Le Gabon renforce son dispositif sanitaire contre l’Hantavirus

Le ministère de la Santé a annoncé officiellement samedi dernier, qu’aucun cas suspect d’Hantavirus n’a été détecté sur l’ensemble du territoire national. Mais  va lancer des campagnes de sensibilisation contre cette maladie.

 

Pour mettre la barrière contre l’hantavirus, le gouvernement a ordonné le renforcement immédiat de la surveillance épidémiologique dans les aéroports internationaux du pays. Des campagnes de sensibilisation ciblées vont être déployées à l’attention des voyageurs et des personnels de santé. Par ailleurs, il est fortement recommandé aux populations de procéder à un lavage fréquent des mains, d’assainir les habitations et de lutter contre la prolifération des rongeurs.

En effet,  l’Hantavirus désigne une famille de virus principalement hébergés par des rongeurs sauvages (souris, rats, mulots). Contrairement à d’autres virus tropicaux, il ne se transmet qu’exceptionnellement d’homme à homme, à l’exception notable de la souche « Andes » mentionnée dans l’alerte. Il se manifeste par deux syndromes graves : la fièvre hémorragique avec syndrome rénal (FHSR) ou le syndrome cardio-pulmonaire à Hantavirus (SCPH), une forme pulmonaire aiguë dont le taux de létalité reste élevé.

Les symptômes initiaux s’apparentent à un état grippal banal, mais peuvent rapidement évoluer vers une détresse respiratoire sévère. À ce jour, il n’existe pas de traitement antiviral spécifique, la prise en charge reposant essentiellement sur le soutien des fonctions vitales en milieu hospitalier.

Mauvais état des hôpitaux: Les ministres de la santé et de la défense convoqués à la primature

Julien Nkoghe Bekale a exprimé son ressenti quant à l’état des structures de santé du pays, lors d’une séance de travail ce jeudi. C’était en présence du ministre de la Santé Max Limoukou et sa collègue de la Défense nationale Rose Christiane Ossouka Raponda.

Pour le premier ministre, il faut «discuter des moyens et stratégies permettant la mise en œuvre du plan de développement sanitaire plus performant pour le pays». L’urgence de réhabiliter les hôpitaux présentant un visage triste est important. Il attend voir des améliorations concernant leur fonctionnement, leur gouvernance, les moyens financiers mis à leur disposition, l’état des bâtiments, l’approvisionnement et la distribution des médicaments dont elles ont besoin.

Il y’a principalement l’entretien de l’Hôpital d’instruction des armées Omar Bongo Ondimba (HIA-OBO), communément appelé Hôpital militaire de Melen. Ouvert en 2005, la maintenance de cette structure n’est plus assurée depuis la rupture du contrat de Vamed, son ancien opérateur. Pour les autres structures, la formation du personnel est aussi un problème majeur.