Gabon : voici la liste des personnalités déjà aux arrêts

La situation commence à s’éclaircir au Gabon, où les militaires ont pris le pouvoir quelques instants après la publication des résultats de la présidentielle de samedi dernier.

Les putschistes ont annoncé que le président Ali Bongo est assigné en résidence. Son épouse Sylvia Bongo et son fils Nourredine Valentin Bongo et plusieurs hautes personnalités sont aux arrêts. Il s’agit entre autres de Faustin Boukoubi, le président de l’Assemblée nationale, d’Ian Ghislain Ngoulou, directeur de cabinet du fils Bongo, Mohamed Ali Saliou, directeur de cabinet adjoint du président Bongo lui-même et son frère Abdoul Océni.

Ces deux hommes sont en fait les fils d’Ismaël Oceni Ossa, le président du Conseil supérieur des affaires islamiques du Gabon. Dans la liste, il y a aussi Jessye Ella Ekogha, le porte-parole de la présidence, Steeve Nzegho Dieko, le Secrétaire général du Parti Démocratique Gabonais (PDG) le parti présidentiel, Cyriaque Mvouradjiami, directeur de cabinet politique d’Ali Bongo.

Gabon-Coup d’Etat : Brice Oligui Nguema désigné chef de la transition

Le général a été nommé « président de la transition » par les militaires putschistes dans un communiqué lu à l’antenne de la télévision Gabon 24.

 

Brice Oligui Nguema est le chef de la transition au Gabon. Le général a été désigné par les militaires à travers un communiqué de presse lu à l’antenne de la télévision Gabon 24.

« Le général Oligui Nguema Brice a été désigné à l’unanimité président du Comité pour la Transition et la Restauration des Institutions, président de la transition », a déclaré un officier en présence de dizaines d’officiers supérieurs et généraux, qui représentent tous les corps de l’armée gabonaise, selon le communiqué.

Notons que la durée de la transition des militaires au pouvoir n’a pas été précisée.
Autre annonce faite, c’est le couvre-feu qui reste maintenu jusqu’à nouvel ordre. « Dès demain (jeudi), les Gabonais pourront à nouveau librement vaquer à leurs occupations entre 06h00 et 18h00. La restriction de circulation reste en vigueur de 18h00 à 06h00 du matin ».

La CEMAC condamne la tentative de coup d’Etat au Gabon

Un communiqué de la CEMAC, publié le 30 août 2023, condamne une tentative de prise de pouvoir de force au Gabon par les militaires.

 

Les gabonais se sont réveillés dans la matinée du 30 août 2023 sous une odeur de coup d’Etat. Même si jusqu’ici certaines chancelleries et institutions internationales parlent encore de ‘’tentative’’. Toutefois, il faut noter que depuis plus de 24 heures d’horloge, c’est un  groupe de militaires réuni en un « Comité pour la transition et la restauration des institutions », qui a contrôle du pays. Ils ont pris les rênes du pays, quelques minutes après l’annonce de la réélection d’Ali Bongo, avec 64,27%, à la télévision nationale gabonaise.

La Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), ainsi que quelques chancelleries et institutions internationale dit suivre : « avec une profonde préoccupation les développements de la situation ». Le président en exercice de la CEMAC dans un communiqué : « condamne fermement la tentative de coup d’Etat en cours dans ce pays frère », et appelle instamment au : « retour à l’ordre constitutionnel, au respect de l’intégrité physique et à la libération immédiate et sans condition », du président déchu, Ali Bongo.

La CEMAC martèle que, tout changement anticonstitutionnel de gouvernement constitue une violation intolérable des principes fondateurs de la Communauté.

Les militaires qui ont pris le pouvoir ont dissous les institutions, annulé les élections de samedi dernier, placé en résidence surveillée Ali Bongo et arrêté plusieurs de ses proches.

Coup d’Etat au Gabon : réactions de quelques chancelleries

Quelques heures après la destitution d’Ali Bongo, et la prise de pouvoir par un groupe de militaires, quelques chancelleries réagissentvdiverssements.

 

Suite à la prise de pouvoir au Gabon par des hommes armés, les réactions et prises de positions des chancelleries varient en fonction de la proximité et des relations du Gabon avec chacun des pays et institutions qui se sont prononcés.

