Gabon‐loi de finances 2027: ouverture des conférences budgétaires

Le gouvernement a lancé mardi 14 juillet à Libreville le début des conférences pour la préparation du projet de loi de finances 2027.

 

du 14 au 17 juillet 2026, les responsables de programme des ministères, les opérateurs de l’État ainsi que les services de la Direction générale du budget et du Commissariat général au plan et au développement seront réunis pour la phase ministérielle de la loi de finances 2027.

 

Les travaux devront en outre traduire dans les choix budgétaires les priorités fixées par le président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema, notamment lors de son discours sur l’état de la Nation prononcé le 15 juin 2026 devant le Parlement.

Les travaux visent à examiner le réalisme des prévisions de recettes, à apprécier la soutenabilité des dépenses proposées et à évaluer les besoins de financement des administrations publiques.

Les discussions s’inscrivent dans le cadre des orientations définies par le Plan national de croissance et de développement (PNCD) 2026-2030, ainsi que des recommandations issues du débat d’orientation budgétaire tenu le 27 juin dernier et des échanges parlementaires sur la loi de finances rectificative 2026.

Elles intègrent aussi les engagements pris lors de la conférence extraordinaire des chefs d’État de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) du 22 janvier 2026 à Brazzaville.

Notons qu’une seconde vague technique est prévue du 20 au 24 juillet au sein des administrations sectorielles.

Forum Africain de l’eau: Oligui Nguema à N’djamena

La participation du président de la République s’inscrit dans la dynamique des réformes engagées par le Gabon afin d’améliorer durablement l’accès à l’eau.

Présent au Tchad, le president de la république  réaffirme l’engagement du Gabon en faveur d’une coopération africaine renforcée sur les questions liées à l’eau et sa volonté de contribuer, aux côtés des autres États, à la mise en œuvre de solutions durables au bénéfice des populations africaines.

L’événement est placé sous le thème  » de la vision à l’action ». Et est coorganisé par la République du Tchad et le Groupe de la Banque mondiale.

Le Forum vise à accélérer les investissements dans le secteur de l’eau, à renforcer l’accès à l’eau potable et à promouvoir une gestion durable des ressources hydriques sur le continent.

Auto emploi: le gouvernement envisage un financement de 300 projets

L’annonce a été faite par le ministre du travail en partenariat avec le pôle national de promotion de l’emploi.

 

Le programme s’adresse aux personnes âgées de 18 à 55 ans, inscrites au Pôle national de promotion de l’emploi (Pnpe) et porteuses d’une idée de projet ou disposant déjà d’une activité entrepreneuriale.

 

Pour candidater, les postulants devront constituer un dossier comprenant une présentation synthétique de leur projet, limitée à une page. Ce document devra préciser le nom et le prénom du candidat, son numéro d’inscription au Pnpe, son numéro de téléphone, l’intitulé du projet ainsi qu’un résumé de l’activité envisagée ou déjà existante.

 

 

À travers « Auto-entrepreneurs 241 », les autorités entendent faire de l’entrepreneuriat un levier de lutte contre le chômage, tout en favorisant l’émergence d’un tissu de petites entreprises capables de contribuer durablement au développement économique du Gabon.

 

Les dossiers devront être déposés sous pli fermé au plus tard le 31 juillet 2026 dans les différentes antennes du Pnpe, notamment à Libreville, Owéndo, Nkok, Ntoum, Port-Gentil, Franceville, Moanda, Lambaréné, Tchibanga, Koulamoutou et Oyem. À l’issue de cette phase de réception, une présélection sur dossier sera effectuée avant la convocation des candidats retenus à un entretien.

À l’issue du processus de sélection, 300 auto-entrepreneurs bénéficieront d’un accompagnement comprenant une formation entrepreneuriale, une installation et un financement de démarrage pouvant atteindre 1,5 million de FCFA par projet.

Gabon: début des épreuves écrites du baccalauréat général

Ils sont 28392 candidats enregistrés au baccalauréat général cette année dans tout le territoire national.

 

Pour cette session 2026, Selon les statistiques de la direction générale des Examens et Concours (DGEC), le baccalauréat de l’enseignement général enregistre pour cette année, 28 392 candidats dont 11 433 garçons et 16 959 filles, contre un total de 28 500 l’an dernier. Ils composent dans 57 centres d’examen répartis sur l’ensemble du territoire national.

Le baccalauréat technologique qui a débuté lundi pour sa part, compte plus de 3 000 candidats. Ce qui fait un total de 31 492 candidats qui prennent part, cette année, aux épreuves écrites des baccalauréats général et technologique dans tout le Gabon.

 

Notons que les épreuves écrites qui ont débuté vont se poursuivre jusqu’au samedi 18 juillet 2026.

Occupation anarchique de l’espace public: Eugène Mba donne un avertissement aux opérateurs économiques

Le maire  de Libreville a lancé une campagne de lutte contre l’insalubrité et l’occupation anarchique du domaine public.

 

Dans son communiqué, Eugène Mba donne 72h aux opérateurs économiques pour libérer l’espace public. Notamment les marchés, et commerces  sauvages installé a même le sol, les garages improvisés, les stations de lavage clandestines et les épaves des véhicules abandonnés.

On note également des constructions irrégulières et tout objet encombrant la chaussée.

Passé ce délai, les brigades municipales vont se déployer sur le terrain avec une feuille de route précise.

Notons que l’objectif est de redorer le blason de Libreville. Le maire sur un sursaut de civisme appelle à cet effet la population à plus de responsabilité.

Bepc session 2025-2026: le Gabon affiche un taux de réussite de 66,27%

Le ministre de l’éducation nationale a rendu publique le taux de réussite du niveau national au brevet d’étude du premier cycle.

 

Selon Camélia Ntoutoume ministre de l’éducation, c’est au total, 37 672 candidats scolarisés qui ont pris part àcet examen. Soit 98,71 % des inscrits, ont pris part aux épreuves, contre 2 734 candidats libres, représentant 6,66 % des candidats inscrits dans cette catégorie.

 

À l’issue des délibérations, 25 745 candidats scolarisés ont été déclarés admis, soit un taux de réussite de 68,34 %, tandis que 1 032 candidats libres ont obtenu leur admission, correspondant à un taux de réussite de 37,75 %.

 

Par ailleurs, 11 927 candidats scolarisés, soit 31,66 %, et 1 702 candidats libres, soit 62,25 %, ont été ajournés.

 

Le taux de réussite national au BEPC 2026 s’établit ainsi à 66,27 %.

Gabon: une campagne de sensibilisation sur l’importance de l’acte de naissance lancée à Lambaréné

La campagne a été lancée par le  directeur général adjoint du Bien-être au ministère des Affaires sociales, chargé de la Protection de l’enfance et de la Femme, Amélie Okomo Edou.

 

L’objectif est de permettre à tout les citoyens d’avoir un acte de naissance. Il est donc question de sensibiliser les populations sur l’importance de ce document. Lors du lancement, la directrice a profité de l’occasion pour inviter tous ceux qui ont effectué une demande d’acte de naissance et qui ne l’ont pas encore retiré à bien vouloir le faire.

Elle a également rappelé que le certificat d’accouchement est délivré gratuitement, précisant qu’aucun établissement de santé n’est autorisé à le retenir au motif qu’une patiente n’aurait pas réglé ses frais d’hospitalisation liés à l’accouchement.

Notons que la campagne va se poursuivre sur deux jours  à la mairie du 2ᵉ arrondissement de la commune de Lambaréné, elle est également menée  dans les provinces de l’Ogooué-Lolo et de la Ngounié.

Blanchiment d’argent : Sylvia Bongo visée en Suisse

SylviSylvia Bongo Ondimba, épouse d’Ali Bongo, est suspectée d’avoir fait transférer dans une banque à Genève des millions sur fond de détournement de fonds publics.

 

Genève enquête sur l’épouse de l’ex-président gabonais. La justice suisse enquête depuis 2023 sur une affaire de blanchiment d’argent présumé visant Sylvia Bongo Ondimba, épouse de l’ancien président gabonais Ali Bongo, nous apprend 20 Minutes.

 

« Une enquête pour blanchiment d’argent est actuellement en cours au sein du Ministère public de Genève », confirme une information du média d’investigation en ligne suisse Gotham City.

 

Dans le cadre de cette procédure, les autorités suisses ont sollicité la coopération du Gabon. Si Libreville n’a pas répondu à cette demande d’entraide, l’État gabonais s’est constitué partie plaignante devant la justice genevoise. Une démarche contestée par Sylvia Bongo, mais validée fin mai par la Chambre pénale de recours de Genève, qui a reconnu au Gabon le droit de participer à la procédure.

 

Cette enquête intervient alors que Sylvia Bongo a déjà été condamnée par contumace à 20 ans de prison au Gabon pour détournement de fonds.

Gabon: vers le lancement d’une opération de contrôle des entreprises de transport routier

L’annonce a été faite a travers le  communiqué publié le 30 juin 2026, du colonel Jean Baptiste Mayombo, relayant les instructions du ministre d’État, ministre des Transports, de la Marine marchande et de la Logistique, Ulrich Manfoumbi Manfoumbi.

 

Selon le communiqué cette opération qui aura lieu sur toute l’entendue du territoire gabonais concernera les entreprises de transport routier, mais également les lieux de chargement et de déchargement des marchandises et des voyageurs. Au cours de cette opération, les agents assermentés du service Contrôle routier effectueront des inspections destinées à s’assurer du respect des dispositions légales encadrant l’activité.

Les contrôles porteront notamment sur « les documents de l’entreprise, les documents afférents à la mise en circulation des véhicules, les documents afférents à la conduite des véhicules, les documents requis pour l’exercice des activités de transport terrestre, l’état mécanique des véhicules, l’arrimage des charges et les accessoires de sécurité obligatoires à bord des véhicules ». À travers cette initiative, les autorités entendent renforcer la sécurité sur les routes en s’assurant que les transporteurs exercent leurs activités dans le strict respect des normes en vigueur.

La DGSR invite ainsi les responsables des entreprises concernées à « prendre toutes les dispositions nécessaires pour assurer le bon déroulement de cette opération », afin de faciliter le travail des équipes de contrôle. La Direction générale de la Sécurité routière prévient en effet que « toute infraction constatée lors de ladite mission de contrôle fera l’objet d’une verbalisation immédiate, conformément à la réglementation en vigueur ». Les contrevenants devront en outre s’acquitter des amendes correspondantes, lesquelles seront versées au Trésor public.

