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Ben Moubamba appelle les gabonais à se révolter : « La révolution sinon rien ! »

Le président du parti de l’opposition de l’Alliance pour le changement et le renouveau à publier hier une lettre à l’attention du peuple gabonais. Il y fait son décryptage de la scène politique actuelle ainsi qu’un appel à la révolution.

L’ex vice-premier ministre gabonais qui a longtemps soutenu le président Ali Bongo, a présenter en trois grands points la gestion du pays par le régime en place. Ainsi selon lui, tout laisse à croire que Nourredine Bongo a été désigné pour prendre la succession du pouvoir au Gabon. C’est sans compter sur l’actuel dirigeant qui aurait « vendu le pays à certains pays émergents ».

Le pays est donc pour Ben Moubamba, emprisonné dans le système actuel et fermé à tous les autres candidats à la gouvernance comme il l’explique : « Dès à présent « les anciens » savent que toutes les fenêtres politiques sont fermées à leur génération ». C’est fort de tous ces éléments qu’il présente que Ben Moubamba demande au peuple de se révolter : « Si les Gabonais veulent mettre fin à l’ordre établi, ils doivent arrêter de danser et se soulever pacifiquement par des manifestations quotidiennes pendant une semaine à dix jours pour réclamer comme les algériens la fin du Système Bongo. Tout le reste n’est qu’une pure « comédie politique » et une vente soldée de l’Etat gabonais. » conclu t-il.

Texte intégral de Ben Moubamba

Gabon : la révolution sinon rien, zéro, nada !

Si vous ignorez vraiment ce que tous les acteurs politiques de premier plan ne veulent pas vous dire, moi, je vais vous le dire maintenant car Brice Fargeon a déjà pris les contacts dans l’opposition et parmi mes proches pour mon élimination physique.

  1. La reine Sylvia veut mettre son fils Nourredine au pouvoir et s’est positionnée en « régente de la république » contre la Présidente de la Cour Constitutionnelle et la Présidente du Sénat sans oublier l’ex Première Dame Joséphine Bongo tout en maîtrisant Pascaline Bongo. Et chacun sait ce qu’est une « bagarre entre femmes ».
    Ali Bongo n’existe plus !
    Les ambitions d’Omar Denis le fils de l’ex Première Dame Edith Bongo, fille du Président Congolais Sassou Ngouesso sont une préoccupation majeure pour Sylvia.
    La présence régulière d’Omar Denis Bongo Sassou dans le Haut Ogooué ne laisse pas d’inquiéter et d’aucun soupçonne Pascaline Bongo d’être tombée sous l’influence de Brice Fargeon.
    Ali Bongo ayant vendu le Gabon à certains pays émergents, que va t-il se passer s’il n’est plus aux commandes ? Voilà la vraie préoccupation de ces gens !
  2. Une chose est certaine : de gros nuages lourds sont en train de s’accumuler sur nos têtes. Il n’y aura pas de réconciliation pour laisser passer le Prince Nouredine Bongo ou le Prince Omar Denis.
    Dès à présent « les anciens » savent que toutes les fenêtres politiques sont fermées à leur génération sinon le « grand Jean PING » ne se serait pas abaissé à s’adresser au « pape » des jeunes voleurs et barbares de l’AJEV : Brice Fargeon.
    Mais enfin, Brice Fargeon c’est qui pour que Jean PING lui donne de la valeur ? La chose est simple, Jean PING a compris tardivement que le pseudo Lacruche Alihanga travaille pour la régente pour imposer Nourredine qui n’est pas prêt à diriger sauf forcing et c’est bien pour cela que les choses traînent. Le financier de l’AJEV a toujours été Nourredine quand il était numéro 2 d’OLAM GABON.
    Ils ont principalement comme allié : le Maroc et certains pays arabo-persiques. La France semble laisser faire en raison d’intérêts géo-stratégiques malgré le précédent fâcheux qui a vu (selon le témoignage de Robert BOURGI) l’adoubement à contre-cœur, en 2008/2009 d’Ali Bongo par Nicolas Sarkozy sur demande d’Omar Bongo et malgré son discours de décembre 2007 : « Dieu ne nous a pas donné le droit… ».

III. La Reine Sylvia est en train d’utiliser abondamment les réseaux du Père Valentin (qu’il repose en paix), l’ancien chef des services secrets de la Francafrique au Gabon. Ce sont ces réseaux qui donnent de la force à Brice Fargeon indépendamment de l’argent roi. Ce sont ces mêmes réseaux qui intimident la classe politique gabonaise sauf moi. Je les connais depuis toujours car j’ai eu affaire à eux de 2009 à 2016 et bien au-delà.
Si les Gabonais veulent mettre fin à l’ordre établi, ils doivent arrêter de danser et se soulever pacifiquement par des manifestations quotidiennes pendant une semaine à dix jours pour réclamer comme les algériens la fin du Système Bongo.
Tout le reste n’est qu’une pure « comédie politique » et une vente soldée de l’Etat gabonais.

Bruno Ben Moubamba




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