L’avant projet a été présenté le 12 octobre dernier par l’entreprise Swiss Invest, susceptible de contribuer au financement du projet au ministre de la justice Augustin Emane.
LA SUITE APRÈS LA PUBLICITÉ
Située à la Plaine Ayémé, dans le 2ème arrondissement de la commune de Ntoum sur la Nationale 1, la future prison de Nkoltang, dont la superficie est estimée à environ 12 hectares. Le projet prévoit huit blocs de détention en étages, avec une capacité annoncée de 250 détenus par bloc. Toutefois, cette répartition devra être précisée au regard de la capacité totale annoncée de 1 108 places dans le respect des normes internationales en matière de détention.
En effet, le ministre de la justice et sa délégation ont le lendemain après la présentation du projet visité le site. Surplace, ils ont pu prendre connaissance du site destiné à accueillir cette infrastructure pénitentiaire. Selon le membre du gouvernement, cette descente sur le terrain fait suite aux instructions du chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema. Le projet ambitionne de répondre aux difficultés rencontrées par les établissements pénitentiaires actuels, notamment la surpopulation carcérale. Selon les autorités, la future prison sera conçue conformément aux standards internationaux.
Le Groupe Swiss Invest propose d’assurer le financement du projet, avec un mécanisme de remboursement à court, moyen et long terme par l’État gabonais. Milos Kobza, architecte chez Karlinblok et partenaire de Swiss Invest, a évoqué les caractéristiques du site et les conditions d’accès. Il a relevé l’importance des travaux à réaliser, tout en se disant confiant quant à leur bonne exécution grâce à l’expertise des équipes mobilisées.
Le Gabon pourrait ainsi se doter d’une infrastructure pénitentiaire présentée comme inédite à l’échelle de l’Afrique centrale. Parallèlement à ce projet, le ministère de la Justice entend poursuivre les initiatives visant à désengorger les prisons, notamment par la mise en œuvre de mesures alternatives à l’incarcération, telles que les travaux d’intérêt général et le bracelet électronique.



