Des étudiants ouest-africains formés à Abidjan pour faciliter leur insertion professionnelle

Des étudiants et travailleurs ouest-africains, tous lauréats du programme de bourse PDWA de la Fondation allemande Konrad Adenauer, ont été formés à Abidjan, par Jely Group et la Fondation expérience pour tous ( EPT) sur les outils pratiques de rédaction de CV et de valorisation de leurs compétences.Selon une note d’information transmise lundi à APA, ces sessions de formation tenues par visioconference avaient pour principal objectif de fournir aux participants des outils pratiques en vue de faciliter leur insertion professionnelle, et de favoriser l’évolution de leurs carrières respectives.

Ces deux formations qui ont été animées par Mamadou  Kouyaté, managing partners de Jely Group, ont porté sur les thèmes  « Comment rédiger un bon CV, une lettre de motivation et réussir son entretien d’embauche ? » et « Comment valoriser ses compétences et donner une image positive de soi ? ».

 « Il est important de savoir que ce n’est pas la quantité des candidatures envoyées, mais leur qualité qui fera la différence », a soutenu M. Kouyaté dans sa communication sur le premier thème relatif à la recherche d’emploi. 

« A la fin de la journée, ce qui intéresse le recruteur, ce n’est pas forcément votre diplôme, mais ce que vous avez comme compétence. Pour valoriser sa compétence, il faudrait au préalable en développer une ou plusieurs », a ajouté M. Kouyaté parlant du second thème concernant la valorisation des compétences.

L’auditoire était principalement composé de jeunes étudiants et de professionnels africains exerçant pour la plupart au sein de programmes internationaux, d’organismes d’Etats ou d’Organisations non Gouvernementales. Tous ces auditeurs sont originaires de plusieurs pays ouest africains (Bénin, Côte d’Ivoire, Togo, Guinée, Niger, etc.). Ils sont tous bénéficiaires de bourses offertes par la fondation Konrad Adenauer.

La Fondation Expérience pour tous (EPT) est une initiative citoyenne qui œuvre gratuitement pour l’insertion professionnelle des jeunes ivoiriens à travers des formations et des programmes de mentoring.

Depuis sa création, plus de 10 000 jeunes ivoiriens ont bénéficié gracieusement de programmes de ladite Fondation. Jely Group est le premier cabinet de conseil dédié aux PME, et propose à ses clients une approche globale allant de la restructuration au financement en passant par le recrutement.

Début à Tanger d’un nouveau round de dialogue inter-libyen

Un nouveau round du dialogue inter-libyen a démarré, lundi à Tanger, entre les délégations représentant le Haut Conseil d’État libyen et la chambre des représentants libyenne.Ce round du dialogue, qui s’inscrit dans le sillage des séances (13+13), vise à se concerter sur le dialogue en cours en Tunisie, et à unifier les visions quant aux processus politique et institutionnel en Libye.

Il intervient après la tenue de deux rounds du dialogue inter-libyen à Bouznika (6-10 septembre et 2-6 octobre), couronnés par la conclusion d’accords globaux sur les critères et les mécanismes pour occuper les postes de souveraineté, prévus par l’article 15 de l’accord politique libyen conclu en décembre 2015 à Skhirat.

Dans la déclaration finale du second round du dialogue inter-libyen, tenu à Bouznika, les deux parties avaient affirmé que « les aboutissements du dialogue entre les deux délégations constituent un apport sur lequel il est possible de capitaliser, pour instaurer la stabilité dans le pays et mettre fin à la division institutionnelle ».

Par ailleurs, la ville de Tanger a abrité, du 23 au 28 novembre, la réunion consultative de la Chambre des représentants libyenne, qui a été sanctionnée par un accord sur la tenue d’une réunion de la Chambre dans la ville de Ghadamès, juste après le retour de ses membres en Libye et ce, pour mettre fin à la situation de division au niveau de la Chambre des représentants et des autres institutions.

Les participants à la réunion consultative avaient également fait part de leur engagement à tenir des élections présidentielles et parlementaires selon un cadre constitutionnel et à mettre fin à la période de transition, dans un délai ne dépassant pas une année, à compter de la date de la tenue de la réunion de la Chambre des représentants.

