L’armée malienne affirme avoir tué « 203 combattants »

Ces combattants de « groupes armés terroristes » ont été tués au centre du pays, selon un communiqué des Forces armées maliennes (Fama).Du 23 au 31 mars, l’armée malienne a mené une opération « de grande envergure dans la zone de Moura à 17 kilomètres au nord-est de Kouakjourou dans le cercle de Djenné ». En plus des « 203 combattants de groupes armés terroristes » tués, elle a permis l’interpellation de 51 personnes et la récupération d’importantes quantités d’armes et de munitions, explique le communiqué des Forces armées maliennes (Fama).

Maroc : Dimanche premier jour du mois de Ramadan

Le Maroc a annoncé que dimanche, 03 avril 2022 sera officiellement le premier jour du mois de Ramadan béni.L’annonce a été faite par le ministère des Habous et des Affaires islamiques, qui a indiqué avoir observé le croissant lunaire du mois béni de Ramadan ce vendredi 1er avril 2022, précisant que « tous les délégués du ministère dans le Royaume et les unités des Forces Armées Royales associées à l’observation ont confirmé la non-observation du croissant lunaire annonçant le mois sacré de Ramadan ».

De ce fait, le mois de Chaâbane (8ème mois du calendrier musulman) aura épuisé ses 30 jours et le premier jour du mois sacré du Ramadan 1443 de l’Hégire correspondra au dimanche 03 avril 2022, ajoute le ministère.

Côte d’Ivoire : le ramadan démarre ce samedi

Le croissant lunaire a été aperçu dans le pays à Bondoukou (Nord-Est) et Dabakala (Centre-Nord).Le Conseil supérieur des imams, des mosquées et des affaires islamiques (Cosim) et le Conseil suprême des imams, organisations et structures sunnites en Côte d’Ivoire (Codiss), dans un communiqué conjoint, ont annoncé que « le jeûne du mois de ramadan commencera en Côte d’Ivoire le samedi 2 avril 2022 ».

Durant ce mois béni, les musulmans s’abstiennent notamment de manger ou de boire de l’aube au coucher du soleil. Le ramadan, quatrième pilier de l’Islam, est une période de générosité et de solidarité par excellence.

Mondial 2022 : l’Afrique édifiée sur son sort

Les cinq représentants du continent noir connaissent désormais leurs adversaires en phase de groupes de la prochaine Coupe du monde de football.Le suspense vient d’être levé sur la composition des huit poules de la 22e édition du Mondial. Le tirage a été effectué ce vendredi au Palais des congrès de Doha, au Qatar. Le Sénégal, l’un des pays africains engagés dans la compétition, est gâté par le sort. La Tunisie, le Maroc, le Cameroun et le Ghana ne peuvent pas en dire autant.

Actuellement, 29 pays ont décroché leurs tickets pour le Qatar et des barrages internationaux qui vont s’y dérouler les 13 et 14 juin détermineront deux des trois restants. La Coupe du monde de football est prévue du 21 novembre au 18 décembre 2022 au Qatar.

Voici les différents groupes :

Groupe A : Qatar, Équateur, Sénégal et Pays-Bas.

Groupe B : Angleterre, Iran, États-Unis et Barragiste Europe.

Groupe C : Argentine, Arabie Saoudite, Mexique et Pologne

Groupe D : France, Barragiste 1, Danemark et Tunisie.

Groupe E : Espagne, Barragiste 2, Allemagne et Japon.

Groupe F : Belgique, Canada, Maroc et Croatie.

Groupe G : Brésil, Serbie, Suisse et Cameroun.

Groupe H : Portugal, Ghana, Uruguay et Corée du Sud.

Centrafrique: la Minusca soutient la pose de la fibre optique

Des Casques bleus ont détruit des roquettes non explosées à Boali.Les démineurs de la Compagnie indonésienne de génie de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (Minusca) et l’Unité d’action anti-mines des Nations unies (UNMAS) ont procédé dans la commune de Boali, à la destruction de roquettes non-explosées, découvertes par une équipe du ministère des Télécommunications. À la demande des autorités centrafricaines, la mission a requis l’intervention des équipes spécialisées de la Force en la matière, informe ce vendredi la Minusca .

A Boali, 95 km au nord-ouest de Bangui, dans le cadre du projet de la dorsale à fibre optique d’Afrique centrale, une équipe du ministère des Télécommunications a fait la découverte de roquettes non explosées, stoppant ainsi les travaux engagés depuis quelque peu, dans diverses localités de la République centrafricaine, avec pour but le désenclavement numérique du pays.

A la demande des autorités centrafricaines, lors d’une réunion avec le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies, Mankeur Ndiaye, et en concertation avec le Commandant de la Force, le Général Daniel Sidiki Traore, une équipe a été envoyée en reconnaissance sur les lieux le vendredi 18 mars 2022, afin d’évaluer la situation.

