Sénégal/Elections : Me Wade lance une nouvelle coalition

Une deuxième coalition de l’opposition comprenant le Parti démocratique sénégalais (PDS) de l’ex-président Abdoulaye Wade a été lancée jeudi 9 septembre à Dakar.Les jeux d’alliance continuent en perspective des élections locales de janvier 2022. L’opposition, qui n’est pas parvenue à s’unir autour d’un bloc, vient d’assister à la naissance d’une deuxième coalition en son sein. Elle est composée de plusieurs mouvements et partis dont le PDS des Wade, l’une des principales formations d’opposition au Sénégal.

On y retrouve également Bokk Gis Gis de l’ancien maire de Dakar, Pape Diop, l’AJ-PADS du député Mamadou Diop, surnommé ‘’Decroix », et Jotna, qui a porté en 2019 la candidature d’Ousmane Sonko à la présidentielle où il a fini troisième avec plus de 15% des voix. L’ancien ministre de l’Energie Thierno Alassane Sall et l’ancien Premier ministre Abdoul Mbaye l’ont aussi rejointe.

En outre, cette nouvelle coalition n’a pas encore fait connaître son nom, ses couleurs encore moins son logo. Mais le communiqué qui a sanctionné la rencontre des parties prenantes explique qu’il s’agit d’une « coalition électorale fondée sur le réalisme, la transparence, l’équité et l’intérêt supérieur des citoyens ».

Pour les élections départementales et municipales du 23 janvier 2022, elle « présentera des listes de candidats dans tous les départements, villes et communes de l’étendue du territoire national ».

Le 2 septembre dernier, Ousmane Sonko, Khalifa Sall et Serigne Moustapha Sy avaient lancé officiellement la grande coalition « Yewwi Askan Wi », libérer le peuple en wolof. Cette première coalition de l’opposition est composée d’une vingtaine de formations politiques.

Des leaders de cette deuxième coalition s’en étaient démarqués. Le PDS d’Abdoulaye Wade et de son fils Karim, exilé depuis 2016 au Qatar, avait notamment dénoncé les « jeux de l’ombre » et « subterfuges inutiles » des initiateurs de « Yewwi Askan Wi ».

Bougane Guèye, homme politique et promoteur du groupe de presse Dmedia, a quitté dernièrement cette alliance pour finalement adhérer dans la deuxième. Son départ a été provoqué après des désaccords avec Ousmane Sonko et Cie sur les couleurs et le logo de la coalition.

Toutefois, ces démarcations vont fragiliser l’opposition. Elle « montre l’incapacité à dépasser les contradictions entre les leaders, les égos, les ambitions personnelles et les intérêts particuliers », note Moussa Diaw, professeur de sciences politiques à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis (nord).

En réalité, ce ne sont « pas de petites formations qui vont régler le problème. Ces partis ont des leaders médiatiques, mais ils leur manquent une base et ils n’ont pas montré une capacité de mobilisation », explique-t-il.

Par ailleurs, Jean-Charles Biagui, son homologue de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, souligne que Pastef d’Ousmane Sonko, le Parti de l’unité et du rassemblement (Pur) du chef religieux Moustapha Sy et Taxawu Senegal de Khalifa Sall « sont probablement les trois (partis ou mouvements) les plus significatifs de l’opposition si on y ajoute le PDS ». Ces formations politiques ont participé aux dernières élections et mesurent ainsi les enjeux.

Les kinésithérapeutes ivoiriens célèbrent leur journée

Les festivités liées à la 14e Journée mondiale de la kinésithérapie se sont ouvertes vendredi, au niveau national, à Yamoussoukro, la capitale politique et administrative ivoirienne, notamment à l’hôpital catholique Saint Moscatti.

Ces festivités qui se tiennent du 10 au 11 septembre 2021 avec la participation de 140 masseurs-kinésithérapeutes et médecins, sont organisées par l’Association ivoirienne des masseurs-kinésithérapeutes (AIMK), qui compte promouvoir à cette occasion la profession de la kinésithérapie. 

« La profession de la kinésithérapie est peu connue sur le continent, notamment en Côte d’Ivoire », a expliqué à APA, le président de l’Association ivoirienne des masseurs-kinésithérapeutes, Soualio Diabagaté, soulignant que « l’enjeu de ces assises de Yamoussoukro est de faire la promotion de la kinésithérapie, méconnue dans le pays ».

«Nous voulons vulgariser et faire connaître au maximum cette profession », a insisté M. Diabagaté, ajoutant qu’ «aujourd’hui c’est une thérapie incontournable surtout avec des pathologies naissantes telles que les  AVC, les douleurs rhumatologiques et neurologiques ». 

Les kinésithérapeutes sont généralement aperçus auprès des sportifs de haut niveau et des personnes aisées pour des séances de massage.   

Souvent prescrits aux patients dans le cadre de la réadaptation fonctionnelle, ils assurent la prise en charge des personnes atteintes d’un handicap ou d’une incapacité physique, dans le but d’en minimiser les conséquences physiques ou psychologiques.

Au cours de la session, ils aborderont des thématiques telles la prescription des matelas orthopédiques, la neurophysiologie de la douleur, la kinésithérapie et ses champs d’application, la prise en charge kinésithérapique de la gonarthrose.   

Le thème de la 14e Journée mondiale de la kinésithérapie est « Intérêt de la kinésithérapie dans la réadaptation d’un syndrome post Covid-19 ». La pandémie de Covid-19 met en mal leur activité, ce qui leur exige une couverture vaccinale pour opérer sans risque majeur.

Putsch en Guinée : la délégation de la Cédéao à Conakry

Cinq jours après le coup d’Etat contre Alpha Condé, les émissaires de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) doivent rencontrer la junte militaire et le président déchu.Attendus jeudi dans la capitale guinéenne, les membres de la mission diplomatique de l’organisation régionale sont arrivés ce vendredi à bord d’un avion du Ghana. Sur le tarmac de l’Aéroport international de Conakry-Gbessia, la délégation de la Cédéao, conduite par président de la commission de la Cédéao, Jean-Claude Kassi Brou, a été accueillie par des éléments du Comité National du Rassemblement et du Développement (CNRD) à la tête du pays.

Réunis mercredi dernier en sommet extraordinaire, les chefs d’Etat et de gouvernement de la Cédéao ont suspendu la Guinée de toutes leurs instances avant d’exiger la libération d’Alpha Condé et le rétablissement de l’ordre constitutionnel.

Les discussions avec le lieutenant-colonel Mamady Doumbouya, patron du Groupement des Forces Spéciales (GFS), l’unité d’élite de l’armée guinéenne ayant commis le coup de force, pousseront la Cédéao à prononcer ou non des sanctions notamment économiques à l’encontre de la Guinée.

Covid-19 : les variants prolongent la 3e vague en Afrique

Les contaminations connaissent une « très forte tendance à la baisse » mais la circulation active des variants, en particulier Delta, allonge la phase critique de la troisième vague sur le continent noir.La semaine dernière, les infections ont diminué de près d’un quart, soit 23 % d’après l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). « C’est la plus forte chute en l’espace de huit semaines depuis le pic de juillet », a affirmé, ce vendredi, Matshidiso Moeti, Directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique.

Toutefois, les nombreux variants du virus originel localisés en Afrique sont « préoccupants » pour cette spécialiste en Santé publique. A en croire Matshidiso Moeti, il est essentiel de savoir quels mutants circulent et où.

Car seules les réponses à ces questions permettent, a-t-elle indiqué, d’ « élaborer des opérations de riposte efficaces ». La Botswanaise a informé, en outre, que « c’est la raison pour laquelle, avec SANBI (Institut national sud-africain de bioinformatique), l’OMS en Afrique lance un nouveau Centre régional d’excellence pour la surveillance génomique au Cap ».

Le centre, a précisé Matshidiso Moeti, aidera à développer le séquençage et la bioinformatique sur le continent pour la Covid-19 et d’autres maladies. Selon la Directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique, la troisième vague a démontré que les variants peuvent « contrecarrer les efforts de contrôle de la pandémie ». De ce fait, « les pays doivent intensifier la surveillance parce que sans informations sur les génomes, les variants peuvent se propager sans être détectés ».

Disparition d’un Mi-24 de l’armée ivoirienne dans le Nord du pays

Un hélicoptère de type Mi-24 de l’armée ivoirienne, en mission de reconnaissance dans le Nord de la Côte d’Ivoire, où opère à la frontière des bandes armées terroristes, a disparu des radars, selon des sources sécuritaires.

La Côte d’Ivoire fait face à des attaques terroristes dans l’extrême nord du pays. Selon des données de l’État-major général des armées, depuis 2020, trois soldats ivoiriens ont été tués à Kafolo et Kolobougou et cinq à Tougbo et Togolokaye, dans le nord ivoirien.

La base aérienne militaire qui est sans nouvelle de ce Mi-24 depuis quelques heures, recherche l’appareil depuis sa tour de contrôle. Des éléments au sol sont aussi alertés pour retrouver dans la zone cet hélicoptère d’attaque. 

La base aérienne militaire qui est sans nouvelle de ce Mi-24 depuis 01h00 du matin (heure locale et Gmt) , recherche l’appareil depuis sa tour de contrôle. Des éléments au sol sont aussi alertés pour retrouver dans la zone cet hélicoptère d’attaque.

