Af’Sud: 3000 agents de SAA choisissent le départ volontaire

Inquiets de l’avenir que pourrait leur réserver la restructuration de South African Airways, plus de 3000 travailleurs de cette compagnie ont décidé de prendre l’argent offert dans le cadre d’une « indemnité de départ volontaire » et de le déposer à la banque, ont annoncé jeudi leurs syndicats.La SAA est confiée à un groupe de praticiens des affaires nommés par le gouvernement qui tentent de la réaménager et de la remettre dans les airs.

Ce processus, cependant, n’a pas gagné la confiance des travailleurs qui sont restés des mois sans salaires et attendaient maintenant avec impatience les indemnités de départ volontaire convenues le mois dernier, ont indiqué les syndicats.

Les professionnels du monde des affaires de la SAA offrent une « indemnité de départ volontaire » à tout membre du personnel disposé à quitter le navire avant d’être exclu de la liste de paie de 4777 membres.

Selon les syndicats, ces forfaits vont de paiements garantis de 21.000 dollars par employé et jusqu’à 118.000 dollars chacun pour les pilotes.

Dans le cadre de ce plan, quelque 1000 employés seraient retenus pour diriger la compagnie aérienne nationale restructurée, ont-ils déclaré.

Au total, 3142 employés ont demandé les indemnités de départ, laissant les professionnels du commerce avec un autre casse-tête : combler le vide créé avec des employés nouveaux et bien formés.

Les syndicats ont déclaré que le nombre élevé de membres du personnel souhaitant quitter la SAA était dû au fait que les travailleurs étaient restés sans salaires au cours des quatre derniers mois et luttaient maintenant pour survivre pendant le confinement lié au coronavirus.

Covid-19: une ministre Sud-africaine réfute les allégations de corruption

La ministre de l’Education de base, Angie Motshekga a nié être impliquée dans une affaire de corruption présumée dans l’acquisition de biens et services destinés aux écoles dans le cadre de la lutte contre le Covid-19, a appris APA mercredi.La ministre a déclaré que les allégations selon lesquelles son mari était impliqué dans des achats présumés de produits Covid-19 étaient « désespérés et farfelus ». 

Sur les réseaux sociaux, le mari de la ministre, Mathole Motshekga, qui est également un universitaire et un politicien, a été accusé d’implication dans la production de produits d’assainissement pour les écoles dans le cadre de la lutte du pays contre le virus.

« Ces allégations sont absolument fausses et totalement malveillantes », a martelé la ministre. 

« Le Dr Mathole Motshekga, époux de la ministre Angie Motshekga, ne possède pas ou ne prévoit pas de posséder une usine qui produit ou fournit des assainisseurs ou des équipements de protection individuelle aux écoles », a déclaré le bureau de la ministre dans un communiqué.

Le bureau a souligné que le mari de la ministre était en effet un politicien à part entière et un membre de longue date du Parlement, en plus d’être professeur de droit et de sciences politiques.

Mais il n’était pas impliqué dans les allégations de malversations rapportées sur les réseaux sociaux, a déclaré le bureau. 

« Professeur de droit et de sciences politiques reconnu par de nombreuses universités prestigieuses du pays, le Dr Motshekga passe son temps à lire, écrire et donner des conférences locales et internationales sur le patrimoine africain, les lois et les sciences politiques », a ajouté le bureau.

Af’Sud: un comité ministériel va enquêter sur la corruption liée à la Covid-19

Un comité ministériel chargé de faire la lumière sur les allégations de corruption liées à la riposte du pays face à la pandémie de coronavirus a été nommé, a annoncé hier jeudi le président Cyril Ramaphosa.La mise sur pied de ce comité fait suite à une décision du Cabinet prise lors de sa réunion, qui a également nommé le ministre de la Justice et des Services correctionnels, Ronald Lamola à la présidence du groupe, a déclaré le président.

Le comité examinera les allégations de corruption dans l’achat d’équipements de protection individuelle, de biens et de services fournis dans le but de contenir et de répondre à la pandémie de Covid-19, a poursuivi Ramaphosa.

Le président a également indiqué qu’il avait demandé à tous les ministres et Premiers ministres régionaux de fournir des informations sur les marchés publics de Covid-19, sur les noms des entreprises et les détails des appels d’offres et des contrats attribués par les ministères nationaux, les gouvernements provinciaux et les entités publiques pendant l’état actuel de la catastrophe.

Le gouvernement a été critiqué à la suite d’informations selon lesquelles des appels d’offres et des contrats d’achat de biens et de services auprès de divers clients avaient fait l’objet de malversations au cours des quatre derniers mois du virus.

En fait, les procédures d’achat habituelles strictes de l’administration pour sécuriser les biens et services de l’État ont été levées afin d’accélérer le processus de sécurisation des équipements et services d’urgence nécessaires pour arrêter la maladie.

Le comité devra rédiger un rapport complet que le président a l’intention de publier à titre d’information publique, a expliqué le président.

Outre le comité ministériel, Ramaphosa a également ordonné aux agents de sécurité d’enquêter sur les personnes soupçonnées de corruption lors de l’acquisition des biens et services pour endiguer la Covid-19.

L’Afrique du Sud utilise le remdésivir pour traiter la Covid-19

Le remdésivir, médicament très prisé pour le traitement du coronavirus, est maintenant disponible en Afrique du Sud, a annoncé mercredi une société pharmaceutique locale.Le fabricant local, CIPLA Afrique du Sud, a déclaré que le médicament qui est réputé être efficace dans la prise en charge des patients gravement atteints de Covid-19, était maintenant disponible dans le pays. 

L’annonce de CIPLA intervient après que l’Autorité sud-africaine de réglementation des produits de santé a donné son feu vert à l’utilisation du remdesivir dans les hôpitaux du pays. 

L’entreprise locale a commencé à fabriquer le médicament suite à un accord avec Gilead Sciences Incorporated, qui possède la marque déposée du médicament. L’accord a conduit Gilead à accorder à CIPLA une licence de fabrication et de distribution de ce médicament antiviral dans 127 pays, dont l’Afrique du Sud. 

Le médicament a été délivré pour la première fois par la Food and Drug Administration américaine en mai après qu’une étude ait montré qu’il réduit le temps de guérison chez les patients atteints de la Covid-19.

Af’Sud : report du paiement de 300 millions $ de droits d’accise sur les ventes d’alcool

Le gouvernement sud-africain a reporté le paiement de 300 millions de dollars de droits d’accise sur les ventes d’alcool que lui devait l’industrie de l’alcool du pays pendant 90 jours à compter du mois d’août, a appris APA mercredi.Le Trésor public a déclaré qu’il avait accordé un tel moratoire à la suite de la demande de l’industrie des alcools de suspendre le paiement afin de soulager sa situation économique pendant l’interdiction des ventes d’alcool durant la période de confinement.

En raison de cette évolution, la porte-parole de l’industrie sud-africaine de l’alcool, Sibani Mngadi, a décrit le report comme « un grand soulagement ».

« Le coût de la taxe d’accise est une partie importante du coût des entreprises, et nous apprécions la réponse positive que nous avons reçue du fisc », a déclaré Mngadi.

Elle a indiqué que cela contribuerait grandement à « minimiser le risque que nous avons actuellement concernant l’emploi et honorer nos obligations envers les fournisseurs ». Elle a ajouté que le secteur était en train de négocier avec le gouvernement pour que l’interdiction soit levée afin qu’il puisse recommencer à payer ses impôts.

L’interdiction de vente d’alcool par le gouvernement a été appliquée en raison de la crainte que les accidents induits par la consommation d’alcool ne submergent le système de santé sud-africain, au détriment du traitement des patients de la Covid-19.

Covid-19: Ramaphosa promet de mettre fin aux détournements de fonds

Le président Sud-africain, Cyril Ramaphosa, a dit être prêt à faire face aux détournements présumés de fonds publics destinés à atténuer les effets de la pandémie de coronavirus pendant ces quatre mois de confinement, a appris APA mercredi.Le président s’exprimait, hier lundi, en réponse aux plaintes du public concernant la gestion, par son gouvernement, des 29 milliards de dollars américains de fonds d’aide accordés à des institutions et des individus qui n’ont pas été correctement gérés en raison de prétendus « détournements » par des fonctionnaires.
 
Ces fonds de secours étaient destinés à l’achat d’équipements médicaux nécessaires aux hôpitaux et aux travailleurs de la santé, et à la protection de ceux qui ont perdu leur emploi en raison du confinement en leur versant 20 dollars par mois.
 
Selon les allégations, les fonds de secours ont plutôt été utilisés pour acheter des équipements de protection individuelle à des prix gonflés, des colis de nourriture sont stockés au lieu d’être distribués aux nécessiteux, et d’autres ressources de l’État destinées aux vulnérables et aux démunis sont détournées.
 
M. Ramaphosa a déclaré que toutes ces manigances allaient bientôt cesser, qualifiant ces pratiques d’« odieuses » et que leurs auteurs seraient traités « avec fermeté et sévérité ».
 
« Tenter de tirer profit d’une catastrophe qui coûte la vie à notre peuple chaque jour est un acte de charognard », a déclaré M. Ramaphosa.
 
Il a ajouté: « Alors que nous nous trouvons en proie à la plus grande urgence sanitaire que notre pays ait connue depuis plus d’un siècle, nous sommes témoins de vols commis par des individus et des entreprises sans conscience. Malheureusement, ce comportement insidieux ne se limite pas aux petites entreprises, mais aussi aux grandes », a-t-il martelé.