La Suisse alloue plus de 5 milliards f cfa aux petits agriculteurs de l’Afrique de l’Ouest

L’accord de partenariat, paraphé ce lundi entre le Conseil ouest et centre africain pour la recherche et le développement agricoles (Coraf) et la coopération suisse, vise à aider les petits agriculteurs du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest à accéder aux innovations et aux technologies agricoles améliorées.Les innovations technologiques sont de plus en plus utilisées pour une meilleure résilience face aux effets du changement climatique. Et le Conseil ouest et centre africain pour la recherche et le développement agricoles (Coraf) ne compte pas rester en marge de ce mouvement. En effet, le centre de recherche vient d’obtenir de ses partenaires suisses un nouveau financement pour doter les producteurs de technologies agricoles améliorées.

« Nous voulons faire de la technologie un levier du développement au niveau communautaire. Il ne s’agit plus d’échanger les technologies entre pays mais, de faire en sorte qu’une technologie disponible dans un pays puisse aller immédiatement au niveau des communautés », a expliqué le directeur exécutif du Coraf, Abdou Tenkouano.

Ce premier appui de la coopération suisse permettra de financer principalement le Plan Stratégique 2018-2027 du Coraf. Il couvre la période 2020-2024 et constitue la première phase d’un engagement de 12 ans entre la représentation diplomatique helvétique et le Conseil ouest et centre africain pour la recherche et le développement agricoles. L’enveloppe globale de ce partenariat s’élève à 18 milliards FCFA.

« Concrètement, cette contribution vise la sécurité alimentaire, nutritionnelle et économique de plus de 10 millions de personnes (bénéficiaires directs et indirects) dont 50% de femmes et 60% de jeunes en Afrique de l’Ouest », a fait savoir l’Ambassadrice de la Suisse au Sénégal, Madame Weichelt Krupski Marion.

A en croire cette dernière, cette contribution permettra à environ 2 millions de producteurs dont 50% de femmes et 60% de jeunes d’utiliser plus d’innovations et technologies pour augmenter les rendements dans leurs champs de maïs, mil, riz, manioc, tomates et dans leurs entreprises agricoles.

Poursuivant, elle a indiqué que les innovations seront développées de manière participative afin qu’elles soient adaptées aux besoins des populations. Ces dernières seront aussi informées et formées pour une bonne connaissance et une bonne utilisation de ces innovations.

Cette première phase de partenariat qui s’inscrit dans le cadre du Plan Stratégique du Coraf vise les agriculteurs de cinq pays que sont le Bénin, le Burkina Faso, le Tchad, le Mali et le Niger.

Côte d’Ivoire: le Rhdp engage les préparatifs pour les législatives après la présidentielle

Le Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix (Rhdp), le parti au pouvoir en Côte d’Ivoire, a engagé lundi les préparatifs pour les législatives, un mois après l’élection présidentielle ayant consacré la réélection de Alassane Ouattara.Ces « élections doivent permettre au président Alassane Ouattara de reposer sur un socle institutionnel fort qui devra lui permettre de mettre en oeuvre son projet de société », a déclaré Adama Bictogo, directeur exécutif du Rhdp, face à la presse.

M. Bictogo s’exprimait à l’issue d’une réunion de la direction exécutive du Rhdp, élargie aux ministres et aux coordonnateurs régionaux. Une réunion qui intervient un mois après l’élection présidentielle du 31 octobre 2020, boycottée par l’opposition.  

 

Il a annoncé des missions de ces cadres du parti qui permettront d’exprimer la gratitude de la formation politique à l’endroit des différentes populations, d’apporter leur compassion à l’ensemble des Ivoiriens qui ont été victimes du boycott actif de l’opposition. 

En outre, dira-t-il, cette rencontre avec la base permettra d’apporter le soutien aux familles qui ont perdu des membres lors des violences électorales, situation survenue « du fait du boycott actif de l’opposition ».  

