Gabon-Dialogue national : les jeunes se préparent

Ils sont plus de 3000 jeunes qui ont pris part mercredi 27 mars 2024 au grand rendez-vous de la jeunesse afin d’élaborer un document consensuel qui devra servir de document cadre des discussions avec les autres acteurs lors du dialogue national.

Ouvert par le vice-président Joseph  Owondault, les travaux ont réuni les jeunes gabonais issus des organisations associatives des 9 provinces du Gabon. Il est question au cours de ces assises d’échanger sur des thématiques bien précises, à travers des panels avec des experts, afin de faire ressortir un mémorandum d’entente qui puisse assurer à la jeunesse gabonaise de parler d’une seule voix, pour leur épanouissement, lors du dialogue national inclusif débutant le 2 avril prochain.

en effet, les jeunes sont déterminés à prendre part à ce grand rendez-vous politique au Gabon afin de se faire entendre et de participer à reconstruction du Gabon.  Aussi pour un succès de la transition conduite par le chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema. Pour le  président du Conseil national de la jeunesse (CNJ), Dariss Nyoundou Souza les assises qui ont débuté le 27 mars et vont s’achever ce jeudi un accent est mis sur «l’apport et l’impact de la jeunesse gabonaise dans le processus de transition : enjeux et perspectives », insiste-il avant d’ajouter que, « l’institutionnalisation du CNJ est impérative afin que la jeunesse soit définitivement reconnue comme une véritable force de propositions et un acteur important dans le processus de développement du Gabon ». poursuit le président du CNJ.

Notons que les jeunes seront représentés au Dialogue National le 2 avril, le président de la transition leur a attribué 20 places et le poste de 6ème vice-président du bureau du dialogue national.

Le Pnud apporte son assistance au Gabon dans la réforme de son système judiciaire

Un accord de coopération a été signé à cet effet, mardi dernier entre le ministre de la justice Paul Marie Gondjout et le représentant résidant du Programme des nations unies pour le développement Francis James.

 

Le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) s’engage à apporter une assistance multiforme au Ministère de la Justice,  afin d’appuyer la mise en œuvre de la Stratégie de Transition pour la Réforme du système judiciaire (STRJ). Le but à court, moyen et long terme est d’améliorer l’accès à un système judiciaire de qualité, garantir une justice transparente, efficace et inclusive au bénéfice de la population gabonaise.

En effet, il s’agit d’un accord de coopération visé entre les parties, qui concerne essentiellement trois domaines, à savoir : le développement d’études techniques et de faisabilité permettant notamment la révision des codes et la construction et la réhabilitation d’infrastructures de justice ; la mise en œuvre des activités et des initiatives diverses qui permettent d’améliorer l’accès à la justice pour les justiciables,  le soutien à la formation professionnelle continue, le renforcement des capacités du personnel du secteur de la justice dans les différentes juridictions et organes judiciaires.

Rappelons qu’au Gabon le système judiciaire contient plusieurs  disfonctionnements, des travaux du  Symposium sur la réforme de la Justice ont été organisés à cet effet en novembre et se sont poursuivis en janvier avec la  mise en œuvre des recommandations de ce symposium et en mars avec la remise du rapport au ministre de la justice donc l’une des missions était l’élaboration, conformément à la vision du chef de l’Etat gabonais, de la Stratégie de la Transition pour la réforme du système judiciaire, document qui servira de fil conducteur à la modernisation «de notre système judiciaire et de notre administration pénitentiaire», a expliqué le ministre Paul Marie Gondjout.

Gabon : la liste des participants au Dialogue national est connue

Le président de la transition a signé un décret le 26 mars,  portant publication des noms des  délégués désignés pour prendre part au dialogue national qui aura lieu du 02 au 30 avril 2024 au Gabon.

 

Sur la liste publiée, on enregistre 64 délégués du CTRI, 40 représentants de  la haute administration, notamment les membres du gouvernement, secrétaires et inspecteurs généraux de ministères, les délégations spéciales, départementales et communales sont au nombre de 100 délégués. Le parlement de transition (assemblée nationale et sénat, 10) et le Conseil économique, social et environnemental (5) y envoient 15 représentants.

En ce qui concerne les associations on enregistre 55 représentants à savoir  15 dans les associations des femmes, 15 pour les organisations de jeunesse 05 pour  les ONG  et 20 pour  les confessions religieuses. Les artistes au nombre de 10, les artisans (5), les mouvements culturels et traditionnels (10) et les diasporas (22) comptent au total 47 délégués. Le patronat (10), les syndicats (10), les ordres professionnels (10), le secteur éducatif (10) et le monde universitaire (10), le corps judiciaire (10), ainsi que le groupe des retraités civils et militaires (10) décrochent 70 places.