Covid-19 : l’Afrique du Sud dans un tourbillon

La nation arc-en-ciel paie un lourd tribut au nouveau coronavirus qui menace de la plonger dans sa pire récession depuis près d’un siècle.L’Afrique du Sud a franchi, samedi dernier, la barre du demi-million de contaminations, soit 53,5 % des cas de Covid-19 recensés sur le continent africain. Le 27 mars 2020, elle enregistrait son premier mort lié au coronavirus. Depuis, le virus a coûté la vie à plus de 8000 personnes.

La semaine dernière, en moyenne, près de 10.000 cas ont été diagnostiqués par jour. Le cumul des infections fait du pays de Nelson Mandela, le plus impacté en Afrique, très loin devant l’Egypte ou encore le Nigeria.

Gwede Mantashe et Thembelani Thulas Nxesi, respectivement ministres sud-africains de l’Énergie, et de l’Emploi et du Travail ont même contracté cette maladie contagieuse qui ne se soucie pas de la condition sociale. 

« L’Afrique du Sud peut malheureusement être un précurseur, elle peut être un avertissement pour ce qui va se passer dans le reste de l’Afrique. Nous devons prendre au sérieux (la situation de ce pays) », a averti Michael Ryan, le Directeur des urgences de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). 

A l’échelle planétaire, cet État de 58 millions d’habitants est le cinquième pays le plus touché par la pandémie derrière les États-Unis, le Brésil, l’Inde et la Russie. La province du Gauteng, où se trouvent Johannesburg et Pretoria, est l’épicentre de l’épidémie en Afrique du Sud. Plus d’un tiers des personnes testées positives y sont localisées.

Dans cette riche province, les gratte-ciels contrastent avec les bidondilles où s’entassent des milliers de familles, rendant chimérique le respect des mesures barrières. 

Pour freiner la circulation du virus, le gouvernement a dû appliquer, au mois de mars, un confinement strict. Cette mesure sanitaire, levée deux mois plus tard, a fragilisé l’économie du pays le plus industrialisé d’Afrique. 

Selon le bureau sud-africain des statistiques, le taux de chômage était évalué à 30,1 % de la population active au premier trimestre 2020. Son plus haut niveau. 

Pire, d’après la Chambre de commerce, ce chiffre pourrait atteindre 50 % en raison de cette crise sanitaire sans précédent. Au terme de cette année, le Produit Intérieur Brut (PIB) de l’Afrique du Sud devrait baisser de 7,2 % à en croire le ministre des Finances, Tito Mboweni. 

Pour se relever, ce pays émergent exécutera un plan de relance économique chiffré à 30 milliards de dollars et financé sur fonds propres. Le Fonds Monétaire International (FMI) a aussi accordé une aide d’urgence de 4 milliards de dollards à la nation arc-en-ciel. 

Mais ces dernières semaines, la gestion de cette manne financière a mis à nu les tares du système politique sud-africain. Khusela Diko, la porte-parole du président Cyril Ramaphosa, est sur la sellette. L’entreprise de son mari est soupçonnée de surfacturation dans la fourniture de masques chirurgicaux à la province du Gauteng. 

D’un montant global de 7 millions de dollars, le contrat de la société incriminée révèle que ces masques étaient cédés contre 3,40 dollars l’unité alors que la loi en la matière indique qu’ils devraient coûter 70 centimes. Un scandale financier dont se passerait le successeur de Jacob Zuma qui a érigé au rang de priorité la lutte contre la corruption.

Af’Sud: Toyota investit 147 millions de dollars dans une usine de voitures

Toyota Afrique du Sud va investir 147 millions de dollars américains dans une usine de voitures hybrides implantée dans la province du KwaZulu-Natal, a annoncé à Durban la ministre du Développement économique, du tourisme et des affaires environnementales, Nomusa Dube-Ncube.

S’exprimant suite à l’annonce mercredi, Mme Dube-Ncube a déclaré que cet investissement de plusieurs millions de dollars de Toyota permettrait de produire la première voiture « hybride à synergie » (pétro-électrique) dans le pays, dans l’usine Prospecton de la ville portuaire de Durban.

 Exprimant sa gratitude au constructeur automobile pour cet investissement, Mme Dube-Ncube a déclaré que le secteur automobile avait subi des milliards de pertes à la suite de la pandémie de Covid-19 – « des millions de personnes étant confrontées à une pauvreté abjecte ».

 Elle a remercié les dirigeants de Toyota d’avoir travaillé avec son gouvernement provincial pour renverser la situation, malgré les défis créés par la pandémie.

 La ministre régionale a noté que son gouvernement provincial œuvrait rapidement pour que la zone économique spéciale du parc des fournisseurs automobiles, située au sud de Durban, soit opérationnelle d’ci 2021.

 Le parc, une fois terminé, devrait créer environ 1 339 emplois. Les véhicules seront exportés vers l’Europe et en Afrique.

Af’Sud: l’cône anti-apartheid Mlangeni inhumé à Johannesburg

Le combattant de la liberté tombé en Afrique du Sud, Andrew Mlangeni, « appartenait à une époque de lutte inlassable de sacrifice, de service d’honneur et d’intégrité », a déclaré mercredi le président Cyril Ramaphosa.Le président faisait son éloge funèbre en l’honneur du défunt militant de la lutte lors des funérailles de Mlangeni qui ont eu lieu sur le campus de Soweto de l’Université de Johannesburg.

Selon Ramaphosa, Mlangeni a vécu à une époque de dirigeants qui avaient incarné le meilleur de l’humanité afin de libérer leurs concitoyens opprimés sous le régime de l’apartheid.

Pour cette raison, l’héritage de Mlangeni vivra dans la liberté ressentie et vécue par les Sud-Africains aujourd’hui, a poursuivi le président.

Mlangeni, qui était le dernier accusé lors du procès de Rivonia aux côtés de Nelson Mandela et de sept autres soldats d’Umkhonto weSizwe, est décédé la semaine dernière dans un hôpital militaire de Pretoria après s’être plaint de douleurs abdominales à l’âge de 95 ans.

Le service funèbre de Mlangeni a été suivi d’un service funéraire au cimetière de Roodepoort, où il a été inhumé à côté de sa femme, lors d’une cérémonie supervisée par les militaires du pays. 

Af’Sud: Ramaphosa poussé à limoger une assistante accusée de corruption

Quelques jours à peine après avoir annoncé à ses compatriotes qu’il avait ordonné une répression sévère contre les personnes corrompues qui abusent des contrats de la Covid-19, le président sud-africain, Cyril Ramaphosa, fait l’objet de pressions pour renvoyer une proche collaboratrice accusée des mêmes pratiques.L’assistante en question est la porte-parole du président, Khusela Diko, dont le mari a obtenu un contrat de 7,4 millions de dollars avec le ministère de la Santé du gouvernement de la province de Gauteng pour lui fournir des équipements de protection individuelle (EPI).

Alors que Diko et son mari ont nié tout acte répréhensible, le chef du Parti des combattants de la liberté économique (EFF), Julius Malema, a déclaré hier mardi que le mari de Diko n’aurait pas pu remporter le contrat de fourniture d’EPI au gouvernement provincial de Gauteng sans l’influence de son épouse.

Et Malema de déclarer : « Le président doit faire la chose honorable et lui demander de se retirer pour défendre l’intégrité et l’image de ce Bureau (Présidence) ».

En tant que dirigeant qui a fait campagne pour la présidence pour mettre fin à la corruption dans le pays, Ramaphosa « doit montrer l’exemple », a ajouté Malema.

Pour sa part, la Présidence a indiqué que le Bureau attendait plus d’informations sur les événements liés à l’attribution du contrat au mari de Diko et à son entreprise.

En outre, la Présidence a déclaré que Diko avait pris un congé et renoncerait temporairement à son rôle au sein du gouvernement, remerciant la Présidence d’avoir accepté sa demande.

Covid-19 : l’opposition sud-africaine rejette le prêt du FMI

Les partis d’opposition sud-africains, par la voix du Economic Freedom Front (EFF), ont exprimé mardi leur désapprobation quant à la décision du gouvernement d’emprunter 4,3 milliards de dollars au Fonds monétaire international pour aider le pays à résister aux effets de la pandémie de coronavirus.Selon le FMI, Pretoria devait rembourser le prêt en cinq ans à un taux d’intérêt d’un peu plus de 1%.

 Le porte-parole du parti EFF, Vuyani Pambo, a exprimé la crainte que les fonds soient assortis de conditions strictes qui compromettraient en fin de compte la souveraineté du pays.

 Un autre parti d’opposition, le Congrès du peuple (COPE), a également réagi négativement à l’annonce du prêt lundi.

 Le porte-parole du COPE, Dennis Bloem, a déclaré qu’en raison de la corruption rampante dans le pays, il n’y avait aucune garantie que les fonds empruntés seraient utilisés aux fins prévues.

 C’est la première fois que l’Afrique du Sud se tourne vers l’institution de Breton Woods pour ce type de transaction, et les partis d’opposition ont blâmé le président Cyril Ramaphosa et le ministre des Finances Tito Mboweni pour cette tournure des événements.

 L’Afrique du Sud fait partie des 70 pays qui ont accepté des prêts financiers du FMI afin de les aider à protéger leur économie des effets négatifs de la pandémie de Covid-19.