Gabon: Oligui Nguema exige l’approvisionnement des médicaments

Le chef de l’Etat a donné des instructions pour la disponibilité des médicaments au Gabon au cours du rencontre avec le ministre de la Santé Elza Nkana ce lundi 29 juin 2026.

 

Selon le communiqué présidentiel, cette rencontre intervient dans un contexte marqué par des ruptures de stocks constatées dans plusieurs formations sanitaires, notamment les dispensaires, centres de santé et hôpitaux à travers le territoire national.

Face à cette situation, le Chef de l’État a instruit le ministère de la Santé et l’OPN de prendre des mesures immédiates pour assurer un approvisionnement régulier en médicaments sur l’ensemble du territoire. Il a notamment insisté sur le renforcement des mécanismes de distribution et la mise en place de dispositifs efficaces de prévention des ruptures de stock.

Selon le communiqué, le président de la République a également réaffirmé sa volonté de moderniser le système de santé gabonais à travers la digitalisation des établissements sanitaires.

« Déjà engagée avec l’interconnexion des principales structures de santé du Grand Libreville et des centres hospitaliers régionaux, cette réforme permettra d’améliorer la gestion des médicaments, la coordination des soins, le partage des données médicales et la prise en charge des patients », précise le communiqué présidentiel.

CAMES: ouverture des travaux de la 43e session ordinaire à Libreville

Le Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Pr Charles Edgar Mombo, a procédé, ce jeudi 18 juin 2026 au Palais des Congrès de la Cité de la Démocratie à Libreville, à l’ouverture officielle des travaux de la 43e session ordinaire du Conseil des ministres du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (CAMES).

 

Après les trois jours des travaux préparatoires, où les experts ont abordé les sujets sur  le rapport d’activités du secrétariat général, les états financiers, le projet de budget 2027, la stratégie de redynamisation de la recherche, la création d’une académie virtuelle du CAMES, ainsi que l’impact de l’Intelligence artificielle (IA) sur les procédures d’évaluation académique.  les travaux proprement dits se sont ouverts ce jeudi.

Pendant deux jours, cette instance suprême de gouvernance de l’organisation examinera et entérinera les recommandations formulées par le Comité des experts. L’objectif est de faire en sorte que les connaissances produites dans les universités contribuent davantage aux politiques publiques et au développement des pays membres.

Lors de l’ouverture des travaux, le ministre gabonais de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Charles Edgar Mombo representant du chef de l’Etat, a insisté sur la nécessité de renforcer un espace académique africain capable d’accompagner les transformations économiques, technologiques et sociales du continent.

Selon lui, cette session intervient dans un contexte marqué par de profondes mutations des systèmes de formation et de recherche. Il a salué les avancées enregistrées dans la mise en oeuvre du Plan stratégique de développement du CAMES 2024-2028, notamment en matière de gouvernance, d’éthique, d’assurance qualité et de coopération scientifique.

Il faut noter que,  le CAMES  a été créé en 1968 à Niamey, au Niger, et se positionne comme un instrument d’évaluation des enseignants-chercheurs, de promotion de la recherche scientifique et d’harmonisation des systèmes d’enseignement supérieur dans l’espace africain et malgache.

Audit de la dette intérieure du Gabon: les conclusions attendues en mi-juillet

Le ministre de l’Économie, des finances, de la dette et des participations chargé de la lutte contre la vie chère, Thierry Minko, a procédé mercredi, au lancement officiel des travaux du Comité d’audit et de consolidation des passifs exigibles de l’État.

 

Il s’agit d’une  opération stratégique destinée à établir une situation exhaustive et fiable des engagements financiers publics. Ces audits qui se font selon les normes internationales d’audit du secteur public, INTOSAI-ISSAI doivent permettre aux plus hautes autorités du pays de disposer d’une base de référence fiable sur le niveau réel des passifs publics. Il est question pour le comité de recenser, vérifier, qualifier et consolider l’ensemble des engagements financiers de l’État afin de disposer d’une photographie précise de la dette exigible.

Au cours du lancement, il a été indiqué que, les conclusions, sont attendues à la mi-juillet 2026 et vont servir de support aux échanges techniques et aux négociations engagées avec Fonds monétaire international. Le Comité d’audit et de consolidation des passifs exigibles de l’Etat a pour mission de fiabiliser l’évaluation des engagements financiers de l’État afin de renforcer la transparence budgétaire et de préparer les futures discussions avec les bailleurs internationaux, notamment le FMI.

Pour le gouvernement, cette démarche s’inscrit dans une dynamique de renforcement de la gouvernance financière, d’amélioration de la qualité des comptes publics et de consolidation de la confiance des partenaires techniques et financiers du Gabon. Notons que, cet audit se fait dans un contexte marqué par les discussions avec le Fonds monétaire international (FMI) et la volonté affichée de renforcer la transparence budgétaire.

 

Affaire EDAN: trois agents de la SEEG interpellés

Les agents de la  Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG) ont été interpellés dans le cadre de l’enquête ouverte après la panne du système de vente des unités EDAN.

 

Les trois agents de la SEEG ont été  entendus par les enquêteurs. Ils s’agit des  employés  rattachés à la Direction des systèmes d’information (DSI). Ils ont ete arretees  après les soupçons de sabotage informatique qui a paralysé les achats d’électricité prépayée durant plusieurs jours à travers le pays.

En effet, ces auditions interviennent après la sortie médiatique du directeur général de la SEEG, Steeve Saurel Legnongo, qui a indiqué que les premières investigations internes privilégiaient la piste d’un sabotage informatique.

L’entreprise a saisi les autorités judiciaires afin d’établir les circonstances exactes de l’incident et de déterminer d’éventuelles responsabilités.  Il faut noter que, la panne du système EDAN a duré plus de 96 heures, empêchant des milliers d’abonnés d’acheter leurs unités d’électricité prépayée. Cette interruption a provoqué de nombreuses difficultés pour les usagers et alimenté les inquiétudes sur la fiabilité du dispositif.

 

Discours intégrale du Président Oligui Nguema sur l’Etat de la Nation

Le Président Brice Clotaire Oligui Nguema, s’est adressé à la nation devant le parlement réuni en congrès ce lundi 15 juin 2026. Vous trouverez ci-dessous l’intégralité de son discours.

 

 

 

 

Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale ;

Président du Congrès ;

Madame le Président du Sénat ;

Mesdames et Messieurs les Vénérables sénateurs ;

Mesdames et Messieurs les honorables députés,

représentants le peuple gabonais ;

Mesdames et Messieurs les Chefs des Missions Diplomatiques,

Consulaires et des Organisations Internationales ;

Mesdames et Messieurs les Autorités Religieuses et Traditionnelles ;

Distingués Invités ;

Mesdames et Messieurs ;

Conformément aux dispositions de l’article 59, alinéa 4 de notre Constitution, je me tiens devant vous, ce jour, pour me plier à l’obligation républicaine du discours sur l’état de la Nation. Ce moment est d’autant plus particulier qu’il marque non seulement le premier exercice du genre sous la 5ème République mais aussi parce qu’il se tient au terme de ma première année de mandat à la tête de notre pays. En tout état de cause, cet instant doit nous conforter dans le sentiment de modernité de notre Constitution, le cadre de notre vivre ensemble que le peuple Gabonais s’est librement doté par référendum.

Par ce vote populaire, le peuple souverain a tenu à ce que le Président de la République vienne, chaque année et à la même période, devant la représentation nationale dire dans quel état se trouve la Nation gabonaise et vers où allons-nous pour le bien de tous. Cette obligation de reddition des comptes au sommet de l’Etat est juste et opportune et je m’y soumets sans réserve, avec humilité et responsabilité. Je me sens particulièrement honoré de me retrouver dans cet hémicycle, au milieu de personnalités consacrées par l’onction du suffrage universel. Car depuis plus de trente ans, les parlementaires portent les attentes, et parfois les préoccupations de la Nation.

Soyez-en remercié ! Mesdames et Messieurs les membres du Congrès, Chers compatriotes, Le devoir de vérité m’impose de vous rappeler dans quel état se trouvait notre pays avant que vous ne me confiiez la responsabilité de conduire notre Nation. Je souhaite également vous présenter les engagements que j’ai pris face aux gabonaises et gabonais. Depuis le 30 août 2023, date du Coup de la Libération, le Gabon, traverse une période de refondation.

J’emploi ce mot, car il traduit l’ampleur des changements engagés et la responsabilité collective qui nous incombe pour bâtir un avenir meilleur pour notre beau pays. Refonder ne signifie pas effacer notre histoire dans tout ce qu’elle a d’admirable et de douloureux. Refonder, c’est regarder sans complaisance l’édifice dont nous avons hérité, reconnaître honnêtement ce qui tient toujours debout et ce qui, faute d’entretien ou par la volonté délibérée de quelques-uns, s’est effondré.

Refonder, c’est avoir le courage d’envisager de nouvelles manières et de meilleures possibilités de construire le pays ; d’offrir à la Nation une grande fierté, pour mieux l’habiter. Refonder, c’est bâtir l’Édifice Nouveau auquel tous nous rêvons. Avant cette date historique notre pays était assujetti à : Des institutions complices et sans réel contre-pouvoir ; Une dette abyssale, une économie totalement désorganisée et une confiance avec les bailleurs rompue ;

Une mauvaise gestion de notre système d’accès à l’eau et à l’énergie, aggravée par l’inexistence d’une politique énergétique cohérente et claire pour la vie sociale et l’industrialisation de notre pays ; Un niveau de chômage important, aggravé par une mesure inique de suspension de recrutements dans la Fonction Publique ; Un service public inefficace face aux besoins légitimes des usagers et un coût élevé des baux administratifs qui compromettait les capacités d’investissement de notre pays ;

La suspension des bourses scolaires ; Une justice marquée par des grèves à répétition ; La corruption endémique, le clientélisme et une mauvaise gouvernance érigée en principe avec un niveau de pauvreté élevée ; Un système de prise en charge de la CNAMGS inefficace ; Un laxisme complice dans la sanction des mauvais gestionnaires de nos deniers publics ; Un système éducatif produisant des chômeurs avec des infrastructures limitées ; Un vivre ensemble menacé à la fois par la haine sur les réseaux sociaux et le niveau de pauvreté ; Une mauvaise gestion de notre système de santé et de protection sociale ;

Plus grave, l’identité Gabonaise, le « Gabon d’abord » et l’Unité Nationale, défendus par les pères fondateurs de notre Nation, la fierté nationale, l’amour de notre patrie, les valeurs prônées par notre hymne nationale (la Concorde) ont tous été abandonnés (émotion : regret) ; faisant de notre peuple, une population sans repères. C’est fort de ce diagnostic difficile, que j’avais, durant la période de Transition, pris l’engagement de remettre notre pays au travail afin de garantir son essor vers la félicité. J’indiquais déjà à cette époque que « Notre pays méritait des institutions fortes, crédibles, une gouvernance assainie, plus en phase avec les normes internationales en matière de respect des droits humains des libertés fondamentales, de la démocratie et de l’Etat de Droit ».