Quant aux groupes des sages et dignitaires de la république (18), des personnes vivant avec un handicap (8), ceux des communautés pygmées (8) et autres participants (6), ils s’en tirent avec un effectif total de 40 délégués. Enfin les partis politiques légalement reconnus (104) sont, comme préalablement fixé, représentés chacun par un délégué. Ils ont pour la plupart donné de la voix ces dernières semaines pour crier leur refus des critères de désignation de leurs délégués et boudé la « portion congrue » des quotas à eux réservés.

Les leaders des formations politiques ont également, a une large majorité, remis en cause les conditions de préparation du dialogue à venir. Les travaux du dialogue national inclusif, non souverain, se tiendront du 2 au 30 avril 2024, au stade de la coopération sino-gabonaise à Angondje, dans la banlieue nord de Libreville. Notons que, les cérémonies d’ouverture et de clôture auront lieu au Palais des sports de Libreville.

Gabon : un atelier sur l’harmonisation des prix des médicaments en zone Cemac

Depuis lundi 25 mars 2024, Libreville abrite un atelier technique d’évaluation conjointe des demandes d’autorisation de mise sur le marché (AMM) des médicaments à usage humain en zone CEMAC (Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale).

 

Au cours de cet atelier qui réunit plusieurs experts nationaux et internationaux,  il sera question d’analyser la conformité des dossiers qui ont été déposés par les six (6) pays membres de la sous-région, afin de les mettre ensemble. Le but étant,  de parvenir à la mise à disposition des populations de la sous-région des produits pharmaceutiques sûrs, efficaces, de bonne qualité et à moindre coût.

Les experts devront arriver à une phase de reconnaissance mutuelle des autorisations de mise sur le marché. Pour le ministre de la santé  le Pr Adrien Mougougou c’est plus rassurant « lorsqu’il y a une régionalisation de ces homologations car, par le passé, « on pouvait redouter un médicament qui aurait été autorisé sur le marché voisin, mais qui est arrivé sur le vôtre, sans savoir comment ou par quel canal il est passé », a-t-il indiqué.

Rappelons que, l’atelier est placé sous la direction de la Coordination pour la Lutte contre les Endémies en Afrique Centrale (OCEAC) en collaboration avec l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et la Banque Mondiale (BM), cet atelier stratégique réuni plusieurs experts de la sous-région.

Détention de l’homme d’affaire gabonais à Bangui : sa famille dénonce les fausses accusations

Le père du gabonais Ismaël Agnagano  arrêté depuis un mois à Bangui dément les accusations portées sur son fils.

 

Selon les informations non officielles, Ismaël Sylvain Agnagano, patron de deux sociétés dont une de sécurité privée est détenu dans les locaux de l’office centrafricain de répression du banditisme (OCRB) à Bangui pour espionnage et pour avoir usurpé la nationalité centrafricaine et obtenu frauduleusement un passeport centrafricain. Cette information qui selon Julien Agnagano pére du jeune homme d’affaire est fausse car ce dernier a indiqué sur le site Gabon Actu que : « Son fils est porteur d’un passeport gabonais qui expire en 2026 et d’une carte de séjour de la Centrafrique qui expire en juillet 2024 et ne saurais avoir à la fois une carte de séjour à jour et un passeport de même pays », a indiqué ce dernier qui soutient que,  son fils est victime de jalousie.

Car, l’homme d’affaires gabonais a remporté un appel d’offre international pour assurer la sécurité des locaux et du personnel de la CEMAC. C’est certainement ce juteux marché qui lui vaut les ennuis dans ce pays frère du Gabon. Cependant aucune information officielle sur les motifs de son arrestation n’a encore été donnée. Son avocat a déposé une demande de remise en liberté, restée sans réponse, et n’a pas eu accès au procureur. Selon le site Gabon Actu, le jeune homme d’affaire Sylvain Agnagano a été placé en  isolement.

Rappelons qu’il réside à Bangui la capitale de la République centrafricaine depuis 8 ans déjà  et emploi 121 centrafricains dans l’une de ses sociétés spécialisée dans l’audit.

Airtel Gabon présente ses projets au président Oligui Nguema

Le Pdg du groupe Airtel Gabon a rencontré mardi 26 mars, le président de transition Oligui Nguema pour lui présenter ses civilités et les projets envisageable.

 

Installé au Gabon depuis 14 ans, le groupe Airtel Gabon dirigé par l’indien Sunil Bharti Mittal a été reçu par le président Oligui Nguema. Au cours de leur audience, le Pdg d’Airtel  a présenté ses futurs projets. Notamment, projet de couverture du réseau national internet par satellite ainsi que l’installation d’un câble sous -marin.

Pour sa part, Le président Oligui Nguéma s’est dit satisfait « vis-à-vis du groupe pour son investissement dans le pays. Par ailleurs, le Chef de l’Etat a invité ladite société à une plus grande implication dans les projets de développement à caractère social et éducatif », informe un communiqué de la présidence gabonaise.