 Le virus a tué plus de 7.000 personnes sur 452.529 cas depuis mars, a déclaré mardi le ministre de la Santé, Zweli Mkhize.

Covid-19: pkus de 4 milliards US du FMI à l’Afrique du Sud

Le Fonds monétaire international (FMI) a accordé un prêt de 4,3 milliards de dollars américains à l’Afrique du Sud afin d’atténuer les impacts socio-économiques de la pandémie de coronavirus dans le pays, a appris APA mardi.Selon le FMI, Pretoria a accès au financement dans le cadre de l’instrument de financement rapide du Fonds pour amortir les impacts économiques négatifs de la pandémie de Covid-19. 

Ce « soutien financier d’urgence » est assorti de taux d’intérêt très bas par rapport aux coûts d’emprunt plus élevés auxquels le pays était généralement confronté. 

En vertu des droits de tirage spéciaux du FMI, le prêt serait payable sur trois à cinq ans à un taux d’intérêt d’un peu plus d’un pour cent, a déclaré l’organisme financier basé aux États-Unis. 

C’est la première fois que Pretoria obtient un prêt du FMI depuis l’aube de la démocratie en 1994.

Plus de 70 pays ont reçu une aide financière du FMI pour les aider dans leurs efforts visant à amortir l’impact de la pandémie de Covid-19, a déclaré le FMI. 

Le prêt à faible taux d’intérêt du FMI intervient après que la Banque africaine de développement a approuvé la semaine dernière un prêt de 280 millions de dollars à l’Afrique du Sud dans le cadre de la facilité d’intervention de la BAD pour lutter contre la pandémie de Covid-19.

En outre, Pretoria a récemment obtenu un prêt de 965 millions de dollars de la Nouvelle Banque de Développement (NDB) pour aider le pays dans son programme d’urgence Covid-19. 

La NDB est une institution financière gérée par un groupe d’économies émergentes comprenant le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud, communément appelés les pays BRICS. 

Au total, l’Afrique du Sud a obtenu une aide financière de plus de 5,3 milliards de dollars américains de la part des institutions financières internationales, selon le ministre des Finances Tito Mboweni. 

Pour sa part, le pays a dépensé 30 milliards de dollars US de ses propres ressources financières pour aider à atténuer les problèmes exposés par la pandémie, qui a tué plus de 6.000 personnes depuis son apparition en mars de cette année, a révélé le ministre lundi.

Af’Sud: Ramaphosa appelle à l’unité pour bâtir une économie inclusive

Le président sud-africain, Cyril Ramaphosa a exhorté lundi ses compatriotes à travailler collectivement à la construction d’une économie inclusive basée « sur des règles du jeu équitables ».Dans son message hebdomadaire à la nation, Ramaphosa a déclaré que la récession de son pays et l’économie touchée par le coronavirus devaient suivre ses propositions de développement visant à réduire son taux de chômage actuel de 30%.

Selon lui, le taux de chômage pourrait bientôt augmenter, à moins que l’Afrique du Sud ne donne plus d’élan à ses projets de recherche de « nouvelles sources de croissance dans un contexte fondamentalement différent ».

« Bon nombre des domaines que nous avions identifiés auparavant restent pertinents et urgents – comme le secteur des petites et moyennes entreprises en croissance et le secteur agricole qui assure la sécurité alimentaire.

« Certains secteurs ont pris une nouvelle signification. Nous devrions, par exemple, profiter de cette opportunité pour bâtir une économie plus verte, nos entrepreneurs pénétrant de nouveaux domaines, tels que les voitures hybrides, les piles à combustible, les batteries de stockage et la valorisation des déchets ».

Ramaphosa s’est dit convaincu que les plans mis en place en février (état du budget) avant que la pandémie ne frappe le pays, et ceux mis en place pour maintenir l’activité économique pendant le confinement, permettraient la reconstruction de l’économie.

Cependant, cela nécessiterait une aide extérieure au gouvernement et un engagement résolu à agir.

« Dans toutes les propositions de développement avancées ces dernières semaines, l’accent est mis sur l’amélioration de l’exécution.

« Nous devons regarder en dehors de l’Etat. Nous devons rassembler les meilleures compétences locales disponibles, que ce soit dans les affaires, le monde universitaire ou la société civile, pour soutenir notre programme de développement commun », a conclu le président.

L’ANC rend hommage à l’icône anti-apartheid, Andrew Mlangeni

Le président sud-africain, Cyril Ramaphosa a conduit, hier dimanche, ses collègues membres du Congrès national africain (ANC, au pouvoir) pour honorer l’icône anti-apartheid, Andrew Mlangeni.Les funérailles de Mlangeni auront lieu mercredi sur le campus de Soweto de l’université de Johannesburg.

Dans son hommage, Ramaphosa a décrit Mlangeni comme un « phare de leadership » dont la mort a marqué la fin d’une génération d’histoire et laissé l’avenir entre les mains de ceux qui sont restés.

« Avec son décès, Mlangeni a en effet passé le relais à ses compatriotes pour construire l’Afrique du Sud pour laquelle il s’est battu pour la libérer et la reconstruire », a déclaré Ramaphosa. Mlangeni a défendu les valeurs nécessaires pour ce faire, y compris la dignité et l’opportunité pour tous, et sa vie dramatique était un exemple unique d’héroïsme et d’humilité habitant la même personne », a déclaré Ramaphosa.

De son côté, Tokyo Sekgwale, membre senior de l’ANC, a partagé ses souvenirs du regretté Mlangeni, affirmant qu’il ne fallait pas seulement se souvenir de lui comme quelqu’un qui s’est battu contre l’administration corrompue de l’ancien président Jacob Zuma, mais comme un homme de principe et un combattant pour la justice.

Le trésorier général de l’ANC, Paul Mashatile, a déclaré que même dans ses derniers jours, Mlangeni a consacré son temps à garantir la réalisation d’une Afrique du Sud idéale.

Mlangeni était le dernier prévenu du procès pour trahison de Rivonia et a été emprisonné aux côtés de Nelson Mandela en 1964.

Il est décédé à l’âge de 95 ans des suites d’une douleur abdominale à l’hôpital militaire de Pretoria où il avait été admis, selon sa famille. Mlangeni avait passé 26 ans en prison et était le dernier des huit accusés au procès de Rivonia.

Covid -19: l’Afrique du Sud ferme les écoles

Les autorités sud-africaines ont décidé de fermer les écoles publiques pendant quatre semaines suite à une augmentation des cas de coronavirus et des décès, a déclaré le président Cyril Ramaphosa.« Le gouvernement a décidé que toutes les écoles publiques devraient faire une pause pendant les quatre prochaines semaines. Cela signifie que les écoles seront fermées à partir du 27 juillet et rouvriront le 24 août », a annoncé le président jeudi soir.

 Lors d’une adresse à la nation, M. Ramaphosa a déclaré que son gouvernement avait pris cette décision après avoir consulté les différentes parties prenantes, dont les syndicats d’enseignants.

 Bien qu’il ait été difficile de trouver un consensus sur la meilleure approche, il a été convenu que la santé des élèves et des enseignants restait primordiale pour le pays, a déclaré le président.

 M. Ramaphosa a ajouté que la fermeture des écoles était conforme aux directives de l’Organisation mondiale de la santé, qui avertit les pays de ne pas rouvrir les écoles alors que les cas de transmission locale du coronavirus sont en hausse.

 Cette évolution n’affectera cependant pas les élèves de terminale et leurs enseignants qui ont bénéficié d’une semaine de vacances, alors que ceux de 5eme  seront en vacances pendant deux semaines.

 En raison de cette fermeture, l’année scolaire en cours sera prolongée jusqu’en décembre, a ajouté le président.

 L’Afrique du Sud compte jusqu’ici 408 052 cas de coronavirus pour plus de 6000 morts depuis le début de la pandémie en mars 2020.

L’Afrique du Sud pleure l’icône anti-apartheid Andrew Mlangeni

L’Afrique du Sud pleure l’un de ses combattants de la liberté, Andrew Mlangeni, qui est décédé des suites de douleurs abdominales dans un hôpital militaire de Pretoria, mardi soir, a déclaré la présidence de la République mercredi.Mlangeni, âgé de 95 ans, était l’une des icônes de la lutte et a été jugée lors du procès Rivonia, accusé de trahison aux côtés de Nelson Mandela et d’autres défunts héros de la lutte pour la liberté. 

Jusqu’à sa mort, il était le dernier prisonnier de Rivonia encore en vie après avoir passé 26 ans à Robben Island avec Mandela suite à leur condamnation lors du procès pour trahison en 1964. Il a été membre du Parlement et a pris sa retraite à l’âge de 90 ans en 2014, ajoute la présidence. 

Le président Cyril Ramaphosa a adressé ses « sincères condoléances » à la famille de Mlangeni : « Le décès d’Andrew Mekete Mlangeni marque la fin d’une histoire générationnelle et place notre avenir directement entre nos mains ». 

Le président a ajouté : « Jusqu’à récemment (le jour de son anniversaire en juin), nous pouvions nous asseoir aux pieds de Baba Mlangeni et profiter de sa sagesse et de son engagement indéfectible (malgré son âge très avancé) en faveur d’une vie meilleure pour tous les Sud-Africains. La vie remarquable de Baba Mlangeni a été un exemple unique d’héroïsme et d’humilité chez une même personne et tout au long de sa vie, il est resté un exemple de leadership éthique et de souci de l’humanité dans notre propre pays et dans le monde ».

