Côte d’Ivoire: contrôle citoyen de la société civile sur les projets du C2D

La Convention de la société civile ivoirienne (CSCI) estime que les projets du C2D (Contrat de désendettement et de développement) « avancent avec beaucoup de bonheur » mais connaissent quelques « lenteurs », a dit lundi son coordinateur national, Mahamadou Kouma, en marge d’un Forum de restitution nationale du suivi indépendant, un contrôle citoyen de l’organisation.« Nous estimons que les projets  (du C2D) avancent avec beaucoup de bonheur même si par endroits il y a quelques lenteurs », qui s’expliquent par des problèmes de coordination d’ordre administratif et institutionnel, a déclaré M. Mahamadou Kouma à la presse, en marge de ce forum à Abidjan.

Il s’est toutefois félicité de ce que les facteurs bloquants observés sont réglés par l’entremise du Secrétariat technique du C2D auprès de la Primature, le Cabinet du Premier ministre qui veille sur l’exécution des projets de coopération entre la France et l’Etat de Côte d’Ivoire.

M. Mahamadou Kouma a fait savoir qu’ il y a par exemple des problèmes qui sont à cheval entre deux ministères dont l’organisation de la société civile se fait l’écho. Et ce, « sans état d’âme » en vue d’une exécution efficiente des projets au profit des populations.

Notre rôle, dira-t-il, est de veiller sur les intérêts des populations. Ce forum de restitution est une étape d’évaluation des activités d’une année de suivi indépendant des projets du Contrat de désendettement et de développement.

M. Didier Kouakou, responsable du suivi évaluation au sein du secrétariat du C2D, représentant Mme Léa Djatti, coordonnateur et responsable du secrétariat technique du C2D, a assuré que les fonds délaissés à ce jour, estimés à 1 077 milliards Fcfa, ont été « correctement gérés ».

En outre, la réalisation des projets sur le terrain est le reflet des programmes de l’Etat de Côte d’Ivoire avec les ressources prévues, effectivement dépensées dans les objets auxquels ces fonds étaient destinés, a-t-il soutenu. 

La Convention de la société civile ivoirienne est engagée dans le process de suivi indépendant et participatif depuis 2017. C’était la première fois que la société civile en Côte d’Ivoire, à l’instar de celle du Cameroun initiant cette action. La CSCI est aujourd’hui à son troisième forum de restitution.

Après la fin des activités de l’an trois du projet, le forum de restitution national, a permis de présenter les résultats obtenus par la Convention de la société civile en Côte d’Ivoire à l’issue de la collecte des données sur les projets réalisés sur financement du C2D dans 2e régions du pays.

L’opposante Danièle Boni-Claverie se retire de l’élection présidentielle ivoirienne

La présidente de l’Union républicaine pour la démocratie (URD, opposition), Danièle Boni-Claverie, a annoncé lundi le retrait de sa candidature à l’élection présidentielle ivoirienne du 31 octobre 2020, lors d’une conférence de presse à Abidjan.« Je décide donc avec l’accord de mon parti de retirer ma candidature à l’élection présidentielle », a déclaré Mme Danièle Boni-Claverie,  soutenant que « l’URD a toujours affirmé sa volonté de participer aux élections mais pas à n’importe quelles conditions ».  

Elle dit savoir, déjà, que ses détracteurs vont, soit parler d’un non événement, soit mettre en avant pour son parti l’impossibilité de répondre aux exigences de la Commission électorale indépendante (CEI), assurant que l’URD a « su mobiliser le nombre de signatures exigées pour les 17 régions ». 

Le parrainage citoyen,  une condition d’éligibilité, fut « laborieux (à obtenir), je ne le cache pas,  et dispendieux », mais « nous ne sommes pas contre le principe du parrainage, au contraire le mode opératoire mis en place qui est trop complexe », a souligné Mme Boni-Claverie. 

« Nous ne voulons plus que des Ivoiriens meurent pour un scrutin », a ajouté la présidente de l’URD dont le parti « se refuse à envoyer nos compatriotes à l’abattoir sans une réconciliation effective qui implique la libération de tous les détenus d’opinion dont cinq députés ».    

Mme Boni-Claverie qui se dit opposée à un autre mandat de Alassane Ouattara, estimant que c’est anticonstitutionnel, soutient que sa formation politique « ne peut cautionner le braquage électoral que constitue le 3ème mandat du chef de l’Etat ». 

