Agoa : le Gabon parmi les pays exclus du programme 2026

Le Gabon n’a pas été retenu pour le programme AGOA (African Growth and opportunity Act) 2026,  qui est un pilier des relations commerciales Américano-Africaines.

 

Dans un  communiqué publié le 4 février, par le bureau du représentant américain du commerce (USTR), le Gabon est absent de la liste des pays du programme Américain qui a été reconduit pour un an par l’Etat Américain. En effet, les raisons de cette exclusion ne sont pas détaillées dans le communiqué. On sait tout de même concernant les critères de sélection des pays pour le programme de l’Agoa que « Les candidats doivent «établir ou progresser vers une économie de marché, le respect de l’état de droit, le pluralisme politique», «éliminer les obstacles au commerce américain» et «lutter contre la corruption et protéger les droits humains».

Ces critères qui rappellent les défis auxquelles le pays fait faces ces dernières années. Ces critères qui sont entre exigences de réformes structurelles et alignement sur la doctrine «America First», l’économie gabonaise doit naviguer dans un contexte de durcissement des conditions d’accès au marché préférentiel américain. Peut-on lire chez nos confrères de Gabon-Review.

En effet, le Gabon présente paradoxalement une balance d’échanges commerciaux bilatéraux en nette progression, atteignant 426,2 millions de dollars en 2024, soit une hausse de 23,1 % sur un an.  « L’inéligibilité du Gabon contraste singulièrement avec la dynamique positive des échanges bilatéraux. Les échanges de biens et de services entre les deux pays ont totalisé 426,2 millions de dollars en 2024, en hausse de 23,1 % (80,1 millions de dollars) par rapport à 2023 » poursuit nos confrères.

Créée par le Congrès américain en 2000, l’AGOA offre aux pays africains éligibles un accès préférentiel au marché américain, avec plus de 1 800 produits exonérés de droits de douane. Chaque année, l’administration américaine procède toutefois à une réévaluation des bénéficiaires, sur la base de critères politiques, économiques et institutionnels.

Oligui Nguema reçoit l’ambassadrice des Etats-Unis au Gabon

Le président de la transition a reçu en audience mardi 20 février 2024, Vernelle Trim Fitzpatrick, venue pour réaffirmer le soutien des USA dans le succès de la transition au Gabon.

 

Renforcer les relations entre le Gabon et les Etats-Unis a été l’une des discussions entre le président de la transition et l’ambassadrice des USA au Gabon. Notamment sur, le renforcement des relations dans les secteurs de l’économie, du commerce et de la Diplomatie. Au cours de cette rencontre, la diplomate a proposé son appui pour le succès de la transition au Gabon.

Le président Oligui Nguema a quant à lui expliqué que la visite de la diplomate américaine « témoigne de l’amitié entre nos nations et de notre volonté commune de renforcer la coopération bilatérale », a indiqué le président Oligui Nguema qui n’a pas manqué d’exprimer à son hôte la volonté du pays de hisser la coopération bilatérale entre le Gabon et les Etats-Unis à un niveau supérieur, dans le cadre d’avantages mutuellement bénéfiques.

Les Etats Unis ont suspendu le Gabon de l’AGOA après le coup d’Etat du 30 août 2023, mais les deux pays poursuivent leur  coopération.

Le Gabon sera exclu de l’Agoa dès janvier 2024

Le président américain Joe Biden a annoncé, le 30 octobre 2023, son intention de mettre fin à la participation du Gabon au programme commercial de l’African Growth and Opportunity Act (Agoa) à compter du 1er janvier 2024, en raison du coup d’Etat du 30 août 2023, avec leur incapacité d’établir la protection du pluralisme politique et de l’État de droit .

 

Après avoir suspendu leur assistance au Gabon il ya quelques semaines, le président Américain a annoncé  le 30 octobre, son intention de mettre fin à la participation du Gabon, au programme commercial de l’African Growth and Opportunity Act, (Agoa)  dès le 1er janvier 2024. Dans une lettre adressée au président de la Chambre des représentants américaine, Joe Biden a déclaré que le Niger et le Gabon tous deux actuellement sous le régime de juntes militaires arrivées au pouvoir lors d’un coup d’État ne sont pas éligibles pour rejoindre l’Agoa parce qu’ils « n’ont pas établi, ou ne sont pas en mesure d’établir la protection du pluralisme politique et de l’État de droit». Apprend-on.

En dehors du Gabon et du Niger qui seront exclus de l’Agoa en raison des coups d’Etats, la République centrafricaine et l’Ouganda seront également exclus. Pour des raisons du non-respect des droits de l’homme en République Centrafricaine et l’adoption de loi criminalisant les comportements homosexuels, et prévoyant éventuellement la peine de mort pour les personnes reconnues coupables d’homosexualité aggravée en Ouganda. L’année dernière les Etats Unis avaient suspendus de l’Agoa pour les raisons de coup d’Etat le Burkina Faso, le Mali et la Guinée.

Rappelons que, l’African Growth and Opportunity Act est un programme commercial lancé en 2000 par l’administration de Bill Clinton dans le but de fournir aux pays d’Afrique subsaharienne un accès en franchise de droits aux États-Unis pour plus de 1 800 produits.