Ma boussole a toujours été celle de restaurer la crédibilité de notre pays afin de rendre aux gabonais leur dignité. Mais comme je le dis souvent, il n’y a pas de dignité sans effort. Aujourd’hui encore ma conviction, ma volonté de bâtir ce pays reste intacte. Je sais le niveau d’attentes que chacun de vous, que chacun de nos concitoyens, place en moi pour la réussite de notre œuvre collective. Je sais le niveau d’exigence qui est celui du peuple gabonais après tant d’années de souffrances. Je sais les efforts et les sacrifices qui seront nécessaires pour satisfaire les légitimes attentes de nos populations encore exposées à la précarité.

J’entends vos cris et je lis sur chaque visage l’impatience des populations partout sur le territoire national comme cette préoccupation d’une jeune compatriote du petit village de « Biliba » dans l’Ogooué-Ivindo, je cite : « Monsieur le Président, faites tout pour garantir la réussite de nos enfants » (Emotion : empathie). Cette interpellation m’oblige, et j’appréhende dans sa juste mesure, l’immensité du travail qui attend mon gouvernement et moi-même tout au long de ce mandat. C’est pourquoi, du haut de cette tribune, je voudrais redire à cette jeune fille mère, à tous mes compatriotes, que mon mandat ne sera pas celui des fausses promesses et des maquettes mais plutôt celui de la responsabilité, des actions et du bâtis.

(Hors discours : Je ne suis pas un Président des maquettes et des présentations visuelles, des New York Forum, je suis un Président bâtisseur, pragmatique !) Je tiens à réitérer mon engagement à consacrer l’action de mon gouvernement au redressement de notre pays et au bien-être de nos concitoyens. Et comme nous l’avons déjà amorcé, notre essor vers la félicité ne sera pas un simple rêve, ni un simple slogan et encore moins une vue de l’esprit. Pour preuve, méthodiquement, nous avons tous ensemble commencé par restaurer nos institutions selon un processus démocratique qui a commencé avec la collecte des contributions citoyennes, la tenue du Dialogue National Inclusif puis l’adoption de la nouvelle Constitution, la refonte du Code Electoral et la Loi sur les Partis Politiques.

La Constitution et le code électoral rénovés nous ont permis de tenir, pour la première fois, des élections apaisées, libres et transparents tandis que la loi sur les partis politiques permettra de réduire le nombre de partis et de réguler notre environnement politique. (Hors discours : j’ai vu apparaître au Journal Officiel la publication d’une loi contraire à ce que les gabonais avaient retenu au Dialogue National.) Notamment sur la création des partis, il fallait avoir 1000 adhérents avec un NIP.

Je n’ai pas compris pourquoi le premier texte publié à cet effet a été changé. Si nous nous mettons à chaque fois à changer ce que le peuple a décidé dans un Dialogue national, comme dans les années 90, ma crainte est qu’à la prochaine convocation ils pourraient ne plus se présenter. Mesdames et Messieurs les parlementaires, vous étiez tous des acteurs de ce Dialogue National, revenez sur ce qui a été retenu par le peuple gabonais. C’est l’occasion de lancer une réflexion sur l’élaboration d’un fichier électoral plus crédible et la mise en place de dispositions légales pour lutter contre l’abstention, quitte à rendre le vote obligatoire. S’agissant du Parlement, la nouvelle Constitution renforce les pouvoirs de la représentation nationale en mettant entre vos mains, Mesdames et Messieurs les membres du Congrès, le pouvoir d’interpeller les Ministres et de recommander même au Chef de l’Etat que certains d’entre eux soient démis de leurs fonctions en cas d’agissements contraires à l’éthique, au bien-être de notre population, d’amender les projets de loi ou de participer au pouvoir de nomination à certaines fonctions et emplois civils de l’État.

( Hors discours : Auparavant Le Président de la République avait toujours utilisé son pouvoir de nomination sans recueillir l’avis du Parlement. Vous le savez tous ici !). N’en déplaise donc aux adeptes de la critique stérile, notre Constitution conforte la mission de contrôle du Parlement sur l’action de l’Exécutif. A vous de jouer pleinement votre rôle. La séparation des pouvoirs ne doit jamais, au grand jamais, signifier absence de collaboration ou de dialogue entre les institutions pour l’intérêt supérieur de nos populations. C’est pourquoi, un texte qui est soumis à votre examen, Mesdames et Messieurs les parlementaires, doit être enrichi et non pas rejeté comme il m’a été donné, avec regret, de le constater. Au risque de glisser vers de l’obstruction parlementaire, la censure doit demeurer l’œuvre du juge, le cas échéant. Plus globalement, mon gouvernement a pris une série de mesures pour corriger certains manquements sur plusieurs pans.

Sur la réforme du Code de la Nationalité qui répond directement aux aspirations profondes et légitimes du peuple gabonais formellement exprimées lors du Dialogue Nationale. Sur la législation des réseaux sociaux, légiférer sur l’espace numérique est une nécessité absolue pour combler un vide juridique flagrant qui, trop longtemps a laissé libre cours à de dérives graves telles que la cybercriminalité, la diffamation, les appels à la violence et les atteintes à la sûreté de l’État. Ces mesures de régulation ne sont pas propres au Gabon. Elles existent et s’appliquent rigoureusement dans les plus grandes démocraties. Je peux également citer la construction de la Cité Émeraude pour faire des économies de près de 30 milliards de francs CFA à l’État, que l’on pourrait orienter vers d’autres infrastructures ou vers le social.

La livraison de l’annexe du Tribunal de Première Instance de Libreville, la livraison du Palais des Congrès Omar BONGO ONDIMBA de la Cité de la Démocratie, jadis détruit, qui devient une vitrine pour notre pays. Les questions de l’emploi des jeunes, de l’accès à l’eau potable et à l’électricité sur l’ensemble des neuf provinces ainsi que la lutte contre la vie chère trouveront très rapidement des solutions pérennes pour le bonheur de nos populations. (Hors discours : Certes, nous avons construit le Palais des Congrès de la Cité de la Démocratie en seulement 18 mois. En revanche, la réalisation d’une centrale thermique à gaz exige généralement 3 à 4 années de travaux, tandis que la construction d’un barrage hydroélectrique nécessite 5 à 6 ans, après au moins deux années d’études préalables. Toutefois, nous avons déjà investi, en partenariat avec les banques, plus de 800 milliards de francs CFA pour la mise en œuvre de centrales thermiques sur l’ensemble du territoire.

Afin de soulager la détresse du peuple gabonais face à cette problématique énergétique, nous avons fait venir un bateau énergétique capable de fournir 150 mégawatts supplémentaires, renforçant ainsi la capacité actuelle. Au-delà de ces mesures, nous constatons — et le regrettons profondément — l’incivisme de certains usagers, aggravé par la mauvaise gouvernance de notre société nationale d’eau et d’électricité, la SEEG. En matière d’incivisme, plusieurs pratiques préjudiciables persistent : le non-paiement des factures, l’enfouissement des compteurs, la fraude et le trafic, le vol des câbles, le sabotage des transformateurs ainsi que la piraterie des compteurs et les branchements directs. Je tiens à mettre en garde toutes ces sociétés de récupération de rébus ferreux qui achètent auprès de ces jeunes des câbles électriques volés sans jamais les dénoncer à la justice. L’assainissement en eau d’une ville prend également du temps mais ce qui nous arrive, disons-le avec franchise est l’échec de la mise en œuvre du projet PIEPAL depuis 2014, payé à coût de centaines de millions. Pour régler ce problème, nous nous sommes à nouveau endettés auprès de SUEZ pour un montant similaire en vue d’améliorer la desserte en eau. Enfin, la SEEG doit être reformée si nous voulons régler de manière durable le problème.

Ces dysfonctionnements nous confortent dans le projet, d’une part, de séparer la gestion du secteur de l’eau de celui de l’électricité, et d’autre de dissocier la production, de la distribution et de la commercialisation. Dans tous les cas, le Gouvernement, comme présenté à l’occasion du bilan des 100 jours, poursuivra les travaux d’extension du réseau d’électricité et d’eau potable, du réseau routier, du réseau de construction des édifices publics et des hôpitaux modernes ainsi que la promotion des logements sociaux sur l’ensemble du territoire. (Hors discours : Vous m’avez d’ailleurs vu le 02 juin sur le terrain lancer le Pilier 3 de mon projet de société qui concerne les logements sociaux.) Aucune région, aucune localité de notre pays ne restera en rade ! Je peux vous annoncer que l’attente ne sera pas trop longue.

(Émotion : relâchement, sourire !) car toutes les réformes audacieuses que j’ai déjà engagées et celles à venir sont conçues avec méthode et rigueur. Le Document de cadrage Macroéconomique et Budgétaire, en phase avec le Plan National de Croissance et de Développement (PNCD), pour la période 2027-2029 en sera l’instrument essentiel. Je le redis ici, l’œil qui voit ne ment pas ! Et en dépit de tout, chacun de vous peut voir que le pays est en chantier (Émotion : détente !). Les populations de : Cocobeach le savent, Les populations du tronçon Ovan-Makoukou le savent, Les populations de derrière la pédiatrie regardent la construction des bâtiments de l’Université des Sciences de la Santé, ou les travaux de la voie de contournement de la Nomba que j’ai appelé « la Promenade de la Lowé »

Les populations des tronçons Alembe –Carrefour Leroy – Mikouyi (306 km), Bifoun–Ndjolé (56km), Oyem-Assok Medzeng (36 km), Nzogone-Mvam (32 km), Bifoun–Lambaréné (71 km) savent ce qui s’y fait ! (Multiplier à souhait les exemples de localités en chantier). Je ne doute pas un seul instant que demain sera meilleur qu’aujourd’hui. Car chacun de nos projets sera porteur d’efficacité économique, de justice sociale et surtout de confiance retrouvée entre les institutions et les citoyens gabonais. Je citerais en exemple la mise en place de la Central d’Achat, outil concret de lutte contre la vie chère et l’allègement du panier de la ménagère. Concernant le Grand chantier de la Décentralisation, la poursuite de la mise en œuvre effective du transfert des compétences et des moyens s’effectue déjà et se poursuivra sans relâche, avec une montée en puissance progressive. Dans cette dynamique, le Gouvernement a décidé d’allouer progressivement en fonction des capacités budgétaires de l’État, entre 5 à 10 % des recettes au bénéfice des Collectivités Locales.

