Gabon-Crise à l’Education : le syndicaliste Libama interpelé  

Engagé dans le collectif sos Education en ce qui concerne la grève des enseignants qui a débuté le 10 décembre 2025, il a été arrêté à Libreville par les agents de la Direction générale de Recherches lundi 19 janvier 2026.

 

Marcel Libama enseignant et leader du syndicat Sos Education est interpelé pour les faits  présumés d’entrave à la liberté du travail et d’obstruction à l’accès à un service public, constitutifs d’infractions prévues par le Code du travail et le Code pénal. Selon les informations, Marcel Libama, est un retraité de la fonction publique et ne dispose plus la qualité administrative lui permettant d’intervenir à l’intérieur d’un service public en activité.

Les faits impliqueraient un blocage ou une obstruction de l’accès à un établissement public. Dans ce cadre, les autorités estiment que la situation relèverait du champ pénal, indépendamment du contexte social ou syndical dans lequel ils se sont produits.

Les sources rapportent également qu’aucune instruction politique n’aurait été donnée dans ce dossier et que l’interpellation relèverait exclusivement de l’application des textes en vigueur par les forces de sécurité et les services judiciaires. Pour l’heure  aucune communication officielle n’a encore été rendue publique. Nous y reviendrons.

Gabon-Education : le Collectif sos éducation  défie  les autorités

Alors que le ministère a annoncé la reprise des cours ce lundi, les enseignants ont de leur côté annoncé un maintien de la grève.

 

Ce lundi 19 janvier 2026, les salles de classe restent sans enseignant pour dispenser les cours pour cause du maintien de la grève entamé depuis le 10 décembre 2025 où les enseignants revendiquent la régularisation intégrale des situations administratives, le paiement effectif de la totalité des rappels de solde et l’amélioration substantielle des conditions de travail. En effet, les enseignants conditionnent toute reprise effective des cours à la matérialisation concrète des engagements pris.

Pendant que, la ministre annonce la reprise progressive des cours dans les établissements à Libreville, le constat n’est pas visible sur le terrain. Car, dans certaines écoles, les salles de classes restent fermées, le silence est observé,  rien ne matérialise une reprise effective des cours. Le collectif d’enseignant  appelle à un durcissement du mouvement. Ces derniers estiment que les réponses du gouvernement demeurent insuffisantes.

Les enseignants restent fermes sur leur décision de maintien de grève et espèrent une médiation directe du président de la République, sans quoi le mouvement restera maintenu. En attendant des nouvelles mesures des autorités, il faut noter que, depuis le retour des congés le 5 janvier 2026, les élèves n’ont pas encore reçu des enseignements. Cette situation qui met en mal les parents qui souhaitent que, les revendications des enseignants soient  prises en compte par les autorités.

Gabon-grève des enseignants : vers la régularisation de 3000 situations administratives

L’annonce a été faite au cours des négociations entre la commission interministérielle et le collectif d’enseignants dimanche 11 janvier 2025.

 

La commission interministérielle qui regroupe, le Ministre de l’Éducation Nationale Camélia Ntoutoume Leclercq, le Ministre de l’Économie, Thierry Minko et le Ministre de la Fonction Publique Laurence Mengue Me Nzoghe épouse Ndong a annoncé au cours des négociations avec les partenaires sociaux, les représentants de sos Education, le collectif des enseignants et l’Administration des avancées telles que : l’octroi de 300 premiers postes budgétaires et la régularisation de 3000 situations administratives.

Ce lundi 12 janvier dans la poursuite de ces négociations, le ministre de l’Education nationale a réuni un Comité de Direction (Codir) rassemblant l’ensemble des Directeurs de l’Administration.  L’objectif  est de simplifier et accélérer le traitement des dossiers concernant les agents du Ministère de l’Éducation Nationale grâce à la création d’un guichet unique.

Une réunion ministérielle de la commission est d’ailleurs prévue mardi 13 janvier 2026, sous la présidence du Vice-président du Gouvernement. Notons que malgré ces négociations, le collectif d’enseignants a annoncé le maintien de la grève dans les établissements scolaires.

Gabon : le gouvernement examine  les revendications des enseignants

Le vice-président du gouvernement  Hermann Immongault, a présidé, mardi 6 janvier, une réunion de cabinet avec la ministre d’État à l’Éducation nationale, Camélia Ntoutoume Leclercq, la ministre de la Fonction publique, Laurence Ndong, le ministre de l’Enseignement supérieur, Charles Edgar Mombo, et le ministre délégué aux Finances, Max Abeghe.

 

L’objectif de la rencontre est de trouver des solutions aux revendications des enseignants qui depuis décembre 2025 ont entamé une grève. Ces derniers qui demandent la régularisation de leurs situations administratives, le paiement des rappels de solde, les cas des enseignants issus des écoles de formation, la situation des bénévoles, ainsi que la question des vacations.

Au cours de la réunion du vice-président du gouvernement, il a été décidé que d’ici la semaine prochaine la commission tripartite Éducation nationale, Budget et Fonction publique va se réunir afin d’examiner tous les dossiers urgents concernant l’Éducation nationale. La ministre de l’Education Camélia Ntoutoume a indiqué par la suite que « le gouvernement prend à bras-le-corps les préoccupations soulevées par les enseignants, que nous estimons légitimes, et des solutions seront trouvées progressivement ».

Elle profite également pour appeler les « enseignants à considérer les efforts engagés par le gouvernement pour apporter des réponses à leurs revendications. Dans les prochains jours, des décisions concrètes seront prises». A-t-elle ajouté.