Gabon: la fête des cultures de l’Ogooué reportée

Le maire de la commune de Lambaréné a annoncé ce jeudi le report de la fête des cultures initialement prévue du 22 au 23 mai 2026.

Dans son communiqué, le maire indique que ce report fait suite a l’annonce du décès d’un notable de la ville le nommé Eugène Répandue dont les obsèques auront lieu ce week-end.
En effet, pour le maire Guy pierre Biteghe, « cette douloureuse circonstance est incompatible avec l’événement ».

Le maire qui n’a pas donné de détails concernant la date prochaine de cet événement a également indiqué que ce report se fait également par solidarité avec la famille éprouvée.

Il invite par ailleurs les populations de la commune de Lambaréné a se mobiliser pour rendre un dernier hommage a cet illustre fils de la province

Gabon-UA: Oligui Nguema échange avec Mahmoud Ali Youssouf

La rencontre s’est tenue en marge du lancement officiel à Libreville de la retraite annuelle des envoyés spéciaux et hauts représentants de l’Union Africaine et des Nations Unies.

 

Selon le communiqué présidentiel, les deux ont échangé sur les défis sécuritaires et géopolitiques auxquels l’Afrique fait face, notamment les conflits armés, le terrorisme, les trafics transfrontaliers et les crises humanitaires. Ils ont insisté sur la nécessité pour les États africains de renforcer les mécanismes de prévention, de médiation et de règlement des crises, dans un esprit de solidarité, d’inclusivité et de responsabilité partagée.

Le président de la Commission de l’UA n’a pas manqué de saluer l’engagement constant du Gabon en faveur de la paix, du dialogue et de la stabilité régionale.

Il a souligné le leadership du Chef de l’État dans l’accompagnement des processus de transition sur le continent africain. Aussi, Mahmoud Ali Youssouf a-t-il reconnu les efforts de refondation institutionnelle, de consolidation de la gouvernance et de transformation économique engagés au Gabon depuis le début de la Transition, estimant que le pays devient un acteur crédible et écouté sur la scène continentale.

Le communiqué indique par ailleurs que le président Brice Clotaire Oligui Nguema a réaffirmé la disponibilité du Gabon à soutenir pleinement les initiatives de l’UA en faveur de la paix, de la sécurité et du développement durable. Non sans souligner que la rencontre stratégique qui se tient actuellement à Libreville confirme son retour au premier plan diplomatique africain et sa volonté de contribuer activement à la construction d’une Afrique stable, souveraine et prospère.

Gabon:Oligui Nguema reçoit le rapport des 100 premiers jours du gouvernement

Le chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, a reçu mercredi 20 mai, au palais de la présidence de la République le rapport d’évaluation des cent (100) premiers jours du gouvernement.

 

Le document a été remis par le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault. Il s’agit en effet,  d’un document stratégique qui dresse le bilan rigoureux des actions engagées par chaque membre de l’Exécutif conformément à leurs feuilles de route de cent jours, arrivées à échéance le 15 mai. De cette évaluation, il ressort, selon Hermann Immongaut, des résultats satisfaisants dans l’ensemble, légèrement au-dessus des objectifs initiaux dans plusieurs secteurs, malgré certaines contre-performances relevées dans l’exécution de quelques projets.

Pour sa part, le chef de l’État a donné des instructions fermes afin que les projets en cours connaissent une accélération significative et aboutissent dans les délais convenus. Le chef de l’État a par ailleurs souligné l’obligation pour l’équipe gouvernementale d’intensifier la communication publique, garantissant une meilleure lisibilité des réformes menées et des objectifs atteints.

Il est question pour les autorités d’inscrire  l’action gouvernementale dans une logique de redevabilité et d’efficacité, en rompant définitivement avec la culture des moyens, des procédures sans fin et des délais non tenus.

 

Le Gabon réintégre officiellement le programme AGOA

Le président américain, Donald Trump, a signé, mardi 19 mai, à la Maison Blanche, la proclamation réintégrant le Gabon dans le programme commercial américain destiné aux États d’Afrique subsaharienne, l’African Growth and Opportunity Act (AGOA).