Depuis cette année 2026, plusieurs Collectivités Locales, notamment les Communes et les Départements ont vu leur plafond budgétaire augmenter. Pour que le rêve de développement local et de prospérité partagée, devienne une réalité durable. J’invite les Présidents des Conseils Départementaux et les Maires à une gestion rigoureuse, transparente et collégiale des dotations mises à leur disposition en se conformant à leur obligation de reddition des comptes. Honorables et Vénérables Parlementaires ;

Chers compatriotes, Au regard du contexte international actuel, il nous revient de redéfinir la carte diplomatique de notre pays en fonction de nos ambitions et de nos intérêts stratégiques. Pour ce qui est de la Diplomatie, notre Pays a retrouvé sa place au sein des institutions internationales. Le Gabon a été élu au sein du Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union Africaine. Au cours des trois (03) dernières années, j’ai réaffirmé l’attachement du Gabon au multilatéralisme ainsi que les positions de notre pays sur les questions internationales, notamment celles liées à la paix, à la sécurité, au développement durable, à la protection de l’environnement et à la lutte contre le changement climatique. Il est nécessaire de rappeler qu’avant le 30 août 2023, les Missions Diplomatiques et Consulaires, ainsi que les personnels de ces missions vivaient une situation clairement dégradante. Ce qui portait atteinte à l’image de notre pays et à la dignité de nos compatriotes diplomates.

Pour remédier à cette triste situation, il est entrepris déjà une amélioration progressive des conditions de vie et de travail de ces entités. Nous avons revu à la hausse les émoluments de nos Ambassadeurs et des Attachés de Défense afin d’améliorer leur condition de vie mais surtout de leur permettre d’atteindre les objectifs assignés. Il s’agit de renforcer la présence et le rayonnement du Gabon sur la scène internationale. Je profite de cette tribune pour annoncer que le Gabon confirme sa candidature pour abriter le Sommet de l’Union Africaine en 2027. Par ailleurs, peu après mon investiture, le Gabon a pris acte de l’arrêt rendu par la Cour Internationale de Justice, dans le différend frontalier qui l’oppose au Pays frère de la Guinée Équatoriale, un contentieux ancien remontant à 1972.

Soucieux du respect des décisions de justice et de l’intégrité de nos rapports avec les Institutions Internationales dont nous sommes Membre, le Gabon a pris acte du contenu de cet arrêt et est totalement disposé à l’appliquer. Depuis lors, j’ai mis en place une nouvelle Commission Nationale sur ce différend frontalier. Elle travaille d’arrache-pied pour trouver des solutions possibles et utiles permettant un aboutissement heureux de ce litige qui n’a que trop duré. A ce sujet, le Président de la Commission de l’Union Africaine a désigné un Médiateur que nous avons reçu récemment. Ce dernier a fait une proposition de plan de travail que nous avons approuvé, avec une issue ‘’gagnant–gagnant’’. Sur le plan économique, j’assume une position souveraine de transformation de nos richesses sur notre territoire afin de réduire la dépendance aux exportations des matières premières. Certes notre sous-sol regorge d’énormes ressources naturelles, mais tant qu’elles ne sont pas exploitées et transformées localement elles ne peuvent pas devenir une richesse profitable à nos populations. Vous conviendrez avec moi que ce narratif du « Gabon pays riche » est une illusion.

Les gabonais doivent tous en être conscients et se mettre au travail. Mon pays, notre pays, doit devenir une terre d’opportunités et un pays attractif pour les investisseurs d’où qu’ils viennent. Nous avons tout pour construire une économie diversifiée, résiliente, créatrice de richesses et d’emplois pour notre jeunesse dans plusieurs secteurs porteurs parmi lesquels : L’agriculture, Les produits halieutiques, Le bois Le niobium, Le phosphate, Le marbre, La potasse, Les terres rares, Le fer, L’or, Le diamant, Le manganèse, L’uranium L’iboga, Le pétrole, Le gaz. Une attention particulière sera également portée sur le bilan carbone et la prospection du potentiel national en hydrogène naturel. Après le rachat d’Assala, Tullow Oil et SMP nous avons découvert et mis en exploitation de nouveaux puits (Ngongui et Maboga) qui augurent des lendemains meilleurs dans ce secteur.

Je suis fier aujourd’hui d’annoncer que grâce à l’acquisition des actifs pétroliers GOC-Assala et Tullow Oil, nous devenons le premier producteur national, devant les anciens leaders historiques. Le secteur minier demeure un levier stratégique pour l’avenir de notre pays. Le gisement de fer de Belinga, estimé à 7,5 milliards de tonnes, avec une teneur de 65%, est le plus grand au monde. Celui de Milingui, ainsi que la potasse ou encore le marbre dans la Nyanga, offrent de belles perspectives économiques si nous parvenons à les mettre en exploitation dans les meilleurs délais. Je mène une diplomatie économique proactive afin d’attirer des investisseurs dans ce secteur minier, avec pour corolaire la construction de ports en eau profonde à Kobe-Kobe et Mayumba, la réalisation d’une ligne de chemin de fer, ainsi que l’édification de barrages hydroélectriques. Sur le plan macroéconomique, nous avons constaté dès le 30 août 2023, pour le déplorer que le niveau de la dette était abyssal, représentant 70% du PIB, sans qu’elle n’ait servi au développement de notre pays.

Cette question fait l’objet d’un traitement responsable avec les instances internationales, notamment le FMI avec lequel nous sommes en discussion. Je tiens à rassurer la représentation nationale que ces échanges portent essentiellement sur la restructuration de la dette dont le niveau est certes élevé mais soutenable. (Hors discours : Il n’échappe à personne que la quête du développement étant un processus continu, nous sommes contraints de recourir à l’endettement. Mais notre endettement sera maîtrisé et utile à tous. C’est ce que j’appelle en français facile, la dette utile). Aujourd’hui, je peux affirmer que les bases de la transformation de notre pays sont désormais solidement établies. Nous avons réalisé le Recensement Général de la Population et des Logements, qui nous permettra de disposer d’une connaissance précise de notre population, de ses besoins et de sa répartition sur l’ensemble du territoire national. Les résultats de ce recensement seront communiqués et publiés en toute transparence.

Au moment où notre pays poursuit sa marche vers la modernisation de l’État et l’amélioration de la qualité du service public, la Fonction Publique demeure l’un des principaux leviers de transformation de l’action gouvernementale. Héritant, au 30 août 2023, d’une administration confrontée à près de 8 années de gel des recrutements, des avancements et des reclassements, ayant entraîné l’accumulation de plusieurs dizaines de milliers de situations administratives en attente. J’ai fait de la restauration de la justice administrative une priorité absolue. À ce jour, ce sont plus de 60 mille situations administratives qui ont été régularisées. Ces chiffres témoignent de la volonté du Gouvernement de mettre fin aux blocages hérités du passé et de garantir à chaque agent public une gestion plus juste, plus transparente et plus efficace de sa carrière.

La digitalisation des fichiers des personnels et l’archivage électronique des actes de gestion des agents de l’Etat sont désormais en vigueur. Plusieurs bâtiments administratifs ont été réhabilités et nous devons davantage lutter contre la corruption et la surfacturation pour attirer plus d’investisseurs. (Hors discours : Toute vacation, quel que soit le secteur, sera désormais auditée. L’État n’acceptera plus de se faire voler) Après la mise en œuvre des deux premières phases de l’opération de solde des rappels des agents publics, je vous annonce dans cet hémicycle le lancement du paiement de la troisième et dernière phase de règlement des rappels calculés, pour un montant de 35 milliards de francs CFA. Par cette ultime opération, l’État aura mobilisé et reversé aux fonctionnaires du secteur public un montant cumulé de 105 milliards de francs CFA au cours des deux dernières années, traduisant ainsi ma volonté constante d’honorer les engagements pris envers les agents publics et d’améliorer durablement leurs conditions de vie.

Ceci marque l’aboutissement d’un processus attendu depuis plusieurs années et constitue une avancée considérable dans l’assainissement de la situation administrative et financière des agents de l’État. Je pense également au désintéressement des épargnants de la Poste SA, victimes d’une injustice depuis une dizaine d’années de la part de l’ancien régime. (Plusieurs d’entre eux y ont laissé leur vie). J’annonce à leurs familles durement éprouvées que le paiement de la première tranche pour un montant de 10 milliards de FCFA sera effectif, sur près de 32 milliards de FCFA. Tous ces règlements seront effectifs dès demain. Dans le secteur privé, avant la Transition, on notait un taux de chômage des Jeunes à hauteur de 35 %. Une inadéquation entre les formations dispensées et les besoins du marché local. Une insuffisance des investissements dans la formation professionnelle. De la Transition à maintenant, près de 22 mille emplois dans le secteur privé ont été créés.

Ce secteur a connu en 2024 une hausse de 2,4 % portant les effectifs y relatifs à 85 mille 9 cents salariés. Aussi, face au chômage qui frappe notre jeunesse, nous refusons la fatalité. PassEmploi241, la plateforme publique gratuite qui relie demandeurs d’emploi, entreprises et centres de formation sur tout le territoire, est notre réponse concrète. C’est l’État qui se tient aux côtés de sa jeunesse, en finançant sa formation et en lui ouvrant les portes du marché du travail. Le Pôle National de Promotion de l’Emploi, PNPE a réalisé 5.566 insertions effectives, dont 1.697 embauches directes. 10.000 Jeunes ont été formés dans des secteurs porteurs. Le projet un Jeune, un Taxi pour l’auto emploi, qui a déjà permis la distribution de 1.066 TaxisGab dans les villes de Libreville, Port-Gentil, Franceville et Oyem, dont 200 distribués récemment, connait une évolution convenable et sera poursuivi. Avec le projet Gab Pêche, mon ambition est l’appropriation de la pêche artisanale par nos compatriotes notamment les plus jeunes.