Dès le lendemain, une équipe composée de spécialistes en neutralisation d’engins explosifs de la compagnie indonésienne du génie et de l’UNMAS retournent à Boali pour détruire les roquettes trouvées afin de permettre la reprise des travaux d’installation de la fibre optique.

Claude KODJO, expert du Service de l’action antimines des Nations Unies (UNMAS) explique : « Avec la Force nous travaillons toujours main dans la main. Nous apportons un appui technique, des conseils et nous assurons la coordination avec les autorités nationales pour la réussite de ce genre d’action ».

Pré-dialogue tchadien : le gouvernement regrette le départ du CCMSR

Le Conseil du Commandement Militaire pour le Salut de la République (CCMSR) a suspendu sa participation aux discussions préparatoires du dialogue national devant débuter en mai dans la capitale tchadienne.« Nous regrettons la décision du CCMSR de suspendre sa participation au pré-dialogue », a écrit sur Twitter le ministre des Affaires étrangères, Chérif Mahamat Zene, ajoutant qu’« il est tôt de tirer des conclusions du processus avant même d’avoir une synthèse du médiateur ».

Ce désistement à moins d’un mois du début du dialogue national n’impactera pas le calendrier déjà établi. « Le pré-dialogue va suivre son cours (au Qatar) et les portes restent ouvertes à tous et à tout moment », a assuré M. Zene.

Dans un communiqué diffusé jeudi, le CCMSR accuse la junte au pouvoir d’entreprendre « des actions qui laissent présager d’un agenda caché, animé de mauvaises intentions ». Le mouvement rebelle en veut pour preuve l’invitation à Doha (Qatar) « de faux opposants qui sont en réalité des éléments du régime, afin de noyer la voix des vrais groupes militaires et d’imposer un accord à leur avantage ».

Le groupe armée impute également au pouvoir la violation de la trêve sur le terrain et lui reproche sa position floue sur la non-participation des membres du gouvernement de transition aux prochaines élections.

Pour le CCMSR, cela traduit « la fourberie » des hommes forts de N’djaména qui chercheraient « à les piéger ». Il exige désormais des éclaircissements et des garanties pour retourner à la table des négociations.

Le Conseil du Commandement Militaire pour le Salut de la République est la deuxième rébellion à se retirer des pourparlers de Doha après le départ, au tout début des négociations, du Front pour l’alternance et la concorde au Tchad (Fact).

Une ancienne ministre sud-africaine condamnée pour parjure

L’ancienne ministre du Développement social, Bathabile Dlamini, a été condamnée vendredi à quatre ans de prison pour parjure, la moitié de sa peine étant suspendue pendant cinq ans.La Juge du tribunal de Johannesburg, Betty Khumalo, a également donné à Mme Dlamini la possibilité de payer une amende de 13.000 dollars au lieu de purger sa peine.

« L’accusée est donc condamnée à une amende de 13.000 dollars ou à quatre ans d’emprisonnement si elle n’est pas en mesure de payer l’amende », a déclaré la juge Khumalo.

L’affaire Dlamini concerne un témoignage lors d’une enquête dans laquelle la Cour constitutionnelle cherchait à établir son rôle dans un scandale d’abus de subventions sociales en 2017.

L’enquête, qui était dirigée par le juge Bernard Ngoepe, visait à déterminer si Mme Dlamini devait être tenue personnellement responsable des coûts de la débâcle de l’Agence sud-africaine de sécurité sociale.

La juge a estimé que l’ancienne ministre avait été évasive lorsque des questions lui ont été posées pendant l’enquête. Elle a été déclarée coupable le mois dernier.

Ghana : inauguration de l’usine de montage de Nissan Navara

Le président du Ghana, Nana Addo Danquah Akufo-Addo, a inauguré jeudi la toute nouvelle usine de montage ultramoderne de Nissan Navara dans la ville industrielle de Tema.Lors de l’inauguration, le président Akufo-Addo a déclaré que la création de l’usine s’inscrivait dans la vision du gouvernement de faire du Ghana une plaque tournante de l’industrie automobile en Afrique, après des pays comme l’Afrique du Sud, l’Egypte et le Maroc.

Selon les médias locaux, l’usine d’assemblage, d’une valeur de 9 millions de dollars, a la capacité de produire 11,593 véhicules par équipe et par an. Elle est le fruit d’un partenariat entre Japan Motors of Ghana et Nissan Motor Corporation.

L’usine a commencé la production de deux modèles, le Nissan Navara et le véhicule utilitaire sport (SUV) Peugeot 3008, qui seront produits en sous-traitance.

Selon la déclaration de Nthabiseng Motsepe Corporate Communication, l’usine est l’aboutissement d’un voyage qui a commencé en 2018 lorsque Nissan est devenu le premier déménageur du pays à signer un protocole d’accord avec le gouvernement ghanéen pour travailler à la création de la politique de développement automobile du Ghana.

