Le taux de couverture de l’électricité en Côte d’Ivoire estimé à 77,5% à fin octobre 2020

Le taux de couverture de l’électricité en Côte d’Ivoire, établi à 33% en 2011, a atteint 77,5% à fin octobre 2020, a indiqué vendredi à la presse le ministre ivoirien du Pétrole, des énergies et des énergies renouvelables, Abdourahmane Cissé, après un exposé à l’hémicycle sur l’exercice budgétaire de son département et les perspectives.M. Abdourahmane Cissé a fait savoir que fin 2018, le gouvernement ivoirien, sous l’impulsion du chef de l’Etat Alassane Ouattara, avait pris trois principales mesures dans le cadre des actions sociales. Des mesures sociales dont il a fait le point.

« Nous sommes passés d’un taux de couverture d’électricité qui était de 33% en 2011 à une couverture de 77,5% à fin octobre 2020 », a précisé M. Cissé, rappelant que le Programme national d’électrification rurale, une mesure sociale du gouvernement, vise l’électrification des localités de plus de 500 habitants avant fin 2020.

Au regard de ce taux de couverture « nous sommes en ligne avec ce qui avait été indiqué par le président de la République », a-t-il ajouté, assurant que « toutes les localités de plus de 500 habitants seront électrifiées avant la fin de l’année 2020 ».

Évoquant la seconde mesure sociale, il a relevé que depuis janvier 2019, quelque 1,3 million de ménages en Côte d’Ivoire ont bénéficié de 20% de baisse du tarif social domestique de 5 ampères. 

Concernant la troisième action sociale, il a fait état du Programme électricité pour tous. M. Abdourahmane Cissé a noté qu’ il permet aux populations de payer 1000 Fcfa et le reliquat sur une période allant jusqu’à dix ans. L’objectif étant de faire 400.000 branchements entre 2019 et 2020.

« A fin octobre 2020, nous avions déjà exécutés 416.000 branchements, au-delà de l’objectif et le budget de 268 milliards Fcfa qui sera mis à disposition du ministère nous permettra d’aller beaucoup plus loin et de poursuivre les ambitions du gouvernement », a-t-il ajouté. 

Ces différents programmes visent par ailleurs à assurer une énergie suffisante, de qualité et à moindre coût afin que d’ici à fin 2025, toutes les localités en Côte d’Ivoire soient électrifiées, a souligné M. Abdourahmane Cissé.  

Maroc : Mise en échec d’une tentative de trafic de plus de 2,3 tonnes de résine de cannabis au port de Casablanca

Les éléments de la sûreté nationale et les services de la douane au port de Casablanca ont mis en échec, jeudi, une tentative de trafic de 2 tonnes et 360 kg de résine de cannabis, interceptés dans des conteneurs de minerais qui étaient destinés à l’exportation.Les opérations de contrôle de cinq conteneurs destinés à l’export à bord d’un voyage commercial par voie maritime vers un pays subsaharien ont permis la saisie de cette quantité de drogue dissimulée dans des cavités creusées dans le marbre, indique un communiqué de la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN).

La drogue saisie a été remise à l’administration de douane, alors que la brigade de la police judiciaire a ouvert, en coordination avec le service préfectoral de la police judiciaire, une enquête sous la supervision du parquet compétent en vue d’identifier les complices et déterminer les éventuelles ramifications nationales et internationales de cette activité criminelle, ajoute la même source.

Cette opération s’inscrit dans le cadre des efforts sécuritaires intenses et continus menés par les services de sécurité en vue de lutter contre le trafic international de drogue et des psychotropes, conclut le communiqué.

