Gabon : 507 agents fictifs découverts à la mairie de Port-Gentil

C’est ce qu’a révélé l’audit interne lancé par le nouveau maire Pascal Ambouroué.

 

L’audit lancé par le nouveau maire fait état de plusieurs agents municipaux fictifs. En effet, ces agents perçoivent des rémunérations largement hors grilles, parfois supérieures aux plafonds autorisés par la réglementation en vigueur, alors même que leurs dossiers administratifs sont inexistants ou incomplets. Ceci faute de cadre normatif clair et de procédures respectées.

Il s’agit d’une situation qui dure depuis plusieurs années et soulève de nombreuses questions à savoir qui est où alors sont les responsables de ce cas qui n’est pas un simple laxisme administratif mais un dysfonctionnement structurel. Comment cela a pu échapper à la tutelle? ou qui va endosser cette situation? Des questions qui sont encore sans réponses.

Il faut noter que, les agents ont été convoqués devant la Commission administrative paritaire conformément aux textes. La situation concerne désormais le ministre de l’intérieur quand,  on sait que la gestion des personnels des collectivités locales relève directement de la tutelle de l’État, au premier rang de laquelle figure le ministère de l’Intérieur.

Eau et électricité : 240 786 clients de la SEEG sont exclus de la seconde phase de la gratuité pour des raisons économiques

Selon Pascal Houagni Ambouroué ministre de l’Energie, les statistiques publiées en fin de semaine à Libreville par son ministère,  quelques 240 786 clients de la SEEG sont exclus de la seconde phase de la gratuité d’eau et d’électricité pour des raisons économiques.

A en croire les données du ministère de l’Energie, 132 249 abonnés à l’électricité ne pourront pas profiter de cette mesure contre 108 537 abonnés pour le segment  en eau.

Le ministère a privilégié les personnes réellement économiquement faibles. Les fichiers de la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG), fait ressortir qu’en électricité, les clients sociaux et économiquement faibles sont ceux ayant une puissance souscrite inférieure ou égale à 3 kW, à savoir 1 kW, 2 kW et 3 kW.

Le ministère précise que les portefeuilles de ces derniers seront crédités par la SEEG à hauteur de 20.000 francs CFA TTC.

Concernant l’eau les bénéficiaires de la seconde phase sont ceux dont la consommation est inférieure ou égale à 15 mètres cube d’eau par mois. Les portefeuilles de ces derniers seront automatiquement crédités de 15 000 FCFA.

Cet arbitrage douloureux est intervenu suite à deux principaux facteurs, selon le ministre Houagni Ambouroué.

Le premier facteur est l’explosion de la facture lors de la première phase. Les prévisions sont passées de 6 milliards de FCFA (4 milliards pour l’électricité et 2 milliards pour l’eau) à sept milliards trois cent trente-huit millions et deux cent quatre-vingt mille (7 338 280 000) de francs CFA, répartis ainsi qu’il suit : deux milliards deux cent quatre-vingt-onze millions (2 291 000 000) de francs CFA pour la gratuité d’eau et cinq milliards quarante-sept millions et deux cent quatre-vingt mille (5 047 280 000) de francs CFA pour la gratuité d’électricité.

Le second facteur est le déconfinement partiel du Grand Libreville. « Entre la première phase et la seconde, les plus hautes autorités ont levé l’état d’urgence sanitaire et le confinement total. Ceci a eu pour effet immédiat la reprise de l’activité économique. Fort de ce constat, la seconde phase de la mesure de gratuité de l’eau et de l’électricité se caractérise par une réduction du portefeuille des bénéficiaires », a expliqué le ministre.

Source: gabonactu