Où la France condamne un : « coup d’État militaire qui est en cours au Gabon», à travers le porte-parole du gouvernement, Olivier Veran. la Chine, premier partenaire économique du  appelle « les parties concernées » au Gabon à « garantir la sécurité » du président Ali Bongo Ondimba. Le pays de Xi Jinping, par la voix du porte-parole de la diplomatie chinoise, Wang Wenbin, a indiqué que son pays suit de près l’évolution de la situation. Il exhorte les : « les parties concernées à agir dans l’intérêt fondamental du peuple gabonais.»

La Russie actuellement considéré comme le gendarme du monde par certains observateurs prend plutôt se prononce également. « Nous surveillons de près ce qui s’y passe », a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

Le Commonwealth invite quant à lui, les différentes parties à respecter son engagement vis-à-vis de l’organisation. Dans un communiqué, le secrétaire générale, Patricia Scotland invite « les membres du Commonwealth, organisation composée surtout d’anciennes colonies britanniques que le pays d’Afrique centrale a rejoint l’année dernière, devaient respecter l’Etat de droit et les principes de démocratie. »

Il est à préciser que le président déchu, Ali Bongo est en résidence surveillée.

Coup d’Etat au Gabon : Ali Bongo appelle à « faire du bruit »

Le président gabonais Ali Bongo, actuellement assigné à résidence, appelle la population à « faire du bruit » après le putsch qui l’a renversé.

Les suites directes des événements de ce mercredi matin. Quelques heures après le coup d’État survenu après l’annonce des résultats du scrutin présidentiel au Gabon  et la réélection d’Ali Bongo, celui-ci a été placé en résidence surveillée, ont annoncé les militaires putschistes à la télévision d’État. En parallèle, ceux-ci ont également annoncé l’arrestation de l’un des fils du président pour « haute trahison. »

Dans un message vidéo en anglais, M. Bongo dit être « à la résidence », alors que son épouse et son fils se trouvent dans des lieux séparés. C’est sa première manifestation publique après le coup d’Etat. En effet, un putsch a eu lieu au Gabon dans la nuit de mardi à mercredi 30 août. Juste après l’annonce de la réélection du président Ali Bongo, des putschistes militaires ont annoncé l’annulation du scrutin et la dissolution des institutions.

Pour la première fois depuis le coup d’État, le président élu, Ali Bongo, a donc donné de ses nouvelles. Le président de 64 ans s’est exprimé depuis sa « résidence surveillée »: il a appelé « tous les amis » du « monde entier » à « faire du bruit, encore et encore ». Ali Bongo explique que les militaires l’ont arrêté ainsi que sa famille. « Mon fils est quelque part, ma femme est ailleurs et je suis à la résidence en ce moment. »

Gabon : Brice Oligui Nguema, le puissant qui va assurer la transition

Après la chute d’Ali Bongo, les militaires qui ont récupéré la transition ont désigné, le patron de la Garde républicaine, général Brice Oligui Nguema, pour conduire le pays.

 

C’est la première fois depuis près de 55 ans qu’une personne autre, que les ‘’Bongos’’, s’assied sur le fauteuil présidentiel. Même si c’est de façon provisoire ! « Les élections générales du 26 août 2023 ainsi que les résultats tronqués sont annulés. » un groupe de militaires.

Le  groupe réuni en un « Comité pour la transition et la restauration des institutions » (CTRI),  a pris le contrôle du pays dans la nuit du mardi 29 au mercredi 30 août 2023. Suite à la publication des résultats de la présidentielle du 26 août qui donne Ali Bongo, vainqueur.

Ladite équipe est pilotée par le patron de la garde républicaine,  général Brice Oligui Nguema. Un fils d’officier de l’armée qui a officié auprès de Bongo père et fils.

La décision des militaires de récupérer le pouvoir est motivé, disent-ils par : « une grave crise institutionnelle, politique, économique et sociale. » Ils admettent que, l’organisation des échéances électorales, dites élections générales du 26 août 2023, n’a pas rempli les conditions d’un scrutin transparent, crédible et inclusif tant espéré par les Gabonaises et les Gabonais. Ils l’ont fait juste après la proclamation des résultats de la présidentielle qui donne Ali Bongo vainqueur avec, 64,27%.

