Alain-Georges Moukoko est nommé procureur général près la Cour d’appel judiciaire de Libreville, il prend ainsi la direction du parquet général précédemment conduit par Eddy Minang radié.
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Né le 5 août 1974 à Libreville, Alain-Georges Moukoko, dirige depuis 2024, la Cour d’appel judiciaire de Mouila en qualité de Premier président, après y avoir notamment exercé comme président de chambre. il est doté d’une expérience significative du ministère public. Diplômé de l’École nationale de la magistrature en 2007 selon l’Université de Californie à Davis, il a suivi des formations en droit humanitaire, leadership, lutte contre la corruption et criminalité transnationale. Il a également été Humphrey Fellow en 2019-2020. Peut-on lire à travers sa biographie publiée par l’Université de Californie à Davis dans le cadre du programme Hubert H. Humphrey.
Alain-Georges Moukoko a exercé pendant une dizaine d’années comme procureur entre 2007 et 2016. En novembre 2016, il avait notamment été installé comme substitut général près la Cour d’appel judiciaire de Franceville après avoir exercé comme procureur de la République près le Tribunal de première instance de Makokou. Il poursuivra ensuite sa carrière au siège, particulièrement à Mouila. Plusieurs années avant d’en devenir Premier président, il y exerçait déjà comme président de chambre. Son parcours comprend également une dimension internationale : diplômé de l’École nationale de la magistrature en 2007 selon l’Université de Californie à Davis, il a suivi des formations en droit humanitaire, leadership, lutte contre la corruption et criminalité transnationale. Il a également été Humphrey Fellow en 2019-2020.
Alain-Georges Moukoko s’est aussi distingué dans le domaine de la justice environnementale. Il est notamment le président fondateur de l’Association des magistrats verts du Gabon. Son profil présenté dans le cadre du programme Humphrey fait état de son implication dans des dossiers relatifs à l’exploitation forestière illégale, au braconnage, à la pêche illégale ainsi qu’au trafic d’espèces sauvages et d’ivoire. Cette spécialisation lui a donné une visibilité au-delà des juridictions gabonaises. En 2015, il avait notamment reçu le prix Iqbal Masih pour son engagement dans la lutte contre la traite des enfants, selon sa biographie institutionnelle. Celle-ci fait état d’affaires ayant concerné plusieurs pays de la sous-région et permis la prise en charge de nombreuses victimes.
Désormais procureur à Libreville, il faut noter que cette nomination intervient dans le cadre d’une réunion du Conseil supérieur de la magistrature (CSM), le 16 septembre à Port-Gentil sous la présidence du chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, avec une vaste série de promotions, d’affectations et de mutations dans les ordres judiciaire, administratif et financier.



