Après avoir contesté l’information selon laquelle l’ancien président Ali Bongo détient un passeport diplomatique, l’opposant Ali Akbar n’a pas manqué de s’interroger sur l’absence de communication officielle des autorités, ni des institutions gabonaises.
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S’exprimant de « source directe», comme il l’a indiquée à travers un post sur X mardi 28 avril, l’opposant Ali Akbar qui annonce être aux côtés de l’ancien président Ali Bongo en France a fermement contesté, l’information selon laquelle Ali Bongo Ondimba aurait reçu un passeport diplomatique en tant qu’ancien chef d’État. Dans sa publication, l’ancien ministre sous Ali Bongo assure que ce dernier, n’a reçu aucun document de ce type, contredisant ainsi des publications massivement diffusées sur les réseaux sociaux et reprises par certains médias proches du pouvoir.
Pour lui, il s’agit d’une polémique qui selon lui est amplifiée par l’absence de réaction officielle. Car, jusqu’à ce jour, aucune communication officielle n’a encore été faite par les autorités de Libreville. « Ni le gouvernement ni les institutions compétentes. Notamment la Direction générale de la documentation et de l’immigration (DGDI), n’ont confirmé ou infirmé l’authenticité du document en circulation», Fait-il savoir.
En ajoutant que ce silence « contraste avec la viralité de l’information, d’autant que plusieurs plateformes réputées proches du palais présidentiel ont contribué à sa diffusion, renforçant sa crédibilité auprès de l’opinion publique». Pour Ali Akbar Onanga Y’Obegue, cette absence de réaction pose question : « elle pourrait relever soit d’une stratégie de communication indirecte, soit d’un défaut d’intervention face à une désinformation qu’il qualifie de «manifeste» «faux document» et des accusations de violations juridiques».
Il poursuit en évoquant la possibilité d’un «faux grossier», dénonçant la diffusion non autorisée de données personnelles de l’ancien président. Il estime que cette situation pourrait constituer plusieurs infractions, notamment au regard des textes gabonais sur la protection des données et la régulation des contenus numériques. Il s’interroge en particulier sur l’inaction des autorités de régulation et de la justice, alors même que les dispositifs légaux récents prévoient des mécanismes de retrait rapide des contenus jugés illicites.
Pour finir, Ali Akbar Onanga Y’Obegue a remis en cause le traitement global réservé à Ali Bongo Ondimba depuis son départ du pouvoir en août 2023. Il affirme que l’ancien président aurait quitté le Gabon avec un simple passeport ordinaire, et non diplomatique, ce qu’il considère comme une entorse aux dispositions encadrant le statut des anciens chefs d’État. Selon lui, cette situation s’inscrit dans une série de mesures qu’il juge contraires aux droits attachés à cette fonction, évoquant notamment des restrictions administratives et financières.