« Avec sa disparition en tant que dernier survivant de Rivonia, Baba Mlangeni a en effet passé le relais à ses compatriotes pour construire une Afrique du Sud qu’il a combattue pour libérer et reconstruire pendant notre régime démocratique. Il était un défenseur et un exemple des valeurs dont nous avons besoin pour construire une Afrique du Sud qui offre dignité et opportunités à tous et qui prend la place qui lui revient dans la communauté mondiale des nations », a rappelé le dirigeant sud-africain.

Ramaphosa rend hommage au regretté John Lewis du Congrès américain

L’appel du regretté membre du Congrès américain John Lewis à unir l’Afrique et l’Amérique à travers l’affirmation de droits universels de l’homme a été très bien accueilli sur le continent, a déclaré mardi le président sud-africain Cyril Ramaphosa.Lewis, âgé de 80 ans et qui souffrait d’un cancer du pancréas depuis 2019, est décédé la semaine dernière dans un hôpital d’Atlanta, en Géorgie (USA).

Ramaphosa, rendant hommage au défunt législateur américain, l’a félicité pour son activisme dans la lutte de libération de l’Afrique du Sud contre l’apartheid pour mettre fin au racisme légalisé et aux inégalités, afin d’affirmer les droits humains universels sur le pays africain.

John Lewis était un fervent partisan de la lutte de libération de l’Afrique du Sud et avait effectué plusieurs visites en Afrique du Sud, a ajouté le président, ajoutant que Lewis avait rencontré l’ancien président Nelson Mandela peu de temps après sa libération de prison et figurait parmi les invités de l’investiture de Mandela quatre ans plus tard.

« M. Lewis, en tant qu’icône mondiale dans la lutte pour les droits de l’homme et l’égalité, était également un militant des droits civiques qui a consacré sa vie à la réalisation de l’égalité pour tous et à la fin de l’héritage du colonialisme, de l’esclavage et du crime contre l’humanité qu’était l’apartheid », a poursuivi Ramaphosa.

Le dirigeant sud-africain a noté que tandis que Lewis menait une lutte longue et courageuse dans le pays de sa naissance, « il a maintenu une perspective mondiale dans la lutte contre le racisme, apportant son soutien à notre propre lutte à des moments critiques, notamment le massacre de Sharpeville en 1960 ».

« Il a inspiré le mouvement des droits civiques aux Etats-Unis et a mobilisé ce mouvement pour faire pression sur le régime d’apartheid à travers la communauté internationale.

Selon le président, « grâce à son travail au sein du Black Caucus au Congrès, Lewis a mis en place un centre de soutien puissant et influent pour notre lutte de libération ».

 

Covid-19 : Un autre ministre sud-africain hospitalisé

Le Ministre sud-africain de l’emploi et du travail, Thulas Nxesi, est devenu le deuxième membre du Cabinet à se faire hospitaliser après avoir été testé positif au coronavirus, a annoncé mardi la Présidence de la république.Elle explique que Nxesi a été hospitalisé lundi soir, quelques heures seulement après que son collègue, le Ministre des ressources minérales et de l’énergie, Gwede Mantashe, a également été admis dans une clinique pour un traitement contre la Covid-19, après que lui et sa femme se sont isolés pendant une semaine.

Nxesi a reçu vendredi les résultats de son test de dépistage du virus et s’est également placé en auto-isolement, a déclaré le bureau présidentiel.

Son admission à l’hôpital, cependant, a suivi les conseils de ses médecins de quitter son auto-quarantaine pour un traitement pratique à la clinique, dont le nom n’a pas été révélé.

« Nous souhaitons bonne chance aux ministres Nxesi et Mantashe et un prompt rétablissement », a déclaré mardi le ministre à la Présidence, Jackson Mthembu.

L’Afrique du Sud compte à ce jour 373.628 cas confirmés du virus, dont 5.000 décès depuis l’entrée de la maladie dans le pays en mars dernier, a expliqué le ministre de la Santé Zweli Mkhize.

 

Covid-19 : L’Afrique du Sud enregistre 200 décès en 24 heures

Plus de 200 Sud-africains sont morts en 24 heures à cause de la pandémie de coronavirus, représentant le bilan quotidien le plus élevé depuis le début de la maladie dans le pays en mars, a annoncé jeudi soir le ministre de la Santé, Zweli Mkhize.La mort de 216 patients de la Covid-19 est survenue avec l’infection de 324.221 personnes, à la suite de 2.324.923 tests réalisés à ce jour, a déclaré Mkhize, ajoutant que le nombre total de morts dans le pays avait maintenant atteint le chiffre de 4.669.

Au niveau national, 13.172 nouvelles infections ont été signalées au cours du dernier cycle de 24 heures, avec 165.591 guérisons de Covid-19 dans les hôpitaux du pays, a-t-il ajouté.

Parmi les neuf régions du pays, la province de Gauteng est restée l’épicentre de la maladie avec 86 décès enregistrés au cours des dernières 24 heures, suivis de la province du Cap occidental avec 47 décès, selon le ministre.

Outre les nombreux décès, la pandémie a également lourdement pesé sur l’économie du pays – avec trois millions d’emplois perdus depuis mars, a déclaré le président Cyril Ramaphosa lors d’une allocution virtuelle à ses compatriotes.

Pour atténuer le chômage, Ramaphosa a déclaré que son gouvernement avait élaboré un plan pour compenser les dommages causés par le confinement.

« Nous nous engageons à concentrer nos efforts sur la reprise économique. Nous avons mis de côté six milliards de dollars pour la protection et la création d’emplois, et nous travaillons sur une poussée massive de l’emploi grâce aux infrastructures et à l’emploi public », a déclaré le président.

Par ailleurs Ramaphosa a indiqué que les projets d’infrastructures de son gouvernement «impulseraient» de nombreuses activités économiques et créeraient davantage d’emplois.

« Nous avons des projets prêts. Nous avons également des projets du côté de l’emploi public. Nous recalibrerons le programme de travail expérientiel pour nous assurer que nous avons un processus d’emploi public beaucoup plus robuste », a-t-il conclu.

Evolution du coronavirus en Afrique

Le nouveau coronavirus provoque une crise sanitaire inédite dans le monde entier et l’Afrique est de plus en plus touchée. Avec cet article, mis à jour régulièrement, APA suit pour vous l’évolution de la Covid-19 sur le continent.

NOMBRE DE PAYS TOUCHÉS

 
54

NOMBRE DE CAS RECENSÉS

662.948

NOMBRE DE DÉCÈS

14.310

Afrique du Sud : Cas (324.221) – Guérisons (165.591) – Décès (4669)

La nation arc-en-ciel annonce ce jeudi 13.172 cas et 216morts.

Algérie : Cas (21.355) – Guérisons (15.107) – Décès(1052)

585 nouveaux tests positifs ont été effectués aujourd’hui. En plus, il y a eu 12 décès.

Angola : Cas (607) – Guérisons (124) – Décès (28)

Ce jeudi, Luanda rapporte 31 cas et 1 mort.

Bénin : Cas (1378) – Guérisons (557) – Décès (26)

Dans l’ex-Dahomey, c’est le statu quo. 

Botswana : Cas (399) – Guérisons (38) – Décès (1)

Dans ce pays de l’Afrique australe, pas de cas signalés.

Burkina Faso : Cas (1038) – Guérisons (882) – Décès(53)

Au pays des hommes intègres, il y a un cas supplémentaire.

Burundi : Cas (269) – Guérisons (207) – Décès (1)

Ce pays ne recense pas d’infections.

Cabo Verde : Cas (1894) – Guérisons (902) – Décès (19)

Dans cet archipel, 114 cas sont confirmés ce jeudi.

Cameroun : Cas (16.157) – Guérisons (13.728) – Décès(373)

Au pays de Paul Biya, on mentionne 984 cas et 14 décès.

Centrafrique : Cas (4373) – Guérisons (1265) – Décès (53)

En République centrafricaine, il y a onze nouvelles contaminations.

Comores : Cas (321) – Guérisons (302) – Décès (7)

Les îles Comores ne confirment rien.

Congo : Cas (2222) – Guérisons (589) – Décès (47)

Ce pays de l’Afrique centrale n’indique pas d’infections.

Côte d’Ivoire : Cas (13.554) – Guérisons (7363) – Décès (87)

151 cas de Covid-19 ont été notés ce jeudi. 

Djibouti : Cas (4993) – Guérisons (4796) – Décès (56)

Aujourd’hui, huit nouveaux cas sont constatés.

Egypte : Cas (85.771) – Guérisons (26.691) – Décès (4120)

Dans ce grand pays de l’Afrique du nord, on déclare928 cas et 53 morts.

Erythrée : Cas (232) – Guérisons (107) – Décès (0)

Après une longue durée, le virus a récemment refait surface.

Eswatini : Cas (1489) – Guérisons (724) – Décès (20)

L’ex-Swaziland rapporte 55 cas. 

Ethiopie : Cas (8475) – Guérisons (2430) – Décès (148)

Ce pays, abritant le siège de l’Union Africaine (UA), note 294 cas et 2 morts.

Gabon : Cas (6121) – Guérisons (3664) – Décès (46)

Dans le pays d’Ali Bongo, il y a aujourd’hui 95 cas.