Le Rhdp, après ces différentes missions, qui auront deux volets, un volet de compassion puis un autre qui permettra aux différentes sections et comités de base de se mobiliser et de commencer à préparer les législatives, occupera le terrain pour ces législatives, a-t-il assuré.  

« Les mois à venir, seront pour nous des mois pendant lesquels le Rhdp devra occuper l’ensemble du territoire pour traduire la majorité telle que nous l’avons exprimé lors des présidentielles du 31 octobre 2020 », a renchéri M. Bictogo. 

Il a annoncé qu’à cette réunion, « le Rhdp a décidé la date du 17 au 19 décembre 2020 pour se rendre à Korhogo (nord) pour rendre hommage à la mémoire de feu Gon Coulibaly, ex-Premier ministre, le candidat du Rhdp désigné, décédé des suites d’une crise cardiaque le 8 juillet 2020.

Le Rhdp se veut « le moteur de la réalisation du projet de société de Alassane Ouattara, mais surtout gagner les élections législatives à venir avec une majorité très très confortable pour le bonheur des Ivoiriens » et le « succès de son projet de société », a-t-il poursuivi.  

Le chef de l’Etat Alassane Ouattara, après sa réélection pour son premier mandat de la IIIe République, a dédié sa victoire à feu Gon Coulibaly. Il a été élu avec 94,27% des suffrages exprimés et un taux de participation de 53,90%.

Le Maroc élu au Comité des Droits des personnes handicapées

Le Maroc a été élu, ce lundi à New York, en la personne de Mme Soumia Amrani, membre du Comité des Droits des personnes handicapées (CDPH/CRPD), indique un communiqué du ministère marocain des Affaires étrangères.L’élection a eu lieu à l’occasion de la 13ème réunion des Etats parties à la Convention sur les Droits des personnes en situation de handicap.

Mme Soumia Amrani est une figure connue et reconnue par son travail et son engagement au sein de plusieurs associations et institutions nationales et internationales de défense des droits des personnes en situation de handicap.

Présidente-fondatrice du Collectif Autisme Maroc, Mme Amrani a également occupé le poste de membre du Conseil National des Droits de l’Homme et de vice-présidente du Collectif pour la promotion des droits des personnes en situation de handicap.

27 autres candidats étaient en lice pour les 9 postes vacants au sein du CDPH, qui est un organe composé d’experts indépendants qui veillent à la bonne application par les Etats Parties de la Convention, adoptée le 13 décembre 2006, dans le but de « promouvoir, protéger et assurer la pleine et égale jouissance de tous les droits de l’homme et de toutes les libertés fondamentales par les personnes handicapées et de promouvoir le respect de leur dignité intrinsèque ».

Le succès de la candidature marocaine est une reconnaissance des efforts soutenus et des avancées indéniables du Royaume dans le domaine de la promotion des droits de l’Homme. Cette élection vient également refléter la crédibilité du Maroc dans sa promotion, sa protection et son respect des droits des personnes handicapées.

Gabon : Communiqué final du sommet de la CEEAC tenu le 27 novembre 2020 à Libreville

Le communiqué final de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC), tenue à Libreville sous la présidence d’Ali Bongo Ondimbe chef de l’Etat gabonais, qui a passé le flambeau à son homologue du Congo Denis Sassou Nguesso.

