Gabon : ouverture de la 10e édition du marché Africain de l’énergie

Les travaux ont été ouverts mercredi 08 avril à Libreville en présence du ministre de l’intérieur, du ministre de l’eau et de plusieurs autres autorités. 

 

En collaboration avec la Banque africaine de développement (BAD), cette rencontre, prévue jusqu’au 9 avril, est consacrée à la consultation des parties prenantes sur le Pacte énergétique national, dans le cadre de la Mission 300.  Les travaux  réunissent décideurs publics, investisseurs et partenaires au développement. Les échanges portent sur l’accélération de l’accès à l’électricité en Afrique subsaharienne et lever les obstacles aux investissements.

L’initiative s’inscrit dans plusieurs cadres stratégiques, notamment l’Agenda 2063 de l’Union africaine, la Mission 300 portée par la Banque mondiale, ainsi que les orientations nationales du Gabon. Concernant la mission 300, il est question de raccorder au moins 300 millions de personnes aux réseaux électriques en Afrique subsaharienne d’ici 2030. Un défi qui nécessite non seulement une production accrue, mais aussi une amélioration significative des infrastructures de transport et de distribution. «Produire de l’énergie, c’est bien.

Au cours de l’ouverture des travaux, le ministre de l’Intérieur, Adrien Nguema Mba, a insisté sur la portée stratégique de cette rencontre. «L’Africa Energy Market Place est bien plus qu’un cadre d’échange. C’est une plateforme de mobilisation et d’accélération où se rencontrent les visions publiques et les capacités d’investissement privé», a-t-il affirmé, avant d’ajouter : «Pour le Gabon, l’énergie constitue un levier de souveraineté, un moteur de croissance économique et une condition essentielle à la transformation industrielle.»

En Tanzanie, les Chefs d’Etat signent la déclaration de Dar Es Salaam sur l’énergie

Les chefs d’Etats présents à Dar es Salam en Tanzanie du 27 au 28 janvier 2025, à l’occasion du Sommet africain de l’énergie Mission 300, ont signé de nombreux engagements  afin de combler le déficit énergétique en Afrique.

 

La déclaration de Dar es Salam sur l’énergie représente une étape clé pour combler le déficit énergétique en Afrique, où plus de 600 millions de personnes vivent actuellement sans électricité.  En effet, les trente un chefs d’Etat  se sont engager à mener des réformes et des actions concrètes pour élargir l’accès à une électricité fiable, abordable et durable afin de stimuler la croissance économique, d’améliorer la qualité de vie et de stimuler la création d’emplois sur tout le continent africain. Ces engagements au cours de la signature de cette déclaration sont un élément essentiel de l’initiative Mission 300, qui réunit des gouvernements, des banques de développement, des partenaires, des organismes philanthropiques et le secteur privé en vue de raccorder 300 millions d’Africains à l’électricité d’ici 2030.

Cette initiative de « mission 300 » a été lancé en avril 2024, par la Banque Mondiale et la Banque Africaine de Développement. Selon la communication présidentielle, environ 600 millions d’africains sont privés d’accès à l’électricité́ soit 83% du déficit énergétique mondial. D’où l’urgence pour les gouvernants de voir dans quelle mesure accélérer le rythme de l’électrification dans le continent Africain. douze pays à savoir le Tchad, la Côte d’Ivoire, la République démocratique du Congo, le Liberia, Madagascar, le Malawi, la Mauritanie, le Niger, le Nigéria, le Sénégal, la Tanzanie et la Zambie ont présenté des Pactes nationaux pour l’énergie détaillés qui fixent des objectifs pour élargir l’accès à l’électricité, accroître l’utilisation des énergies renouvelables et attirer des capitaux privés supplémentaires.

Au cours de ce sommet auquel a pris part le président de la transition le Général Oligui Nguema, les partenaires de la Mission 300 ont promis plus de 50 milliards de dollars pour soutenir l’amélioration de l’accès à l’énergie en Afrique.    Rappelons que, cette déclaration qui a été signée par les chefs d’Etat sera ensuite soumise pour adoption lors du sommet de l’Union africaine qui se tiendra le mois de février.