La politique en vedette dans la presse sénégalaise

Les journaux sénégalais, reçus vendredi à APA, se font l’écho de la formation d’une nouvelle coalition dans l’opposition pour les élections locales du 23 janvier 2022.Le Témoin informe que l’ancien président Abdoulaye Wade (2000-2012) « tient sa coalition ». Ce journal souligne que le fin stratège a finalement obtenu ce qu’il voulait : « constituer une locomotive et ne jamais être à la remorque d’une quelconque formation politique ».

L’AS, pour sa part, dévoile l’identité des alliés du pape du Sopi (changement, en langue wolof). Il s’agit notamment de l’ex-maire de la ville de Dakar Pape Diop, du député Mamadou Diop Decroix, de l’ancien ministre Thierno Alassane Sall et de l’ex-Premier ministre Abdoul Mbaye.

A en croire Vox Populi, c’est une « méga-coalition » qui devrait opposer une « rude concurrence » à la coalition présidentielle Benno Bokk Yakaar (Unis par le même espoir, en langue wolof) et à l’autre coalition de l’opposition Yewwi Askan Wi (Libérer le peuple, en langue wolof).

WalfQuotidien renseigne que Khalifa Ababacar Sall « manœuvre » également pour « l’élargissement » de Yewwi Askan Wi. La nouvelle coalition d’Abdoulaye Wade n’a pas encore de nom, de logo et de couleurs.

Toutefois, un comité sera créé pour tomber d’accord sur les signes distinctifs qui « vont correspondre au projet de société (proposé) aux Sénégalais », précise Mamadou Djigo, un membre de l’alliance dans L’Observateur. 

Le bloc constitué par le Parti Démocratique Sénégalais (PDS) entend présenter « des listes de candidats dans tous les départements, toutes les villes et communes sur toute l’étendue du territoire national », rapporte Sud Quotidien.

Dans EnQuête, la coalition a engagé « sans délai les militants et sympathisants des partis et mouvements membres, partout à travers le pays, à se mettre ensemble pour travailler à la mise en place d’équipes gagnantes aussi bien au plan départemental que communal ».

Abdoulaye Wade et ses soutiens promettent dans Le Quotidien de « conduire les changements nécessaires à l’amélioration indispensable de la gouvernance des collectivités locales et des conditions de vie des populations ».

Pendant ce temps, dans la mouvance présidentielle, on se demande encore qui sera aux manettes à Dakar. A côté d’Abdoulaye Diouf Sarr, maire de Yoff, d’autres personnalités comme l’ancien ministre de l’Economie et des Finances, Amadou Bâ, sont citées.

En attendant un arbitrage, le mouvement Ndawi Ndakaru (Les jeunes de Dakar, en langue wolof) a porté son choix, d’après  Le Soleil, sur l’actuel ministre de la Santé et de l’Action sociale considéré comme « un modèle de bonne gouvernance, de leadership, d’engagement, de fidélité et de loyauté ».

Côte d’Ivoire: décès de l’ex-ministre de la Construction Kakou Tiapani

L’ancien ministre ivoirien de la Construction et de l’urbanisme, Albert Claude Kakou Tiapani, a tiré jeudi sa révérence, selon une note de sa formation politique, le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci, opposition).

M. Aimé Henri Konan Bédié, président du Pdci a « la profonde douleur d’informer, les militants et l’ensemble de la communauté ivoirienne, du rappel au créateur, ce jour jeudi 9 septembre 2021, de M. Albert Claude Kakou Tiapani », indique la la note. 

L’ancien ministre de la Construction et de l’urbanisme Albert Kakou Tiapani était coordonnateur de l’Inspection du Parti démocratique de Côte d’Ivoire-Rassemblement démocratique Africain (PDCI-RDA).

« Fils du pays Adioukrou (Sud ivoirien) », il a « servi la nation dans la pleine expression de ses valeurs fondatrices (et) apporté une part significative et positive au développement de la Côte d’Ivoire », loue le parti. 

Côte d’Ivoire: l’UNICEF dote les radios de proximité de matériels de production

L’UNICEF Côte d’Ivoire a offert jeudi des matériels de production aux 60 radios conventionnées, dans le cadre du projet « Radio amie des enfants », lors d’une cérémonie au siège de l’institution à Cocody Riviera Golf, dans l’Est d’Abidjan.Les matériels, composés entre autres, d’ordinateurs, des enregistreurs numériques, ont été réceptionnés par l’Union des radios de proximité de Côte d’Ivoire (URPCI), en présence du directeur de Cabinet du ministre de la Communication, des médias et de la Francophonie, Martial Adou.

M. Adou, qui représentait le ministre de la Communication, des médias et de la Francophonie, président de la cérémonie de remise de matériels aux radios de proximité, a exprimé la gratitude de l’Etat à l’UNICEF pour ces dons. 

Le directeur de Cabinet du ministre de la Communication, des médias et de la Francophonie, a relevé que les radios de proximité ont une grande importance dans l’écosystème de communication, soulignant qu’elles sont « des médias de proximité ».  

 Réparties sur l’ensemble du territoire national, elles sont plus proches des communautés. Ce qui leur donne d’être de puissants relais et de véhiculer des messages auprès de populations, souvent en langues locales.  

Dr Sophie Léonard, la représentante adjointe de l’Unicef en Côte d’Ivoire, a fait observer que l’information est devenue pro mondiale, en cette période marquée par la pandémie de Covid-19 et les différents risques auxquels sont exposés les enfants. 

« Informer ne signifie pas que les gens ont compris et vont adopter un autre comportement. Ce que nous voulons, c’est le changement de comportement pour que les parents, les enseignants, les responsables des services sociaux dans les centres de santé prennent mieux en charge nos enfants », a dit Dr Sophie Léonard. 

Les radios de proximité, ajoutera-t-elle, sont un « outil formidable pour parler aux gens dans leurs langues » et l’UNICEF espère que les informations qui y seront portées changeront les comportements et des pratiques plus favorables aux enfants.

Le président de l’URPCI, Eric Gohou s’est dit « heureux » de ces équipements qui permettront de produire des émissions de qualité en vue d’un changement de comportement des populations.  

« L’une de nos missions est de faire en sorte que nos radios puissent avoir des équipements et nous sommes heureux de recevoir ces équipements de la part d’un partenaire traditionnel », a-t-il déclaré.

Ces matériels de production visent à permettre aux reporters d’être très efficaces sur le terrain. Dans cette veine, le président de l’URPCI annonce « dans deux ou trois mois », du matériel qui devrait être remis par le Fonds de soutien et de développement de la presse (FSDP). 

« Nous avons pour ambition d’équiper 150 radios, mais pour cette année, ce sera 50 radios », a dit Éric Gohou, indiquant l’année prochaine 50 autres seront équipées et l’année d’après 50 radios de proximité afin qu’elles aient le minimum de matériels pour faire des productions de qualité.

Côte d’Ivoire: vers l’exigence d’un pass sanitaire Covid-19 dans les lieux publics

La Côte d’Ivoire qui enregistre une vague de contamination à la Covid-19, compte « en fonction de l’évolution de l’épidémie », interdire les espaces publics aux personnes non vaccinées ou ne disposant pas d’un test PCR négatif de moins de 72 heures.

« En fonction de l’évolution future de l’épidémie dans notre pays, des mesures plus contraignantes seront prises, notamment l’interdiction de l’accès aux restaurants, maquis, bars, cinémas, stades, établissements hôteliers, bâtiments administratifs publics et privés, universités et grandes écoles, aux personnes non vaccinées ou aux personnes ne disposant pas d’attestation de test antigénique ou PCR négatif datant de moins de 72 heures », indique une note du Conseil national de sécurité  (CNS), présidé jeudi par le chef de l’État ivoirien, Alassane Ouattara. 

Le chef de l’Etat a exhorté, à nouveau, les populations vivant en Côte d’Ivoire à se faire vacciner, à porter les masques dans les espaces et lieux publics ainsi que les transports en commun, à se laver régulièrement les mains et à respecter la distanciation physique.

Au 7 septembre 2021, 1 477 179 doses de vaccins ont été administrées avec 272 126 personnes ayant reçu les deux doses dans le pays, selon le ministre de la Santé, de l’Hygiène Publique et de la Couverture Maladie Universelle. 

Le ministre de la Santé, Pierre Dimba a porté à la connaissance du Conseil National de Sécurité que la Côte d’Ivoire a  reçu le 20 août 2021, 1 180 530 doses du vaccin Pfizer dans le cadre de l’initiative COVAX et le 02 septembre 2021, 100 800 doses du vaccin Johnson and Johnson dans le cadre de l’initiative AVATT.

Le Conseil national de sécurité a décidé de l’intensification de la sensibilisation sur le respect des mesures barrières, qui associera le Corps préfectoral, les élus, la Chambre nationale des rois et chefs traditionnels, les guides religieux, les associations et les ONG.

Il a aussi requis l’intensification du dépistage de la COVID-19 à travers les tests rapides antigéniques gratuits dans les établissements sanitaires publics et privés. Ces tests permettent d’identifier les cas suspects dans un délai de 15 minutes.

Les membres ont adopté la réduction de 5 à 3 jours (72h), à partir de la date de prélèvement, du délai de validité des tests PCR pour les passagers arrivant en Côte d’Ivoire par voie aérienne, à compter du lundi 13 septembre 2021.