Gambie : Cas (78) – Guérisons (34) – Décès (3)

Ce pays enclavé remarque quatorze cas.

Ghana : Cas (26.125) – Guérisons (22.270) – Décès(139)

Accra déclare ce jeudi 873 cas.

Guinée : Cas (6359) – Guérisons (5012) – Décès (39)

Conakry annonce 159 contaminations et 1 mort.

Guinée-Bissau : Cas (1902) – Guérisons (773) – Décès (26)

Ce pays lusophone confirme soixante infections. 

Guinée équatoriale : Cas (3071) – Guérisons (842) – Décès (51)

Malabo n’indique rien ce jeudi.

Kenya : Cas (11.673) – Guérisons (3638) – Décès (217)

Ce pays de l’Afrique de l’est a communiqué 421contaminations et 8 décès.

Lesotho : Cas (256) – Guérisons (48) – Décès (3)

Dans cet Etat enclavé, aucun cas n’est répertorié.

Liberia : Cas (1056) – Guérisons (447) – Décès (51)

Monrovia rapporte 32 cas ce jeudi

Libye : Cas (1652) – Guérisons (379) – Décès (46)

Tripoli décompte 63 cas et 3 morts.

Madagascar : Cas (6089) – Guérisons (2951) – Décès (53)

Dans la Grande île, 484 cas et 10 morts sont attestés ce jour.

Malawi : Cas (2712) – Guérisons (1073) – Décès (51)

Ce jeudi, 98 cas et 8 décès sont rapportés.

Mali : Cas (2440) – Guérisons (1777) – Décès (121)

Ce pays ouest-africain recense sept infections.

Maroc : Cas (16.545) – Guérisons (13.965) – Décès(263)

Ce jeudi, 283 personnes ont contracté le virus dans le Royaume. Et quatre patients sont morts.

Maurice : Cas (343) – Guérisons (331) – Décès (10)

A l’île Maurice, un cas a été détecté ce jour.

Mauritanie : Cas (5659) – Guérisons (2993) – Décès (150)

La République islamique déclare 141 cas et 3 morts.

Mozambique : Cas (1383) – Guérisons (375) – Décès(9)

Maputo constate aujourd’hui 53 infections. 

Namibie : Cas (1032) – Guérisons (31) – Décès (2)

Cet Etat dénombre 72 cas ce jeudi.

Niger : Cas (1102) – Guérisons (993) – Décès (69)

Niamey déclare trois contaminations et un mort.

Nigeria : Cas (34.259) – Guérisons (13.999) – Décès(760)

Ce grand pays de l’Afrique de l’ouest fait part de 643cas et 6 morts.

Ouganda : Cas (1051) – Guérisons (1014) – Décès (0)

Kampala constate huit cas ce jeudi.

RD Congo : Cas (8199) – Guérisons (4248) – Décès(193)

Kinshasa annonce aujourd’hui 36 cas et 1 mort.

Rwanda : Cas (1473) – Guérisons (770) – Décès (4)

Le pays de Paul Kagamé déclare 38 cas.

Sao Tomé-et-Principe : Cas (737) – Guérisons (322) – Décès (14)

Ce pays insulaire du Golfe de Guinée recense cinq cas.

Sénégal : Cas (8481) – Guérisons (5735) – Décès (156)

Ce jeudi, le Sénégal a réalisé 1173 tests dont 112 sont positifs. Il s’agit de 84 cas contacts suivis et 28 cas issusde la transmission communautaire. En outre, trois patients ont rendu l’âme.

Seychelles : Cas (100) – Guérisons (27) – Décès  (0)

Ce pays ne comptait plus de cas actif depuis fort longtemps. Plus maintenant.

Sierra Leone : Cas (1668) – Guérisons (1200) – Décès(64)

Cette nation anglophone indique dix-sept cas ce jeudi.

Somalie : Cas (3083) – Guérisons (1425) – Décès (93)

Les autorités sanitaires ont déclaré sept cas.

Soudan : Cas (10.527) – Guérisons (5601) – Décès (668)

Khartoum n’annonce rien aujourd’hui.

Soudan du Sud : Cas (2153) – Guérisons (1175) – Décès (41)

Le dernier Etat africain indépendant n’indique pas de contaminations.

Tanzanie : Cas (509) – Guérisons (183) – Décès (21)

Ce pays n’annonce rien depuis plusieurs semaines.

Tchad : Cas (886) – Guérisons (799) – Décès (75)

Dans cet Etat dirigé par Idriss Déby, il y a une infection.

Togo : Cas (749) – Guérisons (543) – Décès (15)

Les autorités sanitaires indiquent neuf cas positifs.

Tunisie : Cas (1327) – Guérisons (1093) – Décès (50)

Tunis annonce aujourd’hui huit cas.

Zambie : Cas (1895) – Guérisons (1412) – Décès (42)

Lusaka ne rapporte pas de contaminations.

Zimbabwe : Cas (1362) – Guérisons (425) – Décès (23)

Dans ce pays de l’Afrique australe, il y a 273 nouveaux porteurs du virus et 3 morts.

Af’Sud : 600 pilotes bloquent le démantèlement de South African Airways

-Le gouvernement sud-africain a exhorté mardi 600 pilotes de la compagnie South African Airways à accepter les indemnités de départ que le Plan de sauvetage des entreprises (BRS) leur a proposées.Les mêmes propositions ont été aussi faites à d’autres travailleurs avant que la compagnie aérienne ne soit démantelée pour former une nouvelle entité.

 Le ministère des Entreprises publiques a chargé le BRS de sauver de la faillite SAA à court de liquidités afin de sauver les emplois des quelque 4 700 membres du personnel, dont les 600 pilotes.

 Si les autres représentants des travailleurs ont accepté les indemnités de départ volontaire, le syndicat des pilotes ne l’a pas fait et réclamait des indemnités de départ volontaire plus élevées pour se séparer de la compagnie aérienne. 

Selon le gouvernement, le syndicat des pilotes a également demandé le maintien d’un plus grand nombre de pilotes dans la nouvelle compagnie aérienne – une proposition qui, selon le ministère des Entreprises publiques, transférerait une charge financière à une nouvelle compagnie aérienne qui doit émerger du processus de sauvetage de l’entreprise.

 Selon un communiqué du ministère, « les 600 pilotes de SAA représentent 13% du personnel des compagnies aériennes, et pourtant ils consomment 45% de la masse salariale ».

 « Le moins payé des 170 pilotes seniors de la SAA gagne 200.000 dollars par an, hors avantages et incitations. Sur le budget de 130 millions de dollars proposé pour les indemnités de départ volontaire (VSP), les 600 pilotes recevront plus de 58 millions de dollars », explique le communiqué.

 En tant qu’actionnaire de la compagnie aérienne nationale, le gouvernement a déclaré qu’il était « déçu que les pilotes n’aient pas compris que la SAA était financièrement épuisée, que la compagnie était en cours de redressement et se battait pour sa survie ».

 « Le gouvernement appelle les pilotes à accepter les VSP de la South African Airways et à rejeter les demandes avides de leur syndicat, qui semblent moins que magnanimes », conclut la déclaration du ministère. 

Daesh menace de représailles l’Afrique du Sud

L’Afrique du Sud est sur les nerfs après que l’Etat islamique (EI) a menacé le pays de rester à l’écart de l’insurrection du groupe dans le nord du Mozambique ou de risquer que les militants ne ripostent à l’implication de Pretoria dans ses efforts pour contenir les troubles dans le pays voisin.Daech a publié l’avertissement dans son dernier bulletin d’information, Al-Naba, hier mardi, dans lequel il indique au gouvernement sud-africain de ne pas s’impliquer dans le conflit de la province de Cabo Delgado au Mozambique.

Le groupe terroriste a menacé d’« ouvrir le front de combat » à l’intérieur des frontières sud-africaines si le gouvernement de Pretoria s’impliquait dans la province de Cabo Delgado au Mozambique.

La situation sécuritaire à Cabo Delgado s’est aggravée ces derniers mois, alors que les milices d’Ahlu Sunnah Wal Jamaah ou d’Al-Shabaab, liées à Daech, ont multiplié les attaques contre les civils.

Le groupe extrémiste tente de mettre en place des écoles islamiques qui prêchent une forme extrême d’islam dans la province. 

Ce mercredi, le parti d’opposition, Alliance démocratique (DA) a appelé le gouvernement sud-africain à ne pas prendre la menace du groupe à la légère et a exhorté à engager d’urgence ses voisins dans la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC). 

« En tant que membre de la SADC et de l’Union africaine, nous avons l’obligation de sauvegarder la stabilité de notre pays et de nos voisins », a déclaré Kobus Marais, législateur de la DA et ministre de la Défense.

Il a ajouté qu’il était temps que tous les pays de la SADC se réunissent pour élaborer une stratégie et trouver collectivement des solutions au problème. 

L’opposition souhaite que la force de défense nationale sud-africaine soit déployée contre les terroristes de Daech dans le nord du Mozambique avec le consentement de l’UA et des Nations unies.

Af’Sud: AI appelle à la fin de l’impunité des violences basées sur le genre

La section sud-africaine d’Amnesty International a exhorté le gouvernement et le peuple à mettre fin à l’impunité généralisée qui entoure les violences basées sur le genre (VBG) dans le pays.L’Afriqe du Sud a vu un nombre accru de cas de VBG signalés depuis le début du confinement lié au coronavirus de niveau 3 en juin. L’un des incidents choquants a été celui d’une femme enceinte de Soweto qui a été retrouvée pendue à un arbre. Son corps avait reçu plusieurs coups de couteau.