  1. Sur invitation de Son Excellence Monsieur Ali BONGO ONDIMBA, Président de la République Gabonaise, Chef de l’Etat, Président en exercice de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC), s’est tenue à Libreville, le 27 novembre 2020, la XVIIIème Session Ordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEEAC.
  2. Y ont pris part :
  • Son Excellence Monsieur Ali BONGO ONDIMBA, Président de la République Gabonaise, Président en exercice de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEEAC ;
  • Le Maréchal du Tchad, IDRISS DEBY ITNO, Président de la République ;
  • Son Excellence Monsieur Denis SASSOU-N’GUESSO, Président de la République du Congo ;
  • Son Excellence Monsieur Faustin Archange TOUADERA, Président de la République Centrafricaine ;
  • Son Excellence Monsieur João MANUEL GONÇALVES LOURENÇO, Président de la République d’Angola ;
  • Son Excellence Monsieur Évariste NDAYISHIMIYE, Président de la République du Burundi ;
  • Monsieur Jorge BOM JESUS, Premier Ministre, représentant Son Excellence Monsieur Evaristo do Espirito SANTO CARVALHO, Président de la République Démocratique de São Tomé et Principe ;
  • Son Excellence Madame Marie TUMBA NZEZA, Ministre d’Etat, Ministre des Affaires Etrangères, représentant Son Excellence TSHISEKEDI TSHILOMBO, Président de la République Démocratique du Congo ;
  • Son Excellence Monsieur, Lejeune MBELLA MBELLA, Ministre des Relations Extérieures, représentant Son Excellence Monsieur Paul BIYA, Président de la République du Cameroun ;
  • Monsieur GAUDENCIO MOHABA MESSU, Président de la Chambre des Députés, représentant Son Excellence Monsieur TEODORO OBIANG NGUEMA MBASOGO, Président de la République de Guinée Equatoriale ;
  • L’Ambassadeur Gilberto Da Piedade VERISSIMO, Président de la Commission de la CEEAC.
  1. Les invités spéciaux ci-après ont également pris part à la cérémonie solennelle d’ouverture de la XVIIIème Session Ordinaire de la Conférence :
  • Monsieur François LOUNCENY FALL, Représentant Spécial et Chef du Bureau Régional des Nations Unies pour l’Afrique Centrale (UNOCA) ;
  • Madame Rosário Bento PAIS, Ambassadrice extraordinaire et plénipotentiaire de l’Union Européenne près la République Gabonaise, la République Démocratique de São Tomé et Principe et la CEEAC.
  1. La cérémonie solennelle d’ouverture, tenue à la présidence de la République Gabonaise, a été présidée par Son Excellence Monsieur Ali BONGO ONDIMBA, Président de la République Gabonaise, Président en exercice de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEEAC, et marquée par l’allocution du Président de la Commission de la CEEAC et le discours du Président en Exercice de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEEAC.
  2. Après adoption de son ordre du jour, la Conférence a examiné les points y inscrits et a décidé ce qui suit :
  3. DU RAPPORT DU CONSEIL DES MINISTRES
  4. La Conférence a suivi la présentation du Rapport du Conseil des Ministres et en a pris acte.
  5. DES RECOMMANDATIONS ET DECISIONS
    • Concernant le rapport d’activités de la Commission
  6. La Conférence a félicité la Commission pour les actions menées depuis sa prise de fonction. Elle a autorisé la réalisation d’un audit des comptes de la Communauté par un cabinet indépendant afin de clarifier la situation des dettes et créances antérieures à la mise en place de la Commission.
    • Concernant les contributions statutaires des Etats membres
  7. La Conférence a félicité les Etats membres qui se sont acquittés des 40% des arriérés de leurs contributions et a exhorté les Etats membres, qui ne l’ont pas encore fait, à s’acquitter de la totalité de leurs arriérés de contributions, conformément à la Décision n°005/CEEAC/CCEG/IXE/20 afin de permettre à la Communauté de disposer de moyens nécessaires pour atteindre ses objectifs.
  8. La Conférence a instruit la Commission de mener une réflexion sur l’évolution de la clé de répartition des contributions des Etats membres au budget de la communauté au regard du contexte économique et social actuel des Etats.
    • Concernant le Plan stratégique indicatif à moyen terme 2021-2025 et le Plan d’actions prioritaires 2021 de la Communauté
  9. La Conférence a félicité la Commission pour avoir élaboré un plan stratégique indicatif à moyen terme pour la période 2021–2025 et un plan d’actions prioritaires 2021. Elle a instruit celle-ci d’élaborer une stratégie régionale en matière de gouvernance des frontières alignée sur la stratégie continentale et d’assurer le leadership pour sa mise en œuvre.
  10. La Conférence a instruit la Commission d’accélérer la mise en œuvre des décisions prises en matière d’opérationnalisation de la zone de libre-échange de la Communauté tout en poursuivant la mise en place de l’union douanière de la Communauté.
    • Concernant la rationalisation des Communautés Economiques Régionales en Afrique centrale
  11. La Conférence a pris acte de l’état d’avancement des travaux relatifs à l’harmonisation des instruments de l’intégration commerciale et au rapprochement des cadres institutionnels de la CEEAC et la CEMAC.
  12. La Conférence a félicité Son Excellence Monsieur Paul BIYA, Président de la République du Cameroun, Chef de l’Etat, Président dédié à la rationalisation des Communautés Economiques Régionales en Afrique Centrale, pour les avancées significatives obtenues dans la mise en œuvre de ce processus.
    • Concernant le Règlement intérieur du Comité des Représentants Permanents (COREP)
  13. La Conférence a adopté le règlement intérieur du COREP et instruit le Conseil des Ministres et la Commission d’accélérer le processus de son opérationnalisation.
    • Concernant les Décisions
  14. La Conférence a adopté, sur proposition du Conseil des Ministres, les Décisions ci-après :
  15. Décision N° 013/CEEAC/CCEG/XVIII/20 portant adoption du plan stratégique indicatif à moyen terme (2021-2025) de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC) ;
  16. Décision N°00014/CEEAC/CCEG/XVIII/20 portant adoption du plan d’actions prioritaires pour l’année 2021 de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC) ;
  17. Décision N°015 /CEEAC/CCEG/XVIII/20 approuvant le Règlement Intérieur du Comité des Représentants Permanents (COREP) de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale.
    • Concernant la Déclaration sur la situation politique et sécuritaire en République Centrafricaine
  18. La Conférence a adopté la Déclaration des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEEAC sur la situation politique et sécuritaire en République Centrafricaine. Elle a réaffirmé son soutien sans réserve au Gouvernement et au Peuple centrafricains dans le cadre du processus électoral en cours dans cet Etat membre. Elle a, à cet effet, appelé toutes les parties prenantes centrafricaines à privilégier l’esprit du dialogue et la quête du consensus et a exhorté tous les partenaires de la République Centrafricaine à plus d’engagement en vue d’un aboutissement heureux du processus électoral.
  19. La Conférence a félicité et encouragé les Etats membres de la Communauté, contributeurs des troupes à la Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en Centrafrique (MINUSCA) et a condamné avec la plus grande fermeté les attaques perpétrées contre le personnel de la Mission dont elle tient à saluer la bravoure.
  20. La Conférence a décidé de la désignation d’un médiateur permanent dans la crise centrafricaine ;
  21. La Conférence a décidé le déploiement, par la Commission de la CEEAC, d’une mission d’observation électorale conséquente aux élections présidentielles et législatives du 27 décembre 2020.

