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CPI : libération du chef de la police islamique de Tombouctou

Condamné en 2016 à neuf ans de prison pour avoir détruit des mausolées à Tombouctou, Ahmad al Faqi al Mahdi a recouvré la liberté.Ahmad al Faqi al Mahdi est libre depuis le 18 septembre 2022. L’ancien chef de la « Hisba » (police islamique) de Tombouctou, dans le nord du Mali, sous le règne des jihadistes d’Ansar Dine, a purgé une peine de sept ans de prison.

La Cour d’appel de la Cour pénale internationale (CPI) a accordé une remise de peine au chef jihadiste en ramenant sa peine de 9 prononcée en première instance en septembre 2016 à 7 ans. Ahmad al Faqi al Mahdi était poursuivi pour crimes de guerre, destruction des neuf mausolées de Tombouctou et de la porte de la mosquée de Sidy Yahya.

L’ancien chef jihadiste a fait amende honorable en présentant ses excuses à la population de Tombouctou et au peuple malien. Cependant, il reste sous surveillance dans son pays d’accueil, l’Angleterre où il a été transféré depuis 2018 pour purger sa peine.

Né en 1975 dans un village périphérique de Tombouctou, Ahmad al Faqi Al Mahdi a été éduqué dans les préceptes du soufisme. Exilé en Libye entre 1996 et 2001, il est enrôlé dans l’armée libyenne où il affirme avoir exercé pendant 4 ans.

De retour au Mali en 2006, il s’installe à Tombouctou et commence à prêcher dans les mosquées. Il sera ensuite recruté comme directeur d’école en 2010.

En 2012, au moment où la ville de Tombouctou tombait aux mains des jihadistes d’Ansar Dine proche d’Al Qaida au Maghreb Islamique sous l’impulsion d’Iyad Ag Ghali, Ahmad al Faqi al Mahdi se trouvait en Algérie. Convaincu par la cause des jihadistes, il y adhère à son retour et devient le patron de la police, chargée de « promouvoir la vertu et prévenir le vice ».

Si Ahmad al Faqi al Mahdi a regretté le temps passé au sein d’Ansar Dine, ce n’est pas le cas de son ancien mentor, Iyad Ag Ghali qui a connu une ascension fulgurante au sein de la mouvance jihadiste sahélienne.

Depuis mars 2017, cette ancienne figure de la rébellion touareg dans le nord du Mali est désigné émir du Groupe de soutien à l’Islam et aux musulmans (GSIM), principale alliance des organisations affiliées à AQMI et acteur majeur de la dégradation de la situation sécuritaire au Sahel et récemment dans les pays du Golfe de Guinée.


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