Ensuite, a-t-il été adopté, à compter du lundi 20 septembre 2021, du « pass sanitaire » à QR code pour les voyageurs, en vue de réduire les fraudes sur les attestations de tests PCR et les carnets de vaccination.

La moyenne du taux de positivité est de 7%, au-dessus du seuil d’alerte de 5%, contre  moins de 3% depuis le début de la pandémie en Côte d’Ivoire. Le pays a enregistré 112 décès, ce qui représente 25,4% du nombre total de décès depuis le début de la pandémie. La totalité des personnes décédées, en ce mois d’août, n’étaient pas vaccinées.

Selon le Ministre en charge de la Santé, l’accroissement des cas positifs et des décès est dû à l’intensité des interactions sociales enregistrées pendant les vacances scolaires, à l’arrivée, comme dans plusieurs pays de la sous-région, de la troisième vague de l’épidémie en Côte d’Ivoire avec le variant Delta, et à un relâchement dans le respect des mesures barrières.

Le chef de l’Etat a instruit le Premier ministre ivoirien à l’effet de prendre toutes les dispositions nécessaires pour le démarrage, le plus rapidement possible, de la production locale de vaccins anti-COVID-19.

Sénégal: démarrage du Compact énergie du Millennium Challenge Corporation

Ce programme, fruit de la bonne coopération entre Dakar et Washington, vise à renforcer le secteur de l’électricité au Sénégal.Le « Senegal Power Compact du Millennium Challenge Corporation (appellation anglaise) » est désormais effectif. Il est doté d’une enveloppe de 600 millions de dollars US, soit 330 milliards de FCFA. Il comprend un don de 550 millions de dollars US de la part du gouvernement des États-Unis d’Amérique et une contribution supplémentaire de 50 millions de dollars US du gouvernement du Sénégal.

D’une durée de cinq ans, le programme sera mis en œuvre par le Millennium Challenge Account-Sénégal II (MCA-Sénégal II).

Ce deuxième Compact du MCC est entièrement dédié au secteur de l’électricité. Il vise à réduire la pauvreté au Sénégal à travers le renforcement du secteur de l’électricité, l’amélioration de la fiabilité, l’élargissement de l’accès à l’électricité, notamment en zones rurales et péri urbaines.

Il est également prévu la mise en place d’un cadre réglementaire propice au développement, à l’amélioration des performances et à la viabilité financière du secteur de l’électricité au Sénégal.

« Le Gouvernement du Sénégal est heureux de lancer ce second Compact, fruit de la coopération avec les Etats Unis d’Amérique. (Car) Le secteur de l’énergie constitue un des piliers du Plan Sénégal Emergent (PSE) », a déclaré la ministre du Pétrole et des Energies, Mme Aissatou Sophie Gladima.

Pour l’ambassadeur des États-Unis au Sénégal, Tulinabo S. Mushingi, « ces nouveaux investissements dans le secteur de l’électricité sont un autre pas en avant pour garantir que tous les Sénégalais aient accès à une électricité fiable ».

De son côté, le Directeur général du MCA-Sénégal II, Oumar Diop a assuré qu’« en tant qu’entité de mise en œuvre du Compact, le MCA-Sénégal II déploiera toutes les compétences et les moyens nécessaires à la réussite du programme. »

Lors du Conseil des ministres tenu hier au Palais de la République, le Président Macky Sall « a adressé ses vifs remerciements au gouvernement américain pour ce deuxième compact octroyé au Sénégal après le premier consacré aux infrastructures et à l’irrigation ».

C’est la deuxième fois que le Sénégal bénéficie d’un programme de ce genre. Le premier Compact du MCC, entre les deux gouvernements, clôturé en septembre 2015, était doté d’une enveloppe de 300 milliards de FCFA.

Il a stimulé la croissance économique à travers la libération du potentiel de la productivité agricole du pays et l’élargissement de l’accès aux marchés et aux services.

Les projets du Compact I portaient sur des investissements stratégiques dans les réseaux routiers et les systèmes d’irrigation dans la vallée du fleuve Sénégal au nord et en Casamance au sud.

Cgrae/retraite: des ex-militaires ivoiriens réclament des montants déjà perçus

Des ex-militaires ivoiriens, bénéficiaires du Programme de départs volontaire édition 2018, contestent leur date de prise de service, à la suite d’un versement à leur compte d’un pécule représentant un solde de réforme au lieu d’une pension de retraite viagère.

Ces ex-militaires, regroupés en un collectif, ont manifesté bruyamment le 7 septembre 2021 aux alentours de l’agence de Cocody-Attoban (Est d’Abidjan) de l’Institution de prévoyance sociale – Caisse générale de retraite des agents de l’Etat (IPS-CGRAE, publique). 

Départs volontaires à la retraite 

Dans le cadre de la mise en œuvre de la loi n° 2016-10 du 13 janvier 2016 portant programmation militaire pour les années 2017 à 2020, l’Etat de Côte d’Ivoire a mis en place un programme de départ volontaire pour la rationalisation des effectifs des armées.

Et ce, au regard de la pyramide des grades, avec les mesures d’accompagnement, à savoir le versement d’un pécule de départ de 15 millions Fcfa, la liquidation des droits acquis au titre des activités du Fonds de prévoyance militaire (FPM) et la liquidation des droits acquis au titre du régime des pensions militaires gérées par l’IPS-CGRAE.

Pour éviter tout délai indu susceptible de créer le mécontentement des bénéficiaires, un dispositif spécial de liquidation des demandes de prestations issues du programme de départ volontaire a été mis en place par l’IPS-CGRAE.

Tous les paiements liés à ce programme de départ volontaire à la retraite se sont déroulées dans la quiétude avec, à la clé, la « satisfaction » des attentes des bénéficiaires (plus de 4.000 militaires candidats au départ volontaire), à l’exception de ce contingent de l’édition 2018.

Solde de réforme

Dans un entretien à APA, un expert en sécurité sociale a expliqué la différence entre le droit à une pension viagère par rapport au droit à une solde de réforme.

Selon cet expert qui a requis l’anonymat, la date de départ qui obligeait l’IPS-CGRAE dans le traitement de leurs dossiers était uniquement celle communiquée par leur employeur, en l’occurrence le ministère chargé de la Défense, à travers un arrêté ministériel.

A ce propos, l’arrêté ministériel référencé n° 0042 du 09 janvier 2019 a été pris, fixant la date de début des services de ces ex-militaires des contingents 2002/1A et 2002/2A au 1er janvier 2007.

La fixation de la date de début des services de ces ex-militaires des contingents 2002/1A et 2002/2A au 1er janvier 2007 détermine le type de prestations auxquelles les intéressés peuvent prétendre.

 

La conséquence de cette date de début de service est que, conformément à la loi en vigueur, en raison de la durée de leur période d’activité (11 ans au lieu de 15 ans minimum requis pour une pension viagère), les intéressés avaient plutôt droit à une solde de réforme.

Une autre source a expliqué que les militaires concernés ont formulé, individuellement, une demande de solde de réforme représentant la totalité de leurs cotisations, d’un montant moyen de 6,7 millions FCFA par personne (en complément des 15 millions de pécule de départ) qui leur a été intégralement et effectivement versée effectivement par la CGRAE, contre décharge.

Difficile compromis

Il apparait clairement, à la lecture des éléments du dossier décrit ci-dessus, que la CGRAE ne peut raisonnablement pas donner une suite favorable à ces nouvelles revendications sans impacter les montants des cotisations de ses autres assurés, conformément au système actuel de retraite par répartition.

 Les véritables risques à prendre en compte sont la déstabilisation de cette Institution qui fait désormais figure d’exemple au niveau national et international, le déséquilibre du système de gestion des pensions du secteur public et la compromission des pensions des futurs retraités des fonctionnaires et agents de l’Etat actuellement en activité.

George Weah explique les putschs par le tripatouillage constitutionnel

Le président du Liberia, George Weah, a fait remarquer que c’est la modification des constitutions par les Chefs d’Etat qui explique la fréquence des coups d’Etat militaires en Afrique.S’exprimant lors du sommet virtuel extraordinaire des chefs d’Etat de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) qui s’est tenu, hier mercredi, sur la Guinée et au Mali, M. Weah a demandé à ses pairs de s’interroger sur les causes profondes des putschs dans la sous-région, notamment à la lumière du coup d’Etat survenu à Conakry le week-end dernier.

« Est-il possible qu’il y ait une corrélation entre ces événements et les situations politiques où les constitutions sont modifiées par les titulaires pour supprimer les limites de mandat par le biais de référendums ? », s’est interrogé le président libérien.

Il a ajouté : « Ou bien pourrait-il s’agir d’une simple coïncidence ? Si la suppression de la limite des mandats sert de déclencheur pour le renversement de gouvernements, alors peut-être que la CEDEAO devrait faire tout son possible pour s’assurer que les limites des mandats dans les constitutions de tous les Etats membres soient respectées ».

George Weah est arrivé au pouvoir lors d’élections démocratiques au Liberia, un pays qui a connu des bouleversements politiques majeurs, notamment des coups d’Etat militaires et une guerre civile prolongée.

Le coup d’Etat militaire du 5 septembre 2021 en Guinée, qui a vu le renversement du président Alpha Condé, est le troisième coup d’Etat en Afrique de l’Ouest en l’espace de douze mois.

Deux coups d’Etat ont eu lieu au Mali voisin, l’un l’an dernier, lorsque Ibrahim Boubacar Keita, le président en exercice, a été renversé alors qu’il n’avait pas terminé son deuxième mandat de cinq ans, et l’autre en mai 2021.

