Suspension des réseaux sociaux: le tribunal renvoi l’affaire EPG-HAC au conseil d’Etat

Le  Tribunal de première instance de Libreville s’est déclaré incompétent, ce lundi 16 mars 2026, pour statuer sur la requête introduite par le parti ensemble pour le Gabon (EPG) d’Alain Claude Billie by Nze contre la Haute Autorité de la Communication (HAC) au sujet de la suspension des réseaux sociaux au Gabon.

 

Au cours de l’audience qui s’est tenue ce lundi 16 mars 2026, le juge a renvoyé les parties devant le Conseil d’État, juge administratif compétent pour  ce type de contentieux. Car pour le juge, il s’agit d’un acte administratif pris par une autorité administrative indépendante.  Et l’article 40 de la loi n° 014/2023 du 3 juillet 2023 portant réorganisation de la Haute autorité de la communication prévoit que « les décisions de cette institution peuvent faire l’objet d’un recours devant le Conseil d’État ».

En effet, dans sa plainte, Alain Claude Billie by Nze avait demandé au juge des référés d’ordonner la levée immédiate de cette mesure. EPG soutenait notamment que cette suspension constituait une atteinte grave à la liberté d’expression et de communication.

Il faut noter que c’est depuis le 17 février que les réseaux sociaux ont été suspendus par la Haute autorité de la communication et la décision avait été approuvée par le gouvernement qui justifie cette mesure par la nécessité de préserver la cohésion sociale, la stabilité des institutions et la sécurité nationale face à la manipulation et au cyberharcèlement..

Suspension des réseaux sociaux: l’audience a lieu ce jeudi

Prévue se tenir mercredi 11 mars 2026, l’audience de l’affaire opposant le parti Ensemble pour le Gabon (EPG) à la Haute autorité de la communication (HAC), a lieu ce jeudi 12 mars 2026.

 

Le Parti Ensemble pour le Gabon et la Haute autorité de communication seront entendus ce jeudi au sujet de la suspension générale des réseaux sociaux décidée par la HAC, le 17 février 2026. En effet,  EPG parti de l’ancien premier ministre d’Ali Bongo Billie By Nze  a réagi, le 2 mars, par une requête en référé d’heure à heure au Tribunal de première instance de Libreville, visant la constatation d’une voie de fait et la cessation immédiate de cette atteinte aux libertés fondamentales.

Lors de leur premier passage au tribunal le 11 mars 2026, Alain Claude Billie By Nze en compagnie de son avocat Me Jean Paul Moumbembé, se sont dits prêts pour cette audience.  Tout en  réaffirmant  les enjeux fondamentaux du litige à savoir: la défense de la liberté et des droits.  Et surtout de rappeler « qu’en République gabonaise, dans un État de droit, tout le monde est soumis à la loi», a-t-il déclaré.

Il faut noter que l’audience a été reportée par  le président du tribunal pour ce jeudi à 14h afin de permettre à l’avocat de la partie adverse Me Anges Kévin Nzigou de se constituer