Mamadou Touré s’engage à « parrainer » des activités sportives pour des élèves d’un collège à Abidjan

Le ministre ivoirien de la Promotion de la Jeunesse et de l’emploi des jeunes, Mamadou Touré, s’est engagé vendredi à « parrainer » des activités sportives, en dehors des heures de cours, au profit des élèves du Collège moderne de la Cité Port, à Abidjan, lors de la Journée mondiale de l’enfance. »Je m’engage à parrainer tous les enfants dans l’établissement, mais cela doit se faire en liaison avec les parents », a déclaré le ministre ivoirien de la Promotion de la Jeunesse et de l’emploi des jeunes, souhaitant qu’il soit trouvée une « formule » en termes d’opérationnalité. 

M. Mamadou Touré a demandé aux responsables du collège moderne de la Cité Port de les profiler afin de voir ce que chacun de ces élèves peut faire, avant d’ajouter: « celui qui veut faire le karaté, on va l’inscrire au karaté ». 

Parlant de son enfance, il a fait savoir qu’il pratiquait les disciplines telles le karaté, la natation et jouait au basket avec ses condisciples en dehors des heures de cours. Et ce, parce qu’il fallait s’occuper sainement, ce qui faisait que lui et ses amis n’étaient pas oisifs. 

« On avait toujours une occupation en dehors des heures de cours », a-t-il renchéri, tout en exhortant les élèves de ce collège à « bien travailler à l’école », car ils sont la relève de demain. Le thème de la Journée, au plan national, était : « Comment rendre la Côte d’Ivoire meilleure ».

Il a ensuite invité les élèves, notamment les jeunes filles à éviter de prendre une grosesse, ce qui pourrait gâcher leurs études. L’année précédente, une adolescente dont l’âge varie entre 15 et 16 ans, avait pris une grosesse dans l’établissement.

Le ministre de la Promotion de la Jeunesse et de l’emploi des jeunes a donné la parole aux enfants, qui se sont largement exprimés sur leurs attentes à l’endroit de leurs aînées, des leaders d’opinion, des dirigeants du pays, de leurs enseignants et de la société.

Les enfants ont, entre autres, appelé à la paix, sans laquelle il ne peut avoir de développement, à la cohésion entre les populations face à un pays qui connaît une fracture sociale, à l’intégrité des enseignants lors des examens scolaires, à plus d’infrastructures socio-économiques, à la lutte contre la corruption et au respect des lois et des règlements. 

M. Mamadou Touré a promis de faire entendre ces préoccupations des enfants aux décideurs et aux hommes politiques. Il s’est également engagé à accompagner de façon spécifique les élèves socialement vulnérables.

A l’occasion de cette journée de l’enfance, il a offert à tous les élèves du collège moderne de la Cité du port, la carte de bus pour les deux prochains mois. Mais, les meilleurs, devraient bénéficier de cet avantage durant toute l’année selon leurs résultats scolaires. L’établissement compte 900 élèves, de la 6e à la troisième.

Sénégal: pas de baisse des coûts de l’électricité avant 2024 (officiel)

Les conditions tarifaires de l’électricité ne connaîtront pas de baisse avant 2024, a fait savoir, vendredi à Dakar, le président de la Commission de Régulation du Secteur de l’Electricité (CRSE), Ibrahima Amadou Sarr.Les Sénégalais devront encore se serrer la ceinture pour affronter le coût élevé de l’électricité. En effet, selon M. Sarr, les retombées de la diversification du mix énergétique et la conversion des centrales à fuel de la Société nationale d’électricité (Senelec) en centrales à gaz (pour enclencher la stratégie « gas to power » avec l’exploitation prochaine des ressources gazières) ne devraient tomber qu’en 2024.

Reconnaissant que « le coût de l’électricité reste élevé » au Sénégal, M. Sarr a tout de même fait savoir qu’« à chaque fois que vous avez une facture d’électricité, il faut vous dire que les 30% ont été subventionnés par l’Etat ».

A l’en croire, sur les 3 dernières années, l’Etat du Sénégal, pour maintenir les tarifs en vigueur, a eu à subventionner le consommateur pour 317 milliards f cfa, ce qui fait une subvention annuelle de plus de 100 milliards par an.

