Le ministère de la Santé a annoncé officiellement samedi dernier, qu’aucun cas suspect d’Hantavirus n’a été détecté sur l’ensemble du territoire national. Mais va lancer des campagnes de sensibilisation contre cette maladie.
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Pour mettre la barrière contre l’hantavirus, le gouvernement a ordonné le renforcement immédiat de la surveillance épidémiologique dans les aéroports internationaux du pays. Des campagnes de sensibilisation ciblées vont être déployées à l’attention des voyageurs et des personnels de santé. Par ailleurs, il est fortement recommandé aux populations de procéder à un lavage fréquent des mains, d’assainir les habitations et de lutter contre la prolifération des rongeurs.
En effet, l’Hantavirus désigne une famille de virus principalement hébergés par des rongeurs sauvages (souris, rats, mulots). Contrairement à d’autres virus tropicaux, il ne se transmet qu’exceptionnellement d’homme à homme, à l’exception notable de la souche « Andes » mentionnée dans l’alerte. Il se manifeste par deux syndromes graves : la fièvre hémorragique avec syndrome rénal (FHSR) ou le syndrome cardio-pulmonaire à Hantavirus (SCPH), une forme pulmonaire aiguë dont le taux de létalité reste élevé.
Les symptômes initiaux s’apparentent à un état grippal banal, mais peuvent rapidement évoluer vers une détresse respiratoire sévère. À ce jour, il n’existe pas de traitement antiviral spécifique, la prise en charge reposant essentiellement sur le soutien des fonctions vitales en milieu hospitalier.