Cependant d’après les renseignements de sources concordantes, ce projet rencontre quelques difficultés dans sa phase de mise en œuvre. Ce qui ne m’empêche pas d’envisager de l’étendre dans les villes comme Mayumba, Cocobeach, Donguila et Gamba. Mes chers compatriotes, Il appartient à notre jeunesse de s’approprier ces métiers qui nous permettrons de lutter contre la vie chère et d’arrêter à terme de subventionner des produits importés. (Hors discours : Je me souviens, au lycée, de cette phrase d’un professeur d’économie gabonais : « la rareté crée la demande donc l’inflation et l’abondance des produits entraine la concurrence, casse les prix sur le marché et réduit le coût de la vie.) En somme, si nous voulons lutter contre la vie chère, nous ne pouvons plus continuer à subventionner mais à produire localement ce que nous consommons.

Au sujet des Transports Publics, le constat est le même, il faut les restructurer. Mais des mesures sont en train d’être prises en particulier par la fusion de SOGATRA et de TRANS’URB en vue de la création d’une Compagnie Nationale Interurbaine.100 Bus sont déjà acquis et mis à la disposition de la nouvelle entreprise. Afin de garantir la pérennité de cette nouvelle structure, nous devrons mettre fin à la gratuité. Les recettes générées devraient pouvoir couvrir les charges liées à son fonctionnement et au renouvellement de l’outil de travail. Il est à retenir que l’État devra retirer ses subventions progressivement. (En un mot, fini le ngori !) Pour réduire les charges de l’Etat, le Gouvernement envisage de retirer la prime de transport de 35.000 FCFA à tous les fonctionnaires possédant un véhicule de fonction ou de service. (Hors discours : En général, quand on parle train de vie de l’État, je vois les populations jeter la pierre sur les Sénateurs, le CESE, on va même jusqu’à dire qu’il faut fermer ces deux institutions. Je peux vous dire avec franchise que leurs émoluments ont déjà été réduits depuis la période de transition. Mais on oublie souvent les directeurs généraux ou leurs adjoints du secteur Parapublic qui gagnent plus que les Ministres et les parlementaires. Alors pour une meilleure équité, nous allons réduire la masse salariale dans ces secteurs.) Quant au Transport Ferroviaire il est urgent d’accélérer la réhabilitation de notre chemin de fer et de l’interconnecter aux autres réseaux ferrés.

L’État gabonais, dans le cadre d’un emprunt auprès de l’Agence Française de Développement, AFD, d’un montant de 173 millions d’euros, soit 115 milliards de FCFA, finance les travaux actuels de remise en état de notre voie ferrée. Les travaux se dérouleront sur une période de 06 ans pour s’achever en 2031. S’agissant du transport Aérien, nous avons créé la Compagnie nationale FLY Gabon. Elle dessert l’intérieur du Gabon : Port-Gentil, Franceville et Oyem et dans bientôt Makokou Tchibanga, dès l’opérationnalité de leurs aéroports. Elle dessert aussi plusieurs destinations en Afrique dont le Congo, la RDC, le Cameroun, l’Afrique du Sud, Le Benin, la Guinée Équatoriale, la Centrafrique, le Nigéria, Sao Tomé et Principe. Par ailleurs, dans le cadre d’un partenariat avec l’Académie Ethiopienne de l’Aviation Civile, près de 400 étudiants Gabonais achèveront bientôt leurs formations aux métiers de l’aéronautique. En matière de transport maritime, fluvial et lagunaire, ma vision pour notre Pays est d’assurer la connectivité de toutes les villes et de tous les villages en bordure des cours d’eau navigable, pour renforcer l’inclusion sociale et optimiser la circulation des personnes et des biens.

La gestion des ports et aéroports relève de la souveraineté nationale. En conséquence, une réflexion sera faite dans l’optique de réviser toutes les conventions de concessions et d’autres types de partenariats, sous forme de contrats gagnant-gagnant. Sur le plan social, la modernisation du système de santé, le maintien et le renforcement des filets sociaux sont en cours. Notre système de santé que chacun d’entre vous connaît, contraint ceux qui en ont les moyens à se soigner à l’étranger et abandonne les autres à une médecine sous-équipée, sous-dotée, voire même épuisée par des années de désengagement de l’État.

Ma vision pour le système de santé consiste à doter le Grand Libreville d’infrastructures sanitaires de haute spécialité, à renforcer les capacités des personnels médicaux et paramédicaux afin de faire du Gabon un Grand Pôle sous régional et continental en matière d’offre de soins de haute qualité ; sans oublier les Capitales Provinciales et les Chefs-Lieux de Département. Ils retiennent toute mon attention. Depuis lors : Trois (03) promotions successives de médecins et pharmaciens sont sorties de l’Université des Sciences de la Santé, en 2 ans, Plusieurs agents de santé ont été mis en solde, Des centres hospitaliers régionaux et hôpitaux départementaux ont été construits ou réhabilités, D’autres infrastructures de santé à Libreville et à l’intérieur du pays ont été ouverts. A cela s’ajoutent l’acquisition de matériel, le renforcement du plateau technique et la dotation d’ambulances dans les structures sanitaires. En deux ans, 14 nouvelles représentations du Samu Social Gabonais ont été ouvertes.

L’inclusion des Personnes à Mobilité Réduite a connu une amélioration substantielle grâce à la dotation d’équipements adaptés. La Caisse Nationale de Sécurité Sociale, CNSS, a été reformée. Les droits trouvés en 2023 pour plus de 23 milliards de FCFA concernant 14.146 assurés sont progressivement apurés et la fluidité du système se rétablit. Par ailleurs, le Gouvernement a procédé au payement des pensions à 26.313 retraités pour un montant de 1,5 milliard de F CFA. La reforme paramétrique engagée par le gouvernement est une opportunité déterminante pour la caisse et ses assurés. Enfin, à court terme, la CNSS couvrira les travailleurs indépendants de sorte que les personnes sans emploi formel soient désormais couvertes. Malgré les efforts louables déjà entrepris, le fonctionnement de la Caisse Nationale d’Assurance Maladie et de Garantie Sociale, CNAMGS, laisse toujours à désirer. Les assujettis et les partenaires de cette grande entité de protection sociale sont désormais désabusés. Cette situation ne peut perdurer. Des reformes importantes sont en cours dont la mise en œuvre du Fonds 04 pour les travailleurs indépendants. (Hors discours : j’invite les politiciens et les élus à Expliquer aux populations que le Fonds 04 concerne : les commerçantes, le personnel de maison, les coiffeuses, les vulcanisateurs, les cordonniers, etc. Soyons tous d’accord que 660 mille contribuants ne peuvent pas soigner 1.300.000 malades autrement dit les gabonais économiquement faibles (GEF). Si nous voulons tous sauver la CNAMGS, nous devons auditer ce fichier afin de désengorger le fonds GEF. Par ailleurs tous ces petits métiers qui génèrent de l’argent doivent désormais contribuer.

En substance, pour les femmes commerçantes dans les marchés, le but n’est pas d’augmenter le prix de l’étal mais de demander à la mairie de diviser le prix de l’étal en deux (par exemple : sur un étal de 15000, la Mairie pourrait diviser en deux et reverser 7500 dans ses caisses et l’autre moitié à la CNSS et à la CNAMGS). La Mairie devient le collecteur légal chaque fin de mois pour ces commerçantes. Autant de mécanismes peuvent être trouvé pour les autres métiers.) Désormais, je veillerai personnellement, à ce que cette caisse remplisse ses missions de manière satisfaisante. La Caisse des Pensions et des Prestations Familiales, CPPF a payé pour 57 milliards d’arriérés de pension en deux échéances l’une en février 2024 et l’autre en avril 2025. Il est à noter que tous les arriérés de la CPPF, d’un montant de 66 milliards de FCFA due aux retraités gabonais, étaient restés impayés pendant plus de 7 ans. J’ai décidé de transformer la CPPF en un investisseur institutionnel capable de garantir la pérennité du système de retraite des agents publics et de contribuer significativement au financement de l’Economie Nationale.

En ce qui concerne l’Éducation Nationale, la Formation Professionnelle, l’Enseignement et la Recherche Scientifique, la situation trouvée en 2023, est un système éducatif gravement affecté par l’inadéquation entre l’offre Pédagogique et les offres d’emplois nécessaires au développement de notre Pays. La recherche scientifique n’est pas tournée vers les besoins en innovations et aux solutions à apporter aux problèmes des gabonais, ni pour accompagner le développement des entreprises et l’amélioration du service public. Les filières professionnalisantes restent embryonnaires, sous équipées et marginalisées, en ne représentant que 10 à 20% du système éducatif national. Ce modèle d’école doit changer pour inverser cette tendance inappropriée à la vision de développement de notre économie et au développement durable de notre Pays. Pour l’avenir, le Gouvernement prévoit, pendant le mandat, le renforcement de la lutte contre les violences en milieu scolaire, la consommation des drogues, l’organisation annuelle des concours d’excellence, la construction et la réhabilitation des internats, des centres techniques, des réfectoires, 2 000 salles de classes, l’achèvement des lycées agricoles de Lébamba et de Bikélé. (Hors discours : Je loue les efforts de ces enseignants qui ont supporté, toutes ces années, ces comportements déviants.) Avant la fin de cette année 2026, je convoquerai ce que j’appelle les Grandes Assises de l’école des compétences pour un Gabon souverain et des citoyens prospères.

Ce sera dans le cadre du Conseil National de l’Education et de la Recherche. Mesdames et Messieurs les Parlementaires, Chers Compatriotes, Fidèle à mes engagements de loyauté et de respect vis-à-vis de mon peuple et au serment que j’ai prêté le 03 Mai 2025, le jour de mon investiture, j’ai tenu à vous présenter ce tableau de notre pays, avec franchise et objectivité, pour nous amener à comprendre que la tâche pour le redressement du pays est certes difficile mais pas impossible. Cette photographie de la Nation montre à suffisance aux yeux de tous que le projet de société que j’ai soumis au Peuple gabonais et qui a été plébiscité est la réponse humaine et réaliste aux maux qui minent le Gabon. J’ai donc besoin de votre implication active pour m’aider à le concrétiser au cours de ce mandat.

La Jeunesse gabonaise traverse une période difficile. Avant la Transition, près de 60% des jeunes actifs exerçaient dans l’informel à cause d’une faible articulation entre formation, emploi et entreprenariat. 70% des infrastructures sportives étaient dégradées. Tandis que les compétitions sportives nationales étaient irrégulières voire suspendues. Depuis la Transition, les mécanismes institutionnels pour les jeunes ont été réactivés tels que le Conseil National de la Jeunesse du Gabon, le Parlement Gabonais des Jeunes. Les efforts déjà faits avec la création de la Banque pour Commerce et l’Entreprenariat du Gabon, BCEG avec un taux à 4%, quoiqu’encourageants et positifs, nécessitent cependant d’être renforcés et amplifiés. Notons que, depuis son lancement en décembre 2024, la BCEG a financé au total 17,1 milliards de FCFA pour les projets dédiés à la jeunesse sur les 25 milliards mis à disposition. 120 jeunes porteurs de projets viables ont été identifiés et accompagnés dans les provinces du Haut-Ogooué, de l’Ogooué-Lolo et de l’Ogooué-Ivindo. Les partenariats ont été dynamisés avec le PNUD et l’UNICEF.