Ces coups d’Etat fréquents mettent en lumière l’engagement à long terme en faveur du pluralisme politique et de l’Etat de droit dans les pays d’Afrique de l’Ouest, estiment des analystes.

La question de savoir si les dirigeants qui ont épuisé la limite de leur mandat doivent modifier leur constitution pour leur permettre de se représenter fait l’objet d’un débat ouvert.

L’année dernière, la Côte d’Ivoire a été le théâtre de manifestations organisées par des politiciens et des militants opposés à la candidature du président Alassane Ouattara à un troisième mandat.

Après avoir modifié la constitution ivoirienne, Alassane Ouattara a sollicité et obtenu un troisième mandat, mais au détriment de sa réputation de défenseur des droits des Ivoiriens, dont un grand nombre sont morts dans la rue pour protester contre « cet affront à la démocratie ».

Alpha Condé a suivi la même voie en Guinée voisine, où des centaines de personnes sont mortes en essayant de l’empêcher d’obtenir un troisième mandat controversé.

Electricité pour tous : le Togo s’inspire de l’expérience ivoirienne

En visite à Abidjan, la ministre déléguée auprès du président de la République chargée de l’Energie et des mines du Togo, Mme Mawunyo Mila Aziablé a déclaré, jeudi, être venue en Côte d’Ivoire pour s’inspirer de l’expérience ivoirienne en matière de programme d’électricité pour tous.

Mme Mawunyo Mila Aziablé et sa délégation ont été reçues par le ministre ivoirien des Mines, de l’énergie et du pétrole, Thomas Camara. « Nous allons nous inspirer durant cette visite sur la mise en œuvre réussie du PEPT en Côte d’Ivoire », a-t-elle déclaré à l’issue de la rencontre avec son homologue ivoirien.

Dans un cadre un peu plus large, a poursuivi Mme Mme Mawunyo Mila Aziablé, « nous allons discuter de tout le segment de la chaîne de l’électricité, de la production au transport et de la distribution et de voir de quelle manière, on peut concrétiser la volonté des deux Nations ».

« Cette délégation est intéressée par le PEPT  (Programme électricité pour tous). La délégation est là pour s’enquérir de la mise en œuvre de ce projet en vue de le mettre en œuvre au Togo », a renchéri le ministre Thomas Camara.

Le PEPT qui connait un franc succès en Côte d’Ivoire est un Programme destiné à faciliter l’accès à l’électricité pour les ménages à faibles revenus, en leur offrant des modalités souples d’acquisition des branchements et abonnements.  Démarré en octobre 2014, il a permis, au 30 juin 2021, à 1 079 234 ménages d’avoir accès à  l’électricité.

Des documents ainsi que des informations relatifs à ce Programme seront mis à la disposition de la délégation  togolaise.

Des visites de sites et de structures telles que la Compagnie ivoirienne de l’électricité (CIE), la Direction générale de l’énergie (DGE), l’Autorité nationale de régulation du secteur de l’électricité de Côte d’Ivoire (ANARE-CI) et  Côte d’Ivoire-Energies sont au menu de ce séjour de 48 heures en terre ivoirienne.

La Côte d’Ivoire peaufine sa stratégie de lutte contre la corruption

Le président de la Haute autorité pour la bonne gouvernance, N’Golo Coulibaly, a procédé jeudi à Abidjan à l’ouverture d’un atelier de validation du rapport diagnostique sur la corruption et les infractions assimilées en Côte d’Ivoire.

Cette stratégie nationale de lutte contre la corruption permettra de bâtir non seulement une politique générale mais aussi des politiques sectorielles, a indiqué M. N’Golo Coulibaly, à l’ouverture des travaux qui se déroulent du 9 au 10 septembre 2021.

« Quand on entend ce qui se dit et se raconte à propos de la corruption, on a l’impression que tous les responsables de ce pays sont corrompus, ce qui n’est pas le cas », a déclaré le président de la Haute autorité de la bonne gouvernance.

Ce fléau, admettra-t-il, semble prendre une proportion « significative », faisant que les ressources destinées à des projets au profit de la communauté sont détournées. L’atelier vise à renforcer et rendre le dispositif de lutte contre la corruption plus efficace.

« Aucune société d’État, institution publique et institution parapublique ne sera épargnée par le principe de redevabilité », a assuré le ministre chargé de la Promotion de la bonne gouvernance, du renforcement des capacités et de la lutte contre la corruption, Epiphane Zoro Bi Ballo.

Poursuivant, M. Zoro Bi Ballo a révélé qu’il y a plusieurs formes d’audits qui sont actuellement initiées, entre autres, des audits de gestion financière et comptable qui sont des audits classiques, mais également des audits de conformité pour développer au sein des entités une culture d’intégrité.

Cette stratégie de lutte contre la corruption vise en outre à mettre en place des outils et des mécanismes d’alerte, et « c’est toute cette démarche que nous sommes en train de mettre en place en accord avec des dirigeants de ces entreprises publiques », a-t-il ajouté.

Il a insisté qu’ « aucune entreprise publique, aucune société d’Etat et entité administrative ne sera épargnée par cette vague d’audits  initiés sous l’impulsion du Premier ministre et sous l’autorité du président de la République ».

Le ministre ivoirien de l’Economie et des finances, Adama Coulibaly, a pour sa part souligné que la corruption est le principal obstacle au développement économique et social dans le monde, et chaque année, 1 000 milliards de dollars sont versés en pots-de-vin, tandis que 2 600 milliards de dollars sont détournés, soit plus de 5 % du PIB mondial.  

Il a aussi fait observer que la corruption ne se limite pas au détournement de fonds, mais elle est également la cause d’une insuffisance de contrôle qui peut, à son tour, encourager les réseaux criminels organisés et favoriser des infractions.

Le Programme des Nations Unies pour le Développement estime que, dans les pays en développement, le montant des fonds soustraits de leur destination par la corruption est 10 fois plus élevé que celui de l’aide publique au développement (APD).

La Haute autorité pour la bonne gouvernance (HABG) a initié cette étude sur la corruption, dans le cadre du Projet d’appui à la gestion économique et financière (PAGEF), financé par la Banque africaine de développement (BAD) d’un montant de 13,45 milliards Fcfa.   

Le Pagef vise à optimiser les ressources budgétaires et renforcer le cadre de gestion de la dépense publique. Le projet a également pour objectif d’améliorer la gouvernance économique et financière des structures publiques ainsi que la qualité de leurs prestations.

Niger : plus de 22.000 écoliers affectés par l’insécurité en 2020 (Unicef)

Le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) appelle à « plus d’attention et de mobilisation » sur la situation des enfants privés d’éducation en raison de l’insécurité dans les zones conflictuelles au Niger.Le nombre d’écoles forcées de fermer en raison de l’insécurité dans les localités touchées par le conflit « est passé de 312 à 377 au cours des derniers mois » dans ce pays sahélien, fait savoir l’Unicef dans un communiqué parvenu jeudi à APA.

Rien qu’en 2020, « plus de 300 écoles ont été fermées à travers le pays », déplore l’Unicef. Les menaces contre la sécurité scolaire étaient « particulièrement aiguës dans les régions de Tillabéry, Tahoua et Diffa ». Le Fonds des Nations unies pour l’enfance estime ainsi que « jusqu’à 80 % des enfants » peuvent être victimes de traumatismes psychologiques, les empêchant de réaliser leur plein potentiel à l’âge adulte.

« Les attaques contre les écoles, les élèves et les enseignants sont un déni du droit des enfants à l’éducation et menacent leur avenir. Sans accès à l’éducation, une génération d’enfants vivant dans des conflits grandira sans les compétences dont ils ont besoin pour contribuer au développement de leur pays et à la situation déjà désespérée de millions d’enfants et de leurs familles », a souligné Stefano Savi, Représentant de l’Unicef au Niger.

Pourtant, cet Etat « a endossé » la Déclaration sur la sécurité dans les écoles en juin 2015. Il s’agit d’un engagement politique visant à mieux protéger les élèves, les enseignants et les écoles pendant les conflits armés, à soutenir la poursuite de l’éducation et à mettre en place des mesures concrètes pour dissuader l’utilisation militaire des écoles, souligne l’Unicef.

La Déclaration est un cadre de collaboration et d’échange. Les pays signataires se réunissent régulièrement pour examiner sa mise en œuvre. C’est d’ailleurs lors de la célébration de son cinquième anniversaire, le 28 mai 2020, que l’Assemblée Générale des Nations Unies a désigné le 9 septembre Journée internationale pour protéger l’éducation des attaques.

Par ailleurs, l’Unicef dit avoir aidé le gouvernement nigérien à répondre aux crises sécuritaires et de déplacement en permettant l’accès à l’éducation dans les régions de Diffa, Maradi, Tillabéry et Tahoua. En 2020 notamment, plus de 176.000 enfants touchés « ont été soutenus pour la continuité éducative dans ces régions ».

À la fin de mars dernier également, 68.000 enfants supplémentaires, dont 23.000 filles, affectés par la crise humanitaire avaient pu accéder à l’éducation formelle ou non formelle. Pendant ce temps, 28.000 enfants avaient reçu du matériel d’apprentissage individuel avec le soutien de l’organisation onusienne.