III.  DE LA PASSATION DES POUVOIRS

  1. Le Conférence a exprimé toute sa gratitude à Son Excellence Monsieur Ali BONGO ONDIMBA, Président de la République Gabonaise, Chef de l’Etat, Président en Exercice de la CEEAC, pour son leadership et son engagement constants pour l’intégration régionale en Afrique Centrale ainsi que pour les réalisations accomplies tout au long de son mandat.
  2. La Conférence se félicite du passage de témoins entre le Président en Exercice sortant et le nouveau Président en Exercice, Son Excellence Monsieur Denis SASSOU-NGUESSO, Président de la République du Congo.
  3. DE LA MOTION DE REMERCIEMENTS
  4. La Conférence a adressé une motion de remerciements au Président de la République et au Gouvernement de la République Gabonaise.
  5. DE LA DATE ET DU LIEU DE LA PROCHAINE SESSION ORDINAIRE DE LA CONFERENCE DES CHEFS D’ETAT ET DE GOUVERNEMENT
  6. La Conférence a décidé de tenir sa XIXème Session Ordinaire en mai 2021 à Brazzaville, République du Congo.

 

 

L’Afrique impuissante face au camouflet infligé par l’Ethiopie à l’UA

Le gouvernement éthiopien continue d’insister sur le fait que l’offensive militaire contre le Front de libération du peuple du Tigré (TPLF) est une affaire interne, snobant ouvertement les efforts de médiation de l’Union africaine.Lorsque trois anciens présidents africains se sont rendus à Addis-Abeba ce week-end pour rencontrer le Premier ministre Abiy Ahmad dans le but de le convaincre d’arrêter l’offensive et d’aller à la table des négociations pour parvenir à la paix, il leur a répété la même chose.