Rappelons que, le Gabon utilise déjà trois fibres optiques ou câble sous-marin. Il s’agit des câbles ACE, WACS et Sat 3.

Gabon : Oligui Nguema adresse ses félicitations au nouveau président du Sénégal

Le président de la transition a à travers un message sur Twitter adressé ses félicitations au nouveau président sénégalais Bassirou Diomaye Faye, élu dès le premier tour lors des élections le 24 mars dernier.

 

« Mes félicitations, Président Bassirou Diomaye Faye pour votre victoire », a écrit le président Oligui Nguema qui n’a pas manqué de féliciter au passage le peuple sénégalais qui « vient encore une fois de plus de démontrer son attachement aux valeurs démocratiques malgré la crise qui a secoué le pays ces derniers mois.

En toute confiance, le président a dans son message,  qu’il ne doute pas que la coopération entre leur deux pays sera d’avantage consolidée avec l’arrivée de ce président Bassirou Diomaye Faye.

Notons que, le Gabon et le Sénégal partagent d’excellentes relations et « entretiennent depuis toujours des liens d’amitié et de fraternité basés sur une confiance mutuelle et une fraternité partagée », a rappelé Oligui Nguema.

Le Gabon acquiert 3 nouveaux navires pour renforcer la flotte de la CNNI

Le gouvernement de transition va acquérir dans les prochains jours, trois nouveaux navires pour renforcer la flotte navale et logistique de la Compagnie nationale de navigation intérieure et internationale.

 

Les trois navires de type LCT mixtes qui seront réceptionnés par le gouvernement vont permettre de relancer les activités de la Compagnie nationale de navigation intérieure et internationale. Ces navires viendront renforcer le parc aquatique destiné au transport de passagers et de fret, un dock pour la réparation de navires, un remorqueur et une drague pour curer les fonds de cours d’eau.

Et permettront à la compagnie de rompre avec les dépenses liées à la location des navires auprès des opérateurs économiques. Selon la vision des autorités, le premier navire servira à desservir l’international, le second assurera la liaison Libreville – Port-Gentil, tandis que le troisième fera Port-Gentil – Lambaréné.

Notons que, le ministre des Transports, de la Marine marchande et de la Mer Loic Moudouma Ndinga et le Directeur général de la CNNII se sont rendus en Turquie et en Grèce pour acquérir ce matériel important.

Gabon : vers la création d’un observatoire d’exploitation minière

Le premier ministre Raymond Ndong Sima a annoncé sa création au cours d’une rencontre avec les membres du gouvernement lundi 25 mars 2024.

 

L’observatoire d’exploitation minière qui sera mis en place dans les prochains jours, aura pour rôle de pointer l’ensemble des risques sanitaires, et environnementaux consécutifs à l’exploitation minière. Cette initiative en rapport avec l’exploitation du gisement du fer de Belinga.

En effet le président de la transition le Général Oligui Nguema avait lors de sa tournée dans la province de l’Ogooué-Ivindo la révision de la convention de l’exploitation du gisement de fer de Belinga en indiquant que l’exploitation du fer de Belinga se fera désormais « de manière responsable » et dans le respect de la préservation de l’environnement.

Il faut également rappeler qu’au cours de son discours Oligui Nguema avait annoncé que lors des discussions à ce sujet avec le Directeur général d’Invindo Iron il a été indiqué que, les postes de PCA et DGA  seront réservés aux gabonais.

Le Gabon va emprunter 854 milliards de Fcfa pour financer les grands travaux et  projets

L’annonce a été faite lundi 25 mars 2024, par le ministre du budget et des comptes publics Charles M’ba.  

 

Dans l’optique de financer ses grands travaux et projets sociaux prévus dans le plan national de développement pour la transition, la somme de 854 milliards de Fcfa sera empruntée par le trésor public du Gabon sur le marché financier de l’Afrique centrale. A cet effet, le ministre a expliqué que cette somme est répartie  en  deux à savoir 424 milliards de FCFA en Bons du trésor assimilés (BTA) et 430 milliards de FCFA en Obligations du Trésor assimilées (OTA).

En présentant la stratégie annuelle des valeurs du trésor, Charles M’Ba a indiqué que l’argent sera levé chaque mois.  Et seules les entreprises des pays membres de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique Centrale (Cemac) à savoir le Cameroun, la Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée Equatoriale et Tchad sont autorisées à souscrire.

A cet effet, dès le 28 mars, une délégation du Gabon sera dépêchée à Douala au Cameroun et à Brazzaville au Congo le 30 mars prochain, afin de mobiliser les souscripteurs jusqu’à la fin de cette année 2024. Rappelons que, le taux de la dette du Gabon est actuellement  à 54,6% du PIB. Le service de la dette représente 53,1% du PIB.