L’organisation Reporters sans frontières (RSF) a rendu public son 25e Classement mondial de la liberté de la presse.
À la veille de la célébration de la Journée internationale de la liberté de la presse, a publié un classement mondial dans lequel le pays est classé 43e. Le Gabon perd ainsi deux points car étant classé l’année dernière a la 41e place. Bien que le pays reste parmi les États africains les mieux classés. En effet, l’édition de cette année dresse un constat globalement préoccupant notamment celle de la la situation du journalisme qui continue de se dégrader dans le monde, dans un contexte marqué par les pressions politiques, les dérives autoritaires et la fragilisation économique des médias.
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Selon le rapport de reporters sans frontières, « La culture d’une presse libre et indépendante peine à s’établir, y compris en ligne. Le secteur audiovisuel est dominé par les médias publics, très partisans. Les journalistes indépendants se voient écartés des manifestations officielles », explique l’organisation. « Les journalistes gabonais continuent de faire l’objet d’intimidations, notamment au travers de convocations par des services de sécurité », regrette le rapport qui reconnait tout de même quelques améliorations depuis le coup d’État du 31 août 2023.
Pour RSF, le rôle de la Haute Autorité de la communication (HAC) suscite également des inquiétudes. L’ONG dénonce des suspensions jugées arbitraires et un manque d’indépendance du régulateur, renforcé par la réforme de juillet 2023 ayant redonné au gouvernement la nomination de l’ensemble de ses membres, au détriment de la représentation des professionnels des médias. Sur le plan juridique, la liberté d’expression demeure garantie par la Constitution et la loi sur la communication de 2016 a supprimé les peines d’emprisonnement pour les délits de presse.
L’ong note révèle également que, depuis les événements politiques de 2023, certaines améliorations ont été observées, notamment le retour de journalistes exilés et une diminution des arrestations arbitraires. Un signal encourageant, mais insuffisant pour inverser une tendance mondiale où la liberté d’informer reste plus que jamais sous pression. Peut-on lire.