« Les forces éthiopiennes, a-t-il dit, sont engagées dans une campagne de maintien de l’ordre interne au Tigré et vont mener l’opération jusqu’à son terme ».

Le Premier ministre Abiy a invoqué la Charte de non-ingérence de l’Union africaine pour plomber les efforts du président mozambicain Joachim Chissano, d’Ellen Johnson Sirleaf du Libéria et de Kgalema Motlanthe d’Afrique du Sud.

Ainsi, les trois éminentes personnalités ont dû quitter Addis-Abeba les mains vides, alors que les combats faisaient toujours rage dans la capitale tigréenne, Mekele.

Mais après ce faux pas diplomatique, où en sont les relations de l’Ethiopie avec l’Union africaine (Ua) ?

L’Ethiopie, pays de la Corne de l’Afrique a joué un rôle central dans la création en 1963, de l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA) devenue Union africaine (UA).

Comme son prédécesseur, Addis-Abeba accueille le siège actuel de l’Ua, mais les efforts qu’elle déploie pour mettre fin au conflit au Tigré semblent contredire les principes mêmes qui guident l’objectif de l’organisation.

L’Ethiopie a joué un rôle central dans l’élaboration de l’Acte constitutif de l’Union africaine qui mentionne expressément le respect de l’inviolabilité des pays membres en tant que nations souveraines.

Il dissuade les membres de l’UA à s’ingérer directement dans les affaires intérieures d’un autre pays ; un principe qu’Abiy semble avoir utilisé pour contrecarrer efficacement la demande de trêve du bloc panafricain.

Cependant, avec l’idée d’empêcher une répétition du génocide rwandais clairement à l’esprit, l’article 4 (h) de la même loi dans des cas exceptionnels soutient l’intervention dans un Etat membre où des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité peuvent avoir été commis.

Certains observateurs estiment que la loi même que l’Ethiopie avait défendue et dont elle est devenue signataire est rejetée par Addis-Abeba.

L’empereur éthiopien, Hailé Sélassié, s’était présenté comme un champion de la paix, non seulement dans son pays mais à travers l’Afrique et le monde entier.

Addis-Abeba doit beaucoup à « l’offensive de paix » de Sélassié qui a été finalement choisie pour abriter le siège de l’OUA/Ua.

Après le camouflet retentissant infligé à l’Ua par Abiy, on ne sait pas quelle sera la prochaine attitude de l’organisation continentale.

Mais ce qui est sûr, c’est que ses diplomates se sentiront obligés de faire pression, en particulier avec l’aggravation de la situation humanitaire des civils pris au piège des combats et les rapports persistants sur des atrocités commises contre des non-combattants.

Le PNUD prévoit mobiliser 40 milliards Fcfa au profit de la Côte d’Ivoire de 2021-2025

Le Bureau du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) à Abidjan prévoit mobiliser 40 milliards de Fcfa sur la période 2021-2025 pour les projets de développement au profit de la Côte d’Ivoire contre 28,44 milliards de Fcfa levés de 2017 à 2020.Cette mobilisation de fonds s’inscrit dans le cadre du Programme de coopération du PNUD en Côte d’Ivoire (CPD). Un atelier regroupant des acteurs ministériels et le PNUD s’est ouvert lundi à Grand-Bassam en vue de faire le bilan du CPD 2017-2020 et la programmation 2021-2025. 

Selon la représentante résidente du PNUD en Côte d’Ivoire, Carol Flore-Smereczniak, le programme 2021-2025 comprend « un budget estimé à 73 millions de dollars Usd (40 milliards Fcfa) contre 52 millions de dollars (28,44 milliards Fcfa) pour le cycle 2017-2020 ».

« Notre ambition est de doubler le cycle précédent et d’arriver à mobiliser au moins 100 millions de dollars (54,74 milliards Fcfa) pour le bénéfice de la population de la Côte d’Ivoire », a déclaré la représentante résidente du PNUD. 