 

L’Administration de Trump justifie ce retour  par « les actions entreprises par le gouvernement du Gabon ». Selon les autorités américaines, Libreville a enregistré des avancées jugées suffisantes pour satisfaire à nouveau aux critères d’éligibilité du programme. Les États-Unis estiment notamment que le Gabon a accompli des « progrès continus » dans plusieurs domaines liés à la gouvernance, à l’organisation institutionnelle et au respect des engagements requis dans le cadre des accords commerciaux préférentiels américains.

Cette réadmission permet au Gabon de bénéficier rétroactivement, à compter du 1er janvier 2026, d’un accès sans droits de douane au marché américain jusqu’au 31 décembre 2026.En effet, le retour dans l’AGOA ouvre précisément des perspectives nouvelles dans des secteurs comme le textile, la transformation du bois, certaines industries manufacturières ou encore les activités de transformation agricole.

cette réintégration dans l’AGOA renforce davantage la crédibilité du Gabon auprès des investisseurs étrangers et marque une nouvelle étape dans le réchauffement des relations entre le Gabon et les Etats-Unis.

Il faut rappeler que, le Gabon a été suspendu du programme AGOA en décembre 2023 après les événements politiques du 30 août 2023 au Gabon, marquées par l’entrée au pouvoir du Comite de transition et de restauration des institutions (CTRI).

Gabon: lancement d’une campagne contre les violences en milieu scolaire

L’organisation non gouvernementale SOS Prisonniers  associée  à l’Union européenne et à la direction générale des Droits de l’Homme (ministère de la Justice) à lancee une caravane de sensibilisation sur les risques de violences  dans plusieurs établissements de la capitale gabonaise.

 

La campagne intitulée « Droits humains et violences en milieu scolaire »va également couvrir la commune d’Akanda pour ne pas se limiter aux seuls centres urbains. Elle  repose sur des séances d’échange direct avec les élèves. Pour SOS Prisonniers, cette caravane n’est qu’une première étape. Apprend-on sur le site de l’Union. L’organisation entend, à terme, pérenniser ce type d’intervention dans le calendrier scolaire national, afin que la prévention des violences et l’éducation aux droits humains ne soient plus des événements exceptionnels, mais une composante à part entière de la formation des jeunes Gabonais.

Au cours de la première journée de lancement de cette campagne,  les premières interactions se sont révélées riches d’enseignements. Loin d’être indifférents, les jeunes se sont montrés ouverts, voire soulagés de pouvoir enfin s’exprimer librement sur leurs peurs et leurs frustrations. En effet, au Gabon, la responsabilité pénale débute à l’âge de 13 ans. Un mineur impliqué dans une bagarre grave peut faire l’objet de poursuites judiciaires, se voir infliger une amende, purger une peine d’emprisonnement et se retrouver avec un casier judiciaire qui hypothéquera ses chances d’insertion professionnelle pour de longues années.

Le but de l’organisation est de  pérenniser ce type d’intervention dans le calendrier scolaire national, afin que la prévention des violences et l’éducation aux droits humains ne soient plus des événements exceptionnels, mais une composante à part entière de la formation des jeunes Gabonais. Notons que la campagne va se dérouler jusqu’au 22 mai 2026.

Assemblée parlementaire de la Francophonie: Onanga Ndiaye au Sénégal

Le président de l’Assemblée nationale, Michel Régis Onanga M. Ndiaye, est à Dakar au Sénégal dans le cadre de la 32e Assemblée régionale Afrique (ARA) de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF), qui a débuté du 18 mai 2026.

 

Placées sous le thème « La Francophonie parlementaire face aux défis du développement durable et de la démocratie en Afrique », ces assises qui ont débuté le 18 mai et vont s’achever le 20 mai, visent notamment à réformer et moderniser l’APF afin de l’adapter aux exigences actuelles et de répondre aux attentes des peuples, en particulier ceux d’Afrique francophone.

