Occupation anarchique de l’espace public: Eugène Mba donne un avertissement aux opérateurs économiques

Le maire  de Libreville a lancé une campagne de lutte contre l’insalubrité et l’occupation anarchique du domaine public.

 

Dans son communiqué, Eugène Mba donne 72h aux opérateurs économiques pour libérer l’espace public. Notamment les marchés, et commerces  sauvages installé a même le sol, les garages improvisés, les stations de lavage clandestines et les épaves des véhicules abandonnés.

On note également des constructions irrégulières et tout objet encombrant la chaussée.

Passé ce délai, les brigades municipales vont se déployer sur le terrain avec une feuille de route précise.

Notons que l’objectif est de redorer le blason de Libreville. Le maire sur un sursaut de civisme appelle à cet effet la population à plus de responsabilité.

Bepc session 2025-2026: le Gabon affiche un taux de réussite de 66,27%

Le ministre de l’éducation nationale a rendu publique le taux de réussite du niveau national au brevet d’étude du premier cycle.

 

Selon Camélia Ntoutoume ministre de l’éducation, c’est au total, 37 672 candidats scolarisés qui ont pris part àcet examen. Soit 98,71 % des inscrits, ont pris part aux épreuves, contre 2 734 candidats libres, représentant 6,66 % des candidats inscrits dans cette catégorie.

 

À l’issue des délibérations, 25 745 candidats scolarisés ont été déclarés admis, soit un taux de réussite de 68,34 %, tandis que 1 032 candidats libres ont obtenu leur admission, correspondant à un taux de réussite de 37,75 %.

 

Par ailleurs, 11 927 candidats scolarisés, soit 31,66 %, et 1 702 candidats libres, soit 62,25 %, ont été ajournés.

 

Le taux de réussite national au BEPC 2026 s’établit ainsi à 66,27 %.

Discours intégrale du Président Oligui Nguema sur l’Etat de la Nation

Le Président Brice Clotaire Oligui Nguema, s’est adressé à la nation devant le parlement réuni en congrès ce lundi 15 juin 2026. Vous trouverez ci-dessous l’intégralité de son discours.

 

 

 

 

Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale ;

Président du Congrès ;

Madame le Président du Sénat ;

Mesdames et Messieurs les Vénérables sénateurs ;

Mesdames et Messieurs les honorables députés,

représentants le peuple gabonais ;

Mesdames et Messieurs les Chefs des Missions Diplomatiques,

Consulaires et des Organisations Internationales ;

Mesdames et Messieurs les Autorités Religieuses et Traditionnelles ;

Distingués Invités ;

Mesdames et Messieurs ;

Conformément aux dispositions de l’article 59, alinéa 4 de notre Constitution, je me tiens devant vous, ce jour, pour me plier à l’obligation républicaine du discours sur l’état de la Nation. Ce moment est d’autant plus particulier qu’il marque non seulement le premier exercice du genre sous la 5ème République mais aussi parce qu’il se tient au terme de ma première année de mandat à la tête de notre pays. En tout état de cause, cet instant doit nous conforter dans le sentiment de modernité de notre Constitution, le cadre de notre vivre ensemble que le peuple Gabonais s’est librement doté par référendum.

Par ce vote populaire, le peuple souverain a tenu à ce que le Président de la République vienne, chaque année et à la même période, devant la représentation nationale dire dans quel état se trouve la Nation gabonaise et vers où allons-nous pour le bien de tous. Cette obligation de reddition des comptes au sommet de l’Etat est juste et opportune et je m’y soumets sans réserve, avec humilité et responsabilité. Je me sens particulièrement honoré de me retrouver dans cet hémicycle, au milieu de personnalités consacrées par l’onction du suffrage universel. Car depuis plus de trente ans, les parlementaires portent les attentes, et parfois les préoccupations de la Nation.

Soyez-en remercié ! Mesdames et Messieurs les membres du Congrès, Chers compatriotes, Le devoir de vérité m’impose de vous rappeler dans quel état se trouvait notre pays avant que vous ne me confiiez la responsabilité de conduire notre Nation. Je souhaite également vous présenter les engagements que j’ai pris face aux gabonaises et gabonais. Depuis le 30 août 2023, date du Coup de la Libération, le Gabon, traverse une période de refondation.