L’objectif final est d’atteindre le plein emploi dans un délai raisonnable. (Hors discours : Je profite de cette occasion pour passer un message aux jeunes. Nous avons mis des mécanismes pour accompagner l’entreprenariat des jeunes, la BCEG. C’est aux jeunes de se tourner vers cette structure pour obtenir des financements. Cependant, nous constatons un désintérêt de la part de ces derniers. Évoquer TaxiGab : le jeune qui a détourné son fonds d’investissement pour l’achat d’un véhicule GabPêche : la mauvaise gestion Au plan culturel, il est regrettable que l’art et la culture aient souvent été relégués au second plan, alors qu’ils sont essentiels à notre identité. C’est pourquoi j’ai encouragé la valorisation des tenues africaines chaque vendredi, relancé la célébration de la Fête des cultures et soutenu nos productions cinématographiques et musicales. Ces initiatives visent à offrir de meilleures conditions aux créateurs et à assurer le rayonnement durable de notre patrimoine artistique sur la scène internationale.

Au plan sécuritaire, notre pays connait un redressement significatif avec une augmentation des effectifs des Forces de Défense et de Sécurité, l’acquisition de moyens roulants et d’équipements divers pour l’ensemble des forces. La construction et la rénovation de nouveaux postes avancées, de Commissariats et de plusieurs casernes à travers le territoire ne sont pas en reste. A cela s’ajoute le renforcement du maillage sécuritaire afin de renforcer l’intégrité de notre territoire national. Des hélicoptères d’attaque de type MI 35 et des frégates sont en commande pour faire face aux menaces asymétriques notamment la piraterie maritime qui fragilise le Golfe de Guinée. L’objectif de tous ces moyens est de lutter efficacement contre la recrudescence d’actes de grand banditisme, l’exploitation illégale de ressources naturelles. (Hors discours : C’est l’occasion de rappeler que chaque citoyen doit prendre conscience qu’il est avant tout garant de sa propre sécurité en dénonçant les auteurs de ces actes répréhensibles).

(Le quadrille de la ville est en cours avec un système de patrouille et de vidéosurveillance, de désenclavement des quartiers sous intégrés en ouvrant des voies secondaires pour faciliter l’accès aux agents de sécurité et de défense. Dans l’intérêt de tous, nous demandons aux populations de nous faciliter la tâche dans les opérations de désenclavement.) Une loi de programmation militaire 2026-2030 est en cours d’examen pour accélérer la modernisation et le renforcement des capacités de nos Forces de défense. Une autre sera également prise pour nos Forces de Sécurité. Mon ambition est de faire de la Défense et de la Sécurité un levier permanent de stabilité, de souveraineté et de développement pour notre pays. Honorables et Vénérables Parlementaires, Mes chers compatriotes, Parler de l’État de notre Nation, c’est aussi s’adresser à notre conscience collective avec lucidité. Reformer nos institutions ne suffit pas : Il faut surtout accepter de formater nos mentalités et renforcer les valeurs qui fondent notre État.

La justice en est la colonne centrale. Pour bâtir un État plus juste, plus fort et plus protecteur, il est essentiel de comprendre que la justice est le pilier de notre maison commune, et que la responsabilité en est la clé. Éminents Parlementaires, Mes chers compatriotes, L’histoire de notre pays nous enseigne une leçon essentielle : chaque fois que nous avons cédé à la division nous avons reculé. Chaque fois que nous avons choisi l’unité nous avons avancé. Les discours de haine, les manipulations identitaires qui appellent à la violence et à la désobéissance ne servent pas la République. Ils fragilisent notre cohésion et l’avenir de nos enfants. Je lance un appel solennel à l’unité nationale, au patriotisme et à la responsabilité. Que nous soyons de la majorité présidentielle, des partis frères, des partis réunis ou de l’opposition, nous sommes avant tout des Gabonais. La République Gabonaise est notre bien commun, notre maison commune.

Nous devons donc veiller à ce que la désinformation et la manipulation de l’information qui sont devenues les marques de fabrique de certains d’entre nous ne puissent avoir raison de cette belle unité dont nous avons fait montre durant les périodes les plus éprouvantes de notre histoire récente. Pour ce septennat, ma vision est claire : construire une République gabonaise prospère, souveraine, stable et respectée afin de rendre aux gabonais leur dignité. Un Gabon qui valorise ses ressources naturelles au bénéfice de son peuple. Un Gabon qui renforce ses partenariats internationaux dans le respect mutuel et l’indépendance. Chers parents, je vous prie de reprendre en mains l’éducation de vos enfants. Aux enseignants, de les enseigner et de les instruire.

A l’État, de les protéger. Chacun doit jouer pleinement son rôle pour un avenir radieux. A vous la jeunesse de notre pays, je vous exhorte à entreprendre avec mesure. Gardez-vous de précipiter l’accomplissement de grandes œuvres, car l’empressement peut vous conduire au bord d’abîmes périlleux. Attachez-vous plutôt à accomplir des tâches modestes ; c’est de l’addition de ces efforts discrets que naîtront, pour notre nation, de véritables accomplissements. Je rêve d’un pays où chaque enfant peut aller à l’école sans crainte, où chaque citoyen peut se soigner, où chaque famille peut vivre dans la dignité.

Ce rêve de la félicité peut être porté si nous restons unis et déterminés. À ceux qui accusent le pouvoir de restreindre les libertés, je réponds avec calme et fermeté : la République Gabonaise est une démocratie en construction, fondée sur le pluralisme politique, la liberté d’expression et le respect des lois. Les partis politique existent, s’expriment et participent aux élections, les médias fonctionnent. Les citoyens s’expriment. Mon engagement est constant : garantir les libertés fondamentales tout en assurant la sécurité, la stabilité et la cohésion nationale. C’est cette responsabilité que m’impose la fonction de Président de la République.

Chers compatriotes, L’heure n’est ni au doute, ni à la peur. L’heure est à l’Espérance, à la responsabilité et à l’action collective. Ensemble, poursuivons le chemin de la paix, du développement et de la souveraineté.

Ensemble, écrivons une nouvelle page de l’histoire de notre nation.

Que Dieu bénisse chacune et chacun de vous.

Que Dieu bénisse notre armée, notre jeunesse et nos institutions.

Que Dieu bénisse la République Gabonaise !

Je vous remercie !

Gabon: Oligui Nguema visite plusieurs infrastructures

Le président de la République,  a effectué, mercredi, une visite de terrain sur plusieurs chantiers situés le long du front de mer de Libreville.

 

La première étape de la visite s’est déroulée au niveau du pont de Gué-Gué, où se construit un immeuble destiné à accueillir des bureaux et des appartements. Le chef de l’État a pris connaissance de l’évolution des travaux et des différentes phases du projet, appelé à modifier le paysage urbain de ce secteur de la capitale.

Le président de la République s’est ensuite rendu sur le chantier d’aménagement du bord de mer. Les travaux concernent plusieurs infrastructures destinées à accueillir des activités sportives, de loisirs et des espaces ouverts au public. Sur place, il a donné des orientations relatives à l’utilisation future de ces installations et à leur intégration dans l’environnement urbain.

Au cours de cette visite, Brice Clotaire Oligui Nguéma a insisté sur la nécessité d’assurer l’entretien des aménagements réalisés. Il a notamment appelé les autorités municipales à renforcer les actions de sensibilisation autour de la propreté, de la gestion des déchets et du respect des espaces publics afin de préserver durablement les infrastructures mises en place.

Le chef de l’État a également découvert une initiative portée par une entrepreneure gabonaise visant à développer des services de proximité au profit des usagers de l’espace sportif du littoral.

 

Eddy Minang, Procureur Général près la Cour d’Appel de Libreville, suspendu pour 3 mois

Le procureur général près la Cour d’appel judiciaire de Libreville, Eddy Narcisse Minang, magistrat hors hiérarchie, a été suspendu de ses fonctions pour trois mois par le ministre de la Justice, Garde des Sceaux.

 

Selon des informations relayées sur Gabon Review, plusieurs dossiers sensibles pèsent sur lui. Notamment des soupçons liés à une affaire financière évaluée à 4 milliards de francs CFA, impliquant des hommes d’affaires chinois, figurent parmi les éléments évoqués. Mais c’est le scandale des surfacturations au ministère de l’Éducation nationale qui aurait constitué la goutte d’eau qui fait déborder le vase.

Ce dossier, rendu public début juin 2026 par le procureur de la République près le tribunal de première instance de Libreville, a conduit à l’interpellation d’une vingtaine d’agents de la Direction centrale des affaires financières (DCAF) du ministère, pour un préjudice estimé entre 560 et 700 millions de francs CFA. Or, selon des sources judiciaires concordantes, Eddy Narcisse Minang aurait usé de son entregent pour tenter de court-circuiter la procédure, le directeur de la DCAF étant originaire, comme lui, de la même localité du Woleu-Ntem. Peut-on lire chez nos confrères.

En attendant, le magistrat doit être convoqué devant le Conseil de discipline le 22 juin prochain. Viendrait ensuite, le cas échéant, une saisine du Conseil supérieur de la Magistrature, seule instance habilitée à statuer définitivement sur son maintien ou non dans ses fonctions.  Thalie Aubone Nguema épouse Edjo, magistrate hors hiérarchie de l’ordre judiciaire gabonais, va assurer l’intérim.

 

Gabon: Zita Oligui Nguema attendue à Tchibanga

La Première Dame du Gabon, va effectuer une visite du 12 au 13 juin 2026 à Tchibanga, chef‑lieu de la province de la Nyanga, dans le sud‑ouest du pays,.

 

Selon les informations, ce déplacement de la première dame est consacré à la célébration différée de la Fête des mères, initialement prévue le 25 mai mais reportée en raison de l’agenda de la Première Dame.

un programme provisoire élaboré par le comité d’organisation, composé essentiellement de femmes, prévoit  notamment une grande foire d’exposition de produits agricoles, artisanaux et de vannerie, ainsi qu’une cérémonie de décoration de femmes leaders évoluant dans divers secteurs d’activité.