Son parti, ajoutera-t-elle, « rejette toute idée de laisser » la Commission électorale indépendante (CEI), une institution qui selon elle « n’a aucune légitimité » à leurs  yeux, pour contrôler le processus électoral en Côte d’Ivoire. 

« L’URD tient à marquer sa défiance à l’égard du Conseil Constitutionnel dominé par des proches de M. Alassane Ouattara, qui lui sont donc redevables », a-t-elle dit. Dans l’entendement du parti, il n’est pas concevable que le mandat du chef de l’Etat puisse s’étendre au-delà du 31 octobre 2020. 

« A partir de cette date, nous considérons que le chef de l’Etat n’a ni légitimité ni légalité et une transition concertée s’impose », a laissé entendre Mme Boni-Claverie, appelant le gouvernement à ouvrir le dialogue politique en vue d’une concertation nationale et une « transition ». 

Pour elle, « l’idée d’une transition fait son chemin malgré le refus dédaigneux et catégorique des autorités. Il est essentiel d’élaborer un nouveau contrat social qui permettra aux Ivoiriens de se retrouver, de tout mettre à plat et de se mettre d’accord sur l’essentiel ».  

« La transition concertée permettra la tenue d’un dialogue inclusif pour aboutir à l’instauration d’un régime démocratique sain et durable et d’un processus électoral qui in fine traduira véritablement le choix des électeurs », a-t-elle poursuivi. 

L’URD a tenu son Congrès le 1er août. Cette mobilisation à l’issue de laquelle sa candidature a été suscitée, a donné un nouvel élan au parti et tracé une nouvelle trajectoire dynamique qui pour elle « se traduira certainement par une plus forte implantation dans toutes les régions de Côte d’Ivoire ».

Plus de 1200 logements pour les agents de la pairie générale du Trésor ivoirien

Plus de 1200 logements seront construits par le Groupe Gandour construction et développement (GCD), une filiale du groupe Gandour, implanté en Côte d’Ivoire depuis 40 ans au profit des agents de la paierie générale du Trésor public ivoirien.La cérémonie officielle de lancement du programme de construction de ces logements a été organisée, samedi à Modeste, un site situé entre Abidjan et Bassam, par le promoteur, spécialisé dans la construction et la commercialisation de programmes immobiliers neufs, en présence des agents, membres de la Mutuelle des agents de la paierie générale du Trésor.

Il s’agit au total de 1 282 logements constitués des villas de 4, 5 ou 6 pièces ainsi que des appartements de haut standing, rapporte une note d’information transmise à APA, lundi.

Pour le directeur de cette société immobilière, Saïd Zahr, il ne s’agit pas d’un projet sur plan ou d’un simple terrain nu. Il s’agit d’un projet concret et en cours de réalisation.

«En plus de la viabilisation classique, il est prévu des bassins d’orage destinés à évacuer les eaux pluviales. Cela va permettre d’éviter toute inondation. Une école primaire de 24 classes, une salle de fête destinée aux résidents du projet, des espaces de jeux et des espaces verts sont également prévus», a-t-il expliqué.

De son côté, le chargé de la coordination du projet, N’Sah Koki, interface entre la banque partenaire au projet et les mutualistes a exprimé sa gratitude au promoteur. Pour lui, c’est le départ de la réalisation d’un rêve longtemps caressé par la mutuelle.

Une visite des villas témoins et des sites aménagés pour la construction des logements, a permis aux agents d’apprécier la qualité des travaux et des résidences qui seront mises à leur disposition. C’est tout heureux qu’ils ont exprimé leur reconnaissance aux responsables de la mutuelle d’avoir opéré le bon choix.

A Abidjan, les ménages consacrent en moyenne 30% de leur revenu au logement et plus de 75% d’entre eux sont locataires, selon un rapport de la Banque africaine de développement (BAD) publié le vendredi 14 février 2020.

Bien qu’il existe des programmes gouvernementaux de soutien au logement, le financement du logement même à prix modique, constitue un casse-tête pour les ménages, soulignait également ce rapport.

Selon le Affordable Housing Institute, le déficit de logement en Côte d’Ivoire est estimé à 600 000 unités avec un besoin annuel estimé à 50 000 unités. Les besoins de logement neufs sont plus prononcés dans les villes avec un besoin annuel de 200 000 unités pour la seule ville d’Abidjan.