En outre, l’Unicef informe qu’il « travaille avec des partenaires pour créer des environnements d’apprentissage alternatifs, sûrs et temporaires pour les enfants » lorsque l’intégration dans les écoles formelles n’est pas possible.

Politique, économie et diplomatie au menu de la presse sénégalaise

Les journaux sénégalais, reçus jeudi à APA, traitent entre autres de l’agitation politique à quatre mois des Législatives, de l’action gouvernementale face à la flambée des prix des produits et de la situation en Guinée.L’AS annonce que ce 9 septembre est le « dernier jour d’inscription sur les listes électorales ». Ce journal note, « depuis deux jours, une ruée vers les Commissions de révision » desdits documents.

WalfQuotidien, pour sa part, s’intéresse aux localités « à ne pas perdre » pour la coalition au pouvoir, Benno Bokk Yakaar (Unis par le même espoir, en langue wolof). A en croire ce journal, « le président Macky Sall sera dans l’obligation de remonter la pente au Baol (Centre), à Dakar (Ouest) et à Ziguinchor (Sud) », non sans conclure qu’ « une nouvelle déconvenue (serait) un mauvais présage ».

Le Parti Démocratique Sénégalais (PDS, opposition) de l’ex-chef de l’Etat Abdoulaye Wade (2000-2012) joue selon Le Témoin au « poker » à l’approche des élections locales du 23 janvier 2022.  

Pour ce quotidien, la formation libérale, qui a refusé « de faire partie de la coalition Yewwi Askan Wi (Libérer le peuple, en langue wolof) et d’être à la remorque de Khalifa Sall, d’Ousmane Sonko et de Serigne Moustapha Sy, entend montrer (qu’elle) reste toujours la principale force de l’opposition ».

En passant à la loupe le duo Khalifa Sall – Ousmane Sonko, L’Observateur remarque que les deux leaders « en veulent à Macky Sall. Ils ont un projet commun : sortir renforcés des élections locales et se préparer pour le scrutin présidentiel de 2024 ».

Ces dernières semaines, le débat sur la cherté de la vie surtout à Dakar, la capitale, a refait surface. Dans le communiqué du Conseil des ministres repris par Le Soleil, Macky Sall a donc « instruit le gouvernement (de veiller) à l’application intégrale des mesures de stabilisation des prix des produits de consommation courante sur l’ensemble du territoire ».

Poursuivant dans le quotidien national, le président de la République a engagé ses ministres à « poursuivre la dynamique de préservation du pouvoir d’achat des ménages ». Pour y arriver, souligne Sud Quotidien, il a appelé à une lutte « contre toute spéculation, rétention de stock ou augmentation indue des prix des produits et services essentiels notamment le loyer dont le système de régulation doit être évalué et amélioré de façon concertée ».

De son côté, EnQuête affirme que « l’Etat du Sénégal veut aller en guerre contre les commerçants et boutiquiers véreux qui profitent de cette période de crise et de pénurie pour augmenter les prix des denrées de première nécessité ».

Sur un tout autre sujet, « Macky hausse (également) le ton » d’après Le Quotidien. En effet, le chef de l’Etat a condamné le coup d’Etat contre le président Alpha Condé en Guinée. Hier mercredi, le Sommet extraordinaire des chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), tenu virtuellement, a suspendu la Guinée de toutes les instances de l’organisation régionale. Vox Populi indique que cette décision est soutenue par Macky Sall qui milite pour « la préservation de la stabilité du pays et le rétablissement de l’ordre constitutionnel ».

Côte d’Ivoire: 400 commerçantes visées par un projet d’alphabétisation

Un projet d’alphabétisation fonctionnelle par les technologies de l’information et de la communication (TIC) visant 400 commerçantes a été lancé, mercredi, à Abidjan.

Il s’agit de la phase 4 du projet d’alphabétisation des commerçantes, lancée par le ministre ivoirien de l’Éducation nationale et l’alphabétisation, Mariatou Koné, au Groupe scolaire primaire Anono à Cocody, dans l’Est d’Abidjan, lors d’une cérémonie couplée avec la Journée internationale de l’alphabétisation 2021.

Le ministre de l’Éducation nationale a remercié les partenaires impliqués dans ce projet qui permet aux femmes opérant sur les marchés de savoir lire, écrire et calculer avec les TIC, toute chose qui réduit la fracture numérique.

L’Unesco, en partenariat avec Nestlé Côte d’Ivoire, a organisé la célébration de cette Journée internationale de l’alphabétisation sous le thème : « l’alphabétisation pour une reprise axée sur l’humain : réduire la fracture numérique ».

Mme Mame Pane Sakho, représentante du directeur général de Nestlé Côte d’Ivoire, a indiqué que depuis 2017, la firme agroalimentaire est associée à ce projet d’alphabétisation.

« Avec la phase 4 nous vivons 400 autres Mamis (commerçantes des bouillons Maggi) dans les marchés sur tout le territoire national », a dit Mme Mame Sakho, dans une allocution.

Elle a fait observer que la firme travaille avec 20 000 femmes appelées les « Mamis », faisant remarquer que « 85% d’entre elles ne sont jamais allées à l’école ». Ce programme vient briser les obstacles à leur autonomisation.

La cheffe du Bureau de l’Unesco à Abidjan, Anne Lemaistre, a relevé qu’ il est essentiel de garder l’alphabétisation et le numérique au cœur de la relance de ce projet qui malgré la pandémie de Covid-19, évolue.

Le 19 juillet 2021, la Côte d’Ivoire a lancé les états généraux de l’éducation et de l’alphabétisation. Mme Anne Lemaistre a assuré que son institution accompagnera le pays dans cette réforme.

Toutefois, dira-t-elle, l’Etat de Côte d’Ivoire devra rechercher un équilibre entre l’éducation formelle et l’éducation informelle. A preuve, alphabétiser les femmes, c’est assurer leur autonomie.

La phase 4 du projet d’alphabétisation fonctionnelle des commerçantes par les Technologies de l’Information et de la Communication est le fruit du partenariat tripartite UNESCO-NESTLE-DAENF (Direction de l’Alphabétisation et de l’Education Non Formelle).

Il est basé sur des contenus de formation numérisés et une application pour smartphone dénommée Alphatic. Grâce à cette méthode, les commerçantes des marchés d’Abobo, Cocody et Marcory apprennent à lire, écrire et calculer dans le but de mieux gérer leurs activités socio-économiques.

À ce jour, des résultats satisfaisants sont enregistrés concernant le niveau d’acquisition de compétences nouvelles. Ce projet vise à promouvoir l’éducation-formation des adultes auprès de la communauté nationale.

Il s’inscrit dans l’objectif de développement durable des Nations Unies qui est l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes et des filles. Ce projet est né du besoin de proposer une offre d’alphabétisation adaptée à l’ère du numérique.

La phase préparatoire a débuté en 2016. La formation du public cible quant à elle a commencé en 2017 dans la commune de Port-Bouët avec 260 apprenantes avant de s’étendre à Yopougon l’année suivante.

A ce jour, ce projet a renforcé les capacités de 550 commerçantes, encadrées par 50 jeunes, formés et embauchés.

Côte d’Ivoire: un homme déféré pour actes sexuels sur 5 de ses enfants mineurs

Un homme, déféré à la suite d’actes sexuels sur cinq de ses enfants mineurs en Côte d’Ivoire, risque l’emprisonnement à vie, selon une note du procureur de la République, Richard Adou.

« Déféré ce jour au Parquet, j’ai requis à l’encontre de ce mis en cause l’ouverture d’une information judiciaire avec mandat de dépôt pour les faits d’administration de substances nuisibles à la santé et de viol commis sur des mineurs par un ascendant », indique la note.

L’interpellation du père, intervient après que dame Sonia Nelly N’Kpoman épouse Coffi, une assistance sociale, a saisi la sous-direction de la lutte contre la traite des enfants et la délinquance, d’une plainte contre M. Coffi Gbetondji Yao Martial Olivier, un assureur.

Son frère, Coffi Gbetondji Guy Roland, un responsable commercial, est aussi visé par cette plainte pour des faits d’administration de substance nuisible à la santé et viol commis par un ascendant sur ses cinq enfants mineurs dont 4 de sexe masculin et 1 de sexe féminin.  

Ces enfants sont respectivement âgés de 13; 11; 08; 05 et 03 ans. La plaignante rapporte avoir constaté que son propre époux, se livrait régulièrement à des actes de pénétration sexuelle sur leurs enfants après leur avoir fait consommer de la drogue.

Elle soutient que son époux s’adonnait souvent à ces actes odieux avec la complicité de son frère Coffi Gbetondji Guy Roland. En outre, les cinq mineurs ont indiqué qu’ils subissaient des assauts sexuels répétés de leur père et de leur oncle.

Par ailleurs, le certificat médical établi par un médecin gynécologue met en évidence des indices de violences sexuelles subies par ces enfants, poursuit le texte, qui souligne qu’une analyse faite par un laboratoire de référence révèle une drogue de synthèse dissimulée dans son placard.  

Le procureur qui met en garde les acteurs de violences sexuelles, prévient que le viol commis par un ascendant sur un mineur est un crime puni par la loi, de l’emprisonnement à vie, car les blessures infligées aux victimes portent atteinte à leur intégrité physique et psychologique.  

La Côte d’Ivoire veut classifier les entreprises opérant dans les travaux routiers

La Côte d’Ivoire, qui envisage de créer des champions nationaux dans le secteur des infrastructures routières, œuvre à mettre en place des « critères pointus pour classifier les entreprises» intervenant dans les travaux routiers.

