Gabon: des tonnes de drogues incinérées à Akanda

L’opération a été faite par le   procureur de la République près le Tribunal de première instance de Libreville, Dick Fabrice Boungou Mickolo,  dimanche 10 mai dernier, en présence du ministre de la Justice, garde des Sceaux chargé des Droits humains, Augustin Emane.

Cocaïne, cannabis, héroïne, skint et de tramadol, sont les stupéfiants qui ont été brules à Akanda.  Selon les autorités judiciaires, ces stupéfiants provenaient de cargaisons scellées au tribunal et leur valeur marchande est estimée à près de 5 milliards FCFA.En effet, l’opération, conduite par le procureur de la République près le Tribunal de première instance de Libreville assisté du procureur adjoint et des substituts du procureur, a débuté dans la matinée par l’enlèvement des scellés judiciaires.

Le constat a été effectué par le greffier en chef adjoint près le Tribunal de première instance de Libreville, Me Rekoungoula Mamy, qui a dressé le procès-verbal de destruction. Cette opération s’inscrit dans le cadre de la lutte engagée par les pouvoirs publics contre la prolifération des drogues et substances illicites au Gabon. Elle vise également à empêcher la remise en circulation de ces produits jugés dangereux pour la santé publique, particulièrement pour les jeunes.

L’opération est placée sous haute sécurité en raison des risques liés aux tentatives d’extraction des scellés par des réseaux criminels, la mission a bénéficié de l’appui des agents de la Direction des services spéciaux (DSS), spécialisés dans la lutte contre le trafic de drogues et la grande criminalité.

Liberté provisoire de Sylvia et Nouredin Bongo : « je n’ai commis aucune erreur de droit », le procureur

Le procureur général près la cour d’appel judiciaire de Libreville, Eddy Minang, a rappelé ce mercredi que la mise en liberté provisoire accordée à Sylvia et Nourredin Bongo Ondimba Valentin le 14 mai dernier, est conforme au Code de procédure pénale gabonais.

 

Au cours d’une conférence de presse ce mercredi 23 juillet 2025, le Procureur a réagi suite à des propos tenus récemment par un avocat de la famille Bongo, mettant en doute l’existence de ces dispositions dans le droit national. Selon le procureur, il existe en droit gabonais la mise en liberté provisoire. « Et la détention provisoire est strictement encadrée par la loi. Je n’ai commis aucune erreur de droit », affirme-t-il.

En effet, le Magistrat s’est appuyé sur l’article 143 du Code de procédure pénale, où il a  précisé que toute personne mise en examen « peut solliciter une mise en liberté, sous réserve du respect des conditions prévues à l’article 132 ». Il a également souligné que cette « mesure n’est pas automatiquement assortie d’une interdiction de sortie du territoire ».

Pour finir, Eddy Minang a dénoncé un regard condescendant parfois porté par certains milieux occidentaux, qu’il a qualifié d’« héritage toxique du colonialisme », affirmant que le Gabon, dans l’exercice de sa souveraineté judiciaire, « n’a de leçons à recevoir de personne ». Conclut-il.

Il faut rappeler que Sylvia et Nourredin Bongo sont en liberté provisoire depuis le 14 mai et se trouve actuellement à Londres.