Le cycle 2021-2025 devrait s’articuler autour de trois piliers programmatiques contre deux pour le précédent. Il concernera la gouvernance inclusive, l’Etat de droit et la qualité des institutions (1), la croissance inclusive, la résilience et la réduction des inégalités (2), la gestion durable des ressources naturelles et l’adaptation au changement climatique (3).

Le programme 2017-2020 a porté notamment sur les axes du développement durable inclusif et la gouvernance démocratique. Le PNUD a mobilisé 52,3 millions de dollars UDS (28,61 milliards Fcfa) contre une enveloppe budgétaire de 52 millions de dollars (28,44 milliards Fcfa) attendue.

« Je tire un bilan satisfaisant » du Programme de coopération du gouvernement de Côte d’Ivoire avec le PNUD sur la période 2017-2020, a dit le ministre ivoirien du Plan et du développement, Mme Kaba Nialé.

Le bilan de ce programme ressort 1,3 million de personnes bénéficiaires des interventions, 45 projets exécutés, 70% des ressources affectées au portefeuille gouvernance et a permis de mettre à niveau 900 fonctionnaires de police et de protection civile.

Il a en outre permis à 92 000 personnes d’avoir accès à une assistance juridique ou judiciaire, à 30 institutions et structures publiques de bénéficier d’appuis techniques ainsi qu’ à 21 000 personnes dont 60% de femmes d’avoir un emploi dans les domaines de la production agricole, de la petite transformation et du commerce.

L’atelier, ouvert ce lundi, s’achève le 1er décembre 2020. Il vise aussi à intégrer les priorités des Objectifs de développement (ODD) dans le programme en vue d’un développement inclusif et soutenu du pays.

Législatives burkinabè : pas de majorité absolue pour Roch Kaboré

Le Mouvement du Peuple pour le Progrès (MPP) du président Roch Marc Christian Kaboré, réélu pour un second mandat, n’a obtenu que 56 des 127 sièges à pourvoir, soit 8 sièges de moins que les 64 nécessaires pour contrôler l’hémicycle.Roch Marc Christian Kaboré devra recourir au jeu des alliances pour mener à bien son second mandat à la tête du Burkina Faso. En effet, son parti n’a pas été en mesure d’obtenir les 64 sièges qui lui auraient conférés une majorité absolue à l’Assemblée nationale.

Cela ne devrait pas poser problème car le Nouveau Temps pour la Démocratie (NTD) de l’actuel ministre des Transports, allié du président élu, est arrivé 3ème des législatives. Le NTD de Vincent Dabilgou, qui a soutenu la candidature de M. Kaboré est crédité de 13 sièges.

Ces joutes électorales ont été l’occasion pour le Congrès pour la Démocratie et le Progrès (CDP), de l’ancien président déchu Blaise Compaoré, de marquer son retour en force. Le CDP, avec 20 sièges, représente désormais la deuxième force politique du pays.

Selon les chiffres publiés par la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), les douze autres partis ont obtenu dans l’ordre : Union pour le Progrès et le Changement (12 sièges) ; Union pour la Renaissance/Parti sankariste (5 sièges), Mouvement pour le Burkina du Futur (4 sièges), Rassemblement Patriote pour l’Intégrité (3 sièges), Parti pour le Développement et le Changement (3 sièges), Alliance pour la Démocratie et la Fédération / Rassemblement Démocratique Africain (3 sièges), Convention National pour le Progrès (2 sièges), Mouvement Agir Ensemble pour le Burkina Faso (2 sièges), Alliance Panafricaine pour la Refondation – Tiligré (1 siège), Convergence pour le Progrès et la Solidarité / Génération 3 (1 siège), Parti pour la Démocratie et le Socialisme (1 siège), Progressistes Unis pour le Renouveau (1 siège).

