En tournée sur les chantiers de Libreville récemment le président Brice Clotaire Oligui Nguéma a haussé le ton, face aux représentants d’Airtel et de Canal+. Le chef de l’État a exigé le lancement immédiat de la construction de leurs sièges sociaux.
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» Fini les maquettes et les promesses de réunions » a martelé le président Brice Clotaire Oligui Nguéma lors de sa visite sur les chantiers. Le message est sans équivoque des preuves tangibles, et vite. À défaut de résultats concrets, les terrains concédés par l’État pourraient être retirés. Le président a même évoqué ouvertement la possibilité d’un départ pur et simple des deux groupes du territoire gabonais.
Airtel est particulièrement visé. Installé au Gabon depuis 26 ans, l’opérateur ne dispose toujours pas de siège social. Alors qu’il réalise d’importants bénéfices sur le marché local, l’absence d’investissements structurants durables lui vaut aujourd’hui de vives critiques de la part des autorités.
Canal+ n’échappe pas aux reproches présidentiels. Pour illustrer sa fermeté, le chef de l’État a cité l’exemple de la fermeture temporaire de Canal+ au Burkina Faso, intervenue dans le cadre d’une révision des engagements. Un avertissement clair, se conformer ou subir des sanctions.
La balle est désormais dans le camp des deux opérateurs. La nature exacte des sanctions et le sort des terrains concédés n’ont pas encore été rendus publics. Mais les prochaines semaines s’annoncent décisives. L’État attend des actes, pas des discours.