Brice Oligui Nguema, nouvel homme fort du Gabon et leader du Comité pour la transition et la restauration des institutions, est un officier supérieur formé à l’académie royale militaire de Meknès au Maroc. il a été copté pour faire partir des aides de camp  de l’ancien président Ali Bongo, jusqu’à sa disparition en juin 2009.

Dès la prise de pouvoir par Ali Bongo, ce puissant de l’armée camerounaise a été envoyé en diplomatie pendant une dizaine d’années. Ainsi, il est attaché militaire à l’ambassade du Gabon au Maroc puis au Sénégal, d’après des sources de Mondafrique.

« Un an après l’Accident Vasculaire Cérébral (AVC) d’Ali Bongo survenu à Ryad en Arabie Saoudite en octobre 2018, le colonel Brice Clothaire Oligui Nguema est rappelé au Gabon où il remplace un autre colonel – Frédéric Bongo – à la tête du service de renseignement de la Garde Républicaine : la Direction Générale des Services Spéciaux (DGSS). », reprend la même source.

Six mois après il est promu à la tête de la Garde Républicaine où il remplace le général Grégoire Kouna. À la tête de la « G.R. », il impulse des réformes dont la plus marquante est la Section des Interventions Spéciales (S.I.S – une unité spéciale placée sous l’autorité directe d’Ali Bongo, ndlr.) qu’il fait passer d’une trentaine à plus de 300 éléments (avec près de 100 tireurs de précision !).

Gabon : célébration de « l’opération dignité » dans les rues de Libreville

De nombreux gabonais sont descendus dans les rues de la capitale, Libreville, pour exprimer leur joie à la fin du régime en place.

 

Des acclamations, des cris de joie, des chants comme « le PDG est tombé », « Vive la liberation », se font entendre dans les rues de Libreville depuis ce mercredi matin. Le peuple gabonais exprime son soulagement à la prise du pouvoir par les militaires.

Le Comité pour la transition et la restauration des institutions a annoncé ce mercredi la « fin du régime d’Ali Bongo ». Plusieurs Gabonais saluent la fin d’une dynastie.

Notons que cette déclaration du Comité pour la transition et la restauration des institutions est intervenue quelques minutes après l’annonce des résultats de l’élection présidentielle de samedi 26 août dernier. Le Centre gabonais des élections avait déclaré le président sortant Ali Bongo Ondimba, au pouvoir depuis 14 ans, vainqueur de ces élections à un tour avec 64,27% des suffrages exprimés. Son principal rival Albert Ondo Ossa n’a recueilli que 30,77% des voix.

Gabon-présidentielle 2023 : internet partiellement restauré

Après l’annonce ce mercredi matin de la « fin du régime en place » par les militaires, internet commence à être restauré.

 

Les utilisateurs de l’opérateur de téléphonie mobile Gabon télécom ont constaté la restauration de leur réseau internet ce matin du mercredi 30 août 2023. Une restauration qui arrive quelques heures seulement après la sortie médiatique des militaires.

Des militaires ont annoncé mettre « fin au régime en place » au Gabon, alors que les résultats officiels de la présidentielle de samedi dernier venaient de consacrer la victoire au président Ali Bongo, au pouvoir depuis 14 ans, décrochant un troisième mandat avec 64,27% des suffrages.

Le gouvernement avait a annoncé la coupure d’Internet sur tout le territoire et l’instauration d’un couvre-feu au lendemain des élections générale du samedi 26 août 2023. Selon Libreville, la coupure d’internet avait pour objectif de mettre un terme aux fausses informations et aux appels à la haine.

La situation reste tendue au Gabon et les abonnés des autres opérateurs de téléphonie mobile attendent la restauration de leur réseau.

Gabon-présidentielle 2023 : Ali Bongo déclaré vainqueur, des militaires annoncent la fin du régime

Le mercredi 29 août, le Centre gabonais des élections a déclaré le président sortant Ali Bongo Ondimba vainqueur de l’élection présidentielle du samedi 26 août 2023.

