Gabon : Mitzic FC joue son avenir professionnel à Makokou

Du 4 au 11 septembre prochain, Makokou la capitale de l’Ogooué-Ivindo accueille le tournoi de montée vers la dernière division professionnelle de football au Gabon.

 

Neuf équipes sont en lice pour décrocher l’accession en D2. Parmi elles, une attire particulièrement les regards : Mitzic FC, champion du Woleu-Ntem.

Le verdict du tirage au sort est tombé lundi 31 août 2026 au siège de la Fegafoot à Owendo. Les Mitzicois évolueront dans la poule B aux côtés de l’Olympique du Littoral, vainqueur du championnat provincial D3 de l’Ogooué-Maritime, et du FC Schweitzer, sacré dans le Moyen-Ogooué. Un groupe relevé, mais pas insurmontable pour le club du département de l’Okano.

Porté par le meilleur buteur de la saison régulière, Mitzic FC aborde ce tournoi avec ambition et certitudes. Après son sacre provincial, le club ne vise qu’un seul objectif : décrocher une montée historique en deuxième division professionnelle. Il ne lui faudra que 180 minutes pour y parvenir : une victoire et un match nul suffiraient.

L’entrée en matière est fixée au dimanche 6 septembre face au FC Schweitzer de Lambaréné. Chaque point comptera dans cette poule où la moindre erreur peut coûter cher. Mais avec son effectif et son état d’esprit, Mitzic FC a les moyens de tirer son épingle du jeu.

Vingt ans après l’accession de l’AS Mitzic en première division, la ville pourrait revivre un moment historique. Si les Nordistes confirment à Makokou, ils offriront au Woleu-Ntem une nouvelle équipe dans la sphère professionnelle. L’enjeu dépasse le sport : c’est toute une région qui rêve de renouer avec l’élite.

Gabon : Un ancien agent de la garde républicaine inculpé pour vol aggravé

L’affaire a été jugée le 26 août 2026 au tribunal de première instance de Franceville. Rod Olendé, 35 ans, père de cinq enfants et ex-agent de la Garde républicaine, comparaissait pour vol aggravé.

 

Radié des effectifs de la Garde, il encourt cinq ans d’emprisonnement ferme en vertu des articles 292 et 296 du Code pénal.

Les faits remontent au 24 janvier 2026, vers 19h30, au quartier Djamiti dans le 2ᵉ arrondissement. La victime, Rachilda L. A., a déclaré avoir été abordée par un individu cagoulé armé d’un petit couteau. Selon son témoignage, elle a été contrainte de le suivre dans une zone herbeuse et non éclairée où elle aurait subi des violences, sous la menace d’une arme.

Après les faits, l’agresseur lui aurait exigé les codes de ses comptes Airtel Money et Moov Money avant de prendre la fuite avec son téléphone portable et 300 FCFA. Malgré l’obscurité, la victime a relevé des éléments permettant d’identifier son agresseur. Elle a porté plainte contre X au commissariat central de Franceville. Quelques jours plus tard, Rod Olendé a été interpellé.

À la barre, l’accusé a mis en avant son ancien statut de garde républicain, sans succès. Faute d’éléments suffisants pour retenir la qualification de viol, le ministère public a finalement poursuivi l’homme uniquement pour vol aggravé. Le tribunal a toutefois noté que d’autres dossiers similaires le concernant seraient en cours. La victime garde la possibilité de déposer une nouvelle plainte pour viol si elle apporte des preuves complémentaires.

L’inculpé risque cinq ans d’emprisonnement ferme, une amende de 200 000 FCFA et 2 000 000 FCFA de dommages et intérêts à verser à la victime. Le tribunal doit confirmer sa décision le 9 septembre prochain. Une affaire qui relance le débat sur les dérives et les sanctions encourues par les anciens porteurs d’uniforme.

Gabon : L’État passe à la vitesse supérieure pour débloquer les chantiers dans la Nyanga

Les responsables des entreprises titulaires de marchés publics dans la Nyanga sont convoqués d’urgence ce jeudi 3 septembre 2026 à 9h au cabinet du Vice-Président du Gouvernement.

La réunion porte sur la dotation spéciale allouée à la province et intervient à un moment où le suivi des chantiers devient stratégique pour le développement local.

L’objectif est clair .Il s’agit de faire le point sur l’état d’avancement des projets et lever les blocages opérationnels qui freinent leur exécution. La présence de tous les prestataires est strictement obligatoire. L’exécutif veut s’assurer du respect des engagements contractuels et accélérer la mise en œuvre sur le terrain.

Parmi les structures concernées figurent Speed Net, KM BTP, M&F / Afric Consult, Bakita et Frères, Direct Service, EGET, ESTTM & Company, Gounass Service, GABI Service, Gabon Consult, GBT Infrastructure, IMAR BTP, Medi Service Gabon, Mugobusti, SCK BTP, SDM, SMF, Société de Bâtiment et de Distribution SBD, SOCob et Al Jannah.

Pour le gouvernement, la transparence est non négociable. En cas de manquement, des sanctions pourraient impacter l’attribution des futurs marchés. Le succès de cette dotation spéciale repose désormais sur la réactivité et le professionnalisme de ces entreprises, appelées à intensifier leurs efforts pour livrer des résultats concrets aux populations de la Nyanga.

Gabon : Le pays compte 3,5 millions d’habitants dont 1,2 millions d’étrangers

La population gabonaise compte désormais 3 518 621 habitants. C’est ce qui ressort du recensement général de la population et des logements présenté par la ministre Louise Pierrette Mvomo le 1er septembre dernier.

 

Une opération d’envergure qui a mobilisé 5 005 agents répartis dans 3 322 secteurs de dénombrement à travers tout le pays. La collecte a permis de dénombrer 865 000 ménages, soit un taux de couverture de 97%. Une performance qualifiée d’exceptionnelle. La numérisation, la géolocalisation et le suivi en temps réel ont été déterminants pour atteindre ce résultat et sécuriser la fiabilité des données.

Sur ces 3,5 millions d’habitants, 2 318 365 résidents sont de nationalité gabonaise, soit 65,9% de la population totale. Les étrangers représentent 34,1%, soit environ un habitant sur trois. Le recensement a toutefois rencontré des difficultés, plusieurs étrangers ayant refusé de se faire recenser.