La rencontre réunit des délégations parlementaires venues d’Afrique et d’autres régions, autour des enjeux politiques, institutionnels et démocratiques qui traversent aujourd’hui l’espace francophone africain. Ces  derniers vont aborder des enjeux cruciaux pour le continent africain et l’espace francophone, en mettant l’accent sur les questions politiques, diplomatiques, sécuritaires et économiques.

Il faut rappeler que le président de l’Assemblée nationale, Michel Régis Onanga M. Ndiaye est arrivée au Sénégal avec sa délégation pluraliste composée de parlementaires issus des deux chambres. Il a  également  échangé avec le président de l’Assemblée nationale du Sénégal, El Malick Ndiaye. Ce dernier lui a exprimé un message de bienvenue fraternel, soulignant l’excellence des relations historiques entre le Sénégal et le Gabon “, indique le communiqué.

Le Gabon renforce son dispositif sanitaire contre l’Hantavirus

Le ministère de la Santé a annoncé officiellement samedi dernier, qu’aucun cas suspect d’Hantavirus n’a été détecté sur l’ensemble du territoire national. Mais  va lancer des campagnes de sensibilisation contre cette maladie.

 

Pour mettre la barrière contre l’hantavirus, le gouvernement a ordonné le renforcement immédiat de la surveillance épidémiologique dans les aéroports internationaux du pays. Des campagnes de sensibilisation ciblées vont être déployées à l’attention des voyageurs et des personnels de santé. Par ailleurs, il est fortement recommandé aux populations de procéder à un lavage fréquent des mains, d’assainir les habitations et de lutter contre la prolifération des rongeurs.

En effet,  l’Hantavirus désigne une famille de virus principalement hébergés par des rongeurs sauvages (souris, rats, mulots). Contrairement à d’autres virus tropicaux, il ne se transmet qu’exceptionnellement d’homme à homme, à l’exception notable de la souche « Andes » mentionnée dans l’alerte. Il se manifeste par deux syndromes graves : la fièvre hémorragique avec syndrome rénal (FHSR) ou le syndrome cardio-pulmonaire à Hantavirus (SCPH), une forme pulmonaire aiguë dont le taux de létalité reste élevé.

Les symptômes initiaux s’apparentent à un état grippal banal, mais peuvent rapidement évoluer vers une détresse respiratoire sévère. À ce jour, il n’existe pas de traitement antiviral spécifique, la prise en charge reposant essentiellement sur le soutien des fonctions vitales en milieu hospitalier.

Le Gabon a désormais une ambassade au Rwanda

Cette représentation diplomatique a été inauguré en marge de l’Africa CEO Forum à Kigali, par le président Oligui Nguema.

 

Le Gabon a inauguré son ambassade à Kigali au Rwanda. Au  cours de cette cérémonie, le chef de l’État a également procédé à l’installation officielle de Son Excellence le Haut-Commissaire, le Docteur Sylver Aboubakar MINKO MI NSEME, appelé à représenter la République Gabonaise auprès des autorités de la République Rwandaise. Selon la communication présidentielle, l’ouverture de cette représentation diplomatique constitue une étape significative dans le renforcement des relations d’amitié et de coopération entre le Gabon et le Rwanda. Elle illustre la volonté des deux pays de consolider leurs échanges dans les domaines politique, économique, culturel et scientifique, tout en favorisant une coopération Sud-Sud dynamique et porteuse d’opportunités pour leurs peuples.

Cette initiative traduit également l’importance particulière que le Président de la République accorde à la diplomatie et au rayonnement international du Gabon. Depuis son accession à la magistrature suprême, Son Excellence Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA œuvre activement à renforcer la présence diplomatique du Gabon à travers le monde, à dynamiser les partenariats stratégiques du pays et à promouvoir une diplomatie proactive au service du développement national.

Par cette inauguration, le Chef de l’Etat réaffirme sa volonté de faire de la diplomatie gabonaise un levier majeur de coopération, de dialogue et de prospérité partagée sur le continent africain et au-delà. Le Président de la République a adressé ses félicitations au Haut-Commissaire Sylver Aboubakar MINKO MI NSEME et lui a exprimé toute sa confiance dans la réussite de sa mission, qui consistera à œuvrer au renforcement des liens d’amitié et de coopération entre le Gabon et la République Rwandaise.