J’emploi ce mot, car il traduit l’ampleur des changements engagés et la responsabilité collective qui nous incombe pour bâtir un avenir meilleur pour notre beau pays. Refonder ne signifie pas effacer notre histoire dans tout ce qu’elle a d’admirable et de douloureux. Refonder, c’est regarder sans complaisance l’édifice dont nous avons hérité, reconnaître honnêtement ce qui tient toujours debout et ce qui, faute d’entretien ou par la volonté délibérée de quelques-uns, s’est effondré.

Refonder, c’est avoir le courage d’envisager de nouvelles manières et de meilleures possibilités de construire le pays ; d’offrir à la Nation une grande fierté, pour mieux l’habiter. Refonder, c’est bâtir l’Édifice Nouveau auquel tous nous rêvons. Avant cette date historique notre pays était assujetti à : Des institutions complices et sans réel contre-pouvoir ; Une dette abyssale, une économie totalement désorganisée et une confiance avec les bailleurs rompue ;

Une mauvaise gestion de notre système d’accès à l’eau et à l’énergie, aggravée par l’inexistence d’une politique énergétique cohérente et claire pour la vie sociale et l’industrialisation de notre pays ; Un niveau de chômage important, aggravé par une mesure inique de suspension de recrutements dans la Fonction Publique ; Un service public inefficace face aux besoins légitimes des usagers et un coût élevé des baux administratifs qui compromettait les capacités d’investissement de notre pays ;

La suspension des bourses scolaires ; Une justice marquée par des grèves à répétition ; La corruption endémique, le clientélisme et une mauvaise gouvernance érigée en principe avec un niveau de pauvreté élevée ; Un système de prise en charge de la CNAMGS inefficace ; Un laxisme complice dans la sanction des mauvais gestionnaires de nos deniers publics ; Un système éducatif produisant des chômeurs avec des infrastructures limitées ; Un vivre ensemble menacé à la fois par la haine sur les réseaux sociaux et le niveau de pauvreté ; Une mauvaise gestion de notre système de santé et de protection sociale ;

Plus grave, l’identité Gabonaise, le « Gabon d’abord » et l’Unité Nationale, défendus par les pères fondateurs de notre Nation, la fierté nationale, l’amour de notre patrie, les valeurs prônées par notre hymne nationale (la Concorde) ont tous été abandonnés (émotion : regret) ; faisant de notre peuple, une population sans repères. C’est fort de ce diagnostic difficile, que j’avais, durant la période de Transition, pris l’engagement de remettre notre pays au travail afin de garantir son essor vers la félicité. J’indiquais déjà à cette époque que « Notre pays méritait des institutions fortes, crédibles, une gouvernance assainie, plus en phase avec les normes internationales en matière de respect des droits humains des libertés fondamentales, de la démocratie et de l’Etat de Droit ».

Ma boussole a toujours été celle de restaurer la crédibilité de notre pays afin de rendre aux gabonais leur dignité. Mais comme je le dis souvent, il n’y a pas de dignité sans effort. Aujourd’hui encore ma conviction, ma volonté de bâtir ce pays reste intacte. Je sais le niveau d’attentes que chacun de vous, que chacun de nos concitoyens, place en moi pour la réussite de notre œuvre collective. Je sais le niveau d’exigence qui est celui du peuple gabonais après tant d’années de souffrances. Je sais les efforts et les sacrifices qui seront nécessaires pour satisfaire les légitimes attentes de nos populations encore exposées à la précarité.

J’entends vos cris et je lis sur chaque visage l’impatience des populations partout sur le territoire national comme cette préoccupation d’une jeune compatriote du petit village de « Biliba » dans l’Ogooué-Ivindo, je cite : « Monsieur le Président, faites tout pour garantir la réussite de nos enfants » (Emotion : empathie). Cette interpellation m’oblige, et j’appréhende dans sa juste mesure, l’immensité du travail qui attend mon gouvernement et moi-même tout au long de ce mandat. C’est pourquoi, du haut de cette tribune, je voudrais redire à cette jeune fille mère, à tous mes compatriotes, que mon mandat ne sera pas celui des fausses promesses et des maquettes mais plutôt celui de la responsabilité, des actions et du bâtis.

(Hors discours : Je ne suis pas un Président des maquettes et des présentations visuelles, des New York Forum, je suis un Président bâtisseur, pragmatique !) Je tiens à réitérer mon engagement à consacrer l’action de mon gouvernement au redressement de notre pays et au bien-être de nos concitoyens. Et comme nous l’avons déjà amorcé, notre essor vers la félicité ne sera pas un simple rêve, ni un simple slogan et encore moins une vue de l’esprit. Pour preuve, méthodiquement, nous avons tous ensemble commencé par restaurer nos institutions selon un processus démocratique qui a commencé avec la collecte des contributions citoyennes, la tenue du Dialogue National Inclusif puis l’adoption de la nouvelle Constitution, la refonte du Code Electoral et la Loi sur les Partis Politiques.