Mali : la Minusma se déploie au nord du pays

Des unités de Casques bleus de l’Onu sont déployées à la frontière Mali-Burkina-Niger pour « endiguer » les massacres dans la bande des trois frontièresLes Casques bleus de la mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma) sont désormais présents dans le nord-est du pays, à la frontière avec le Burkina Faso et le Niger, « afin d’endiguer une vague de meurtres », a annoncé jeudi l’Onu.

Dans cette région, des groupes jihadistes liés à l’Etat islamique (EI) ont tué des centaines de civils ces dernières semaines, selon les autorités locales.

La Minusma forte 12 000 militaires et 1 500 policiers au Mali, doit désormais faire face à la menace directe des groupes jihadistes dans un contexte où Paris et ses partenaires européens ont annoncé en février dernier, la fin des opérations Barkhane et Takuba au Mali.

La mission onusienne présente dans les régions de Kidal, Tombouctou, Gao ou Tessalit pour sécuriser et stabiliser ces régions et porter assistance aux populations, ne dispose pas de mandat pour faire la guerre au Mali. Dans son mandat, elle est épaulée par Barkhane et Takuba qui assurent les interventions militaires contre les groupes jihadistes.

Avec le départ de la France et ses alliés européens, la Minusma devra réadapter sa stratégie au Mali afin d’intégrer une force militaire de combat au moment. Elle devra aussi s’accorder avec la société privée militaire russe Wagner, qui serait déjà en action au Mali.

Mauritanie : Mohamed Ould Merzoug, de la géophysique à la diplomatie

Acteur clé du dispositif du président Mohamed Ould Cheikh Ghazouani, le ministre mauritanien de l’Intérieur et de la Décentralisation vient d’être promu ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et des Mauritaniens de l’extérieur.Son compagnonnage avec le président Ghazouani est solide, contrairement à son prédécesseur Mohamed Ould Abdel Aziz. Issu de la communauté négro-mauritanienne des Haratines, dans une « famille relativement modeste, réputée pieuse et rigoureuse », Mohamed Salem Ould Merzoug a activement participé à l’élection de l’actuel locataire du palais de Nouakchott en juin 2019.

Depuis lors, l’ancien Haut-Commissaire de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS) bénéficie d’une place de choix auprès du chef de l’Etat mauritanien. Si quinze ministres ont été remerciés lors du dernier remaniement gouvernemental, le technocrate a par contre été choisi pour porter la voix de la Mauritanie devant les pays et partenaires étrangers.

Conseiller diplomatique du président Abdel Aziz entre 2016 et 2019, il a toutefois vécu des jours difficiles alors qu’on lui reprochait d’entretenir des ambitions supposées présidentielles dans un passé récent. En mars 2014, il a été arrêté au Sénégal par la gendarmerie après qu’un rapport de la Cellule nationale de traitement de l’information financière (Centif) l’a accusé de blanchiment d’argent. Placé en garde en vue en même temps que son épouse, deux comptables à la retraite de l’OMVS et son chef de protocole, il sera libéré quelques heures plus tard.

Par ailleurs, en tant que ministre de l’Intérieur de Ghazouani, Ould Merzoug a beaucoup œuvré pour le renforcement de la sécurité des frontières entre son pays et le Mali. Il avait dans ce sens été reçu par le défunt président malien Ibrahim Boubacar Keita, en février 2020. Mais quelques jours avant son départ de ce département, Nouakchott s’est fortement plaint de la disparition de plusieurs de ses ressortissants au Mali. Les autorités militaires de Bamako, qui comptent en la Mauritanie leur principal partenaire dans la région après l’embargo de la Cedeao, ont effectué dare-dare un déplacement dans la capitale mauritanienne pour tenter d’éteindre le feu.

A la tête de sa diplomatie, la Mauritanie saura donc compter sur un haut fonctionnaire au carnet d’adresses multidimensionnel et doté d’une expertise pointue dans le cadre des négociations. A l’OMVS, qu’il a dirigée durant treize ans, on le surnomme le grand bâtisseur. Beaucoup estiment que c’est sous son magistère que les gigantesques projets hydroélectriques ont vu le jour. Son action a aussi permis le retour de la Guinée au sein de cet organisme sous-régional après son retrait.

Titulaire d’un doctorat de géophysique en 1987 en Tunisie, Mohamed Ould Merzoug a enseigné à l’Université de Nouakchott de 1986 à 2002 et nommé ministre plusieurs fois avant d’entamer une carrière internationale.

A l’aise en anglais en français et en arabe, l’ancien président du Réseau international des organismes de bassins (RIOB) ne surfe pas comme beaucoup sur le discours fractionniste de certaines communautés. Selon ses proches, il considère que l’évolution du pays doit être la priorité de tous les citoyens mauritaniens.