Présidentielle 2020: la candidature de Ouattara «n’est pas nécessaire» (archevêque d’Abidjan)

La candidature de Alassane Ouattara à l’élection présidentielle ivoirienne du 31 octobre 2020 « n’est pas nécessaire », a déclaré lundi l’archevêque d’Abidjan, Jean Pierre Cardinal Kutwa, face à la presse.Face à la situation socio-politique du pays qui aborde « un virage dangereux (…). Je ne peux pas ne pas me tourner avec respect vers le président de la République, chef de l’Etat dont la candidature à ces prochaines élections, n’est pas nécessaire à mon humble avis », a dit l’archevêque d’Abidjan.

Selon lui, « son devoir régalien de garant de la Constitution et de l’unité nationale appelle son implication courageuse, en vue de ramener le calme dans le pays, de rassembler les Ivoiriens, de prendre le temps d’organiser les élections dans un environnement pacifié par la réconciliation ».

L’archevêque d’Abidjan, a dans sa déclaration intitulée « appel au respect du droit dans la concertation », invité instamment « tous les Ivoiriens à renouer avec le dialogue pour que la parole, respectueuse des différences, prenne le pas sur les velléités d’embraser le pays ».

« J’en appelle solennellement à la conscience individuelle et collective afin qu’ un terme soit mis à la violence et que place soit faite au dialogue », car « la Côte d’Ivoire, notre pays est un pays de dialogue par tradition », a-t-il lancé. 

Justifiant son propos, il a dit que sa responsabilité de pasteur se trouve engagée devant la nation, devant l’histoire et devant le monde entier. Il s’imposait alors à lui de donner « une parole de consolation qui en même temps invite à la non-violence et au dialogue ».

Suite aux heurts après l’annonce de la candidature de M. Ouattara, il a indiqué avoir gardé longtemps le silence dans le recueillement et la prière, se contenant dans l’espoir que la sagesse habite les uns et les autres. Mais, l’allure que prennent les événements l’a obligé à sortir de sa réserve. 

Depuis le 13 août 2020, certains citoyens ont pris les rues, à travers le pays, pour protester selon eux contre un troisième mandat de M. Ouattara, qui violerait la Constitution. Une situation qui a conduit à des violences, des morts d’hommes lors de manifestations et des dégâts matériels importants.

« Devant un tel spectacle désolant et déshonorant pour notre pays et pour l’Afrique, peut-on honnêtement rester inactif et passif, pour ne pas dire indifférent ? Peut-on garder le silence et laisser le présent et l’avenir de notre pays être dévoré par l’épée et le feu ? », s’est-il interrogé.

Il a par ailleurs fait observer que « l’un des moyens pour aller à la réconciliation est le respect des lois que l’on se donne bien plus que les élections (…) la loi est dure mais c’est la loi », tout en relevant que des explications des rédacteurs de la Constitution ont été suffisamment abondantes.

« A notre avis, il ne devrait pas avoir de lectures différentes, sources des affrontements actuels. Malheureusement, la loi fondamentale de notre pays semble nourrir les violences en ce que des écoles d’interprétations s’opposent », a -t-il ajouté. 

Il a appelé tous les Ivoiriens à emprunter les chemins scientifiques pour sortir de cette crise née de la compréhension de la loi, en allusion aux intellectuels et hommes capables d’indépendance pour que la lecture de la Constitution ne soit pas livrée à des courants politiques qui défendent leurs intérêts. 

« A quoi servirait une boussole qui indique un jour le Nord et un autre jour le Sud selon les lunettes que l’on porte ? La loi fondamentale qui peut être regardée comme une boussole, ne peut signifier à la fois une chose et son contraire », a-t-il martelé.  

Les Ivoiriens vont aux urnes le 31 octobre 2020 pour choisir leur futur président. M. Ouattara, chef d’Etat sortant a déposé le premier son dossier de candidature. Ce lundi, fin du dépôt de candidature,  les candidatures de Laurent Gbagbo et de Guillaume Soro ont été déposées par leurs partisans, quand Albert Toikeusse Mabri lui-même a déposé la sienne.  

