L’organisation non gouvernementale SOS Prisonniers associée à l’Union européenne et à la direction générale des Droits de l’Homme (ministère de la Justice) à lancee une caravane de sensibilisation sur les risques de violences dans plusieurs établissements de la capitale gabonaise.
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La campagne intitulée « Droits humains et violences en milieu scolaire »va également couvrir la commune d’Akanda pour ne pas se limiter aux seuls centres urbains. Elle repose sur des séances d’échange direct avec les élèves. Pour SOS Prisonniers, cette caravane n’est qu’une première étape. Apprend-on sur le site de l’Union. L’organisation entend, à terme, pérenniser ce type d’intervention dans le calendrier scolaire national, afin que la prévention des violences et l’éducation aux droits humains ne soient plus des événements exceptionnels, mais une composante à part entière de la formation des jeunes Gabonais.
Au cours de la première journée de lancement de cette campagne, les premières interactions se sont révélées riches d’enseignements. Loin d’être indifférents, les jeunes se sont montrés ouverts, voire soulagés de pouvoir enfin s’exprimer librement sur leurs peurs et leurs frustrations. En effet, au Gabon, la responsabilité pénale débute à l’âge de 13 ans. Un mineur impliqué dans une bagarre grave peut faire l’objet de poursuites judiciaires, se voir infliger une amende, purger une peine d’emprisonnement et se retrouver avec un casier judiciaire qui hypothéquera ses chances d’insertion professionnelle pour de longues années.
Le but de l’organisation est de pérenniser ce type d’intervention dans le calendrier scolaire national, afin que la prévention des violences et l’éducation aux droits humains ne soient plus des événements exceptionnels, mais une composante à part entière de la formation des jeunes Gabonais. Notons que la campagne va se dérouler jusqu’au 22 mai 2026.