La Constitution et le code électoral rénovés nous ont permis de tenir, pour la première fois, des élections apaisées, libres et transparents tandis que la loi sur les partis politiques permettra de réduire le nombre de partis et de réguler notre environnement politique. (Hors discours : j’ai vu apparaître au Journal Officiel la publication d’une loi contraire à ce que les gabonais avaient retenu au Dialogue National.) Notamment sur la création des partis, il fallait avoir 1000 adhérents avec un NIP.

Je n’ai pas compris pourquoi le premier texte publié à cet effet a été changé. Si nous nous mettons à chaque fois à changer ce que le peuple a décidé dans un Dialogue national, comme dans les années 90, ma crainte est qu’à la prochaine convocation ils pourraient ne plus se présenter. Mesdames et Messieurs les parlementaires, vous étiez tous des acteurs de ce Dialogue National, revenez sur ce qui a été retenu par le peuple gabonais. C’est l’occasion de lancer une réflexion sur l’élaboration d’un fichier électoral plus crédible et la mise en place de dispositions légales pour lutter contre l’abstention, quitte à rendre le vote obligatoire. S’agissant du Parlement, la nouvelle Constitution renforce les pouvoirs de la représentation nationale en mettant entre vos mains, Mesdames et Messieurs les membres du Congrès, le pouvoir d’interpeller les Ministres et de recommander même au Chef de l’Etat que certains d’entre eux soient démis de leurs fonctions en cas d’agissements contraires à l’éthique, au bien-être de notre population, d’amender les projets de loi ou de participer au pouvoir de nomination à certaines fonctions et emplois civils de l’État.

( Hors discours : Auparavant Le Président de la République avait toujours utilisé son pouvoir de nomination sans recueillir l’avis du Parlement. Vous le savez tous ici !). N’en déplaise donc aux adeptes de la critique stérile, notre Constitution conforte la mission de contrôle du Parlement sur l’action de l’Exécutif. A vous de jouer pleinement votre rôle. La séparation des pouvoirs ne doit jamais, au grand jamais, signifier absence de collaboration ou de dialogue entre les institutions pour l’intérêt supérieur de nos populations. C’est pourquoi, un texte qui est soumis à votre examen, Mesdames et Messieurs les parlementaires, doit être enrichi et non pas rejeté comme il m’a été donné, avec regret, de le constater. Au risque de glisser vers de l’obstruction parlementaire, la censure doit demeurer l’œuvre du juge, le cas échéant. Plus globalement, mon gouvernement a pris une série de mesures pour corriger certains manquements sur plusieurs pans.

Sur la réforme du Code de la Nationalité qui répond directement aux aspirations profondes et légitimes du peuple gabonais formellement exprimées lors du Dialogue Nationale. Sur la législation des réseaux sociaux, légiférer sur l’espace numérique est une nécessité absolue pour combler un vide juridique flagrant qui, trop longtemps a laissé libre cours à de dérives graves telles que la cybercriminalité, la diffamation, les appels à la violence et les atteintes à la sûreté de l’État. Ces mesures de régulation ne sont pas propres au Gabon. Elles existent et s’appliquent rigoureusement dans les plus grandes démocraties. Je peux également citer la construction de la Cité Émeraude pour faire des économies de près de 30 milliards de francs CFA à l’État, que l’on pourrait orienter vers d’autres infrastructures ou vers le social.

La livraison de l’annexe du Tribunal de Première Instance de Libreville, la livraison du Palais des Congrès Omar BONGO ONDIMBA de la Cité de la Démocratie, jadis détruit, qui devient une vitrine pour notre pays. Les questions de l’emploi des jeunes, de l’accès à l’eau potable et à l’électricité sur l’ensemble des neuf provinces ainsi que la lutte contre la vie chère trouveront très rapidement des solutions pérennes pour le bonheur de nos populations. (Hors discours : Certes, nous avons construit le Palais des Congrès de la Cité de la Démocratie en seulement 18 mois. En revanche, la réalisation d’une centrale thermique à gaz exige généralement 3 à 4 années de travaux, tandis que la construction d’un barrage hydroélectrique nécessite 5 à 6 ans, après au moins deux années d’études préalables. Toutefois, nous avons déjà investi, en partenariat avec les banques, plus de 800 milliards de francs CFA pour la mise en œuvre de centrales thermiques sur l’ensemble du territoire.