La répartition par sexe varie selon la nationalité. Au global, les hommes représentent 51,2% des résidents. Chez les Gabonais en revanche, ce sont les femmes qui sont majoritaires avec 52%. Une tendance déjà observée lors des précédents recensements. La population totale a par ailleurs progressé de 94% depuis 2013.

Sans surprise, la province de l’Estuaire concentre 60% de la population autour de Libreville. Viennent ensuite le Haut-Ogooué, l’Ogooué-Maritime et le Woleu-Ntem. Un changement notable : l’Ogooué-Ivindo dépasse désormais l’Ogooué-Lolo. Ces nouveaux chiffres serviront de base au Plan National de Croissance et de Développement 2026-2030.

Gabon : Washington pointe du doigt des angles morts des dettes des entreprises d’État gabonaises

Le Gabon ne dispose pas encore d’une photographie complète de l’endettement de son secteur public. Dans son évaluation de la transparence budgétaire, le Département d’État américain relève que seules des informations limitées sur les obligations liées à la dette sont accessibles au public.

 

Le plus grand manquement : la dette des entreprises publiques n’est pas intégrée. Cette lacune laisse dans l’ombre une part importante des engagements financiers de structures pourtant contrôlées par l’État. Une entreprise publique peut contracter des emprunts, accumuler des dettes fournisseurs ou bénéficier de garanties et de soutiens financiers. Ces obligations ne constituent pas une dette directe du Trésor, mais elles peuvent devenir un risque majeur si une société stratégique rencontre des difficultés et nécessite l’intervention de son actionnaire public.

C’est pourquoi Washington recommande au Gabon de publier les obligations de dette de ses principales entreprises publiques. Le rapport réclame aussi plus de détails sur les allocations budgétaires qui leur sont accordées et sur les recettes qu’elles reversent à l’État. L’enjeu est de connaître simultanément ce que ces entreprises doivent, ce qu’elles reçoivent du budget et ce qu’elles rapportent aux finances publiques.

Cette faiblesse est d’autant plus sensible que l’État reste présent dans plusieurs secteurs stratégiques. Elle complique la distinction entre la dette portée directement par l’administration centrale et les risques financiers susceptibles de remonter vers elle plus tard. Parler de « dette cachée » serait toutefois excessif : le rapport américain pointe une absence de publication suffisante, et non l’existence d’engagements dissimulés.

Au fond, l’enjeu est celui du périmètre. Plus les engagements des entreprises publiques sont documentés, plus investisseurs, créanciers et contribuables disposent d’une lecture claire du risque financier associé au secteur public dans son ensemble. Pour le Gabon, le rapport américain suggère que cette photographie s’arrête encore trop largement aux frontières de l’État central.

Gabon : Le pays entre dans la phase de vérité avant l’interdiction du poulet importé

Le compte à rebours est lancé à 4 mois de l’interdiction d’importer le poulet de chair prévue le 1er janvier 2027. le Gabon entre dans la dernière ligne droite avec L’INSTAT, via l’Enquête Statistique sur les Filières Agricoles et de l’Élevage – ESFAG et lance une nouvelle enquête pour dresser un état des lieux précis de la production avicole dans l’Estuaire.

L’objectif est de mesurer la vraie capacité avicole nationale. Une mission préparatoire a déjà sillonné Libreville, Ntoum, Kango et Cocobeach fin août. La collecte des données démarre dans quelques jours. Cette fois, l’INSTAT veut corriger les failles du premier recensement de novembre 2025 où 7% des informations manquaient. Les enquêteurs vont recontacter 2178 exploitations déjà visitées et cibler 140 producteurs spécialisés dans le poulet de chair local.

L’urgence se justifie par les chiffres. Entre 2020 et 2024, le Gabon consommait 55 000 tonnes de volaille par an. Mais la production locale plafonnait à seulement 4000 tonnes par an. Ainsi le marché national reste largement dépendant des importations. C’est ce gouffre que le gouvernement veut combler.
La décision a été actée dès mai 2025 en Conseil des ministres. Depuis, Libreville pose les bases de cette bascule stratégique. En mai dernier, 5 conventions d’investissement d’un montant de plus de 775 milliards FCFA ont été signées pour renforcer les infrastructures de la filière. Reste à vérifier si ces engagements se traduiront en poulets concrets sur le terrain.

Le défi des prochains mois est double. Le Gabon devra prouver qu’il peut sécuriser l’approvisionnement sans pénurie ni flambée des prix. Et surtout, que cette transition va générer des emplois durables et des revenus stables pour les acteurs de la filière. La réussite de « Gabon sans poulet importé » se jouera avant le 1er janvier 2027.

Gabon : 4e Gala des jeunes de Libreville, l’élégance à l’africaine électrice le Karé F

Le jeudi 27 août 2026, le Kare F à Glass s’est mis aux couleurs de la jeunesse. Pour sa 4e édition, le Gala des Jeunes du Collectif des Jeunes de Libreville a réuni public, invités et partenaires autour du thème « L’élégance à l’africaine ».

Une soirée 100% dédiée à la créativité et aux réalisations des jeunes. La soirée a démarré avec le mot d’ouverture du maître de cérémonie, suivi de l’allocution du président du collectif, Yann Ange ASSOUMOU OKOUÉ. Il a remercié les partenaires et le public, avant de rappeler les missions du collectif : « valoriser l’éducation, accompagner l’entrepreneuriat et porter les projets de la jeunesse »et encourager les jeunes à revenir à leurs repères et éviter les débordements sur la toile ». Il a aussi tracé les perspectives et les attentes pour les années à venir.

Le clou de la nuit : un défilé de mode où les jeunes ont mis en avant leur savoir-faire. Pagnes africains, bijoux, perles… tout y est passé pour célébrer l’identité culturelle. La scène s’est ensuite enflammée avec des prestations de chants et de danses qui ont tenu le public en haleine jusqu’au bout.

Entre créations vestimentaires et talents artistiques, les invités repartent avec des souvenirs plein la tête.  » C’était une soirée spéciale, nous les jeunes nous nous réjouissons de ce cadre où nous sommes mis en avant, nous pouvons ainsi montrer de quoi nous sommes capables de faire, notre talent et créativité », s’est réjoui Miss M Ambassadrice du gala. Le message est clair, la jeunesse de Libreville innove et ose. Rendez-vous est déjà pris pour l’année prochaine pour une nouvelle édition et hisser encore plus haut les talents d’ici.