Les candidatures de Gbagbo, Soro et Mabri déposées pour la présidentielle ivoirienne

Après Henri Konan Bédié, le président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire ( PDCI, opposition), les candidatures des principaux leaders de l’opposition ivoirienne dont Laurent Gbagbo ( en liberté conditionnelle en Belgique), Guillaume Soro ( exilé en Europe) et Albert Toikeusse Mabri, ont été déposées lundi au siège de la Commission électorale indépendante ( CEI) à Abidjan pour l’élection présidentielle d’octobre prochain, a constaté APA sur place. Successivement et accompagnés de leurs partisans en liesse, une délégation de la plateforme Ensemble pour la démocratie et la souveraineté ( EDS) a déposé la candidature de l’ancien président Laurent Gbagbo, un autre mouvement politique dénommé Générations et peuples solidaires ( GPS) a déposé celle de Guillaume Soro, l’ancien président du parlement ivoirien et le président du l’Union pour la démocratie et pour la paix ( UDPCI),  Albert Toikeusse Mabri a lui-même déposé son dossier de candidature à cette élection. 

« Au nom de la plateforme politique EDS,  nous venons de déposer le dossier de candidature de notre réfèrent politique, le président Laurent Gbagbo, le père de la démocratie que nous avons sollicité pour être notre candidat à la  présidentielle d’octobre 2020», a dit à la presse, Pr Georges Armand Ouégnin. 

Bien  que son nom ait été radié de la listes électorales (M. Gbagbo) par des manœuvres que nous jugeons juridico-politiciennes, a ajouté Pr Ouégnin, l’acte que nous avons posé ce jour traduit notre volonté de nous insurger avec force contre l’exclusion par peur de notre candidat des compétitions électorales à venir. 

« Le Conseil constitutionnel aura la lourde responsabilité devant le peuple ivoirien et devant l’histoire de se prononcer sur la validité de cette candidature», a-t-il poursuivi réitérant le vœu de son groupement politique de voir un organe électoral « consensuel » avec un « audit international» de la liste électorale de 2020. 

« Ces élections doivent se dérouler dans un environnement apaisé et nécessite la libération de tous les prisonniers politiques,  civils et militaires, le retour sur la terre de leurs ancêtres de tous les exilés avec à leur tête notre réfèrent politique Laurent Gbagbo», a également souhaité Pr Ouégnin révélant que M. Gbagbo a obtenu 74 000 parrains et a pu déposer un « dossier complet».  

De son côté, une délégation de GPS, un mouvement politique présidé par M. Soro et conduite à cette occasion par Mme Minata Koné épouse Zié a déposé le dossier de candidature de celui-ci.

 « Nous avons été honorés de déposer le dossier de candidature du président de GPS, l’ancien premier ministre, Guillaume Soro, ce jour à l’élection présidentielle du 31 octobre 2020. Par cet acte de bravoure, notre président nourrit fermement l’ambition d’accéder pacifiquement et par la vérité des urnes au pouvoir d’État », a affirmé Mme Zié après ce dépôt de candidature.

 « Nous espérons que le Conseil constitutionnel qui aura la lourde responsabilité ( de valider  ou non les candidatures) saura faire triompher la vérité du droit et éviter de faire le lit à l’arbitraire et le parjure », a souhaité Mme Zié qui est la coordonnatrice par intérim de la délégation GPS Côte d’Ivoire. 

Pour sa part, le président de l’UDPCI Albert Toikeusse Mabri a émis le vœu de ce que cette élection présidentielle ivoirienne se déroule dans la transparence. 

« Nous venons de faire acte de candidature pour la prochaine élection élection présidentielle… Nous prions Dieu pour que tous ceux qui sont les acteurs de l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire, en particulier,  agissent pour la transparence, agissent pour que nous nous reconnaissons dans les résultats qui sortiront des urnes», a indiqué à son tour, M. Mabri qui dit avoir obtenu au-delà du parrainage requis avec plus de 597 000 parrains dans l’ensemble du pays. La période de dépôt des candidature pour la présidentielle  ivoirienne du 31 octobre prochain s’achève ce lundi à minuit.

La candidature de Gbagbo déposée pour la présidentielle ivoirienne avec 74 000 parrains

Malgré son retrait de la liste électorale ivoirienne de 2020, le dossier de candidature pour la présidentielle du 31 octobre prochain de Laurent Gbagbo, l’ancien président ivoirien, a été déposée lundi au siège de la Commission électorale indépendante ( CEI, organe électoral) par la plateforme politique Ensemble pour la démocratie et la souveraineté ( EDS), un groupement de l’opposition ivoirienne.Cette candidature de M. Gbagbo a été parrainée par 74 000 électeurs ( contre environ 48.000 requis par la loi), a dit à la presse, Pr Georges Armand Ouégnin, le président de EDS après ce dépôt, laissant « la lourde responsabilité au Conseil constitutionnel de se prononcer sur sa validité ». 