S’exprimant lors de l’atelier de révision des conditions tarifaires de la Senelec, Ibrahima Amadou Sarr a déploré le fait qu’au-delà des coûts, il y a la problématique de l’accès qui est souvent oubliée.

« Aujourd’hui, en milieu urbain, le service est à peu près garanti. Mais, il ne faut pas oublier qu’à une centaine de kilomètres de Dakar, d’autres ont des problèmes d’accès à l’électricité », a-t-il dit.

Par ailleurs, le président du CRSE a rappelé que jusqu’en décembre 2018, avec la décision d’harmoniser les tarifs, le prix du KWH était 2 à 3 fois plus cher en milieu rural qu’en milieu urbain. « Une aberration !», s’est-il exclamé.

Depuis cette date, a indiqué M. Sarr, c’est le Fonds spécial de Soutien pour le Secteur de l’Energie (FSE) qui se charge de compenser les concessionnaires d’électrification rurale pour les écarts de revenu y afférant.

Il a ainsi appelé l’administrateur du FSE « à faire davantage » pour la régularité des compensations qui sont versées à ces concessionnaires.

Présidant la cérémonie d’ouverture de l’atelier, la ministre du Pétrole et des Energies, Aissatou Sophie Gladima a souligné que la période tarifaire 2020-2022 « est une période charnière (car) elle marque, en quelque sorte le point de départ vers une nouvelle reconfiguration du secteur ».

La dernière consultation sur les conditions tarifaires de Senelec reste marquée par la hausse des tarifs intervenue en décembre 2019. Une hausse partielle de 10 % qui a suscité de fortes réactions.

La Chambre de commerce marocaine en Côte d’Ivoire en « joie » après la libération d’El Guergarate

La Chambre de commerce et d’industrie marocaine en Côte d’Ivoire, au travers de son président El Hamzaoui Saad, a exprimé la « joie » de l’organisation après la libération et la sécurisation de El Guergarate, zone-tampon entre le Polisario et le Maroc, au Sarah marocain, dans un entretien à APA.L’occupation du point de passage de Guergarate par les séparatistes du Polisario a freiné les importations et les exportations entre le Royaume chérifien et l’Afrique Subsaharienne.

Le Maroc, dans cet élan, a lancé le 13 novembre 2020 une opération militaire dans le poste-frontière de Guergarate, à la frontière avec la Mauritanie, libérant ce point de passage investi par des hommes du Polisario, au Sahara marocain.

La Chambre du commerce et d’industrie marocaine en Côte d’Ivoire (CCIM-CI) se félicite que, « conformément aux hautes instructions du Roi Mohammed VI, Chef Suprême et Chef d’Etat-Major Général des Forces armées royales, une opération de rétablissement de la libre circulation des personnes et de leurs biens a été menée au passage d’El Guergarate « , a déclaré M. El Hamzaoui.

Le président de la Chambre de commerce et d’industrie marocaine en Côte d’Ivoire (CCIMCI), El Hamzaoui Saad, a fait observer que « quelques membres de cette Chambre qui font du business en provenance et en partance du Maroc, à travers cette voie routière, ont été énormément impactés ».

Mais aujourd’hui, se réjouit-il, « ce passage est sécurisé par les forces armées royales » suite aux instructions du Roi Mohammed VI, qui tient tant à la coopération Sud-Sud entre le Maroc et les pays subsahariens.

Il a rassuré la Chambre que « ce passage entre le Maroc et la Mauritanie est à présent complètement sécurisé par la mise en place d’un cordon de sécurité par les Forces armées royales (FAR) », après « l’opération qui s’est déroulée de façon pacifique et à la grande satisfaction de l’ensemble du peuple marocain ».

« Nous avons des partenaires qui font des affaires avec le Maroc (et surtout) des transporteurs qui ont vécu l’enfer pendant trois semaines par une poignée de bandits », a relevé M. El Hamzaoui Saad, mentionnant que leurs marchandises étaient bloquées et se sont, naturellement, dégradées.