Le Mouvement de Redressement National MORENA dénonce une libération inachevée et une dérive autoritaire par les autorités actuelles

À quelques jours de la célébration du 30 août 2026, le Mouvement de Redressement National du Gabon, MORENA, a fait entendre sa voix. Le mouvement a tenu une déclaration le jeudi 27 août 2026 à l’hôtel Ngonemono à Libreville, par la voix de son secrétaire de cabinet.

 

Trois ans après la chute d’Ali Bongo et l’arrivée du CTRI en 2023, MORENA dresse un bilan amer. Alors que les nouvelles autorités avaient promis la restauration des institutions, le changement et le rétablissement de la dignité des Gabonais, le mouvement estime que « rien ne va comme promis » dans les secteurs social, politique et autres.

Malgré quelques chantiers et infrastructures inaugurés, MORENA juge que le changement attendu n’est pas au rendez-vous.

Le mouvement va plus loin et dénonce une dérive : le pays semblerait s’enfoncer dans un régime de dictature. Pour lui, on ne peut parler de libération tant que le Gabon reste soumis aux mêmes accords avec la France, sans aucune remise à plat trois ans après.

Le mouvement fustige également son exclusion. MORENA regrette de n’avoir été associé à aucune des grandes étapes qui ont suivi le « coup de libération » : ni au dialogue national, ni aux assises, ni aux autres opérations majeures menées par les nouvelles autorités.

Symbole historique de la lutte pour le multipartisme au Gabon, MORENA interpelle le pouvoir à « revenir sur la bonne voie ». Il invite le gouvernement à l’écouter et à tenir compte de ses propositions, « avant qu’il ne soit trop tard ».

Gabon : le pays franchit la barre des 3,5 millions d’habitants

La Cour constitutionnelle a homologué le jeudi 27 août 2026 les résultats du Recensement Général de la Population et des Logements lancé en début d’année. Selon la haute juridiction, le Gabon compte désormais 3 518 621 habitants, contre 1 811 079 lors du dernier recensement de 2013.

 

En 13 ans, la population gabonaise a bondi de 1 707 542 personnes, soit une hausse de 94%. Une croissance qui rebat les cartes démographiques du pays et impose de nouveaux défis en matière d’infrastructures, de santé et d’éducation.

La cartographie révèle une forte concentration sur le littoral. Deux habitants sur trois vivent dans la seule province de l’Estuaire. Avec 2 184 908 habitants, soit 62% de la population nationale, l’Estuaire reste largement en tête. On y dénombre 1 125 301 hommes et 1 059 607 femmes, un écart de 65 694 personnes en faveur des hommes.

Derrière l’Estuaire, le Haut-Ogooué arrive en deuxième position avec 297 100 habitants, suivi de l’Ogooué-Maritime avec 292 652 habitants. Le Woleu-Ntem occupe la quatrième place avec 242 059 habitants, devant la Ngounié qui compte 159 404 habitants. La Nyanga ferme la marche avec 68 215 habitants.

Avant validation, les juges constitutionnels ont auditionné gouverneurs, préfets, sous-préfets, maires, conseils départementaux et responsables de communautés locales. Ils ont aussi intégré les constats, observations et suggestions du gouvernement formulés lundi 24 août dernier. Des résultats désormais officiels qui serviront de base aux politiques publiques des prochaines années.

Gabon : 3 ans d’emprisonnement ferme pour vol à l’arme blanche

Le Tribunal pour enfants de Port-Gentil a rendu son verdict le weekend écoulé. Junior R. a été condamné à trois ans d’emprisonnement ferme, dont un an avec sursis, pour association de malfaiteurs et vol avec usage d’une arme apparente.

 

Les faits remontent au 8 mai 2025, aux environs de minuit, dans le deuxième arrondissement de la capitale économique. Ce soir-là, Lyse Hirma Miloungou et Prisca Tomba Mombo regagnaient leur domicile lorsqu’elles ont été interceptées par Junior R., un jeune homme qu’elles connaissent dans le quartier Mini-Prix.

Selon les éléments du dossier, l’accusé aurait utilisé deux petits couteaux de cuisine pour menacer les deux femmes et les contraindre à lui remettre leurs effets. Un mode opératoire qui a permis aux enquêteurs de retenir la circonstance aggravante de l’usage d’une arme.

Le butin dérobé était conséquent : un sac à main, une chaînette, des « frangipanes » et une somme de 700 000 FCFA. Cet argent appartenait à Lyse Hirma Miloungou, l’une des victimes de cette agression nocturne.

Au-delà de la peine de prison, le tribunal a prononcé une mesure d’accompagnement social. Pendant un an, Junior R. devra être suivi par la Direction des Affaires Sociales de l’Ogooué-Maritime.

Cette structure aura pour mission de préparer la réinsertion du condamné. Elle devra transmettre tous les trois mois un rapport au président de la juridiction pour mineurs sur l’évolution et les conditions de réinsertion de Junior R.

Gabon : Le Gouverneur de l’Estuaire organise une consultation publique

Dans le cadre de l’aménagement de nouvelles voies de desserte, des travaux d’infrastructure routière vont démarrer dans la capitale, c’est dans ce contexte que le Gouverneur Marie Françoise Dikoumba rencontre ce lundi 24 août 2026 les futurs déguerpis à l’immeuble Arambo à Libreville.

 

L’objectif est de fluidifier la circulation et ouvrir des axes de délestage dans les zones les plus saturées. Les opérations de marquage sont déjà en cours. Ces marquages sont réalisés par les services compétents de l’Agence Nationale de l’Urbanisme, des Travaux Topographiques et du Cadastre. Ils visent à identifier toutes les constructions érigées sur un linéaire de 80 mètres de large à partir du mur externe de l’enceinte de la Cité de la Démocratie. Cette emprise correspond au TF 5997 dont la République Gabonaise est attributaire, parcelle 21 section VI, d’une superficie de 472 ha.