Afin de soulager la détresse du peuple gabonais face à cette problématique énergétique, nous avons fait venir un bateau énergétique capable de fournir 150 mégawatts supplémentaires, renforçant ainsi la capacité actuelle. Au-delà de ces mesures, nous constatons — et le regrettons profondément — l’incivisme de certains usagers, aggravé par la mauvaise gouvernance de notre société nationale d’eau et d’électricité, la SEEG. En matière d’incivisme, plusieurs pratiques préjudiciables persistent : le non-paiement des factures, l’enfouissement des compteurs, la fraude et le trafic, le vol des câbles, le sabotage des transformateurs ainsi que la piraterie des compteurs et les branchements directs. Je tiens à mettre en garde toutes ces sociétés de récupération de rébus ferreux qui achètent auprès de ces jeunes des câbles électriques volés sans jamais les dénoncer à la justice. L’assainissement en eau d’une ville prend également du temps mais ce qui nous arrive, disons-le avec franchise est l’échec de la mise en œuvre du projet PIEPAL depuis 2014, payé à coût de centaines de millions. Pour régler ce problème, nous nous sommes à nouveau endettés auprès de SUEZ pour un montant similaire en vue d’améliorer la desserte en eau. Enfin, la SEEG doit être reformée si nous voulons régler de manière durable le problème.

Ces dysfonctionnements nous confortent dans le projet, d’une part, de séparer la gestion du secteur de l’eau de celui de l’électricité, et d’autre de dissocier la production, de la distribution et de la commercialisation. Dans tous les cas, le Gouvernement, comme présenté à l’occasion du bilan des 100 jours, poursuivra les travaux d’extension du réseau d’électricité et d’eau potable, du réseau routier, du réseau de construction des édifices publics et des hôpitaux modernes ainsi que la promotion des logements sociaux sur l’ensemble du territoire. (Hors discours : Vous m’avez d’ailleurs vu le 02 juin sur le terrain lancer le Pilier 3 de mon projet de société qui concerne les logements sociaux.) Aucune région, aucune localité de notre pays ne restera en rade ! Je peux vous annoncer que l’attente ne sera pas trop longue.

(Émotion : relâchement, sourire !) car toutes les réformes audacieuses que j’ai déjà engagées et celles à venir sont conçues avec méthode et rigueur. Le Document de cadrage Macroéconomique et Budgétaire, en phase avec le Plan National de Croissance et de Développement (PNCD), pour la période 2027-2029 en sera l’instrument essentiel. Je le redis ici, l’œil qui voit ne ment pas ! Et en dépit de tout, chacun de vous peut voir que le pays est en chantier (Émotion : détente !). Les populations de : Cocobeach le savent, Les populations du tronçon Ovan-Makoukou le savent, Les populations de derrière la pédiatrie regardent la construction des bâtiments de l’Université des Sciences de la Santé, ou les travaux de la voie de contournement de la Nomba que j’ai appelé « la Promenade de la Lowé »

Les populations des tronçons Alembe –Carrefour Leroy – Mikouyi (306 km), Bifoun–Ndjolé (56km), Oyem-Assok Medzeng (36 km), Nzogone-Mvam (32 km), Bifoun–Lambaréné (71 km) savent ce qui s’y fait ! (Multiplier à souhait les exemples de localités en chantier). Je ne doute pas un seul instant que demain sera meilleur qu’aujourd’hui. Car chacun de nos projets sera porteur d’efficacité économique, de justice sociale et surtout de confiance retrouvée entre les institutions et les citoyens gabonais. Je citerais en exemple la mise en place de la Central d’Achat, outil concret de lutte contre la vie chère et l’allègement du panier de la ménagère. Concernant le Grand chantier de la Décentralisation, la poursuite de la mise en œuvre effective du transfert des compétences et des moyens s’effectue déjà et se poursuivra sans relâche, avec une montée en puissance progressive. Dans cette dynamique, le Gouvernement a décidé d’allouer progressivement en fonction des capacités budgétaires de l’État, entre 5 à 10 % des recettes au bénéfice des Collectivités Locales.