« Le gouvernement et le peuple doivent lutter contre la violence basée sur le genre avec le même zèle et les mêmes efforts coordonnés qu’ils ont démontrés avec la pandémie de coronavirus », a déclaré, hier jeudi, la Directrice générale d’Amnesty International en Afrique du Sud, Shenilla Mohamed.

Elle a ajouté : « Il est temps de briser le silence. Pas seulement le silence du gouvernement – mais aussi le silence de la société. Chacun de nous se doit de sonner l’alerte sur les abus, d’arrêter les agresseurs et refuser de prendre du recul, et permettre à cette ombre pandémique de violence de se poursuivre ».

L’organisation a réitéré son appel au gouvernement pour qu’il redouble d’efforts pour garantir le respect et la protection des droits des femmes et des filles.

« Le gouvernement sud-africain doit tenir sa promesse d’introduire et de mettre en œuvre sans plus tarder, une législation sur la VBG. Seule une action urgente, décisive et concrète apportera le changement crucial nécessaire pour arrêter la guerre de l’Afrique du Sud contre les femmes et les filles », a-t-elle déclaré.

L’organisation de défense des droits de l’homme réagissait à un débat au Parlement sur la violence basée sur le genre (VBG), organisé cette semaine, sur fond de manifestations devant la Chambre au Cap.

Afrique du Sud : Baisse de 2% du PIB au premier trimestre 2020 – (agence)

L’économie sud-africaine, touchée par la récession et la crise sanitaire du coronavirus, a enregistré une baisse du produit intérieure brut (PIB) de deux pour cent au cours du premier trimestre 2020, a déclaré mardi l’institut de statistiques sud-africain (SSA).Selon un rapport de SAA, la contraction est due au déclin de plusieurs secteurs économiques clés tels que l’exploitation minière, l’industrie manufacturière et le commerce, tandis qu’une récession de 30% a été enregistré pendant la période de confinement. 

 « L’industrie minière et des carrières a chuté de 21,5% et a contribué à la croissance du PIB à hauteur de 1,7 point de pourcentage », a déclaré SSA, ajoutant que la production de minerai de fer, de minerai de manganèse, d’autres minéraux métalliques et de chrome a baissé.

 L’industrie manufacturière s’est contractée de 8,5% au cours de cette période, « sept des dix divisions manufacturières ont enregistré des taux de croissance négatifs au cours du premier trimestre », indique SSA.

 « Les divisions qui ont le plus contribué à la baisse sont le pétrole, les produits chimiques, les produits en caoutchouc et en plastique ; le fer et l’acier de base, les produits en métaux non ferreux, les produits métalliques et les machines, et les véhicules à moteur, les pièces et accessoires et autres équipements de transport », a déclaré l’agence.

 Le secteur de l’électricité, du gaz et de l’eau, souligne l’agence, s’est contractée de 5,6% au cours du premier trimestre, en grande partie en raison de la baisse de la distribution d’électricité et de la consommation d’eau.

 En outre, le secteur du bâtiment a diminué de 4,7%. Des baisses ont été signalées pour les bâtiments résidentiels, les bâtiments non résidentiels et les travaux de construction, a déclaré l’agence.

 Toutefois, l’agriculture, la sylviculture et l’industrie de la pêche ont augmenté de 27,8% et ont contribué à la croissance du PIB à hauteur de 0,5 point de pourcentage, a déclaré Stats SA.

 Cette hausse est principalement due à l’accroissement de la production des grandes cultures, des produits horticoles et des produits d’origine animale.

L’agence Moody’s sceptique quant à la stabilisation de la dette sud-africaine

L’agence de notation mondiale Moody’s a exprimé son scepticisme quant aux efforts de l’Afrique du Sud pour stabiliser en quatre ans son économie touchée par la récession et le coronavirus, comme le prévoit Pretoria, a déclaré l’agence vendredi.Selon Moody’s, « il sera extrêmement difficile » pour le gouvernement du président Cyril Ramaphosa de stabiliser rapidement la situation compte tenu de la dette croissante du pays, exacerbée par la pandémie et le confinement national en cours.

 Le ministre des Finances Tito Mboweni a présenté cette semaine un budget supplémentaire qui prévoit un déficit budgétaire plus important, alors que la dette publique est estimée à plus de trois quarts du produit intérieur brut à moyen terme.

 La solution à ce problème a été que l’Afrique du Sud emprunte des fonds auprès d’organisations financières internationales telles que la Nouvelle Banque de développement du BRICS et un prêt redouté de 4,2 milliards de dollars du Fonds monétaire international est devenu une pomme de discorde entre les partenaires du gouvernement.

 Le parti communiste sud-africain (SACP), partenaire d’alliance du Congrès national africain (ANC) au pouvoir, et plusieurs législateurs ont émis des réserves sur la décision de Mboweni de garantir ces prêts, affirmant que cela compromettrait la souveraineté du pays.  

 Leur argument est que des conditions telles que les ajustements structurels, qui accompagnent normalement les prêts du FMI, ont par le passé mis en faillite leurs bénéficiaires.

 Mais le ministre a déclaré que le prêt qu’il demandait au FMI ne serait pas assorti de telles conditions, ajoutant que le pays devait mobiliser toutes les ressources disponibles afin de stimuler la croissance. 

 L’économie sud-africaine était en récession avant la pandémie de coronavirus et Mboweni prévoyait une contraction de 7,2% de l’économie en 2020.

Af’Sud: un plan pour sauver South African Airways

Le gouvernement sud-africain a appelé mercredi les créanciers à soutenir un plan visant à sauver la compagnie aérienne nationale South African Airways d’une éventuelle faillite.Le ministère des Entreprises publiques a déclaré que « l’approbation du plan de sauvetage de l’entreprise aiderait les créanciers et les employés à être les co-créateurs d’une nouvelle compagnie aérienne », avant le vote de jeudi pour approuver un plan de sauvetage pour la South African Airlines (SAA) à court de liquidités.

 Selon le plan de sauvetage, le gouvernement doit trouver un financement de 6 milliards de dollars US pour restructurer SAA.

 L’argent serait utilisé pour rembourser les créanciers et les 3 000 travailleurs qui devraient être licenciés.

 Les créanciers doivent voter jeudi sur le nouveau plan de restructuration. Toutefois, l’un des créanciers – la compagnie aérienne privée South African Airlink – a saisi la justice mercredi pour tenter d’empêcher le vote d’avoir lieu.

 Le plan a été publié la semaine dernière par les administrateurs de la compagnie aérienne publique SAA, après de longs retards dus à des querelles avec le gouvernement et les 4000 travailleurs de la compagnie aérienne qui sont confrontés à des licenciements massifs.

 Le gouvernement a fait pression sur les administrateurs pour qu’ils sauvent la compagnie aérienne sous une forme ou une autre, même si elle n’a réalisé aucun bénéfice depuis 2011 et a survécu grâce à des plans de sauvetage de l’État pour la maintenir à flot.

 Le plan de sauvetage prévoit également une réduction de la flotte de SAA, une mesure qui est déjà en cours car la majeure partie de la flotte de la compagnie aérienne était louée.

 Comme prévu, les syndicats de la compagnie aérienne se sont opposés au plan de sauvetage en raison des suppressions d’emplois massives prévues, menaçant de poursuivre la compagnie en justice pour faire cesser les licenciements.

Af’Sud : des perspectives historiques se sont dégagées après les émeutes de Soweto

Au moment où les armes se sont tues ce mercredi matin du 16 juin 1976, la police blanche avait fauché au moins 500 étudiants, selon des estimations approximatives de l’époque.Mais selon la croyance populaire, le nombre de morts ce jour-là pourrait avoir atteint plus de 1000 puisque le gouvernement de l’apartheid n’a pas révélé le nombre réel de morts au public.

 Alors que l’introduction de l’afrikaans comme deuxième langue d’enseignement – après l’anglais dans les écoles noires a déclenché l’insurrection contre le gouvernement, la situation aurait pu exploser depuis des années déjà.

 Cela remonte à l’époque où les Européens ont débarqué dans le sud du pays, dans ce qui est appelé aujourd’hui la ville du Cap, où ils s’étaient arrêtés en route vers l’Asie pour des voyages commerciaux.

 L’installation des Afrikaners, originaires de Hollande, en Afrique du Sud au milieu des années 1600 a été le début du cauchemar que les Sud-Africains ont enduré pendant près de 400 ans jusqu’en 1994, lorsque Nelson Mandela est devenu le premier président noir du pays.

 Comme l’histoire l’a montré, les nouveaux colons n’ont jamais caché dès le départ leurs réelles intentions de débarquer en Afrique du Sud, car ils se sont rapidement et par la force emparés des ressources les plus précieuses du pays, notamment les terres.

 Désormais traumatisés, les Africains et anciens propriétaires fonciers n’ont pas pu comprendre ce qui leur arrivait et ont essayé de repousser les envahisseurs blancs pour protéger leurs précieuses terres.

 Malheureusement, les armes de prédilection des Africains, à savoir les knobkerries (coiffes à plumes), les arcs, les flèches et les boucliers, n’ont pas fait le poids face aux « lances bruyantes » qui crachaient de la fumée et les tuaient instantanément.