Un vaste programme de libération de ce linéaire va donc être lancé. Il implique le déguerpissement de toutes les constructions déjà érigées dans cette zone. Plusieurs quartiers seront impactés, notamment dans les 1er et 6e arrondissements de Libreville : Carrefour Nzeng-Ayong, Ondongo, Dida Dida, Charbonnages et Lac Bleu.

Conscientes des conséquences pour les populations, les autorités ouvrent le dialogue. Le Gouverneur de la province de l’Estuaire, Madame Marie Françoise Dikoumba, invite toutes les personnes impactées dont les bâtisses ont été préalablement marquées à participer à une consultation publique.

La rencontre de ce jour prévue à 14 heures à l’auditorium du Ministère des Eaux et Forêts sera l’occasion d’expliquer le projet, d’écouter les préoccupations et de définir les modalités d’accompagnement. Un rendez-vous crucial avant le démarrage effectif des travaux.

Gabon : le festival culturel Massanga 2026 célèbre la transmission et la fierté bantou

La cinquième édition du Festival Culturel Massanga s’est refermée le samedi 22 août 2026 à Tchibanga, chef-lieu de la province de la Nyanga. Placée sous le thème « Transmission, création, valorisation et sauvegarde du patrimoine culturel endogène » .

 

Cette édition a consacré trois jours de pratique intense après un mois de formation théorique. Le Sud-Ouest du Gabon a vibré au rythme des gestes ancestraux et des réflexions sur l’avenir de la culture.

L’ouverture, le jeudi 20 août, a donné le ton avec plusieurs ateliers et conférences. La cérémonie a été rehaussée par la présence du Directeur du festival, Dr Herman Junior Moussodou, et du Maire du 2e arrondissement représentant le Maire de Tchibanga, Pierre Boussougou, empêché. Devant un public venu nombreux, les autorités ont salué un festival qui fait de la culture un véritable miroir de cohésion sociale.

Le deuxième jour a été marqué par la restitution des ateliers de formation axés sur les métiers et arts patrimoniaux. Vannerie, sculpture et poterie étaient à l’honneur. Des mains expertes et des jeunes apprentis ont montré le savoir-faire transmis de génération en génération. En parallèle, des conférences-débats et des projections de films gabonais ont nourri les échanges et rappelé la force du cinéma comme outil de mémoire.

L’innovation de cette édition 2026 aura été la projection d’un film consacré au phénomène gémellaire dans l’ethnie Punu, un sujet rarement abordé sur grand écran. La réflexion s’est poursuivie avec une conférence du Dr Bissielou sur la question de la vérité et du mensonge dans le discours politique chez les Mériés. Des thèmes profonds, ancrés dans les traditions, pour comprendre le présent à la lumière du passé.

Un hommage émouvant a également été rendu au Professeur Moussirou Mouguiama, homme de sciences qui a œuvré pour la reconnaissance de la culture bantoue à l’international. Son parcours a été célébré comme un exemple de rigueur et d’engagement pour la valorisation du patrimoine africain. Le festival lui a dédié une place de choix, entre respect et gratitude.

C’est sur un magnifique spectacle, dans une communion totale avec le public, que s’est achevée cette 5e édition. Pendant trois jours, Tchibanga a prouvé la résilience d’un peuple prêt à défendre et à garder ce qui fait de lui ce qu’il est. Le Festival Massanga repart avec la promesse tenue : transmettre, créer et faire vivre la culture gabonaise, une fois de plus.

Gabon : 5e pays africains le plus touché par le chômage malgré une croissance de 2,5%

Le constat est brutal. Selon les dernières estimations de l’OIT et de la Banque Mondiale, le Gabon se classe 5e pays africain le plus touché par le chômage en 2025, avec un taux de 20,2%.

Il arrive derrière l’Eswatini, l’Afrique du Sud, Djibouti et le Botswana. Un rang qui place le pays parmi les économies où trouver un emploi relève encore du parcours du combattant.

Le drame se joue surtout chez les jeunes. D’après le dernier Rapport national sur le développement humain publié en 2026, le taux de chômage des 15-24 ans a atteint 36,3% en 2025. Concrètement, plus d’un jeune sur trois est sans emploi. Une génération qui entre sur le marché du travail avec l’espoir, mais qui se heurte à un mur.

Les chiffres du Programme National de Promotion de l’Emploi illustrent l’ampleur du déséquilibre. Chaque année, en moyenne 12 187 jeunes demandeurs se présentent pour seulement 1 532 postes disponibles. Soit un déficit structurel de plus de 10 000 opportunités annuelles. L’offre est largement dépassée par la demande, et l’écart ne cesse de se creuser.

Ce qui rend ces chiffres encore plus alarmants, c’est qu’ils coexistent avec une reprise économique réelle. Le PIB gabonais a progressé de 2,5% en 2025. Les autorités annoncent par ailleurs près de 22 000 emplois créés dans le secteur privé depuis 2023. La croissance est là, mais elle ne profite pas à tous.

Ces données ne sont pas contradictoires. Elles révèlent une structure économique qui génère de la valeur sans créer suffisamment d’emplois. L’économie gabonaise reste concentrée sur des secteurs extractifs comme le pétrole et les mines, peu intensifs en main d’œuvre. On produit plus, mais on n’embauche pas assez. La richesse circule, sans forcément redescendre vers les ménages.

Le défi est donc clair, transformer la croissance en emplois. Il faut diversifier vers l’agriculture, l’agro-industrie, le numérique et les services, secteurs capables d’absorber les jeunes. Sans ce rééquilibrage, le Gabon risque de rester un pays riche en ressources mais pauvre en opportunités, avec une jeunesse de plus en plus désœuvrée malgré le potentiel du pays.

Gabon : Clap de fin de la 15e édition de la fête de la culture

C’est le dimanche 23 août 2026 que le rideau est tombé sur la 15e édition de la fête de la culture sur l’avenue Jean Paul II à Libreville. Après trois jours d’effervescence.

 

Devant un public venu nombreux, en présence du Ministre de la Culture, de membres du gouvernement et de personnalités publiques, ce rendez-vous du « donner et du recevoir » a tiré sa révérence dans la joie et la fierté.