Cet homme d’Affaires opérant en Côte d’Ivoire et rompu aux arcanes des relations commerciales, affirme avoir échangé avec ces opérateurs économiques de « cette difficulté qui était très très pénible pour eux à supporter ».

Des opérateurs, dit-il, avaient des camions stationnés pendant des semaines, occasionnant « une perte de temps, d’argent et de marchandises. Mais, avec cette décision royale, ces personnes qui étaient dans un état psychologique très difficile ont retrouvé aujourd’hui la joie » grâce à l’action du Roi Mohammed VI.

Reprise du trafic inter-État 

« Le trafic a repris et les marchandises ont commencé à circuler », rapporte M. El Hamzaoui, qui assure avec fierté que cela se fait « sous la surveillance des forces armées royales marocaines que nous soutenons et encourageons ». Et tout le peuple sera « derrière eux (soldats marocains) à 100% ».

Le blocus de El Guergarate a affecté les échanges interafricains. Selon M. El Hamzaoui Saad, des légumes et des fruits importés ont pourri parce que le trafic routier était obstrué. Toute chose qui dénote d’une imbrication des relations commerciales et un important réseau d’affaires sur le continent.

Il a ensuite laissé entendre que « des voyous, des bandits, des sans-lois ont pris le soin de venir narguer les représentants des Nations Unies dans cette zone et empêcher toute libre circulation des biens et des personnes, chose qui est intolérable pour nous ».

« Grâce aux instructions de Sa Majesté, l’ordre et la sécurité ont été rétablis sur place et le trafic routier inter-Etat a repris normalement sans aucun problème et aujourd’hui, ça fait la joie de tous les transporteurs », ne cesse-t-il de répéter tout en saluant l’initiative du Roi Mohammed VI.

El Guergarate est une localité frontalière située à l’extrême Sud-ouest du Sahara marocain et sous contrôle marocain. Cette route commerciale relie le Maroc à l’Afrique Subsaharienne.

Coopération Sud-Sud

« Il n’y a pas que les Marocains qui bénéficient de la sécurité de cet endroit. Nous avons aussi des transporteurs ivoiriens, des Mauritaniens, des Sénégalais, des Nigérians, des Burkinabè », qui aujourd’hui peuvent « circuler tranquillement et avec beaucoup d’assurance », a-t-il lancé.

Cette route internationale qui se trouve entre le Maroc et la Mauritanie est « à présent complètement sécurisée par la mise en place d’un cordon de sécurité des forces armées royales marocaines sous instruction du Roi Mohammed VI », a-t-il rappelé.

« L’opération de sécurisation s’est déroulée de manière très pacifique et a donné énormément de joie à tout le peuple marocain qui est solidaire et loyal derrière son roi », a fait savoir M. El Hamzaoui.

« On est très satisfait de l’ouverture et du rétablissement l’ordre et de la sécurité dans cette zone », a exprimé M. El Hamzaoui Saad qui « au nom » de la Chambre de commerce et d’industrie marocaine en Côte d’Ivoire a apporté tout son soutien indéfectible à l’action du Roi Mohammed VI.

« Nous remercions Sa Majesté le Roi, nous lui réitérons notre loyauté, notre allégeance et notre mobilisation permanente pour la défense des causes sacrées de la patrie et de ses valeurs suprêmes », a-t-il dit, avant de conclure « notre Sahara demeurera dans son Maroc pour l’éternité ».

Le Roi Mohammed VI a eu un entretien téléphonique le 16 novembre avec le secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres. Un échange qui a porté sur la situation dans la zone d’El Guergarate, au Sahara marocain.

Ali Bongo préside ce vendredi une réunion du conseil des ministres après sa tournée dans les bidonvilles de la capitale

Le président de la République Ali Bongo préside ce vendredi une réunion du conseil des ministres, la toute première après sa tournée  dans les bidonvilles de la capitale gabonaise.

