Prévue pour le 14 septembre 2026 la rentrée universitaire 2026-2027 peine à prendre son envol. Dans plusieurs établissements, cette date officielle marque davantage le début des préparatifs que la reprise effective des cours.
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Entre formalités administratives, arrivées tardives des étudiants et chantiers d’infrastructures, les campus cherchent encore leur rythme. Le calendrier est fixé, mais la rentrée s’installe progressivement. À l’Université Omar Bongo (UOB), la journée du 14 septembre n’a pas connu l’affluence des grands jours. Les étudiants étaient encore pris par les réinscriptions et autres démarches administratives, tandis que l’administration finalisait le calcul des résultats, l’élaboration des emplois du temps et la répartition des cours. Le Pr Steeve Renombo, Secrétaire Général de l’UOB, reconnaît ce décalage : « La rentrée est bien là mais elle n’a pas connu l’engouement habituel ».
Même constat à l’Université des Sciences et Techniques de Masuku (USTM) de Franceville. Si les activités administratives ont démarré, les salles de cours restent clairsemées. Pour le Pr Benjamin Moussavou Moussavou, Vice-recteur administratif, les difficultés de transport expliquent en partie cette absence : places rares dans les trains et billets d’avion hors de portée pour de nombreux étudiants.
Cette rentrée s’inscrit aussi dans un contexte de grands travaux pour améliorer les capacités d’accueil. À l’USTM, la salle polyvalente est en réhabilitation et un amphithéâtre de 500 places est en construction. Des investissements qui s’inscrivent dans une enveloppe annoncée de 9 milliards de FCFA pour les universités. Reste à savoir à quelle échéance ces moyens permettront de passer d’une rentrée administrative à une rentrée pleinement effective.