 Pour résumer, les colons blancs ont complètement déstabilisé le mode de vie des Africains, qui ne pouvaient plus se déplacer librement et ne pouvaient plus se nourrir librement en élevant du bétail, en cultivant des fruits et d’autres produits comestibles.

 Lorsque les Afrikaners se sont emparés de la majorité des terres arables des Africains, les premiers ont forcé ces derniers à venir travailler pour eux sur les terres nouvellement volées.

 La nouvelle vie qui s’est installée sur ces terres s’écartait totalement des anciens modes de vie des Africains. D’étranges cultures de rente comme la canne à sucre, le tabac, le maïs et les pommes de terre ont été introduites, nécessitant ainsi des mains supplémentaires pour travailler dans les fermes afin de les cultiver.

 Ce nouveau mode de vie, calqué sur les événements européens, nécessitait une éducation occidentale, qui fut introduite dans le pays par les colons.

 Mais cela a juste suffi pour permettre aux Africains de savoir comment tenir un compte des récoltes et non pas de progresser vers l’enseignement supérieur.

 Au fil du temps, les Afrikaners néerlandais ont été rejoints par leurs compatriotes européens de Grande-Bretagne pour s’emparer de ce qui restait du butin – des terres et des minéraux.

 Et bientôt, les Britanniques ont remplacé l’Afrikaans comme moyen d’instruction dans les salles de classe africaines – jusqu’à ce que les colons néerlandais reprennent le pouvoir politique en Afrique du Sud lors des élections de 1948.

 Alors que la ségrégation et la discrimination étaient les normes de la vie dans l’Afrique du Sud dirigée par les blancs, le nouveau régime a décidé de les consolider en tant que lois du pays – ainsi l’apartheid, ou la séparation, est né.

 Cinq ans après avoir pris les rênes du pouvoir aux colons anglophones, il n’y avait pas de double langage sur ce que les Afrikaners voulaient dans leurs relations avec les Africains :  « Les autochtones (les noirs) doivent apprendre dès leur plus jeune âge que l’égalité avec les Européens (les blancs) n’est pas pour eux ».

 Cette politique a conduit à l’adoption d’une loi appelée « Loi sur l’éducation bantoue ». Cette loi a introduit un nouveau ministère de l’Education bantoue qui a ensuite été intégré au ministère des Affaires autochtones sous la direction de Hendrik F. Verwoerd, l’architecte des politiques d’apartheid.

 Les dispositions intransigeantes et négatives de la loi sur l’éducation bantoue et certaines déclarations politiques faites par le ministère de l’éducation bantoue ont été directement responsables du soulèvement de Soweto des décennies plus tard.

 Les Africains en avaient assez de voir leurs écoles sous-financées et sous-équipées, alors que celles des Blancs étaient si bien financées qu’elles pouvaient rivaliser avec n’importe quel établissement d’enseignement en Europe.

 Alors que les Africains se plaignaient de cette anomalie, leurs griefs sont tombés dans l’oreille d’un sourd.

 En fait, le gouvernement de l’apartheid a décidé de mettre en place ce qu’il a appelé des « homelands », un programme de colonisation pour les Africains afin de revenir à une nouvelle politique de « développement séparé ».

 Les « homelands » avaient même leurs premiers ministres comme dirigeants.

 Cependant, le programme des homelands a rapidement été discrédité car les entreprises se sont plaintes que le nouveau système les privait de main-d’œuvre en encourageant les habitants des townships à revenir dans les homelands au lieu de rester en ville pour travailler dans leurs usines.

 Et les éducateurs ont exigé des installations plus nombreuses et de meilleure qualité dans les townships comme Soweto. C’est pourquoi le gouvernement de l’apartheid a écouté et a construit des écoles supplémentaires pour accueillir la grande population d’écoliers des townships dans les années 1960.

 Pourtant, les chiffres sur le terrain ont montré que le gouvernement de l’apartheid dépensait beaucoup plus pour l’éducation des blancs que pour le secteur noir.

 Alors que le gouvernement dépensait 100 dollars par an pour chaque élève blanc, l’écolier noir ne recevait que 10 dollars par an. Et en raison du manque de développement de toute installation scolaire pour la population étudiante noire au fil des ans, les écoles africaines ont connu une crise dans les années 1970.

 Par exemple, pendant cette période, 257505 élèves étaient inscrits en première année dans les lycées noirs du pays, qui ne pouvaient accueillir que 38000 élèves.

 Ces frustrations et d’autres encore ont conduit les élèves africains à s’organiser pour présenter leurs griefs aux autorités afin de nettoyer le gâchis que les politiques éducatives de l’apartheid avaient créé en gérant des écoles séparées pour les blancs et les noirs.

 Cependant, au lieu de prendre des mesures pour construire plus d’écoles afin de réduire la surpopulation dans les écoles des communautés noires, le ministère de l’Education bantou a écrit aux institutions pour les informer qu’elles devraient ajouter l’afrikaans comme deuxième langue après l’anglais.

 Si ce « « piège de la double incrimination en matière d’éducation » n’était pas tendu, comme l’indique un spécialiste, leurs écoles seraient privées de fonds par les contribuables blancs qui paient pour l’éducation des Noirs – puisque les recettes fiscales des communautés noires sont utilisées pour gérer les écoles dans les homelands.

 Cette nouvelle politique, proposée en 1975, a rencontré une telle résistance de la part des dirigeants des écoles noires que tout au long de l’année, il y avait des manifestations organisées par des élèves noirs et leurs enseignants – mais sur un ton moins véhément – jusqu’à ce que les conditions soient réunies pour des protestations de grande ampleur.

 Avec la nouvelle politique d’introduction de l’afrikaans comme langue d’enseignement, les enseignants se sont plaints de ne pas être suffisamment compétents dans cette langue pour pouvoir l’utiliser pour enseigner à des étudiants qui ne la parlent pas, car le gouvernement de l’apartheid ne les avait pas préparés (enseignants et étudiants) à cette fin.

 De leur côté, les étudiants de Soweto ont formé un comité d’action le 13 juin 1976, qui a ensuite été rebaptisé « Conseil représentatif des étudiants de Soweto ».

 Le but de ce comité était d’organiser une manifestation pacifique à partir de différentes écoles de Soweto pour marcher jusqu’au stade d’Orlando où ils voulaient se rencontrer et prononcer des discours contre l’introduction de l’afrikaans dans les écoles noires du pays.

 Des organisations nationales telles que la Black Peoples’ Convention, les organisations d’étudiants sud-africains et la Black Consciousness of Steve Biko ont joué un rôle dans la sensibilisation des étudiants aux méthodes de résistance

 Lors des réunions du comité d’action des étudiants, il a été décidé de rejeter publiquement l’utilisation de la « langue de l’oppresseur » et de fixer au 16 juin la date d’une marche de protestation dans les rues poussiéreuses de Soweto, en direction du stade d’Orlando.

 Cette planification des protestations a eu lieu à un moment où les mouvements politiques dirigés par des Noirs, comme le Congrès national africain, le Congrès panafricain et d’autres, étaient interdits dans le pays – et où l’Afrique du Sud était au plus fort de sa mauvaise gestion de l’apartheid.

 Le mercredi matin fatidique, les élèves, armés seulement de livres à la main, se sont mis en route pacifiquement vers le stade d’Orlando, situé à une courte distance.

 Mais dès qu’ils ont remonté la rue, les élèves ont trouvé devant eux les forces de police sud-africaines à la tête blanche, armées jusqu’aux dents de gaz lacrymogène, de balles réelles et de chiens de patrouille.

 Lorsque les élèves et les forces de l’ordre se sont retrouvés nez à nez, les policiers ont littéralement tracé une ligne dans le sable, et ont averti les jeunes de ne pas la franchir. Et s’ils le faisaient, ils seraient confrontés à la violence policière.

 Les élèves, qui avaient déjà ramassé des pierres à la vue des chiens, ont atteint la ligne dans le sable et l’ont franchie un par un.

 S’ils avaient su, en regardant le passé, les dirigeants étudiants n’auraient pas franchi cette « ligne de la mort » pour sauver leur vie, se souvient Seth Mazibuko, 60 ans, l’un des leaders des élèves qui a mené la marche.

 « Si j’avais su que je conduirais ces enfants à se faire tuer par de vieux policiers blancs, je ne l’aurais jamais fait. C’est mon seul regret dans la vie », a déclaré Seth Mazibuko.

 Mazibuko a déclaré que la police leur a lancé des gaz lacrymogènes après avoir franchi cette ligne, et que lorsque cela n’a pas réussi à arrêter les manifestants, les policiers ont lâché les chiens sur eux.

 Mais les chiens ont dû faire face à une pluie de pierres jetées sur eux, les forçant  à battre en retraite. 

C’est après que les chiens n’ont pas réussi à arrêter les élèves, dont certains n’avaient que 13 ans, que les policiers blancs ont impitoyablement ouvert le feu sur ces derniers noirs – les abattant comme des mouches alors que certains prenaient la fuite.

 Le meurtre des élèves et la célèbre photo de Sam Nzima représentant un Hector Pieterson de 13 ans mort, porté par un brave jeune de 17 ans alors que sa sœur Antoinette courait à leurs côtés, ont fait de l’Afrique du Sud un véritable désastre sur le plan des relations publiques.

