Le projet a été évoqué au cours de l’audience tenue le 23 mars entre le président Oligui Nguema et le collectif des acteurs du Mvet venu lui remettre le certificat d’inscription de cet art ancestral au patrimoine immatériel de l’UNESCO.
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Au cours des échanges, plusieurs projets ont été évoqués à savoir : la création d’un festival international du Mvet, appelé à devenir une plateforme d’expression culturelle et scientifique, réunissant artistes, chercheurs et passionnés de la sous-région et d’ailleurs. Les acteurs ont également plaidé pour l’organisation régulière de rencontres scientifiques afin de mieux documenter et transmettre les savoirs liés au Mvet, en renforçant notamment sa place dans les sphères académiques.
Comme autre projet structurant, on note la construction d’un musée du Mvet dans la zone stratégique dite des trois frontières, à la jonction du Gabon, du Cameroun et de la Guinée équatoriale. Une implantation hautement symbolique, qui traduit le caractère transfrontalier de cet héritage partagé par plusieurs peuples d’Afrique centrale. Le chef de l’État a, à cette occasion, réaffirmé son engagement en faveur de la préservation et de la transmission du Mvet aux jeunes générations, le présentant comme un levier d’éducation culturelle et un pilier de l’identité nationale.
Notons que le Mvett est un instrument à cordes accompagné de récits épiques, le Mvet incarne à la fois mémoire collective, philosophie et transmission orale. Sa reconnaissance internationale marque une étape décisive dans sa sauvegarde et son rayonnement, alors que les États de la sous-région entendent désormais en faire un vecteur d’intégration culturelle et de diplomatie patrimoniale.



