Gabon : les enseignants maintiennent le mouvement de grève 

Le syndicat national de l’enseignement technique et professionnel (Synetecpro) et le Syndicat de l’éducation nationale (Sena) ont décidé de poursuivre le mouvement si la prise en compte de leurs revendications n’est pas effective.

 

Réunis mardi 06 janvier 2026, Le Sena et le Synetecpro ont annoncé que le mouvement de grève lancé depuis le mois de décembre 2025 va se poursuivre jusqu’au 9 janvier. En effet selon les deux syndicats, les différentes revendications n’ont toujours pas de suite ceci malgré leur rencontre avec le ministre par intérim de l’Education Nationale il y a quelques semaines.

Les principales revendications des grévistes tournent autour de la régularisation des situations administratives (recrutements, intégrations, titularisations, avancements automatiques, reclassements après stage); la prime d’éloignement dans les zones rurales reculées; le paiement des rappels solde; le paiement de tous les arriérés de salaires arbitrairement suspendus et enfin la mise en place d’un guichet unique spécial chargé de l’accélération du traitement des situations administratives des agents du secteur Education.

Il faut noter que cette grève entamé par les enseignants et à l’origine de la non reprise des cours dans les établissements scolaires depuis lundi. Les élèves n’ont pas encore reçu d’enseignements depuis leur rentrée des congés des fêtes de fin d’année.

Gabon : le SENA et le SYNETECPRO annoncent une grève générale de 3 jours

Le Syndicat de l’Éducation nationale (SENA) et le Syndicat national de l’Enseignement technique et professionnel (SYNETECRO) ont annoncé ce mardi 9 décembre, une grève générale allant du 10 au 12 décembre sur tout le territoire national.

 

Au Gabon, les deux syndicats se sont réunis pour dénoncer des retards administratifs, une mauvaise gestion du personnel, des engagements non respectés, la non revalorisation de leurs salaires. Ils souhaitent  la construction des salles de classe dans le secteur technique et professionnel pour limiter les effectifs pléthoriques. Ils exigent également des outils modernes d’apprentissage pour ne pas continuer à former des théoriciens et non des techniciens.

Dans leur communiqué,  les syndicalistes rappellent qu’ils ont alerté l’opinion publique, les autorités compétentes et leurs membres, mais que leur démarche est restée sans réponse, malgré un préavis de grève régulièrement déposé.

Une indifférence qui visiblement conduit aujourd’hui au déclenchement de trois jours de grève. Notons que cette décision qui entraine des conséquences chez les élèves du primaire qui seront contraints de rester à la maison.