Gabon: le ministre des sports suspend les processus électoraux de la FEGAFOOT et du CNOG

Le ministre des Sports Paul Ulrich Kessany a annoncé  la suspension immédiate des processus électoraux à la Fédération gabonaise de football (Fégafoot) et au Comité national olympique du Gabon (CNOG).

 

Initialement prévues le 18 avril pour les élections a la FEGAFOOT et le 25 avril pour les élections du comite national olympique du Gabon, les élections ont été suspendues pour une date ultérieure par le ministre qui au cours de cette annonce a  exigé le préalable de la régularisation administrative de ces deux entités, ainsi que de leurs démembrements respectifs, en application des lois en vigueur fixant les modalités de promotion du sport par l’État et les collectivités.

Cette décision fait suite à un audit approfondi ayant mis en lumière l’absence d’agréments techniques et de récépissés valides, une situation jugée contraire aux dispositions de la loi n°033/2020 du 22 mars 2021. Selon le ministre,  la légalité des entités organisatrices et la conformité du corps électoral constituent des préalables indispensables à la crédibilité de tout scrutin.

Paul Ulrich Kessany n’a pas manqué de solliciter  l’accompagnement des partenaires internationaux, notamment le Comité international olympique (CIO), la Fédération internationale de football association (FIFA) et la Confédération africaine de football (CAF), afin de garantir une transition vers une gouvernance sportive plus transparente et modernisée.

Gabon: de nombreuses réformes annoncées dans le secteur culturel

Le ministre de la Jeunesse, des Sports, du Rayonnement culturel et des Arts, Paul Ulrich Kessany, envisage offrir un cadre juridique clair aux artistes.

 

Invité de l’émission Le Gouvernement s’exprime sur Gabon 24, le ministre a annoncé son ambition de transformer le secteur culturel. En ce qui concerne les artistes, il a annoncé qu’un recensement est en cours afin  d’identifier les artistes et professionnels de la culture exerçant sur l’ensemble du territoire. Musiciens, comédiens, plasticiens, écrivains, producteurs ou techniciens tous sont concernés. L’objectif est  de sortir progressivement les acteurs du secteur informel vers un environnement structuré et reconnu. Et permettre aux créateurs de bénéficier d’une existence administrative, d’un accès aux financements et d’une meilleure protection.

Une carte professionnelle,  sera également remise aux artistes. Ce document officiel ne sera pas une simple formalité administrative. Il ouvrira l’accès à des dispositifs d’aide, facilitera les démarches professionnelles et renforcera la reconnaissance du statut d’artiste. Apprend-on. Grâce à cela, l’artiste sera reconnu comme un travailleur à part entière, avec des droits et des devoirs encadrés par la loi. Une évolution majeure dans un pays où la création a longtemps été perçue comme une activité secondaire ou informelle.

Il a également annoncé comme autre réforme, le renforcement du rôle du Bureau gabonais des droits d’auteurs (BUGADA). Chargé de la gestion et de la protection des droits d’auteur, l’organisme demeure peu sollicité. Selon les chiffres avancés par le ministre, seuls 300 à 400 acteurs culturels seraient actuellement enregistrés auprès du BUGADA, un nombre jugé largement insuffisant au regard du potentiel créatif national.

Des mesures seront également prise pour renforcer le rayonnement culturel gabonais à l’international, notamment la restitution d’œuvres patrimoniales et la participation à des événements majeurs en Afrique et en Europe. Les artistes bénéficieront également d’un accompagnement afin de développer l’entrepreneuriat culturel. Des programmes seront lancés pour leur permettre de maîtriser les outils numériques et les techniques de gestion indispensables pour valoriser leur talent.