« Au nom de la plateforme politique EDS,  nous venons de déposer le dossier de candidature de notre réfèrent politique, le président Laurent Gbagbo, le père de la démocratie que nous avons sollicité pour être notre candidat à la  présidentielle d’octobre 2020», a dit Pr Ouégnin qui était accompagné de plusieurs cadre du Front populaire ivoirien ( FPI, parti de Gbagbo) et de nombreux partisans de Gbagbo.  

« Bien que son nom ait été radié des listes électorales par des manœuvres que nous jugeons juridico-politiciennes, l’acte que nous avons posé ce jour traduit notre volonté de nous insurger avec force contre l’exclusion par peur de notre candidat des compétitions électorales à venir», a poursuivi M. Ouégnin soulignant que «le Conseil constitutionnel aura la lourde responsabilité devant le peuple ivoirien et devant l’histoire de se prononcer sur la validité de cette candidature». 

Dans la foulée, Pr Ouégnin a plaidé pour un organe électoral consensuel réclamant « un audit international» de la liste électorale de 2020. « Ces élections doivent se dérouler dans un environnement apaisé et nécessite la libération de tous les prisonniers politiques civils et militaires, le retour sur la terre de leurs ancêtres de tous les exilés avec à leur tête notre réfèrent politique Laurent Gbagbo », a-t-il ajouté. 

Pr Ouégnin a conclu  en lançant un appel au président ivoirien Alassane Ouattara pour un « dialogue franc, responsable et inclusif pour l’intérêt supérieur de la Côte d’Ivoire ».

 Ce dépôt de candidature de M. Gbagbo à la présidentielle d’octobre prochain, intervient après celui du président sortant Alassane Ouattara et de l’ex-président ivoirien,  Henri Konan Bédié. La période de dépôt des candidature pour la présidentielle du 31 octobre prochain s’achève ce lundi minuit.

Le journalisme citoyen et les fake news remettent en question la légitimité des journalistes (Dr Karim Wally)

Avec l’avènement des sites d’informations en ligne, l’émergence du journalisme citoyen et du phénomène des fake news remettent en question la légitimité historique des journalistes, selon Dr Karim Wally, journaliste et enseignant-chercheur à l’Université Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan.M. Karim Wally s’exprimait, dimanche, à l’occasion de la première session de « La Quinzaine du numérique » du Réseau des professionnels de la presse en ligne de Côte d’Ivoire (REPPRELCI), organisée par  la structure  via son Forum WhatsApp « Univers Numérique » avec la participation de 253 personnes.   

A l’ouverture de cette première session de la « La Quinzaine du Numérique », M. Lassina Sermé, président du Repprelci, a indiqué qu’il s’agit d’un rendez-vous de formation initié par le Réseau dans le cadre du renforcement des capacités des membres. Et ce, « tous les 15 jours ». 

Se prononçant sur le thème « Journalistes télé, radio et presse imprimée : comment adapter son profil à l’ère du numérique », Dr Karim Wally, a fait remarquer que « le journalisme mondial subit une profonde transformation essentiellement due à l’avènement de l’Internet et du numérique ».

« On assiste à la multiplication des sites d’informations en ligne, à l’émergence du journalisme citoyen et du phénomène des fake news qui remettent totalement en question la légitimité historique des journalistes », a souligné Dr Karim Wally.

Ces mutations, dira-t-il, ont entrainé un chamboulement dans l’univers médiatique, avec l’ère des journalistes polyvalents, où les frontières sont quelque peu pulvérisées au point que des journaux produisent en ligne du contenu sonore et visuel, chose impensable il y a quelques décennies. 

Aujourd’hui, des radios et télévisions réalisent également du contenu écrit sur leurs sites. Et de ce fait, la convergence bat son plein et les journalistes voient leurs tâches s’accroître et se complexifier dans l’exercice de leur métier. 