La Première Dame remettra également des attestations aux femmes rurales formées à la multiplication de la banane plantain. Une caravane médico‑sanitaire, accompagnée d’une distribution de médicaments, est également annoncée.

Interview d’Oligui Nguema: l’ancien président Ali Bongo réagit

L’ancien président de la République, Ali Bongo Ondimba, a  à travers une déclaration rejeté les affirmations du président Oligui Nguema qui indique n’avoir aucun problème avec lui.

 

Dans sa déclaration rendue publique par son ancien ministre, Ali Akhbar Onanga Y’Obégué, devenu son porte parole et par ailleurs Secrétaire général d’une des factions du Parti démocratique gabonais (PDG), l’ancien président rejette les affirmations faites à son sujet, par son successeur Brice Clotaire Oligui Nguema sur le media français France 24.   En effet, le Président Oligui Nguema a sur France 24 indiqué que son  prédécesseur  a été absent pendant plusieurs années durant son mandat.

Ces affirmations sont rejetées par  l’ancien président Ali Bongo qui a réagi en indiquant :« Il prétend que j’aurais été, 5 années durant, un présent absent, privé de volonté et de pouvoir. Une seule question suffit alors : Qui l’a nommé ? Qui l’a placé à la tête de la Garde républicain ? Qui réunissait, seul, les Commandants en chef dont il faisait partie ? Si je n’étais rien, alors ses fonctions, ses galons et toute son ascension n’étaient rien non plus. Il ne peut pas, dans la même phrase, me déclarer absent et se déclarer légitime. Qu’il choisisse son mensonge », suggère Ali Bongo Ondimba. Peut-on lire.

Réagissant à l’intervention du président Oligui Nguema où  dans cet entretien, rappelle  avoir accordé un passeport diplomatique à son prédécesseur et indiqué que celui-ci avait été invité à l’inauguration de la salle des congrès de Libreville portant le nom d’Omar Bongo Ondimba. Car pour lui Ali Bongo est considéré comme un ancien président, et qu’aucune procédure judiciaire n’avait été engagée contre lui et qu’il demeurait libre de ses mouvements.

Ali Bongo a répondu en précisant que:   « Monsieur Oligui affirme qu’il n’aurait aucun problème avec moi. C’est faux, et il le sait. On n’a pas aucun problème avec un homme dont on nie publiquement la torture infligée à l’épouse et au fils, tout en refusant la seule chose qu’un innocent réclamerait : une enquête indépendante. Il dit vouloir des preuves ? Qu’il lance une enquête, nous les remettrons. Elles existent, elles sont documentées et elles ont déjà été remises aux autorités françaises et aux instances des Nations-Unies », explique-t-il.

Prenant l’opinion à témoin, l’ancien président déchu, regrette le silence complice des d’anciens ministres et personnalités haut-rang qui partageaient ces réunions de haut niveau avec la hiérarchie des forces de défense et de sécurité. « Leur silence ne change rien aux faits. Je déplore seulement leur manque de courage et de dignité », poursuit-il.

Gabon: Dr Maël Eteno nouveau président du Conseil national de l’Ordre des médecins

Il a été élu samedi à Libreville,, à l’issue du scrutin portant renouvellement des instances dirigeantes de cette organisation.

 

Le Conseil national de l’Ordre des  médecins du Gabon a un nouveau bureau. Sur les 791 médecins inscrits sur les listes électorales, 305 ont pris part au vote. Le nouveau président  Dr Maël Eteno, Neurologue au Centre hospitalier de Libreville, il   sera secondé par le Dr Ndong Abiaghe, élu vice-président. Le nouveau bureau est également composé du Dr Audin Serge Mavoungou au poste de secrétaire général, du Dr Kevin-Dan Rossatanga Indjele en qualité de secrétaire général adjoint, du Dr Marina Doria Mangombi- Mapaga comme trésorière générale, ainsi que de le Dr Mariam Matsanga Amoussa-Busughu au poste de trésorière générale adjointe.

En prenant la parole, le nouveau président a indiqué vouloir inscrire son mandat dans la continuité des acquis tout en engageant des réformes adaptées aux enjeux actuels de la profession, notamment en matière d’éthique, de régulation et d’amélioration des conditions d’exercice des médecins. Il n’a pas manqué d’exprimer sa satisfaction au terme d’une campagne

Il remplace a ce poste  le Dr Emanuel Ogandaga, qui a  passée 25 ans a ce poste. Il a dressé le bilan de son mandat, mettant en avant les avancées administratives et le rayonnement international de l’institution.

 

CIMAF investit 26 milliards pour booster la production du ciment au Gabon

Le projet a été présenté le 20 mai, au chef de l’Etat Oligui Nguema le 20 mai dernier par le président-directeur général, Anas Sefrioui qui a annonce la construction d’une troisième ligne de production et d’agrandissement de la Clinkerie au Gabon a Ntoum,

 

Le groupe marocain Ciment d’Afrique (CIMAF) va renforcer ses capacités industrielles au Gabon à travers un projet d’extension portant sur une troisième ligne de production cimentière et l’agrandissement de la clinkerie, pour un investissement de plus de 40 millions d’euros (soit près de 27 milliards de Fcfa).  Cette extension doit permettre d’accroître la production locale de ciment et de réduire la dépendance du Gabon aux importations, dans un contexte de besoins élevés en matériaux de construction pour les logements, les infrastructures et les grands chantiers publics.

Ce projet devrait mettre fin à l’importation par CIMAF du clinker du Maroc, une matière première abondamment disponible au Gabon, y compris dans les environs de Libreville où est implantée l’usine de la société. Ces importations, jusqu’ici exonérées de taxes, suscitaient l’agacement du ministère gabonais de l’Économie. Les autorités ont d’ailleurs officiellement décidé d’y mettre fin à compter du 1er janvier 2027.

Pour CIMAF, filiale du groupe marocain de la famille Sefrioui, cette opération marque une nouvelle étape dans son développement en Afrique centrale ou le ciment constitue un secteur stratégique de l’urbanisation et des politiques d’équipement.

Il faut noter que, le groupe  Cimaf est présent au  Gabon depuis plusieurs années, et  s’inscrit dans une stratégie africaine plus large. Le groupe marocain s’est progressivement développé dans plusieurs pays du continent, en misant sur la production locale de ciment pour répondre à la demande en logement, routes, ports, équipements et zones industrielles.

Gabon: la fête des cultures de l’Ogooué reportée

Le maire de la commune de Lambaréné a annoncé ce jeudi le report de la fête des cultures initialement prévue du 22 au 23 mai 2026.

Dans son communiqué, le maire indique que ce report fait suite a l’annonce du décès d’un notable de la ville le nommé Eugène Répandue dont les obsèques auront lieu ce week-end.
En effet, pour le maire Guy pierre Biteghe, « cette douloureuse circonstance est incompatible avec l’événement ».

Le maire qui n’a pas donné de détails concernant la date prochaine de cet événement a également indiqué que ce report se fait également par solidarité avec la famille éprouvée.

Il invite par ailleurs les populations de la commune de Lambaréné a se mobiliser pour rendre un dernier hommage a cet illustre fils de la province

Hadj 2026: les pèlerins reçoivent les kits pour leur voyage en Arabie Saoudite

Ils ont reçu les kits pour leur voyage en Arabie Saoudite jeudi 14 mai 2026, a la mosquée centrale de Libreville.

 

Les kits remis comprennent notamment : un certificat de formation aux rites, un livret guide pratique, un certificat d’assurance maladie, une copie du billet d’avion aller‑retour, un badge, une écharpe aux couleurs vert‑jaune‑bleu, un dépliant résumant les grandes étapes du Hadj, un sac, ainsi que trois étiquettes autocollantes pour valises. En effet, le pèlerinage est prévu du 25 au 30 mai 2026.

Au cours de la remise de ces kits, le secrétaire exécutif du Conseil supérieur des affaires islamiques du Gabon, Abdou Salam Moussavou, représentant Abdul Razzaq Guy Kambongo, chef de la communauté musulmane, a salué cette étape essentielle dans le parcours des pèlerins. Il a rappelé la portée spirituelle du voyage vers les lieux saints : « Ce voyage constitue un moment unique de foi, de purification et de rapprochement avec Allah. Il exige patience, discipline, solidarité et respect des consignes qui vous seront données tout au long du séjour en terre sainte », a‑t‑il souligné.

Il faut noter que, le pèlerinage est prévu du 25 au 30 mai 2026. le Hadj est un voyage spirituel, c’est un appel de Dieu. Voilà pourquoi les pèlerins. Le représentant de la communauté musulmane a indique que, les pèlerins séjourneront d’abord à Médine pendant quelques jours avant de rejoindre La Mecque pour l’accomplissement des rites.

 

 

Gabon: le second tour de l’élection professionnelle prévue ce mercredi

Selon un communiqué de la Commission nationale des élections professionnelles (CNEP), il est prévu le second tour des élections professionnelles et la reprise du vote dans plusieurs administrations et entreprises du pays ce mercredi 13 mai 2026.

 

Après le premier tour qui a eu lieu le 28 avril, la place est désormais au second tour.  Ces élections concernent  les entreprises où le nombre de votants a été inférieur à la moitié des électeurs inscrits, celles où aucune liste syndicale n’a été présentée au premier tour, y compris les centres où le vote du 28 avril n’a pu se tenir pour cause d’incidents techniques, défaut d’acheminement du matériel électoral ou d’irrégularités constatées par la commission. Notamment dans les  provinces de l’Estuaire, du Moyen-Ogooué et du Woleu-Ntem.

Cependant, les  syndicats et autorités ne s’accordent pas sur la lecture de cette nouvelle séquence électorale. Selon le site l’Union, les syndicats soutiennent que ces reprises et réorganisations sont la conséquence directe de leurs contestations après le scrutin du 28 avril. Ils évoquent des irrégularités, des dysfonctionnements techniques, des problèmes logistiques, notamment à Libreville, ainsi qu’une absence de quorum dans plusieurs centres de vote.

Du côté de la CNEP, son président, Alain Jules Monangze, parle de « pure confusion ». Car selon lui, tous les cas actuellement recensés sont prévus par les textes encadrant les élections professionnelles.Il explique ainsi qu’il existe deux situations distinctes. La première concerne les cas où aucun syndicat n’a présenté de liste au premier tour, ou encore lorsque le quorum n’a pas suivi malgré la présence de candidats. Dans ces cas, les textes prévoient l’organisation d’un second tour auquel peuvent également participer des candidats indépendants.La seconde situation concerne les centres où le vote n’a tout simplement pas eu lieu le 28 avril. Ici, précise M. Monangze, il ne s’agit pas d’un second tour mais d’une reprise du scrutin. »Aujourd’hui, il y aura donc un second tour pour certains et des reprises pour d’autres. Cela n’a rien à voir avec la pression des syndicats mais avec les dispositions des arrêtés 147 pour le privé et 646 pour le public », explique-t-il. Releve- t-on sur le site du journal l’Union.