 

 

Libreville va abriter la 17e réunion de la commission de l’Union Africaine

La Commission de l’Union africaine (UA) organisera à Libreville (Gabon) sa 17e réunion de haut niveau sur la promotion de la paix, de la sécurité et de la stabilité en Afrique, les 21 et 22 mai 2026.

 

 

La retraite se tiendra sous le patronage de Mahmoud Ali Youssouf, Président de la Commission de l’Union africaine. Et sera  placé  sous le thème « Renforcer les cessez-le-feu, le dialogue national et la réconciliation pour une paix durable ».  Le programme de deux jours comprendra des séances plénières de haut niveau, des entretiens thématiques et des échanges entre dirigeants.

Les discussions porteront sur la mise en œuvre des accords de cessez-le-feu ; le rôle des femmes et des jeunes dans les processus de paix, notamment à travers FemWise-Africa et le Réseau des Jeunes Sages ; et les réflexions d’anciens chefs d’État sur la gouvernance, la médiation et les initiatives de paix menées par l’Afrique. Ce séminaire devrait permettre d’adopter des messages clés et des recommandations concrètes visant à renforcer l’architecture de médiation, de diplomatie préventive et de gestion des conflits de l’Union africaine.

La rencontre verra la présence de nombreux représentants à savoir: les envoyés spéciaux, les représentants spéciaux et permanents de l’UA, les membres du Groupe des Sages, les représentants spéciaux du Secrétaire général et les envoyés spéciaux des Nations Unies, les représentants des Communautés/Mécanismes économiques régionaux (CER/MR), des experts et d’autres acteurs concernés.

Maintien d’Alain Claude Billie-By-Nze en prison: EPG dénonce plusieurs irrégularités

Le parti Ensemble pour le Gabon de l’ancien premier ministre Alain Claude Billie-By-Nze, a dans un communiqué dénonce plusieurs irrégularités dans la procédure judiciaire et demande l’annulation des mesures prises contre lui.

 

Après la décision du tribunal de maintenir l’opposant Alain Claude Billie-By-Nze en prison,  en rejetant sa demande de liberté provisoire introduite par ses avocats vendredi 15 mai dernier,  le parti politique a annonce avoir pris acte avec « indignation » de cette décision. Pour le parti, la justice gabonaise vient de franchir un seuil particulièrement grave dans l’effondrement de l’État de droit et confirme, aux yeux du peuple gabonais comme de la communauté internationale, l’emprise assumée du pouvoir exécutif sur l’appareil judiciaire.
Malgré les violations répétées du principe du contradictoire, les atteintes manifestes aux droits de la défense, les incohérences juridiques dénoncées par les avocats ainsi que les nombreuses irrégularités ayant entaché la procédure, la chambre d’accusation a choisi de sacrifier le droit au profit d’une logique politique.Cette décision confirme malheureusement ce que redoutaient de nombreux Gabonais : l’emprise grandissante de l’exécutif sur le pouvoir judiciaire.  Peut-on lire dans le communiqué.

Pour EPG, le Gabon  assiste ainsi à une  » dangereuse dégradation de l’État de droit ». Le parti explique que le maintien en détention de M. Alain-Claude Bilie-By-Nze confirme qu’il ne s’agit pas d’une simple affaire judiciaire. C’est une affaire politique et internationale. A cet effet, EPG prévient  que le combat va désormais changer d’échelle toutes les voies de recours nationales et internationales seront engagées jusqu’à la libération totale et sans condition d’Alain Claude Billie-By-Nze, son blanchiment complet et la reconnaissance des violations de droits commises dans cette procédure.

Notons qu’il est en prison pour une affaire qui remonte en 2008 dans l’organisation de l’ancienne fête nationale des cultures alors qu’il etait encore pesident du comite d’organisation. L’enquête, fait suite à une plainte déposée par une citoyenne gabonaise  qui portent sur le non-remboursement d’une somme de 5 millions de FCFA (environ 7 625 euros) qui lui aurait été remis à la suite de l’organisation des festivités de la Fête des cultures.