Dans cet élan, le ministère de l’Equipement et de l’entretien routier et des partenaires techniques et financiers, ont organisé un atelier de réflexion avec les différents acteurs routiers pour définir les critères de performance des entreprises.

Selon le directeur de cabinet adjoint du ministère, Stéphane Ezoa, il s’agit de «faire du réseau routier de la Côte d’Ivoire le plus performant de la sous-région». Par conséquent, cet outil vient en appoint pour établir les bases pour produire des résultats de qualité.

En vue d’apporter une amélioration considérable à la gestion des marchés publics, il a été mis en place une plateforme informatique dénommée « ageroutemarche.ci », qui permet d’effectuer à distance le suivi et l’évaluation efficace des projets routiers.

Cette plateforme dont le projet est piloté par l’Agence de gestion des routes (Ageroute) est aussi suivie par la population ainsi que les partenaires nationaux et internationaux. L’Ageroute a procédé courant 2019 au développement de ce web système. 

Elle intervient dans le cadre du Programme d’amélioration de la gouvernance et de la délivrance des services de biens aux populations (PAGDS), pour permettre une meilleure gestion des contrats des entreprises effectuant les travaux routiers.

La plateforme ageroute marché, lancée avec le ministère, permet aux entreprises de soumissionner, a dit M. Stéphane Ezoa, ajoutant qu’elle est appuyée par la Banque mondiale à hauteur de 18 millions de dollars, répartis par échéances.

De façon spécifique, la plateforme vise à améliorer les procédures de passations des marchés publics, retracer toutes les étapes significatives de la passation de marché, d’archiver dans le cloud tous les documents liés à la passation de marché.

Elle permet en outre de favoriser la transparence au niveau des procédures de passation des marchés publics, de permettre un meilleur suivi de l’exécution des marchés de travaux par les partenaires nationaux, internationaux et les populations.

La Guinée suspendue des instances de la Cedeao

La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) a suspendu, ce mercredi, la Guinée de ses instances de décisions suite au putsch ayant renversé, dimanche dernier, le président Alpha Condé.L’organisation sous régionale exige également la libération immédiate d’Alpha Condé et elle « a décidé d’envoyer, dès demain jeudi, une délégation de haut rang » en Guinée « pour discuter avec les nouvelles autorités », a dit à des journalistes, à Ouagadougou, le ministre burkinabè des Affaires étrangères, Alpha Barry, qui a pris part au sommet de la Cedeao par visioconférence.

Il n’a toutefois pas évoqué de sanctions économiques comme c’était le cas avec le Mali dont les frontières avaient été fermées après le coup d’Etat contre le président Ibrahim Boubacar Keita.

Dans son allocution d’ouverture de ce sommet virtuel, le président du Ghana, Nana Akufo-Addo, avait dénoncé une « violation claire » de la Charte de bonne gouvernance de la Cedeao et « un incident malheureux et regrettable » pour qualifier le coup d’État mené par les forces spéciales, emmenées par le colonel Mamady Doumbouya. Dès dimanche, la Cedeao avait déjà condamné la prise de pouvoir par les militaires, et l’arrestation du président Alpha Condé.

Les chefs d’Etats réclament par ailleurs que les militaires « mettent en place un processus qui permette d’arriver très rapidement à un retour à l’ordre constitutionnel normal », a précisé Alpha Barry.

Afrobasket 2021: l’Etat ivoirien offre 100 millions Fcfa aux Éléphants

Le Premier ministre ivoirien, Patrick Achi, a au nom du chef de l’Etat Alassane Ouattara, offert mercredi à Abidjan 100 millions Fcfa aux Eléphants basketteurs et leurs encadreurs, qui ont décroché la deuxième place à l’Afrobasket 2021, à Kigali.

«Nous vous transmettons toutes nos félicitations, vous nous avez fait honneur et vous êtes l’objet de notre fierté », a déclaré M. Patrick Achi, recevant à son Cabinet les Eléphants basketteurs et leurs encadreurs, conduits par le ministre des Sports Paulin Danho.

Sur ce montant, les joueurs, au nombre de 12 devraient toucher chacun 5 millions de Fcfa, une part étant attribuée aux encadreurs. Jeudi, les Eléphants basketteurs seront décorés dans l’ordre sportif, notamment au grade de chevalier.

« Pour nous, cette médaille d’argent, c’est la médaille d’or’, a dit le Premier ministre ivoirien, saluant surtout les efforts remarquables des athlètes qui ont quasiment fait un parcours sans faute, avant d’être étrillés par la Tunisie en finale.   

La Tunisie a battu la Côte d’Ivoire 78-75 en finale de l’Afrobasket 2021. Pour M. Danho, les Eléphants ont été combatifs et avec un parcours exceptionnel en apportant « beaucoup d’émotions, beaucoup de joies et beaucoup de fiertés au peuple de Côte d’Ivoire ».

L’équipe de Tunisie, en battant la Côte d’Ivoire, a conservé son titre de championne d’Afrique masculine de basket-ball, le 5 septembre 2021 à Kigali. La veille, les Eléphants basketteurs avaient eu raison du Sénégal qui s’est arrogé la 3e place du tournoi face au Cap-Vert (86-73).

Venance Konan nommé au Conseil de la société Ivoirienne de télédiffusion

L’émérite journaliste ivoirien Venance Konan, ex-directeur général du journal pro-gouvernemental Fraternité Matin, a été nommé au Conseil d’administration de la société Ivoirienne de télédiffusion (IDT, publique), en qualité de représentant du président de la République.

M. Venance Konan a été nommé comme membre de la société d’État IDT, « au titre de la présidence de la République », selon un décret lu mercredi, face à la presse, par le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, à l’issue d’un Conseil des ministres.   

M. Venance Konan a quitté la tête du journal pro-gouvernemental Fraternité Matin, il y a quelques semaines, selon une note du Conseil d’administration, qui annonçait son DGA Serge Abdel Nouho comme directeur général intérimaire.

Le directeur général par intérim, Serge Abdel Nouho, a été nommé en août 2021 directeur général de la Société nouvelle de presse et d’édition de Côte d’Ivoire (SNPECI), structure éditrice du journal pro-gouvernemental Fraternité Matin.

Zagadou Vincent De Paul nommé directeur de la police criminelle ivoirienne

Le porte-parole du gouvernement ivoirien, Amadou Coulibaly, a annoncé mercredi la nomination du commissaire divisionnaire de police, Zagadou Vincent De Paul, en qualité de directeur de la police criminelle, à l’issue d’un Conseil des ministres.

L’officier de police, Zagadou Vincent De Paul, assurait jusque-là l’intérim de ce poste, après le départ à la retraite du commissaire divisionnaire de police Elloh Raymond, le meilleur policier de l’année 2018, qui a reçu le prix national d’excellence le 06 août 2018.

Cette promotion du commissaire divisionnaire de police, Zagadou Vincent De Paul, comme directeur général de la police criminelle ivoirienne, intervient dans le cadre d’une vague de nominations de personnalités à la tête d’entités publiques.  

Côte d’Ivoire: le président et le SG du FDFP suspendus pour malversation

Le Conseil des ministres a suspendu mercredi, de leur fonction, Joël Nguessan et Léonid Barry-Battesti, respectivement président du Conseil de gestion et secrétaire général du Fonds de développement de la formation professionnelle (FDFP), suite à des malversations, selon le porte-parole du gouvernement ivoirien, Amadou Coulibaly.

« Le Conseil a décidé dd la suspension du président  du Conseil de gestion du FDFP et du secrétaire général de cette structure », a dit à la presse M. Amadou Coulibaly, porte-parole du gouvernement, lors d’un point de presse. 

Le Conseil a également « instruit » le ministre de tutelle à l’effet de désigner des intérimaires,  a ajouté le porte-parole du gouvernement ivoirien, Amadou Coulibaly, par ailleurs ministre de la Communication, des médias  et de la Francophonie.

Des investigations menées par l’Inspection générale de l’Etat de Côte d’Ivoire ressortent des « dysfonctionnements » sur la gestion administrative, financière et comptable du Fonds de développement de la formation professionnelle (FDFP).

Ces investigations interviennent à la suite d’une saisine de l’Inspection générale d’Etat (IGE) par la Haute autorité pour la bonne gouvernance, aux fins de mener une « mission de vérification relative à une présomption de scandale financier présumé au FDFP ».

Malékah Mourad-Condé nommée DG de Côte d’Ivoire Tourisme

Le porte-parole du gouvernement ivoirien, Amadou Coulibaly, a annoncé mercredi la nomination de Mme Malékah Mourad-Condé en comme directeur général de Côte d’Ivoire Tourisme, après un Conseil des ministres.

Cette nomination intervient à la suite d’un décret pris par le chef de l’Etat ivoirien, Alassane Ouattara. II a été dévoilé à l’occasion de la rentrée gouvernementale tenue ce mercredi. 

Le 13 août 2021, la directrice de la communication et des relations publiques du ministère ivoirien du Tourisme et des loisirs, Anoh Isabelle, a été nommée directrice générale par intérim de Côte d’Ivoire Tourisme. 

Mme Anoh N’Gnimah Marcelle Isabelle assurait ce poste, de façon intérimaire, dans « l’attente de la prise de décret de nomination du directeur général de Côte d’Ivoire Tourisme ». 