Pendant toute la durée de la fête, les Gabonais ont voyagé sans bouger. Chaque stand était une fenêtre ouverte sur une province. Sculptures, tableaux, vêtements traditionnels, cosmétiques naturels, mets du terroir : les richesses des neuf provinces étaient là, exposées avec ingéniosité. Pour ceux qui n’ont pas toujours l’occasion de visiter l’intérieur du pays, c’était l’opportunité unique de toucher du doigt la diversité nationale.

L’avenue s’était transformée en un grand village. À la rue des artisans, les créateurs ont vendu leurs pièces à des prix accessibles, entre tissus imprimés, bijoux et objets d’art. Un peu plus loin, à la rue des saveurs, les marmites pleines de mets succulents notamment les feuilles de manioc, plats de sanglier, paquets de poissons, pithon et jus locaux ont régalé les papilles et fait la fierté des producteurs locaux.
Chaque soir, la musique a pris le relais. Artistes traditionnels et figures urbaines se sont succédé sur scène, offrant au public des rythmes qui ont fait danser jusqu’au bout de la nuit. Du djembé aux sonorités modernes, toutes les générations se sont retrouvées, unies par les mêmes airs et la même énergie.

Au-delà des concerts et des ventes, cette édition aura été un vrai moment de communion. Familles, jeunes, touristes et officiels se sont mélangés, ont échangé, goûté, acheté et partagé. La fête a tenu sa promesse, celle de rapprocher les Gabonais entre eux et faire rayonner le savoir-faire local.

Le clap de fin a donc résonné sur une note d’espoir. En refermant ses portes, la Fête de la Culture laisse derrière elle l’image d’un Gabon vivant, créatif et fier de ses racines. Le rendez-vous est déjà pris pour que cette flamme rallumée continue de briller et de vendre le Gabon au monde.

Gabon : Clap de fin de la foire commerciale de l’indépendance sous une note positive

Cinq jours d’exposition et de business se sont achevés sur une note positive. Lors de la clôture de la Foire Commerciale de l’Indépendance 2026, la Ministre du Commerce, des PME/PMI et de l’Entrepreneuriat des Jeunes a dressé un bilan satisfaisant au stade d’Angondjé de Libreville, mercredi 19 août dernier.

 

Pour la Ministre du Commerce, des PME- PMI et de l’Entrepreneuriat des jeunes le bilan de cette deuxième édition de la foire commerciale de l’indépendance 2026 est positif. Ceci grâce à une forte mobilisation du public et surtout de nombreux achats de produits locaux.

Côté exposants, la satisfaction est au rendez-vous. Les vendeurs de produits agroalimentaires, d’artisanat et de services ont vu leurs stands pris d’assaut. Pour la ministre, ce succès prouve que les consommateurs gabonais répondent présents quand on leur propose une offre locale de qualité et accessible.

La cérémonie de clôture a aussi été un moment de reconnaissance. Des cadeaux ont été remis aux entreprises partenaires qui ont soutenu l’événement. Les commerçants et entrepreneurs participants ont reçu des certificats d’honneur. La Miss de l’Indépendance et ses dauphines sont reparties avec des chèques, tandis que le public a vibré au rythme d’une grande tombola et des prestations d’artistes venus clôturer en beauté.

Au terme de cette édition 2026, le rendez-vous est déjà pris pour l’année prochaine. L’ambition du gouvernement reste la même, faire de cette foire un levier pour structurer les PME/PMI, booster la consommation locale et donner plus de visibilité à l’entrepreneuriat des jeunes gabonais.

Gabon : le Ministère du commerce mise deux dispositifs pour conquérir le marché africain

Le Ministère du Commerce, des PME-PMI et de l’Entrepreneuriat des Jeunes sera face à la presse ce mercredi 19 août 2026 au stade d’Angondjé à Libreville. À l’ordre du jour, la présentation de deux initiatives majeures destinées à booster l’insertion économique des jeunes Gabonais.

 

L’objectif est de passer de la formation à l’action concrète. Le premier dispositif vise à renforcer l’accès au financement et à l’accompagnement technique pour les porteurs de projets. Startups, TPE et coopératives de jeunes pourront bénéficier d’un guichet dédié, de formations et de mise en réseau pour structurer leurs activités et créer de l’emploi local.

Le second axe est tourné vers l’international. Le ministère entend offrir aux jeunes entrepreneurs davantage d’opportunités sur le marché africain, notamment dans le cadre de la ZLECAf. Export, foires, partenariats et mise en conformité aux normes régionales. Il s’agit de faire du « Made in Gabon » par les jeunes une réalité concurrentielle sur le continent.

Gabon : retour à la vie normale après une célébration intense de la fête de l’indépendance

Après un long week-end de trois jours décrétés chômés et payés, les agents du secteur public et privé regagnent ce mardi 18 août 2026 leurs postes.

 

Samedi 15, dimanche 16 et lundi 17 août ont été consacrés aux festivités du 66e anniversaire de l’indépendance du Gabon.Trois jours denses et symboliques. Entre inaugurations d’infrastructures structurantes comme les hôpitaux, le Laboratoire National, la Cathédrale Sainte Marie et la « Maison Jean Ping », siège du nouveau ministère des Affaires Étrangères, le pays a célébré ses avancées. Moment fort également : la décoration de 1500 Gabonais aux Ordres Nationaux, distinction saluant le mérite et l’engagement au service de la nation.

Mémoire et patrimoine étaient aussi à l’honneur. Les cérémonies ont rappelé le parcours du Gabon depuis 1960, avec un accent mis sur l’unité nationale et les chantiers en cours. Pour de nombreux citoyens, ce 17 août a été l’occasion de se rassembler, entre fierté et devoir de mémoire.

Place désormais au travail. Après les discours, les défilés et les inaugurations, le cap est remis sur la production, les services et la relance. Dans les administrations comme dans les entreprises, l’heure est à la mobilisation, transformer l’élan des célébrations en résultats concrets pour les mois à venir.

Gabon : la brigade de Ntoum lance le processus de remise des permis de chasse

Une opération menée sur le terrain pour encadrer la détention et l’usage des armes au sein des populations riveraines et des exploitants forestiers.

 

Après plusieurs mois de recensement, la Brigade de Contrôle des Produits Forestiers de Ntoum a procédé à la remise des permis dans le département du Komo-Mondah. L’objectif de cette initiative est clair, instaurer un contrôle rigoureux des armes de 3e catégorie. Fusils de chasse et autres armes de détention réglementée sont désormais répertoriés. Chaque détenteur reçoit un permis nominatif après vérification de son identité et de la conformité de son arme.

