Economie




Bien mal acquis : la famille Bongo visée en France

Le Parquet national financier (PNF) a requis, lundi, le renvoi devant le tribunal correctionnel de Paris de la banque BNP…

Le Parquet national financier (PNF) a requis, lundi, le renvoi devant le tribunal correctionnel de Paris de la banque BNP Paribas, de plusieurs enfants de l’ancien président gabonais Omar Bongo, ainsi que de 20 autres personnes physiques et morales, dans le cadre de l’enquête sur les « biens mal acquis » gabonais en France.

 

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Dans le cadre d’une enquête sur des biens gabonais acquis de façon frauduleuse en France, le parquet national financier a demandé le renvoi devant le tribunal correctionnel de Paris de la banque BNP Paribas, ainsi que d’enfants d’Omar Bongo, le défunt président du Gabon, selon l’AFP.

Au total, le PNF demande le renvoi de 23 personnes physiques ou morales : cinq sociétés BNP Paribas et quatre sociétés immobilières et 18 individus, parmi lesquels des enfants d’Omar Bongo, mais aussi l’épouse de l’actuel président du Congo, Antoinette Sassou Nguesso, selon la même source.

Dans ce dossier, 52 biens immobiliers frauduleusement acquis ont été saisis, d’après la source judiciaire. Une information judiciaire est ouverte depuis fin 2010, à la suite d’une plainte de Transparency International.

Les biens immobiliers auraient été obtenus grâce à l’argent de « la Françafrique », un puissant système de corruption, de cooptation politique et de chasses gardées commerciales entre Paris et ses anciennes colonies du continent africain. Ce système a donné lieu à l’« affaire Elf », avec au cœur des commissions occultes versées par la compagnie pétrolière française absorbée depuis par TotalEnergies au profit d’Omar Bongo, mort en 2009, et de son clan.

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