Elle avait été nommée directeur général par intérim de Côte d’Ivoire Tourisme, en remplacement de Mme Touré Nasseneba, appelée au gouvernement en avril 2021, en qualité de ministre de la Femme, de la famille et de l’enfant. 

Gambie : l’alliance Barrow-Jammeh, un pacte scellé au ciel ?

Les Gambiens ont encore du mal à donner un sens à la plus improbable des alliances politiques contemporaines de leur pays, mais une coalition entre le président Adama Barrow et Yahya Jammeh, l’homme qu’il a évincé lors de l’élection présidentielle de 2016, est bel et bien en marche.Avec l’élection présidentielle en vue, l’accord entre le National People’s Party (NPP) de Barrow et l’Alliance pour la réorientation et la construction patriotiques (APRC) de Jammeh, anciennement au pouvoir, indique officiellement que les deux formations politiques sont unies pour le prochain cycle électoral.

Les Gambiens se rendront aux urnes le 4 décembre 2021 pour élire un nouveau président qui dirigera le pays pour les cinq prochaines années et l’atmosphère de la campagne semble déjà en avance sur le calendrier.

Le protocole d’accord NPP-APRC parle d’une « fin rapide et réussie du calendrier de transition 2016-2021, que de nombreux Gambiens ont fini par considérer comme un échec aux conséquences dévastatrices pour les espoirs et les aspirations déçus des électeurs ».

Si cette nouvelle entente cordiale entre le NPP et l’APRC suscite un enthousiasme tiède dans certains milieux, des récriminations se font entendre.

Au cours des derniers jours, un retour en force contre l’alliance a fait surface, en particulier de la part de ceux qui se sentent lésés par 22 ans de souffrance du régime de Jammeh.

L’alliance n’est généralement pas considérée comme un pacte conclu au paradis, en particulier pour les Gambiens convaincus qu’elle fera obstacle à la justice pour les soi-disant victimes des violations des droits de l’homme commises sous l’ère Jammeh, qui ont été pendant deux ans exposées devant une Commission vérité et réconciliation (TRCC).

La TRRC a terminé ses auditions des victimes présumées il y a plusieurs mois, mais le test décisif est de savoir si ses recommandations pour d’éventuelles poursuites contre les auteurs présumés recevront l’attention nécessaire de la part d’un gouvernement NPP qui « dîne avec les transgresseurs » de la loi.

Avec l’APRC comme partenaire au pouvoir, il y a des doutes évidents qu’un gouvernement du NPP sous Barrow ait des réticences, et par conséquent qu’il s’écarte de son programme visant à mener à bien les processus de justice transitionnelle déjà engagés.

Certains faits historiques désagréables sont encore frais dans les esprits. Cinq ans, c’est trop court pour que les souvenirs s’effacent du psychisme collectif gambien.

Des faits troublants de l’histoire récente de la Gambie ont mis ces deux alliés politiques improbables à contre-courant dans le passé.

Barrow (à la tête d’une coalition d’opposition) et Jammeh, en tant que perdant, se sont retrouvés aux deux extrémités d’une impasse politique épineuse après que ce dernier a fait un revirement spectaculaire, passant de la reconnaissance de la défaite électorale à la remise en question des résultats des élections de 2016 et à la contestation.

Cela avait plongé le pays dans une crise politique d’un mois qui s’est finalement terminée par la fuite de Jammeh en exil, laissant son APRC sous la direction d’une coterie de proches confidents menés par Fabakary Tombong Jatta.

C’est Jatta qui, le premier, a annoncé la nouvelle d’une alliance avec le NPP de Barrow, provoquant une onde de choc dans tout le pays et suscitant la consternation.

Un protocole d’accord consulté par APA semble suggérer que le NPP, l’APRC et quatre autres partis « fonctionneront dorénavant comme une alliance pour la prochaine élection présidentielle ».

Bien que les dirigeants des deux partis aient envoyé des messages contradictoires sur le fait de devenir des alliés politiques, des sources indiquent à APA que les éléments constitutifs de l’alliance sont en place depuis près d’un an.

Des rapports non confirmés font état d’un accord antérieur qui a abouti à la restitution des biens saisis appartenant à Jammeh et à son parti (APRC), ainsi qu’à une considération tacite pour l’ancien président de mettre fin à sa vie en exil en Guinée équatoriale et d’en commencer une nouvelle chez lui en Gambie.

Pour un public gambien incrédule à l’époque, tout cela relevait de la fiction.

Pourtant, en s’emboîtant dans un puzzle, ils commencent soudain à prendre sens pour certains observateurs.

Il y a un peu plus d’un mois, Dudu Jah, une figure clé de l’APRC, a déclaré que, bien qu’il soit toujours un membre loyal du parti de Jammeh, il allait se démener pour que Barrow soit réélu.

Le puzzle est peut-être plus clair aujourd’hui, mais les Gambiens ne savent plus où donner de la tête et s’efforcent d’imaginer que Barrow et Jammeh s’entendent bien sur le plan politique.

Il y a des rebelles désemparés dans les deux camps qui s’arrachent les cheveux à ce sujet.

Fatou Jaw Manneh, la stratège en communication au franc-parler de Barrow, qui a servi en tant que conseillère honoraire, a depuis présenté sa démission.

Dans une lettre adressée à son ancien patron, elle ne mâche pas ses mots : « Votre décision de vous allier à l’APRC a de nombreuses implications pour la gouvernance et l’intégrité associées à mes rôles et fonctions. Je ne suis pas entièrement d’accord avec le cadre conceptuel de l’alliance et je suis fermement convaincue que cette alliance particulière sape l’intégrité de votre gouvernement et met en péril tout ce que j’ai défendu en tant que journaliste, militante, politicienne, travailleuse communautaire, apprenante et éducatrice ».

Elle ajoute : « J’ai été enthousiasmée par l’opportunité qui m’a été offerte et j’étais prête à contribuer à l’avènement de la démocratie pour une nouvelle Gambie. Je préfère vous soutenir sur cette trajectoire et perdre des élections plutôt que de gagner des élections avec une alliance formelle avec un dictateur dans ces conditions frauduleuses qui non seulement sapent notre quête de démocratie, mais montrent un abus de pouvoir flagrant et votre faible leadership ».

Pour sa part, Lamin Tamba annonce qu’il quitte son poste de porte-parole de la branche britannique de l’APRC en raison de son incapacité à vendre des « marchandises endommagées ».

Il affirme qu’avec « cette alliance douteuse », l’APRC signe son propre arrêt de mort, laissant le parti à la merci de son ennemi politique Adama Barrow qui, une fois réélu, ira jusqu’au bout.

Demba Ali Jawo, ancien ministre de l’Information de Barrow, se prononce sur la question, décrivant l’alliance comme « assez désagréable après toutes les violations des droits de l’homme associées à l’APRC ».

Il raconte à APA, depuis les Etats-Unis, qu’il est assez difficile de comprendre pourquoi le président Barrow envisagerait même « une telle alliance faite en enfer », sans aucune garantie qu’elle tienne au-delà des premiers mois après une victoire électorale en fanfare.

Il prévient que, comme celle de 2016, les coalitions, dans la plupart des cas, balbutient et bafouillent, mais ne démarrent jamais.

« Comment Barrow peut-il trahir les Gambiens, en particulier les victimes des 22 années de mauvaise gestion de l’APRC, de cette manière ? », s’interroge un politicien qui dit avoir sacrifié son temps, son argent et ses efforts pour se débarrasser de M. Jammeh en décembre 2016, pour qu’il revienne par la porte de derrière avec l’aide de Barrow.

Cependant, ce sont les victimes présumées de Jammeh qui se font entendre au-dessus de ce vacarme de voix désemparées.

Elles n’ont jamais hésité de crier au scandale à chaque occasion qui se présentait à elles, mais elles transforment peu à peu cette colère brûlante contre l’ancien dirigeant en un sentiment d’angoisse et de frustration envers son successeur.

Barrow écoutera-t-il leurs cris plaintifs ?

Le dirigeant gambien ne semble pas perturbé par la volée de critiques dont il fait l’objet.

Lors d’un rassemblement près de son village natal de Mankamang Kunda, à quelque 370 km à l’Est de Banjul, il présente ses appâts aux autres partis d’opposition qui ne font pas partie de son alliance.

Il affirme que l’alliance est en marche vers la victoire électorale et que les autres partis se rendraient un mauvais service en choisissant d’en sortir.

Cela se produira-t-il ou ses détracteurs prendront-ils leur revanche lors du scrutin du 4 décembre ? Seul le temps apportera des réponses.

Guinée : l’OIF condamne le coup d’Etat

L’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) par la voix de son Secrétaire générale, Mme Louise Mushikiwabo, réprouve le putsch militaire en Guinée et le respect de l’intégrité physique du président Alpha Condé.La Francophonie dit suivre avec préoccupation la situation en Guinée depuis dimanche. Le jour du coup d’État ayant mis fin au régime d’Alpha Condé. Dans un communiqué parvenu ce mercredi à APA, elle rappelle avoir « condamné fermement toute prise de pouvoir par la force » suite aux événements de Conakry.

Par ailleurs, l’OIF annonce qu’elle se concertera avec ses partenaires, notamment la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cedeao) et l’Union africaine (Ua) en vue de contribuer au rétablissement dans les meilleurs délais d’un ordre constitutionnel et démocratique en République de Guinée.