Au-delà du contrôle, la brigade met l’accent sur la traçabilité. Chaque arme enregistrée est désormais identifiable. Cette démarche vise à lutter contre le braconnage, à sécuriser les zones forestières et à responsabiliser les détenteurs. Fini l’anonymat, chaque arme pourra être rattachée à son propriétaire en cas d’infraction.

Pour les responsables de la brigade, cette remise de permis marque une nouvelle étape dans la gestion durable des ressources forestières et la sécurisation du Komo-Mondah.

L’opération va se poursuivre dans les prochains mois. Le message est simple : détenir une arme dans la forêt gabonaise implique désormais des droits, mais surtout des devoirs.

Gabon-Esplanade du Sénat : Oligui Nguéma célèbre 1 500 Étoiles de la Nation

Dimanche 16 août 2026, en matinée, le Président de la République, Grand Maître des Ordres Nationaux, a présidé la traditionnelle cérémonie de décoration sur l’esplanade du Sénat à Libreville.

 

Un moment de reconnaissance nationale. Cette année, 1500 récipiendaires ont été enrôlés, gradés et élevés aux différents grades et niveaux des Ordres Nationaux. Des hommes et des femmes distingués pour leur parcours professionnel, leur engagement et les services rendus à la nation dans tous les secteurs d’activité : santé, éducation, défense, économie, culture et société civile.

Derrière cette liste, un long travail de sélection. L’attribution de ces distinctions couronne plusieurs mois de missions d’information et d’explication menées dans le Grand Libreville, les chefs-lieux de provinces et les départements. Ces consultations ont permis de recueillir des candidatures issues de multiples corps socioprofessionnels, afin que le mérite soit reconnu partout sur le territoire.

Après examen et sélection, les dossiers ont été soumis au Conseil des Ordres Nationaux en juillet dernier avant la validation finale pour l’année 2026. À travers cette cérémonie, le Gabon célèbre l’excellence, le travail et le dévouement. Un message clair à la veille du 66e anniversaire de l’indépendance : la nation n’oublie pas ceux qui la construisent au quotidien.

Gabon : Oligui Nguema inaugure la Maison Jean Ping

L’ouverture de ce bâtiment intervient à la veille du 66e anniversaire de l’indépendance du Gabon.

 

Le dimanche 16 août 2026 en après-midi, le Président Brice Clotaire Oligui Nguéma a inauguré le nouvel hôtel des Affaires Étrangères de Libreville. Un édifice moderne baptisé « Maison Jean Ping », en hommage à l’ancien ministre et figure de la diplomatie gabonaise.

Pensé pour être la vitrine de la diplomatie gabonaise, le nouvel hôtel regroupe désormais les services du ministère dans un cadre fonctionnel et sécurisé. Bureaux, salles de réunion et espaces de réception aux normes internationales. L’objectif est de donner au corps diplomatique et aux partenaires les moyens de travailler dans des conditions dignes de l’ambition du Gabon sur la scène régionale et internationale.

En baptisant ce siège « Maison Jean Ping », le Chef de l’État salue un parcours et une vision. Un symbole fort à 24h des célébrations du 17 août. Pour le Président Oligui Nguéma, ce nouvel outil doit permettre au Gabon de porter plus haut sa voix, de renforcer ses partenariats et de défendre ses intérêts avec plus d’efficacité.

Gabon : 66 ans d’indépendance, entre mémoire et diplomatie

Le Gabon célèbre ce 17 août 2026 son 66e anniversaire d’indépendance. Les festivités démarrent par l’inauguration de la Place Georges Damas Aleka à Libreville, un hommage à la mémoire et aux figures qui ont marqué l’histoire du pays.

 

Un moment de recueillement et de fierté nationale avant les temps forts de la journée. Dans la foulée, la traditionnelle cérémonie de levée des couleurs rassemblera les autorités, les corps constitués et les populations. Drapeaux, hymne national et défilé marquent cette étape symbolique, rappelant les valeurs de souveraineté et d’unité qui fondent la République gabonaise depuis 1960.

L’agenda diplomatique est tout aussi chargé. Le Président Brice Clotaire Oligui Nguéma tient deux séances de travail avec ses homologues guinéen et congolais. Au menu des échanges, coopération bilatérale, intégration régionale et grands projets économiques. Une journée où célébration nationale et diplomatie se mêlent pour projeter le Gabon vers l’avenir.

Gabon : le lycée Michel Fanguinoveny à l’abandon

À la veille de la rentrée scolaire 2026-2027, l’inquiétude grandit parmi les populations et les élèves.

 

Situé dans le quartier Adouma, commune de Lambaréné, dans la 3e province du Gabon, le lycée Michel Fanguinoveny sombre dans l’abandon. Autrefois considéré comme un pilier de l’enseignement protestant dans le Moyen-Ogooué, l’établissement n’est aujourd’hui plus que l’ombre de lui-même.

Les bâtiments se dégradent à vue d’œil : toitures percées, murs fissurés, salles de classe dépourvues de tables-bancs, laboratoires et bibliothèque fermés faute de matériel. La cour, autrefois lieu de rassemblement et de discipline, est envahie par les herbes. Pour les parents, inscrire leurs enfants ici relève désormais du sacrifice.

Ce délabrement intervient dans un contexte de saturation des autres établissements de Lambaréné. Avec l’arrivée de nouveaux bacheliers et collégiens, le lycée Michel Fanguinoveny aurait dû jouer son rôle de délestage. Mais sans réhabilitation, il ne peut ni accueillir dans de bonnes conditions ni garantir un enseignement de qualité.

Face à cette situation, les habitants du quartier Adouma et les anciens élèves lancent un appel aux autorités et à l’Église protestante. Sauver le lycée Michel Fanguinoveny, c’est préserver un héritage éducatif et offrir aux jeunes de Lambaréné un cadre digne pour apprendre. Sans intervention rapide, l’un des fleurons de l’école protestante au Gabon risque de disparaître.

Gabon : 82 mineurs à la barre

Ce mardi 11 août 2026, le Gabon ouvre les sessions criminelles des tribunaux pour enfants. Pour cette année judiciaire 2025-2026, 82 dossiers sont inscrits sur l’ensemble du territoire national.

