Grève à l’éducation : vers une reprise des cours après des négociations avec le gouvernement

Les négociations entre le collectif sos Education « la base » et le gouvernement qui ont  eu lieu mardi dernier ont permis une évolution en ce qui concerne la crise à l’Education au Gabon.

 

Après un mois de suspension, les cours vont reprendre dans les établissements du Gabon, grâce à un protocole de sortie de crise signé entre le gouvernement et les représentants du collectif Sos éducation. En effet, le collectif et ses neuf représentants provinciaux, ont demandé  aux enseignants membres de se préparer à reprendre les cours incessamment eu égard aux avancées obtenues et contenues dans le protocole d’accord signé avec le gouvernement.

Les avancées sont entre autre l’affectation des 4 000 situations administratives aux chargés de cours, la régularisation de 1 000 situations supplémentaires. On note également la  publication d’un chronogramme officiel pour rassurer la base et prévenir de nouveaux mouvements de grève et la question du paiement des vacations après délibérations. Ces opérations ont un coût global estimatif de  16 milliards de francs Cfa, soit environ 40 % de la marge budgétaire dédiée, pour l’exercice 2026, à la gestion des situations administratives des agents civils de l’État.

Cependant, le collectif entend se retrouver en assemblée générale samedi 31 janvier,  afin de décider de la reprise ou non des cours malgré la signature de ce protocole avec le gouvernement. Rappelons que, la crise à l’éducation a débuté depuis le mois de décembre 2025, en paralysant ainsi le système éducatif. Leurs principales revendications s’articulent autour de la régularisation des situations administratives, des bonnes conditions de travail, l’intégration et biens d’autres.

Gabon : le SENA et le SYNETECPRO annoncent une grève générale de 3 jours

Le Syndicat de l’Éducation nationale (SENA) et le Syndicat national de l’Enseignement technique et professionnel (SYNETECRO) ont annoncé ce mardi 9 décembre, une grève générale allant du 10 au 12 décembre sur tout le territoire national.

 

Au Gabon, les deux syndicats se sont réunis pour dénoncer des retards administratifs, une mauvaise gestion du personnel, des engagements non respectés, la non revalorisation de leurs salaires. Ils souhaitent  la construction des salles de classe dans le secteur technique et professionnel pour limiter les effectifs pléthoriques. Ils exigent également des outils modernes d’apprentissage pour ne pas continuer à former des théoriciens et non des techniciens.

Dans leur communiqué,  les syndicalistes rappellent qu’ils ont alerté l’opinion publique, les autorités compétentes et leurs membres, mais que leur démarche est restée sans réponse, malgré un préavis de grève régulièrement déposé.

Une indifférence qui visiblement conduit aujourd’hui au déclenchement de trois jours de grève. Notons que cette décision qui entraine des conséquences chez les élèves du primaire qui seront contraints de rester à la maison.