 Après sa tournée, le chef de l’état  avait convoqué à son cabinet son Premier ministre et certains membres du gouvernement pour les sommer de trouver des solutions efficaces aux difficultés constatées durant ces visites inopinées dans les bidonvilles de Libreville.

Le Premier ministre, Rose Christiane Oussouka Raponda, a tenu depuis plusieurs conseils de cabinet. Le précédent conseil des ministres a eu lieu le 13 octobre.

Il sied de noter qu’au Gabon, le conseil des ministres est le lieu par excellence de prise des décisions, de promotion et de destitution des cadres administratifs. Le communiqué final publié à l’issue de cette réunion  des ministres est le document administratif le plus attendu et le plus lu.

 

Les transferts d’argent de la diaspora ont contribué à l’inclusion financière en Côte d’Ivoire (étude)

Une étude du Cabinet conseil MicroSave Consulting, en partenariat avec la Fondation Mastercard, ressort que les envois de fonds des migrants sur les corridors entre la France, la Côte d’Ivoire, le Mali et le Sénégal, constituent des leviers de l’inclusion financière. »Les envois de fonds des migrants sont en passe de devenir la principale source de financement extérieur dans les pays d’Afrique de l’Ouest. Pourtant, la majeure partie de ce moteur économique est inexploitée », indique l’étude. 

L’étude propose de ce fait des recommandations pour encourager les envois de fonds en tant que leviers d’inclusion financière. Mais, les transferts d’argent, se voient menacées par la pandémie de la Covid-19. 

Les mesures barrières prises par les différents gouvernements du monde entier en vue de lutter contre sa propagation ont bouleversé les habitudes d’envois de fonds des migrants et de leurs familles. 

En 2019, les transferts de fonds dans le monde étaient estimés à 554 milliards de dollars, souligne l’étude, qui note qu »avec le coronavirus, ces transferts mondiaux devraient diminuer de 20 % en 2020 et une deuxième vague pourrait venir impacter les envois de fonds. 

Le Cabinet rapporte qu’il est important de concevoir les services de transferts d’argent pour les besoins des expéditeurs et des receveurs, suggérant que les fournisseurs pourraient créer des services de transfert de fonds vers des comptes liés à des services à valeur ajoutée.

Toutefois, ces services devraient être axés sur les besoins, tels que le paiement de factures ou la constitution d’actifs par le biais de partenariats, en particulier dans les zones rurales qui reçoivent une grande partie des envois de fonds.

En partenariat avec la Fondation Mastercard, le cabinet de conseil international spécialisé en inclusion financière, économique et sociale, MicroSave Consulting (MSC), a notamment mené cette étude en Côte d’Ivoire, en France, au Mali et au Sénégal. 

Dans ces trois pays africains, la Côte d’Ivoire, le Mali et le Sénégal, le marché des transferts internationaux a représenté 3,7 milliards de dollars en 2018 selon la Banque mondiale.

 L’objectif de l’étude était, selon le texte, de mieux connaître les besoins et les contraintes des expéditeurs et de leurs familles et de proposer des recommandations pour développer des services financiers digitaux adaptés pour mieux répondre aux besoins des expéditeurs et receveurs des transferts d’argent. 

En fonction de la durée pendant laquelle l’expéditeur est migrant, ses aspirations financières et ses priorités pour envoyer de l’argent chez lui changent et sont influencées à la fois par les besoins propres du receveur et par ses relations avec sa famille ou sa communauté dans son pays d’origine, poursuit l’étude. 

Par ailleurs, les personnes ayant des revenus plus élevés cherchent à obtenir des prêts pour entreprendre et des prêts immobiliers ou fonciers pour pouvoir éventuellement envisager le retour au pays.

Les migrants permanents, eux, recherchent pour les membres de leur famille restés au pays, des offres intéressantes en matière de soins de santé préventifs et de capital humain.

Ils recherchent également des financements pour l’entrepreneuriat ; tandis que les destinataires recherchent des services qui apportent une valeur ajoutée et leur font gagner du temps. 