 

Ce matin, un groupe de militaires annonce l’annulation des résultats et la dissolution des institutions. Coup d’Etat en cours au Gabon ! Voilà qui se lit et qui se raconte depuis les premières heures de cette matinée du 30 août 2023. Une dizaine de militaires a fait irruption très tôt à la télévision Gabon 24, logée au sein de la présidence de la République, avant de délivrer un message au peuple gabonais et à la communauté internationale.

Dans ce discours, les hommes en tenue annoncent l’annulation des résultats du scrutin du week-end dernier, donnant Ali Bongo Ondimba vainqueur avec 64,27% des suffrages valablement exprimés. Soit 293.919 voix, pour un taux de participation de 56,65%. Son suivant immédiat, Albert Ondo Ossa n’a obtenu que 30,77% des suffrages, selon les données publiées par le président du Centre gabonais des élections, Michel Stéphane Bonda.

Quelques heures après la publication de ces résultats, les militaires s’emparent du pouvoir en dissolvant l’ordre constitutionnel, non sans donner leurs motivations. Voici l’intégralité de la déclaration faite par l’un des militaires :

« Notre beau pays, le Gabon, a toujours été un havre de paix.

Aujourd’hui, ce pays traverse une grave crise institutionnelle, politique, économique et sociale.

Aussi, force est d’admettre que l’organisation des échéances électorales, dites élections générales du 26 août 2023, n’a pas rempli les conditions d’un scrutin transparent, crédible et inclusif tant espéré par les Gabonaises et les Gabonais.

A cela s’ajoute une gouvernance irresponsable, imprévisible, qui se traduit par une dégradation continue de la cohésion sociale, risquant de conduire le pays au chaos.

Ce jour, 30 août 2023, nous, forces de défense et de sécurité, réunies au sein du Comité pour la transition et la restauration des institutions (CTRI), au nom du peuple gabonais et garant de la protection des institutions, avons décidé de défendre la paix en mettant fin au régime en place.

A cet effet, les élections générales du 26 août 2023 ainsi que les résultats tronqués sont annulés.

Les frontières sont fermées jusqu’à nouvel ordre.

Toutes les institutions de la République sont dissoutes, notamment le gouvernement, le Sénat, l’Assemblée nationale, la Cour constitutionnelle, le Conseil économique, social et environnemental, le Centre gabonais des élections.

Nous appelons les populations, les communautés des pays frères installées au Gabon ainsi que les Gabonais de la diaspora au calme et à la sérénité.

Nous réaffirmons notre attachement au respect des engagements du Gabon vis-à-vis de la communauté nationale et internationale.

Peuple gabonais, c’est enfin notre essor vers la félicité.

Que dieu et les mânes de nos ancêtres bénissent le Gabon.

Honneur et fidélité à la patrie.

Je vous remercie. »

Gabon-élections 2023 : les résultats toujours attendus

Les gabonais sont toujours dans l’attente des résultats à plus de 48 heures après les élections présidentielle, législatives et locales de samedi 26 août dernier.

 

Les élections générales du samedi 26 août 2023 au Gabon, ont été marqué par de nombreux dysfonctionnement, notamment l’ouverture tardive de certains bureaux de vote. La pression est désormais forte sur le Centre gabonais des élections qui doit proclamer les résultats.

L’opposition, pour sa part, accuse clairement le pouvoir en place d’être en train de modifier les résultats. Elle appelle le président sortant, Ali Bongo Ondimba, à accepter le choix souverain du peuple après les élections du 26 août.

Le porte-parole du candidat Albert Ondo Ossa, Mike Jocktane, était face à la presse lundi après-midi. Selon dw.com, il a notamment mis en garde contre toute manipulation des chiffres en faveur du président sortant. Il a aussi parlé d’intimidations dans les bureaux de vote.

« Dans une forte majorité des bureaux de vote, affirme le porte-parole d’Albert Ondo Ossa, le candidat d’Alternance 2023 est arrivé en tête du scrutin avec des écarts considérables. Il nous revient que certains scrutateurs, notamment dans les provinces du Haut-Ogoué et du Moyen-Ogoué, font l’objet d’intimidations en vue de procéder à la modification des procès-verbaux en la défaveur de notre candidat, Albert Ondo Ossa. »

Notons que les élections se sont déroulées sans observateurs internationaux, africains comme européens, et aucun journaliste étranger n’a reçu les accréditations demandées pour la couverture médiatique des scrutins.