Gabon : un pasteur arrêté pour viol  sur mineures de moins de 18 ans

Le nommé jean Yves Boussougou. Pasteur d’une église de réveil situé à Alenakiri, a été arrêté pour agressions sexuelles sur mineurs de moins de 18 ans.

 

Selon le site Gabon Review, l’homme a été interpellé et gardé à vue lundi dernier à la Police d’investigation judiciaire. La quarantaine d’années révolue, ce berger serait plutôt un loup affriolé par des agneaux. Selon l’officier de police judiciaire (OPJ) s’exprimant sur les antennes de Radio Gabon, le 4 octobre 2023 l’état-major des polices d’investigation judiciaire était saisi de plusieurs cas d’abus sexuels sur mineurs à cette église dite de réveil. Une enquête était donc ouverte par le service des « Mœurs, protection des femmes et des mineurs » pour compétence contre le pasteur «pour les faits de viols sur mineurs de moins de 18 ans et agressions sexuelles commis au préjudice de plusieurs demoiselles».

«Nous l’avons bel et bien interrogé sur les faits de viol sur mineurs de moins de 18 ans et agressions sexuelles. Le mis en cause reconnaît partiellement les faits. Il déclare avoir bel et bien entretenu des rapports sexuels avec des victimes», a confié l’OPJ. L’affaire avait éclaté dans le pays après la publication sur la toile, par l’aînée de deux des victimes, par ailleurs, brebis de cette église. Cette dernière, qui appelait d’autres victimes à déposer des plaintes, assurait tout aussi que le pasteur aurait «avoué avoir violé des petits garçons». Marié et père de six enfants, il aurait été consacré pasteur en 2011 au sein de cette église crée en 2008 et s’adonnerait à ces pratiques immorales depuis 2015 voire plus.

Mutisme approbateur, complicité fâcheuse, abdication face à des actes immoraux ?

D’une beauté quelconque, le pasteur à «la libido enflammée» affirme que ses victimes étaient consentantes puisque tombées sous son charme. Selon l’aînée des deux victimes, plusieurs fidèles et pasteurs étaient informés des pratiques de Jean Yves Boussougou, mais ont toujours préféré garder le silence. Mutisme approbateur, complicité fâcheuse, abdication face à des actes immoraux ? Ces pasteurs plaideraient la cause de leur compère en demandant à certaines victimes de retirer leurs plaintes pour que sa peine soit réduite. «Il doit payer pour ce qu’il a fait. Nous avons pardonné son acte, mais nous voulons que justice soit faite», estime l’aînée des deux victimes selon qui Jean Yves Boussougou a tué la foi de ses fidèles.

«Aujourd’hui, il y a une petite fille qui dit qu’elle ne sait plus comment elle va se rapprocher de Dieu. Elle a peur de parler à des pasteurs. Elle a peur de rentrer dans une église», a-t-elle commenté s’interrogeant sur la nature de ses actes. Délire vicieux ou pratiques occultes ? Laborantin à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), le pasteur Jean Yves Boussougou pourrait se retrouver en prison après son passage devant le procureur ce 25 octobre. C’est du moins ce que souhaitent ses victimes à côté de ceux qui appellent à la fermeture de son église. Voilà qui pourrait relancer le débat des charlatans et autres faux pasteurs qui exploitent la foi de leurs fidèles. Quand bien même, d’autres pourraient y voir «une épreuve» que traverse «l’homme de Dieu».

Source: Gabon Review