 

Pendant un mois, juges, avocats, éducateurs et familles vont se succéder à la barre pour traiter 82 dossiers concernant les mineurs. Une session d’un mois qui vise à juger des mineurs en conflit avec la loi, dans le respect des procédures spécifiques à la justice juvénile.

À Libreville, la première audience a démarré dès 8h30 avec l’examen de deux dossiers. La capitale concentre la plus grande part du contentieux avec 45 affaires. Les autres juridictions spécialisées sont aussi mobilisées notamment 10 dossiers à Franceville, 11 à Oyem, 5 à Port-Gentil, 5 à Lambaréné, 3 à Mouila, 2 à Tchibanga et 1 à Koulamoutou. Au total, les huit tribunaux pour enfants du pays seront à pied d’œuvre.

Pour le Ministère de la Justice, l’enjeu est double, rendre la justice tout en privilégiant l’intérêt supérieur de l’enfant. Ces sessions doivent permettre un jugement rapide des affaires en souffrance et un suivi éducatif pour éviter la récidive.

Gabon : Patrick Obiang Obame prend les rênes de BGFI Assurances

Jusqu’ici Directeur de l’Audit Interne Groupe, le nouveau dirigeant hérite d’une feuille de route visant à porter le nouveau plan stratégique de la compagnie et en assurer une croissance mesurée.

 

 

Le Conseil d’Administration de BGFI Assurance a nommé, le 4 août 2026, Patrick Obiang Obame Directeur Général de BGFI Assurances. La décision, signée par le Président Directeur Général Henri-Claude Oyima, est entrée en vigueur immédiatement, selon un communiqué diffusé à l’ensemble du personnel du Groupe BGFIBank.

 

Le nouveau dirigeant est gitulaire d’un Master 2 en Sciences de Gestion, option Comptabilité, Contrôle, Audit (CCA), obtenu en 2009 à l’Institut National des Sciences de Gestion (INSG) de Libreville. Il est par ailleurs, certifié à deux reprises par HEC Paris, d’abord pour le programme « Manager For Tomorrow » (2017) puis pour le cursus « Exécutif Comité de Direction » (2024).

 

Évoluant au sein du groupe financier panafricain BGFIBank depuis près de deux décennies, il a gravi plusieurs échelons au sein de l’organisation avant de devenir le directeur de la branche Assurance.

 

En effet, Patrick Obiang Obame a intégré le Groupe BGFIBank en 2009 comme Auditeur Interne. Il devient Inspecteur Principal Audit Interne de BGFIBank Gabon en 2015, puis Directeur du Capital Humain et de la Transformation de la filiale gabonaise en 2019. En juillet 2022, il rejoint la maison mère comme Directeur de l’Audit Interne Groupe.

Décentralisation : Akieni devient le laboratoire du Gabon pour l’autonomisation locale

La ville d’Akieni, dans le Haut-Ogooué, accueillera du 12 au 14 août prochain la 3e édition du Forum Léconi-Lékori.

 

 

Placé sous le haut patronage du Président Brice Clotaire OLIGUI NGUÉMA, l’événement est devenu en 2 ans un rendez-vous incontournable pour penser le Gabon autrement. Le thème de cette année est Décentralisation et autonomisation des populations locales. L’idée c’est faire des territoires les vrais moteurs de croissance, loin de la centralisation à Libreville.

Concrètement, le forum ne se contentera pas de discours. Il sera rythmé par dix ateliers du Conseil Consultatif Départemental. Élus locaux, experts, société civile et jeunes plancheront sur l’eau, les routes, l’agriculture, la santé et l’éducation. L’objectif affiché est de produire une feuille de route territoriale à l’horizon 2030 pour le département de la Léconi-Lékori. Une méthode de travail qui veut transformer les doléances en projets banquables et suivi.

Un laboratoire qui dure depuis 2024

Lancée en 2024, l’initiative Léconi-Lékori se veut un laboratoire du développement local. Akieni sert de terrain d’expérimentation pour tester des solutions adaptées aux réalités du terrain, implication des populations, gestion directe des budgets locaux, et valorisation des ressources du terroir. Avec le soutien de la Présidence, le pari est de prouver que la décentralisation peut marcher au Gabon si on donne les moyens et le pouvoir de décision à la base. Rendez-vous dans une semaine pour voir si ce laboratoire va inspirer tout le pays.

Oligui Nguema invité d’honneur au 66ᵉ anniversaire de l’indépendance de la Côte d’Ivoire

Le chef de l’État est arrivé mardi à Abidjan, pour assister  au défilé militaire du 7 août aux côtés de plusieurs dirigeants africains, à l’invitation de son homologue Alassane Ouattara.

 

Le programme du président prévoit une rencontre avec  la diaspora établie en Côte d’Ivoire, avant de visiter plusieurs projets d’infrastructures majeurs. Il s’entretiendra ensuite avec des décideurs économiques locaux afin de renforcer les partenariats stratégiques entre les deux pays.

Cette année, les festivités se dérouleront pour la première fois dans la commune de Yopougon, dans le District autonome d’Abidjan, sous le thème « Forces de défense et de sécurité au service de la paix, de l’unité et du développement ». Outre le Gabon, des délégations et détachements militaires du Bénin, de la Guinée et de l’Inde, pays invité d’honneur, sont également attendus.

Cette invitation témoigne, selon la Présidence gabonaise, de l’excellence des relations d’amitié, de fraternité et de coopération qui unissent le Gabon et la Côte d’Ivoire. Au-delà du protocole officiel, le séjour du Chef de l’État sera également marqué par plusieurs activités en marge des célébrations : des rencontres avec la communauté gabonaise établie en Côte d’Ivoire, des visites de sites et de projets structurants, ainsi que des échanges destinés à approfondir la coopération bilatérale entre les deux pays.

Ce déplacement à Abidjan s’inscrit dans la continuité de la tournée diplomatique menée par le Chef de l’État en Afrique de l’Ouest, après les étapes du Ghana, de la Gambie et de la Sierra Leone.

Gabon: vers le lancement d’un audit sur des dérogations fiscalo-douanières

Le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, a au cours d’une rencontre lundi 03 aout avec certains membres du gouvernement annoncé la tenue  d’un audit national visant à évaluer les exonérations accordées aux opérateurs économiques et leur incidence sur les finances publiques.