La prise du pouvoir en Guinée par les forces spéciales dirigées par le lieutenant-colonel Mamady Doumbouya est le deuxième coup d’État noté dans l’espace francophone en moins d’un an. Et cette récurrence des crises « inquiète » l’OIF.

« Au cours des 18 derniers mois, l’espace francophone a connu plusieurs coups d’Etat, un Chef d’Etat tombé sur le champ de bataille et un président en exercice assassiné. Ces situations récurrentes de violence extrême, de non-respect des principes démocratiques, et d’atteintes aux droits de l’Homme et à la vie humaine sont contraires aux engagements pris par nos Etats et gouvernements dans la Déclaration de Bamako, texte politique fondateur de notre Organisation. Elles ne sont tout simplement plus acceptables », a déclaré Mme Mushikiwabo.

Elle appelle les classes dirigeantes de l’espace francophone à tout mettre en œuvre pour servir leurs citoyens, en particulier la jeunesse, et, avec l’ensemble des partis politiques, à veiller à la préservation de la vie et de la dignité humaine.

Rayonnements Non Ionisants : le Sénégal anticipe sur les effets sanitaires

L’Autorité de Régulation des Télécommunications et des Postes (ARTP) du Sénégal assure avoir pris les devants pour lutter contre tout risque sanitaire lié aux Rayonnements Non Ionisants (RNI).Apprécier l’exposition au danger et l’importance du risque afin de prioriser les actions de prévention à mener. Voilà à quoi se résument les actions menées par l’ARTP face aux problèmes sanitaires qui pourraient émaner des Rayonnements Non Ionisants encore appelés ondes électromagnétiques.

Pour mener à bien cette mission, l’Autorité de régulation renforce ses moyens techniques. Après l’implantation, en 2016, d’une station d’homologation de tous les outils susceptibles d’émettre des RNI, « d’autres outils très innovants, qui sont à la pointe de la technologie, sont en cours d’acquisition et seront en service cette année », a déclaré, mardi à Saly (80 kilomètres à l’Est de Dakar), le Directeur Général de l’ARTP, Abdou Ly.

Ces nouveaux dispositifs permettront à l’ARTP « de savoir si les RNI se propagent dans des proportions admises et supportables par le corps humain », a précisé M. Ly. Il s’exprimait à l’occasion du 5e forum d’échange et de partage sur les secteurs régulés avec les journalistes spécialisés dans les Technologies de l’information et de la communication (Tic).

Parmi ces technologies figure une chaîne de mesures aménagée dans un véhicule équipé pour l’évaluation de l’exposition aux champs électromagnétiques et aux rayonnements ionisants. C’est une solution RNI de la société Wavecontrol.

Elle va comprendre un mesureur portable de champs électromagnétiques, une sonde de mesure continue des champs électromagnétiques conforme à la recommandation en la matière de l’Union Internationale des Télécommunications (ITU, sigle anglais) et une cartographie des électromagnétiques pour des grandes zones telles que des villes (solution à installer sur toits de bâtiments ou toits de véhicules).

Par ailleurs, le régulateur envisage de multiplier ses Centres de Contrôle des Fréquences (CCF). Ainsi, après Dakar, il est prévu d’installer un CFC à Matam (Nord), Kolda (Sud) et au Centre du pays.

A travers ces Centres Régionaux de Contrôle des Fréquences (CRCF), l’ARTP veut décentraliser les activités de gestion et de contrôle, la vérification du respect des règles nationales en vigueur et le contrôle des émissions comme auxiliaire de la politique de gestion du spectre. 

En outre, le régulateur compte déployer un réseau fixe de sondes dans les zones à forte concentration radioélectriques ou places publiques. La mise en place d’un centre de contrôle RNI avec la création d’un site web où le public pourra visualiser en temps réel les niveaux d’exposition et la création d’un Observatoire national des RNI sont prévues.

Une campagne de communication autour du projet sera aussi déroulée pour lutter contre les fausses informations liées à l’exposition aux rayons électromagnétiques. Plusieurs rumeurs établissent en effet un lien entre la multiplication des cas de cancer et l’exposition aux RNI. Alors que les études sont, à ce jour, insuffisantes pour confirmer le caractère cancérigène ou non des champs électromagnétiques de basses ou hautes fréquences.

Elections au Mali : « l’insuffisance d’actions concrètes » préoccupe la Cedeao

La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) a exprimé mardi, au terme d’une nouvelle mission effectuée au Mali, son inquiétude sur la tenue à date échue des élections présidentielle et législatives.Si les émissaires de la Cedeao ont « apprécié » l’expression renouvelée des autorités de la transition malienne à respecter la période transitoire arrêtée, ils se sont néanmoins montrés pessimistes. Dans un communiqué, reçu mercredi à APA, « la Mission reste préoccupée par l’insuffisance d’actions concrètes dans la préparation effective du processus électoral ».

La délégation conduite par l’ancien président nigérian Goodluck Jonathan fait référence notamment au double scrutin qui doit en principe se tenir le 27 février 2022, soit dans un peu plus de cinq mois. Ces élections sont censées marquer la fin d’une période de transition de dix-huit mois au Mali et un retour à l’ordre constitutionnel.

Mais plusieurs observateurs doutent de la possibilité de leur tenue à la date indiquée. Ce qui a fini d’installer un débat sur une possible prolongation de la transition dirigée par le colonel Assimi Goïta. Au pouvoir depuis plus d’un an, les militaires marchent en effet à leur rythme pour la conduire.

Après le coup d’Etat du 18 août 2020 contre le président Ibrahima Boubacar Keïta et le coup de force du 24 mai dernier contre le président de la transition Bah N’daw et son Premier ministre Moctar Ouane, la junte continue d’asseoir son emprise sur le pouvoir.

Un référendum est prévu le 31 octobre de même que des élections régionales et locales le 26 décembre prochain. Mais aucun projet de Constitution n’a encore été soumis au Conseil National de Transition (CNT), l’organe législatif.

La révision et l’audition des listes électorales annoncées au mois de juillet sont aussi renvoyées aux calendes grecques. Dans ce cas de figure, le décret convoquant le corps électoral, attendu dans deux semaines, le 15 septembre plus exactement, sera difficile à respecter.

Selon le calendrier électoral, rendu public en avril dernier, toutes ces étapes devaient être franchies depuis juillet. Un retard qui risque de chambouler ce calendrier dont le parachèvement est l’organisation des législatives et la présidentielle du 27 février prochain.

L’autre écueil majeur pour les militaires est le défi sécuritaire. Ils doivent organiser cinq élections dans un pays où ils ne contrôlent plus les deux tiers du territoire. Devant ces impairs, la classe politique malienne et certains observateurs ne se font plus guère d’illusions sur le respect de la transition.

En revanche, la Mission de la Cedeao « a rappelé l’importance du respect de la date des élections annoncée, afin de montrer la crédibilité du processus de transition. Elle a encouragé le gouvernement de transition à présenter rapidement un chronogramme détaillant le calendrier, les réformes et actions prioritaires qu’il urge d’entreprendre pour la tenue des élections présidentielle et législatives ».

« Il s’agit notamment du consensus sur le cadre légal devant servir aux élections, la préparation de la liste électorale et le choix de l’organe ou des organes devant conduire les élections », a-t-elle ajouté avant d’inviter les acteurs sociopolitiques à « travailler ensemble dans cette période de transition afin de garantir la réussite du processus ».

Transport aérien: la Côte d’Ivoire atteint un taux de conformité de 82%

La Côte d’Ivoire a atteint un taux de conformité de 82% aux normes de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI), a annoncé, mardi, à Abidjan le directeur général de l’Autorité nationale de l’aviation civile (ANAC) Sinaly Silué.

M. Silué qui s’exprimait à « L’invité du Forum », une tribune du Forum des directeurs de publication de Côte d’Ivoire (FORDPCI) a dressé le bilan et les perspectives de sa structure.

Saluant les performances de l’ANAC, il  a souligné que la Côte d’Ivoire a attient « un taux de conformité aux normes de sécurité de l’OACI de 42% en 2011 à 64% en 2015, et de 82% en 2019».

L’obtention en 2015 de la certification américaine TSA de l’aéroport international Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan figure également au nombre des acquis.

 « Le renouvellement de la certification américaine TSA en décembre 2017 démontre du maintien des conditions de sûreté aéroportuaire qui ont prévalues à l’obtention de la certification initiale en 2015», s’est félicité M. Sinaly Silué.

S’agissant des perspectives, le patron de l’ANAC veut obtenir au cours des prochaines années la certification de l’aéroport de Bouaké (Centre), la réalisation du long courrier par la compagnie nationale avec notamment des vols directs vers les Etats-Unis, la classification en catégorie 1 FAA (Federal Aviation Administration’s ) des Etats-Unis , l’augmentation du niveau de sécurité OACI de 82% à 90%.

L’extension de l’aérogare d’Abidjan à 5 millions de passagers ainsi que l’aménagement de l’avenue de l’aéroport d’Abidjan et la réalisation d’une nouvelle voirie d’accès sont également des objectifs à atteindre.

L’ANAC est une autorité indépendante avec un statut d’administration autonome. Elle assure pour le compte de l’État ivoirien, les missions de réglementation, de contrôle, de surveillance, de sûreté aéroportuaire, de sécurité de l’aviation civile, de médecine aéronautique et de coordination en matière de transport aérien.