 Pour la première fois, comme cela s’est produit récemment avec la vidéo de l’Afro-Américain George Floyd, l’image de Nzima racontait graphiquement l’histoire d’un régime d’apartheid cruel qui ne respectait pas les droits de l’homme – même celui des enfants.

 Alors que le reste du monde, sous l’égide des Nations unies, a condamné les actes sanglants du 16 juin, les puissances mondiales que sont les États-Unis et le Royaume-Uni n’ont pas accordé un grand intérêt aux violations des droits de l’homme commises par leurs proches en Afrique du Sud.

 Aujourd’hui, cependant, les élèves de Soweto sont félicités pour leurs actes courageux visant à libérer l’Afrique du Sud de l’esclavage du régime de l’apartheid, dont les actions sanglantes ont conduit le monde entier à se retourner contre Pretoria.

 M. Mazibuko a déclaré qu’il aimerait exhorter les jeunes à faire la fête le jour du 16 juin. « Ce jour férié n’est pas un jour de fête ».

 « Cela me brise le cœur quand je vois des jeunes qui ne le respectent pas. J’appelle les jeunes à se souvenir de ce que nous avons fait pour lutter contre le régime de l’apartheid », a-t-il déclaré.

Af’Sud: Commémoration du massacre de Soweto : un « monde plus juste et plus égalitaire » est possible

Les Sud-Africains célèbrent ce mardi le 44e anniversaire des émeutes de Soweto avec le président Cyril Ramaphosa qui les exhorte à « construire un monde plus juste, plus équitable et plus durable, en paix avec lui-même ».Officiellement connu sous le nom de Journée de la jeunesse en Afrique du Sud, les émeutes du 16 juin 1976 ont été déclenchées par l’annonce du gouvernement de l’apartheid d’introduire le redoutable afrikaans comme langue d’instruction dans toutes les écoles noires.

 Opposés à cette annonce du gouvernement, les élèves ont estimé que l’utilisation de l’afrikaans, langue de l’oppresseur, les opprimerait davantage par le biais de l’éducation.

 Pour exprimer cette colère contre les plans du gouvernement d’apartheid en matière d’éducation, des milliers d’étudiants sont descendus dans les rues de Soweto pour protester. La police de l’apartheid a tué au moins 176 élèves et étudiants en ce mercredi matin fatidique.

 Le premier de ces élèves touché était Hector Petersen, dont le corps était porté par un autre camarade, Mbuyisa Makhuba, âgé de 18 ans, qui s’enfuyait précipitamment de la confrontation pour chercher de l’aide médicale.

 C’est ce qu’illustre l’image emblématique du regretté photojournaliste Sam Nzima, qui s’est propagée dans le monde entier.

 Ce jour, comme l’ont dit certains observateurs, a marqué le début de la fin de l’apartheid.

 L’image d’un Petersen en sang, dans les bras de Makhuba alors que sa sœur Melville Edelstein gémissait à leur côté, a déclenché un retour de bâton fatal contre le gouvernement de la minorité blanche dans la lutte contre l’apartheid.

 18 ans plus tard, le règne de la minorité blanche et l’apartheid avait pris fin avec l’accession du premier homme noir à la présidence de la république, Nelson Mandela – cinq ans après sa libération après 27 ans d’emprisonnement.

 Ramaphosa, l’un des collaborateurs de Mandela, a depuis succédé à son patron.

 

Alors qu’il observait le 44ème anniversaire des manifestations de Soweto mardi, M. Ramaphosa a soutenu ceci: « On demande souvent à ceux d’entre nous qui ont fait partie de mouvements étudiants pendant l’époque de l’apartheid ce qu’ils pensent des jeunes d’aujourd’hui.

 Il y a une tentation de se replier sur la nostalgie des « jours de gloire » de la politique étudiante et de la lutte des jeunes, qui ne seraient jamais reproduits.

 « Tout comme les jeunes d’hier ont défini leur mission, les jeunes d’aujourd’hui ont défini la leur », a-t-il souligné.

 « La jeunesse sud-africaine de 2020 fait plus que répondre à la norme élevée fixée par ses prédécesseurs. Ils sont optimistes, résistants et courageux, souvent face aux circonstances les plus difficiles ».

 

Le président a lancé un défi aux jeunes de concevoir des programmes qui permettraient au pays d’atteindre ses objectifs de développement et de faire face à la crise actuelle du chômage.

 

Il a déclaré que son gouvernement allait désormais s’appuyer sur l’esprit d’innovation et de pionnier des jeunes pour trouver des solutions à la crise du chômage – et que ces solutions leur seraient bénéfiques, ainsi qu’à leurs communautés.

 Le président a observé que « tout au long de l’histoire, les jeunes ont été un moteur de changement ».

 « Au cours des dernières décennies, les jeunes ont mené de nombreuses luttes contre l’injustice, du soulèvement étudiant de 1968 à Paris, au mouvement anti-guerre aux États-Unis dans les années 1960, à la lutte anticoloniale dans de nombreux pays africains et asiatiques, à la lutte contre l’apartheid, au Printemps arabe.

 « Plus récemment, les jeunes ont été à l’avant-garde du mouvement #BlackLivesMatter qui a obtenu un soutien mondial à la suite du meurtre de George Floyd (afro-américain) aux États-Unis ».

 Il a déclaré que les récentes manifestations dans des institutions telles que l’université d’Oxford en Angleterre, où des étudiants ont demandé le retrait de la statue du colonialiste britannique Cecil John Rhodes, tout comme celles qui ont eu lieu en Afrique du Sud il y a cinq ans, montrent que les jeunes du monde entier ont trouvé une cause commune.

 « Ils démolissent des statues et des symboles de racisme, exigent la décolonisation des programmes d’enseignement et demandent aux institutions de s’attaquer au racisme et à l’exclusion sociale.

 « Et donc, alors que nous rendons hommage à la génération de 1976 en cette Journée de la jeunesse, nous saluons également la jeunesse de l’Afrique du Sud post-apartheid, les dignes héritiers de ce noble héritage ».

 Citant l’Initiative présidentielle pour l’emploi des jeunes et le Service national de la jeunesse, le président a déclaré que ces programmes montraient que le gouvernement voulait aider les jeunes du pays à concrétiser leurs idées, de l’incubation à l’ouverture des portes de leurs entreprises.

 Il a encouragé les jeunes à continuer à construire un monde plus juste, plus égalitaire, plus durable et en paix avec lui-même.

L’Union africaine rend hommage à Pierre Nkurunziza

Le président de l’Union africaine Cyril Ramaphosa a rendu hommage mercredi au président burundais Pierre Nkurunziza, décédé mardi 8 juin d’une crise cardiaque à Bujumbura, la capitale de ce pays d’Afrique centrale.Agé de 55 ans, Nkurunziza est décédé mardi dans un hôpital de la capitale burundaise.

 Dans un message adressé au gouvernement et au peuple burundais, M. Ramaphosa, qui est également le président de l’Afrique du Sud, a exprimé ses sincères condoléances au peuple burundais.

 « Le Burundi et toute l’Afrique ont perdu un dirigeant qui était dévoué au développement durable centré sur la population, à l’autosuffisance, à la souveraineté de son peuple et de son pays ainsi qu’à la paix sur le continent », a déclaré le dirigeant sud-africain.

 « C’est sous la direction du président Nkurunziza que le Burundi est devenu l’un des principaux pays contributeurs de troupes à la mission de l’Union africaine en Somalie. Le Burundi a également déployé des troupes en République centrafricaine », a déclaré le président Ramaphosa, qui a salué les bonnes relations bilatérales entre Pretoria et Bujumbura, dans le cadre desquelles l’Afrique du Sud a joué un rôle clé dans le processus de paix au Burundi mené par l’Union africaine, qui a conduit à la signature des accords de paix d’Arusha en 2000.

 M. Nkurunziza a effectué une visite d’État en Afrique du Sud en novembre 2014, au cours de laquelle les deux dirigeants ont signé des accords portant sur la création d’une Commission mixte de coopération (CMC), la coopération culturelle et la décision de créer un conseil d’affaires commun.

 M. Ramaphosa a appelé les Burundais à maintenir la paix et le calme après le décès de Nkurunziza et au lendemain des élections présidentielles, législatives et municipales qui se sont récemment achevées.

La liquidation de South African Express reportée

La compagnie South African Express, à court de liquidités, et qui était dans un processus de liquidation s’est vue octroyer une bouée de sauvetage pour les trois prochains mois, a appris APA mardi.La Haute Cour de Pretoria a déclaré qu’elle avait accordé la prolongation à la compagnie aérienne publique pour donner à ses liquidateurs plus de temps pour voir comment la société en est arrivée à sa mauvaise situation financière actuelle.

Une équipe juridique de Business Rescue Practitioners, chargée de remettre la compagnie aérienne sur ses ailes, a déclaré : « Il y a une forte perspective de flux d’argent ou d’injection de fonds pour que la compagnie aérienne soit sauvée » de la liquidation.

L’équipe n’a toutefois pas révélé les fondements de son optimisme pour le sauvetage de la compagnie aérienne.

South African Express a été mise en liquidation provisoire le 29 avril dernier et le tribunal a depuis lors donné du temps aux parties prenantes qui souhaitent s’opposer à la décision de liquidation définitive à le faire devant les tribunaux.

La compagnie aérienne a reçu le feu vert pour commencer à effectuer des vols locaux, cette semaine, après les mesures d’assouplissement des restrictions annoncées hier lundi.