 

La rencontre qui a réuni le ministre délégué auprès du ministre de l’Économie, des Finances, de la Dette et des Participations, chargé du Budget, Marc Abeghe, les ministres sectoriels concernés ainsi que les directeurs généraux des Impôts et des Douanes lundi,  constituait une étape préparatoire avant le lancement d’un audit destiné à examiner l’efficacité des dispositifs existants, leur conformité aux textes en vigueur ainsi que leur impact sur les recettes de l’État.

En effet, cette démarche se fera en plusieurs phase à savoir : un examen des textes législatifs et réglementaires encadrant les avantages accordés aux entreprises. On note également  l’analyse documentaire, l’audit comportera une phase de vérification sur le terrain. Les services de la Direction générale des Impôts (DGI) et de la Direction générale des Douanes et des Droits indirects (DGDDI) devront notamment s’assurer que les entreprises bénéficiaires des avantages fiscaux ont effectivement respecté les engagements ayant justifié l’octroi de ces dérogations, notamment en matière d’investissements et de réalisation de projets.

À travers cette démarche, le gouvernement entend renforcer la mobilisation des recettes publiques, améliorer la gouvernance des dépenses fiscales et assurer une meilleure traçabilité des avantages consentis aux opérateurs économiques, dans le prolongement des orientations du Plan national de croissance et de développement (PNCD).

Pour finir, le vice-président a au cours de sa séance de travail  appelé les administrations concernées à accélérer les travaux préparatoires en attendant la tenue prochaine d’une nouvelle séance de travail consacrée à la présentation du chronogramme des opérations et à l’identification des textes nécessitant une mise à jour. Notons que, cette opération est annoncée pour le mois de septembre 2026.

 

 

Différend frontalier: la Guinée équatoriale et le Gabon signent un accord d’engagement

Le Gabon et la Guinée équatoriale ont signé, mardi à Addis-Abeba, sous l’égide de l’Union africaine, un Accord d’engagement conjoint destiné à accompagner l’application de l’arrêt rendu le 19 mai 2025 par la Cour internationale de Justice (CIJ) dans le différend frontalier opposant les deux États.

 

Selon un communiqué de la Cour constitutionnelle, la signature qui a pour objectif de favoriser une application progressive de l’arrêt, sans remettre en cause les droits des parties ni transformer le processus en confrontation politique est intervenue en marge de la 49ᵉ session ordinaire du Conseil exécutif de l’Union africaine, en présence de plusieurs hautes autorités du continent. Le document établit un cadre de travail et de concertation pour la poursuite des échanges entre les deux pays.

L’accord a été signé par le ministre équato-guinéen des Affaires étrangères, Simeon Oyono Esono Angue, et par le président de la Cour constitutionnelle du Gabon, Dieudonné Aba’a Owono, également président de la Commission nationale chargée du suivi de ce différend. Il ne constitue pas la mise en œuvre immédiate de l’arrêt de la CIJ, mais définit un cadre institutionnel de dialogue destiné à préciser les modalités pratiques de son exécution. Peut on lire.

En effet, il est question de permettre  aux deux États d’examiner, dans un esprit de coopération et de bonne foi, les implications juridiques, administratives, techniques et diplomatiques découlant de la décision.

L’Union africaine, par la voix du président de sa Commission, Mahmoud Ali Youssouf, a salué un engagement exemplaire en faveur du dialogue, du bon voisinage et du respect du droit international. Les autorités gabonaises et équato-guinéennes ont, de leur côté, souligné que cet accord traduit une volonté politique commune de préserver la paix, la stabilité et la coopération en Afrique centrale.

Gabon: une jeune fille retrouvée morte dans une chambre à Tchibanga

Le corps identifie de Guilène Matamba Matamba, âgée de 20 ans  a été retrouvée le 16 juillet dernier dans le 2e arrondissement de Tchibanga.

 

La découverte du corps de Guilène Matamba  a provoqué la colère, l’émotion et l’indignation des populations du quartier Moukenga. Selon les informations relayées sur le site,   c’est   aux environs de 16 heures que  le procureur de la République de Tchibanga a été saisi par le chef d’antenne de la Police judiciaire de la Nyanga, d’une découverte macabre au domicile d’un commandant de police en poste au commissariat de cette ville mais muté depuis février dernier.

À leur arrivée sur le lieu du drame, les OPJ auraient constaté le corps sans vie de la jeune femme dans la chambre à coucher de l’officier supérieur de police. À ce qu’il semble, la défunte entretenait une relation amoureuse avec l’officier. Sur le lieu, les enquêteurs ont constaté des traces de lutte sur le menton de la victime, du sang et de la mousse qui sortaient de sa bouche et des narines. Ses oreilles aussi portaient des traces de sang. Poursuit le site.

Pour amples informations, une enquête est en cours afin de permettre de déterminer s’il s’agit d’un meurtre prémédité par ce dernier car, certains témoins assurent avoir vu le commandant de police et la jeune femme dans une scène de violence, au balcon de l’immeuble où loge l’officier de police. Le lendemain de la découverte macabre, les services compétents du Centre hospitalier régional (CHR) de Tchibanga auraient procédé, en présence du procureur de la République, à l’identification de la dépouille. Le corps de la jeune femme présenterait plusieurs marques de strangulation perceptibles au niveau du cou, ainsi que des hématomes sur les épaules. Pour l’heure l’officier de police a été placé en garde à vue.

Gabon : une campagne de dépistage du VIH lancée à Port-Gentil

La campagne a été lancée par le Centre de traitement ambulatoire (CTA) de l’Ogooué-Maritime (Ouest) ce jeudi, au marché Camp-Boireau de Port-Gentil.

La campagne  vise à rapprocher les services de dépistage des populations et à favoriser une meilleure connaissance de leur statut sérologique. Il est question de  dépister près de 2 000 personnes sur 10 sites, à raison de 200 personnes par site. Dès cette première étape, 261 personnes ont été dépistées, dépassant ainsi l’objectif initial.

L’objectif est de permettre à tot un chacun de connaître son statut sérologique. Notons qu’il s’agit d’une initiative de la Direction  générale de la prévention du sida.