Répondre à la question du profil du journaliste à l’ère du numérique, il a déclaré que le journaliste,  aujourd’hui, doit « s’adapter, se former, s’auto-former et travailler en synergie avec d’autres collègues ou confrères » pour tirer son épingle du jeu.

Avec la multiplication d’informations en ligne, l’on assiste à une contribution des citoyens aux productions journalistiques. Ce que M. Karim Wally a nommé le journalisme citoyen, né dans les années 2000.

« Le journaliste citoyen, c’est lorsque l’homme de la rue se substitue aux journalistes et se lance dans la production d’informations avec l’arsenal du journaliste », a-t-il indiqué, tout en soutenant que le journaliste au sens juridique du terme, c’est celui qui fait de la production de contenus son métier.

Il y a des journalistes qui animent des blogs, par contre il y a des personnes qui tiennent des blogs et qui s’expriment sur divers sujets parfois pertinents, « attention », ceux-là ne sont pas journalistes, a-t-il poursuivi. 

En Côte d’Ivoire, l’on assiste à l’émergence de la presse en ligne qui n’existait pas il y a de cela une quinzaine d’années, ainsi qu’une panoplie d’initiative dans lesquelles on note une volonté d’informer. Selon Dr Wally, le constat est que le secteur des médias est en difficulté dans l’ensemble. 

La presse classique notamment « les médias imprimés souffrent davantage de l’ère du numérique, a-t-il fait remarquer, avant de noter que contrairement à la Côte d’Ivoire, les éditeurs de presse aux USA et en Europe ont très vite intégré Internet et la presse en ligne dans leur réforme éditoriale avec plus ou moins de succès.

Chaque éditeur essaye le modèle économique qui sied. Mais, « retenons que la rentabilité de la presse en ligne reste globalement critique en dehors de quelques ténors qui gagnent de l’argent, d’où le recours désormais aux GAFAM », a-t-il mentionné. 

La publicité, aujourd’hui, est à la base de la rentabilité de la presse de façon générale. Toutefois, l’on parle du modèle à deux versants ou du principe du double marché : vente au numéro et publicité. Mais, il y a de plus en plus de stratégies de contournement (ave le Crowfunding).

Évoquant les fake news (fausses nouvelles), il a dit que les faits aujourd’hui dans l’environnement médiatique montrent par moments des velléités en termes de détention d’informations de première main.

La seule différence est que ceux publiant des informations sur les réseaux sociaux ou Internet ne sont pas astreints par les contraintes des journalistes. Des raisons qui ont amené les journalistes à décider de reprendre la main avec le principe du Fact Checking notamment.

Par ailleurs, il a fait remarquer que seulement que dans l’univers de la gratuité, faire payer l’information est devenu un dilemme, prenant le cas de grands journaux américains comme le New York Times qui a fait machine arrière.

Cependant, « chacun d’entre nous doit affronter avec ses armes l’avènement du numérique selon ses compétences et ses ambitions », a-t-il soutenu, tout en insistant que le journaliste doit continuer de « s’adapter, se former pour être à la hauteur et parvenir à la polyvalence ». 

M. Sermé a annoncé pour le prochain rendez-vous, notamment le dimanche 13 septembre 2020, une autre session avec pour thème «Agence de presse et journal en ligne : différences et similitudes». L’animateur est Dr David Youant, un éminent journaliste ivoirien. 

La troisième session, elle, est prévue le dimanche 27 septembre 2020 pour un partage d’expériences autour du thème « Web entrepreneuriat : Les 5 signes d’un projet viable », avec comme animateur Barthélemy Kouamé, fondateur du Repprelci.

Riposte contre la covid-19 : des mini cubitainers d’eau distribués aux populations de Ndendé

Yves Fernand Manfoumbi, député national du département de la Dola, a  par le biais de sa suppléante, Dr Firmine Badjina distribué le weekend dernier, des  mini cubitainers d’eau, du savon, et des bavettes aux populations de Ndendé pour lutter contre la propagation du Coronavirus.

Bien que la cité de Ndendé soit encore épargnée par la pandémie du Coronavirus qui a déjà occasionné 8 505 cas positifs dont 7187 guérisons et 53 décès sur l’ensemble du territoire national, Badjina Moudouma prévient  les populations à travers des sensibilisations.

Chefs des quartiers et des villages du département  ont été sensibilisés sur le Covid-19 qu’il faut à tout prix éviter, indique-t-on, à travers les mesures barrières.