L’étude fait état des recommandations pour mieux satisfaire les besoins des diasporas. Elle estime que les canaux numériques peuvent réduire le coût d’envoi de fonds, mais des efforts doivent être faits pour informer les expéditeurs de l’existence de ces canaux. 

Parmi les migrants interrogés en France, seuls 15,5 % ont utilisé des canaux numériques, tels que l’application mobile, l’argent mobile ou le virement bancaire, renseigne l’étude. 

L’étude conseille des couloirs de paiement spécifiques ou la conception de stratégies régionales ou spécifiques au marché dans le contexte d’une approche plus large qui reconnaît les besoins, le caractère et l’évolution uniques de l’espace de paiement dans chaque marché ou segment. 

Elle a noté en particulier la possibilité de cibler activement les flux de paiement liés à la santé, à l’assurance et à l’éducation, tout en soulignant l’importance de développer des services financiers numériques qui répondent aux besoins des envoyeurs et de leurs familles. 

Elections au Niger: l’ONU salue la signature d’un code de bonne conduite

Mohamed Ibn Chambas, Représentant spécial du Secrétaire général et Chef Bureau des Nations unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (Unowas, sigle anglais) salue la signature, par les parties prenantes d’une déclaration commune pour la bonne tenue des élections présidentielle, législatives et locales du 27 décembre 2020 au Niger.« Soulignant l’importance du rôle que doivent jouer tous les acteurs pour maintenir un climat apaisé, et faire de ces élections un succès national, le Représentant spécial a félicité les parties prenantes pour l’adoption de La déclaration commune, ainsi que pour la signature du code de bonne conduite des médias », rapporte l’Unowas.

Dans un communiqué rendant compte de la participation, hier jeudi à Niamey, de M. Chambas au forum des parties prenantes pour des élections apaisées et inclusives au Niger, l’Unowas souligne que ce dernier a salué les efforts fournis par toutes les parties prenantes pour assurer la tenue des élections locales, législatives et présidentielle dans les délais.

M. Ibn Chambas a rappelé que « nos préoccupations doivent également inclure le sort des communautés, dont les aspirations démocratiques se conjuguent aussi aux difficultés très concrètes rencontrées actuellement : l’insécurité, les déplacements de population, les aléas des récoltes, les intempéries et les inondations ».

Au cours de son intervention à l’ouverture du forum organisé avec l’appui de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), l’Union européenne (Ue), la Communauté des Etats Sahélo-Sahariens (Cen-Sad) et la Fondation Hans Seidl, le Représentant spécial du Secrétaire général de l’Onu pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel, a déclaré « que malgré les défis importants auxquels le Niger fait face sur le plan sécuritaire, humanitaire et sanitaire, le pays a l’opportunité d’assurer un transfert paisible du pouvoir, un passage de témoin démocratique qui consolidera les gains obtenus ces dernières années ».

Pour ce faire, le forum avait pour objectif de faciliter le dialogue entre les partis politiques, les responsables des institutions nationales, les leaders d’opinion (chefs religieux, traditionnels et coutumiers), des personnalités indépendantes, des responsables des organisations de la société civile, des leaders des associations de femmes et des jeunes, des organisations professionnelles des médias.

Il devait également permettre de les sensibiliser sur les enjeux de l’organisation d’élections crédibles, inclusives et apaisées, en vue de consolider la démocratie et contribuer à la paix, la sécurité et la stabilité du pays.

BAD : Moody’s confirme la note « AAA » de la dette à long terme

L’agence de notation internationale Moody’s Investor Service a confirmé, fin octobre, la note « AAA » de la dette à long terme de la Banque africaine de développement, avec une perspective stable.

« Le profil de crédit de la Banque africaine de développement s’appuie sur de solides réserves en fonds propres et une gestion des risques de première qualité capable de les limiter », a souligné l’agence new-yorkaise dans sa note d’analyse de crédit annuelle en date du 27 octobre dernier.