Pour finir, les opérateurs économiques sont tenus, dès la clôture du dépouillement, de transmettre les nouveaux procès-verbaux à la commission via les Inspections du travail compétentes ou par courrier électronique.

 

Gabon: lancement des travaux pour la construction du siège des Nations Unies

Le Vice-président du gouvernement Hermann Immongault a lancé dimanche à Libreville, les travaux du bâtiment devant abriter le siège des Nations unies.

 

Lancés dimanche en marge de la cérémonie inaugurale de la Cité de la Démocratie, le vice-président a indiqué que le nouveau siège sera bâti sur une superficie de 14.000m² et la durée des travaux est prévue pour 14 mois.

Le Gabon étant membre de l’ONU depuis plusieurs années, la construction d’un nouveau siège est pour le vice-président Hermann Immomgault  «un geste fort qui traduit l’engagement du chef de l’État de porter le Gabon sur la voie du développement, sur la voie de la contribution au système de Nations Unies»,relève -t-on sur le site de l’AGP.

Notons que, par cette action, les autorités gabonaises affirment leur volonté de passer d’un rôle d’observateur à celui d’acteur majeur dans les décisions de sécurité et de développement du continent.

Développement des filières halieutiques: le gouvernement et la BCEG signent un accord de 25 milliards de Fcfa

Le ministère de la Mer, de la pêche et de l’économie bleue et la Banque pour le commerce et l’entrepreneuriat du Gabon (Bceg) ont signé, le 30 avril dernier, un accord pour le financement des filières halieutiques au Gabon.

 

L’accord signé va permettre de soutenir des projets dans plusieurs secteurs jugés prioritaires. Notamment dans les secteurs tels que: la pêche artisanale et industrielle, l’aquaculture, la transformation des produits halieutiques ainsi que les infrastructures liées à la chaîne du froid et aux opérations de débarquement. 2026 à Libreville, une convention de partenariat dédiée au financement des filières halieutiques.

Les activités connexes de l’économie bleue sont également prises en compte dans ce programme.La convention prévoit en outre un accompagnement technique assuré par le ministère, en complément des mécanismes financiers mis en place par la banque. Il est question pour le gouvernement d’améliorer l’accès des acteurs de l’économie bleue à des financements adaptés à leurs activités.

Il vise aussi une meilleure gestion des ressources engagées, avec des mécanismes de suivi destinés à garantir leur utilisation et à mesurer les résultats obtenus sur le plan économique et social. Pour bénéficier de ces financements, des modalités seront communiquées ultérieurement.

Gabon: Oligui Nguema souhaite accueillir les sommets de l’Union africaine et de la Francophonie

C’est au cours de la cérémonie  d’inauguration du Palais des Congrès ” Omar Bongo Ondimba”  dimanche 3 mai 2026, en présence de plusieurs chefs d’États venus assister à cet événement.

 

Dans son discours, Oligui Nguema a évoqué  son souhait de recevoir dans cette nouvelle  infrastructure en 2027 le sommet de l’Union africaine (UA) et en 2030, le Sommet de la Francophonie. Ceci dans l’ambition de redevenir un centre stratégique des grandes décisions africaines et francophones. Car, il y a de cela plusieurs années que Libreville a accueilli sommet de l’Organisation de l’Unité africaine (OUA), en 1977.

En effet, la  cérémonie a enregistré la présence remarquée de plusieurs personnalités de haut niveau, dont les présidents du Congo, Denis Sassou Nguesso ; de la Sierra Leone, Julius Maada Bio ; de la République Centrafricaine, Faustin Archange Touadéra ; du Ghana, John Dramani Mahama ; de São Tomé-et-Príncipe, Carlos Vila Nova ; et du Burundi, Évariste Ndayishimiye. À leurs côtés, les anciens présidents Thomas Yayi Boni du Bénin, Nana Akufo-Addo du Ghana et Macky Sall du Sénégal ont témoigné de leur soutien et de l’importance de cet événement pour le Gabon et pour l’Afrique.

Des représentants d’organisations internationales telles que l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) et le Commonwealth ont également pris part à cette cérémonie, pour davantage marquer la dimension internationale de ce moment historique.

Notons que, le nouveau palais est sur  site de l’ancien Palais des congrès de la Cité la cité de la démocratie. Il s’agit d’une  initiative du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema

Gabon: début de la semaine africaine de vaccination

À l’occasion de la Semaine africaine de la vaccination, prévue du 22 au 28 avril 2026, le ministère de la Santé appelle à une mobilisation nationale pour renforcer la protection des populations.

 

 

La couverture vaccinale nationale oscille entre 60 % et 75 %, avec un taux d’environ 62 % pour le vaccin Penta 3 en 2025, bien en dessous de l’objectif de 90 % fixé par le Plan national de développement sanitaire. Une baisse de la vaccination chez les enfants de plus d’un an est également observée, exposant le pays à des risques épidémiques. En effet, la campagne de vaccination qui débute ce jour, est  placée sous le thème « Pour chaque génération, les vaccins fonctionnent » et vise à améliorer l’accès équitable à la vaccination sur l’ensemble du territoire. Dans son discours, la ministre a  mis en avant les progrès enregistrés par le Gabon, notamment le maintien du statut de pays exempt de poliomyélite depuis 2017 et l’élimination du tétanos néonatal depuis 2013. A cet effet,  une série de mesures prioritaires a été mise sur pied Il s’agit notamment de renforcer l’approche « Atteindre chaque district » pour identifier les enfants non vaccinés, de moderniser la chaîne de froid grâce à des équipements solaires, et d’améliorer la gestion des données via des outils numériques comme DHIS2 et les systèmes d’information géographique. Le programme prévoit également l’introduction de nouveaux vaccins, dont ceux contre le pneumocoque, le rotavirus, le HPV et le paludisme, ainsi que le déploiement d’une deuxième dose contre la rougeole. La ministre a insisté  sur le fait que, « La vaccination est un droit pour chaque enfant et une responsabilité pour chaque famille », c’est pourquoi elle les populations à se rendre massivement dans les centres de santé, rappelant que les vaccins sont gratuits et disponibles sur toute l’étendue du territoire.

Gabon: le portique douanier de la Zone d’Investissement Spéciale de Nkok inauguré

Le nouveau portique a été inauguré par le  ministre de l’Industrie et de la Transformation locale, Me Lubin Ntoutoume a inauguré, lundi dernier.

 

Le nouveau portique douanier est un ouvrage qui matérialise la modernisation des infrastructures de ladite zone et la volonté de veiller à la traçabilité des marchandises et renforcer l’efficacité du contrôle des flux commerciaux, pour contribuer ainsi à l’amélioration du climat des affaires.

Lors de la cérémonie d’inauguration, le ministre a evoque que,  « La Zone d’Investissement Spéciale de Nkok constitue aujourd’hui le pivot central de notre stratégie de transformation. Elle incarne notre ambition commune de valoriser nos ressources locales et de projeter le label “ _Made in Gabon_ ” sur l’échiquier international », a-t-il déclaré.

Notons que, la cérémonie s’est déroulée en présence de l’Administrateur général de l’Autorité administrative de la ZIS, Serge Samy Biveghe, de la directrice générale adjointe des Douanes et des Droits Indirects, Christobelle Moueri et du directeur pays d’Arise IIP, Igor Simard.

Gabon : Technip Energies décroche deux contrats pour moderniser l’usine SOGARA de Port-Gentil

Ce projet cible des unités de procédés clés et inclut une nouvelle unité d’adoucissement de kérosène ainsi que quatre nouvelles capacités de stockage.

 

Technip Energies a remporté deux contrats d’ingénierie d’avant-projet détaillé (FEED) auprès de la Société Gabonaise de Raffinage (SOGARA) pour sa raffinerie de Port-Gentil. Ces contrats couvrent l’optimisation d’une unité existante et le développement d’un nouveau complexe d’hydrocraquage. Le premier contrat concerne le FEED pour le dégoulottage des installations actuelles de la SOGARA.

Technip Energies assurera l’intégration complète des procédés entre les unités existantes et les nouvelles infrastructures. Le second contrat porte sur le FEED d’un nouveau complexe d’hydrocraquage modularisé, conçu pour accroître significativement la capacité de raffinage de la SOGARA.

Le périmètre comprend également une nouvelle jetée marine et des installations de déchargement. Technip Energies s’appuiera sur son excellence en ingénierie et son savoir-faire en intégration technologique, notamment sa technologie propriétaire de reformage de méthane à la vapeur (SMR) pour la production d’hydrogène. Les deux projets sont conçus pour répondre aux normes de qualité de carburant « AFRI 5 ».

Libreville va abriter du 21 au 23 mai la conférence internationale Toastmasters

L’annonce a été faite lors d’une conférence de presse organisée avec l’appui de l’Agence nationale de promotion des investissements (ANPI).

 

La  rencontre qui aura lieu à la Baie des Rois va réunir de nombreux participants issus de plus de vingt nationalités sous le thème « Leadership et influence à l’ère africaine », avec l’ambition de renforcer les compétences en communication et en leadership. En effet, Toastmasters International est une organisation dédiée au développement des compétences en communication et en leadership. Présente au Gabon depuis 2024 avec cinq clubs et environ 200 membres, elle ambitionne, à l’issue de cette conférence, d’étendre son réseau.

La présidente du comité d’organisation, Yvette Ngwevilo Rekangalt, lors de cette annonce a mis en avant les attentes liées à cette rencontre. « Nous souhaitons accueillir chaleureusement tous les participants et faire de cette conférence un moment inoubliable », a-t-elle déclaré. Elle a également souligné l’importance de la communication dans le développement économique : « La maîtrise de la communication est cruciale pour la prospérité de notre pays ».

Le programme prévoit des concours d’éloquence, des ateliers en français et en anglais ainsi que des sessions de formation destinées aux professionnels, entrepreneurs et étudiants. Ces activités visent à favoriser le partage d’expériences et l’apprentissage dans un cadre interculturel. Au-delà des sessions techniques, des activités culturelles et récréatives sont annoncées, notamment une parade des pays au cours de laquelle les participants porteront des tenues traditionnelles.