« Nous vous demandons d’éduquer les populations dans vos différents quartiers, afin qu’elles respectent les mesures barrières, qu’elles sortent toujours masquées, qu’elles se lavent régulièrement les mains avec du savon et qu’elles évitent de se regrouper. Surtout qu’elles respectent le couvre-feu imposé par le gouvernement. Toutes ces mesures visent à nous protéger tous de cette pandémie », a fait savoir Mme Badjina Moudouma avant de distribuer ces kits sanitaires

 

FEGAFOOT : Remy Ebanega dénonce le détournement de fonds destinés aux footballeurs par la FIFA

Le président de l’Association nationale des footballeurs professionnels du Gabon (ANFPG), Remy Ebanega a déclaré lundi lors d’une réunion d’informations avec ses membres qu’il manquerait une coquette somme de 27 millions de FCFA sur la somme que la Fédération gabonaise de football (FEGAFOOT) a décidé de mettre à la disposition des joueurs pour réduire leur lourde dette qui remonte à plusieurs saisons sportives.

« Quand on calcule au final, on réalise que la fédération a reversé 98 millions au lieu 125 millions de FCFA », a-t-il fait remarquer à ses membres.

La FEGAFOOT a récemment annoncé que sur l’enveloppe de 500 000 dollars (environ 275 millions de FCFA) reçue de la FIFA, elle avait décidé de consacrer 125 millions de FCFA pour le paiement d’une partie de la dette due aux footballeurs.

Malheureusement, l’ANFPG est surprise de constater qu’au lieu de la somme prévue, la FEGAFOOT n’a viré que 98 millions de FCFA dans les comptes des clubs.

Remy Ebanega monte également au créneau pour dénoncer la mauvaise répartition de cette manne. Selon lui, plusieurs clubs non concernés ont injustement été crédité alors que ceux qui méritent cet argent ont été pour certains volontairement oublié.

L’ANFPG exige que cette injustice soit corrigée. La dette concernée a été cumulé durant les saisons sportives 2016, 17 et 18.

Dans un communiqué, la FEGAFOOT convoque mercredi une réunion de clarification à son siège pour tenter de dissiper ces malentendus qui n’honorent pas le football gabonais. Le président de l’ANFPG a dit espéré qu’il sera le bienvenu lors de cette rencontre cruciale.

 

Russie : Vladimir Poutine envisage de fabriquer des médicaments anti-cancer

L’agence de l’énergie atomique russe Rosatom est passée à la réalisation pratique du projet de construction de l’usine de fabrication de médicaments radiopharmaceutiques anti-cancer.

Le groupe russe Rosatom envisage de lancer en Russie la fabrication de médicaments anti-cancer sur la base de plusieurs isotopes. Il s’agit d’une méthode de traitement prometteuse qui permettra de cibler avec précision des cellules cancéreuses tout en épargnant les saines. Ceux-ci devront être conformes aux bonnes pratiques de fabrication (BPF), indique un communiqué publié sur le site de l’agence.

«La future usine sera la première qui produira en Russie des médicaments radiopharmaceutiques mis au point à base d’isotopes prometteurs comme le Lutécium-177, l’Actinium-225 et le Radium-223. Ces médicaments seront principalement utilisés pour le traitement efficace ainsi que pour le diagnostic et la thérapie du cancer», a-t-il déclaré.

D’après lui, si utiliser des méthodes traditionnelles du traitement du cancer revient souvent à «envoyer une volée de plombs», ces nouveaux médicaments peuvent être comparés à «un tir de sniper» contre les cellules cancéreuses.

«Une molécule du médicament repère des marqueurs de la maladie et transporte une substance active vers des cellules touchées sans porter atteinte aux saines», a-t-il précisé.

À titre d’exemple, le communique évoque l’Actinium-225 qui, grâce à un mécanisme de désintégration spécial, permet de détruire effacement des cellules tumorales en affectant le moins possible les tissus sains environnants. Un autre isotope, le Radium-223 est largement utilisé pour le traitement des métastases osseuses car, de par ses propriétés chimiques, le radium agit comme le calcium, ce qui lui permet de s’accumuler dans les tissus osseux. Enfin, le Lutetium-177 est capable de viser les cellules cancéreuses de la prostate, y compris les métastases, ainsi que d’effectuer une radiothérapie ciblée.

Source : ambassade de Russie au Gabon