« Une réserve suffisante de liquidités et un libre accès aux marchés de capitaux internationaux renforcent également sa capacité à assurer le service de sa dette », a ajouté Moody’s. « En outre, la banque, en tant que première institution de développement en Afrique, bénéficie d’une longue expérience et de la capacité et de la volonté de ses actionnaires de soutenir ses objectifs de développement, illustré parfaitement par l’importance des contributions de pays membres non régionaux bénéficiant d’une notation élevée. »

« La notation « AAA » de Moody’s confirme la solidité de la politique prudente de gestion des finances et des risques menée par la Banque ainsi que celle de son dispositif de gouvernance, même face aux conditions difficiles qu’impose la pandémie de Covid-19 », a déclaré Akinwumi Adesina, président de la Banque africaine de développement. « Le soutien exceptionnel des actionnaires de la Banque renforce notre capacité à financer les pays d’Afrique. Nous continuerons à gérer les risques et les besoins en capitaux de manière appropriée pour aider les pays du continent à reconstruire leurs économies au mieux et plus rapidement, tout en leur garantissant une résilience économique, sanitaire et climatique. »

« Grâce au fort soutien de ses actionnaires et à son profil financier solide, la Banque africaine de développement est notée « AAA » avec une perspective stable par toutes les grandes agences de notation internationales », a souligné Bajabulile Swazi Tshabalala, première vice-présidente par intérim, vice-présidente en charge des finances et directrice financière du Groupe de la Banque africaine de développement.

La notation financière confirmée par Moody’s fait écho aux affirmations précédentes de la note AAA avec perspective stable de la Banque par les autres principales agences de notation internationales, à savoir Fitch Ratings, Standard and Poor’s Global Ratings et l’Agence japonaise de notation de crédit.

 

Ouganda : 29 personnes tuées dans une manifestation de l’opposition

Au moins 29 personnes ont été tuées par la police ougandaise qui a ouvert le feu sur des manifestants qui sont descendus dans la rue suite à l’arrestation mercredi du principal candidat de l’opposition à la présidentielle, Robert Kyagulanyi alias Bobi Wine, finalement libéré ce vendredi a appris APA.L’homme d’affaire, devenu le principal opposant du régime en place a été finalement relaxé dans la journée de vendredi.

L’artiste devenu politicien, a été arrêté jeudi alors qu’il était en campagne, dans le district de Luuka à Kampala. Il aurait enfreint les directives instaurées par les autorités du pays pour stopper la propagation du coronavirus. Des militants de sa Plateforme d’unité nationale (NUP), soutiennent le contraire et affirment qu’il est un prisonnier politique tout en exigeant sa libération.

Son épouse, Barbie Kyagulanyi, a déclaré qu’elle n’avait pas pu rendre visite à son mari lors de sa détention.

Le rappeur plusieurs fois arrêté par le passé, avait été déjà accusé de trahison en 2018. Cette manifestation sévèrement réprimée par les forces de sécurité aurait causé plusieurs morts par balles selon les partisans de Robert Kyagulanyi.

Auparavant, plusieurs candidats à la présidentielle, dont le général de division Mugisha Muntu, le général de corps d’armée Henry Tumukunde, M. Norbert Mao et M. Fred Mwesigye, avaient annoncé la suspension de leurs campagnes respectives en solidarité avec le NUP.

Kampala reste tendue alors que des agents de sécurité patrouillent dans les rues où des magasins ont été contraints de fermer et les services de transport interrompus. Le Dr Rosemary Byanyima, directrice adjointe de l’hôpital national de référence de Mulago, déclare que 46 personnes blessées sont admises à l’hôpital lors des manifestations.

Outre Bobi Wine, plusieurs dirigeants de la NUP sont également en détention. Les Ougandais se rendent aux urnes le 14 janvier pour élire un président et des parlementaires. Le président sortant Yoweri Museveni, au pouvoir depuis 1986, brigue un cinquième mandat.