Le monde entier rend hommage à Papa Bouba Diop

Les hommages continuent de pleuvoir après le décès, dimanche, à 42 ans de l’ancien international sénégalais Papa Bouba Diop.A l’annonce de son rappel à Dieu, beaucoup de personnes se sont remémorées cette phase du match inaugural de la Coupe du monde 2002 qui le rendra célèbre à jamais. Sur une déboulée du gauche, El hadji Diouf, le meilleur joueur des Lions de l’époque, élimine Franck Leboeuf avant de délivrer une passe décisive, au milieu de la défense française, à son coéquipier de Lens.

Le colosse bute une première fois sur le gardien Barthez avant de parfaire une seconde fois son tir alors qu’il était à terre. C’était à la trentième minute. Dakar et plusieurs villes africaines exultent de joie pendant que le buteur sénégalais, entouré de ses coéquipiers, les visages sereins, s’en va célébrer au poteau de corner où il étale son maillot.

Ce but contre la France « marquera à jamais l’histoire du football sénégalais, africain et mondial aussi ! Il est rentré dans toutes les têtes », a déclaré sur RFI El hadji Diouf, « très touché » par le décès de son « frère » Papa Bouba Diop.

« Je me souviens de l’entraînement à la veille du match contre l’équipe de France. On se disait que le but pouvait venir de lui. Il était adroit dans la surface. Il était très fort », a témoigné le double Ballon d’or sénégalais, aujourd’hui membre du staff technique de l’équipe nationale entraînée par le capitaine de la génération 2002, Aliou Cissé.

Auteur de 63 matchs et 11 buts en sélection, l’ancien joueur de Fulham était selon Diouf « un joueur hors norme, une personne qui partageait, quelqu’un qui avait à cœur de travailler pour son Sénégal natal et son Afrique natale. C’était facile de jouer avec lui, parce qu’il était généreux dans l’effort comme dans la vie de tous les jours ».

« Solide comme un Baobab »

A l’image de Diouf, plusieurs autres anciens Lions ont rendu hommage, dans les réseaux sociaux, à leur coéquipier terrassé par la maladie de Charcot. « Ta mission a été accomplie avec Bravoure, Humilité et Discrétion. Je suis triste et sans parole, je ne verserai pas des larmes, car tu mérites plutôt nos applaudissements », note Salif Diao, qualifiant Bouba Diop d’« emblème de notre Nation ».

Peiné également par la disparition de son « frère », Khalilou Fadiga parle de son « courage » et de sa « force » qui leur rendaient « heureux ».

Au-delà de la « tristesse » de l’annonce de son décès, écrit son cadet de la sélection Demba Bâ, Papa Bouba fut « un modèle pour les jeunes sénégalais de ma génération ».

Il était « un géant » qui a « soulevé nos cœurs en 2002 », mentionne Habib Bèye, son coéquipier de 2002 devenu consultant à Canalplus.

L’ancien international malien, Frederick Oumar Kanouté, n’est pas en reste dans les hommages, se disant « peiné par le décès de son frère, la légende du football sénégalais Papa Bouba Diop ».

Le président de la Fédération sénégalaise de football (FSF), Augustin Senghor, note que c’est « grâce à lui et sa Génération 2002 (que) le monde entier a découvert le Sénégal, terre de Téranga (hospitalité en wolof) et de football ».

Des personnalités de divers domaines ont dit également leur peine, à l’instar du réputé économiste sénégalais Dr El Hadji Abdourahmane Diouf, Rufisquois comme le défunt milieu de terrain : « Tu t’es révélé au monde un vendredi 31 mai 2002. Tu as porté ton pays par ton talent et ton efficacité. Tu as fait connaître le Sénégal dans les coins les plus reculés de la planète. Tu as fais honneur à ta patrie. Ta vie aura été utile Pape Bouba Diop ».

Ainsi pour toute son œuvre, Diomansy Kamara note que son aîné de la sélection « mérite un hommage national ». Le chef de l’Etat Macky Sall n’a encore rien dit à ce sujet mais souligne que « le décès de Pape Bouba Diop est une grande perte pour le Sénégal ». Il rend du coup hommage « à un bon footballeur, respecté de tous pour sa courtoisie et son talent, nous rappelant fièrement l’épopée des Lions en 2002 ».