation et son renvoi devant la justice.
Au-delà de la diffamation, l’audience a surtout mis à nu le climat social au sein de l’entreprise. Deux anciens employés cités par la défense ont affirmé avoir travaillé sans contrat écrit de mars à juillet 2025, ne signant des contrats d’un mois qu’à partir d’août. Un responsable QHSE de la société a confirmé leur présence comme « journaliers ». Malgré les arguments de la défense qui invoquait la liberté d’expression et l’exception de vérité, le tribunal a maintenu la culpabilité. Les parties disposent désormais du délai légal pour faire appel.