Depuis cette année 2026, plusieurs Collectivités Locales, notamment les Communes et les Départements ont vu leur plafond budgétaire augmenter. Pour que le rêve de développement local et de prospérité partagée, devienne une réalité durable. J’invite les Présidents des Conseils Départementaux et les Maires à une gestion rigoureuse, transparente et collégiale des dotations mises à leur disposition en se conformant à leur obligation de reddition des comptes. Honorables et Vénérables Parlementaires ;

Chers compatriotes, Au regard du contexte international actuel, il nous revient de redéfinir la carte diplomatique de notre pays en fonction de nos ambitions et de nos intérêts stratégiques. Pour ce qui est de la Diplomatie, notre Pays a retrouvé sa place au sein des institutions internationales. Le Gabon a été élu au sein du Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union Africaine. Au cours des trois (03) dernières années, j’ai réaffirmé l’attachement du Gabon au multilatéralisme ainsi que les positions de notre pays sur les questions internationales, notamment celles liées à la paix, à la sécurité, au développement durable, à la protection de l’environnement et à la lutte contre le changement climatique. Il est nécessaire de rappeler qu’avant le 30 août 2023, les Missions Diplomatiques et Consulaires, ainsi que les personnels de ces missions vivaient une situation clairement dégradante. Ce qui portait atteinte à l’image de notre pays et à la dignité de nos compatriotes diplomates.

Pour remédier à cette triste situation, il est entrepris déjà une amélioration progressive des conditions de vie et de travail de ces entités. Nous avons revu à la hausse les émoluments de nos Ambassadeurs et des Attachés de Défense afin d’améliorer leur condition de vie mais surtout de leur permettre d’atteindre les objectifs assignés. Il s’agit de renforcer la présence et le rayonnement du Gabon sur la scène internationale. Je profite de cette tribune pour annoncer que le Gabon confirme sa candidature pour abriter le Sommet de l’Union Africaine en 2027. Par ailleurs, peu après mon investiture, le Gabon a pris acte de l’arrêt rendu par la Cour Internationale de Justice, dans le différend frontalier qui l’oppose au Pays frère de la Guinée Équatoriale, un contentieux ancien remontant à 1972.

Soucieux du respect des décisions de justice et de l’intégrité de nos rapports avec les Institutions Internationales dont nous sommes Membre, le Gabon a pris acte du contenu de cet arrêt et est totalement disposé à l’appliquer. Depuis lors, j’ai mis en place une nouvelle Commission Nationale sur ce différend frontalier. Elle travaille d’arrache-pied pour trouver des solutions possibles et utiles permettant un aboutissement heureux de ce litige qui n’a que trop duré. A ce sujet, le Président de la Commission de l’Union Africaine a désigné un Médiateur que nous avons reçu récemment. Ce dernier a fait une proposition de plan de travail que nous avons approuvé, avec une issue ‘’gagnant–gagnant’’. Sur le plan économique, j’assume une position souveraine de transformation de nos richesses sur notre territoire afin de réduire la dépendance aux exportations des matières premières. Certes notre sous-sol regorge d’énormes ressources naturelles, mais tant qu’elles ne sont pas exploitées et transformées localement elles ne peuvent pas devenir une richesse profitable à nos populations. Vous conviendrez avec moi que ce narratif du « Gabon pays riche » est une illusion.

Les gabonais doivent tous en être conscients et se mettre au travail. Mon pays, notre pays, doit devenir une terre d’opportunités et un pays attractif pour les investisseurs d’où qu’ils viennent. Nous avons tout pour construire une économie diversifiée, résiliente, créatrice de richesses et d’emplois pour notre jeunesse dans plusieurs secteurs porteurs parmi lesquels : L’agriculture, Les produits halieutiques, Le bois Le niobium, Le phosphate, Le marbre, La potasse, Les terres rares, Le fer, L’or, Le diamant, Le manganèse, L’uranium L’iboga, Le pétrole, Le gaz. Une attention particulière sera également portée sur le bilan carbone et la prospection du potentiel national en hydrogène naturel. Après le rachat d’Assala, Tullow Oil et SMP nous avons découvert et mis en exploitation de nouveaux puits (Ngongui et Maboga) qui augurent des lendemains meilleurs dans ce secteur.

Je suis fier aujourd’hui d’annoncer que grâce à l’acquisition des actifs pétroliers GOC-Assala et Tullow Oil, nous devenons le premier producteur national, devant les anciens leaders historiques. Le secteur minier demeure un levier stratégique pour l’avenir de notre pays. Le gisement de fer de Belinga, estimé à 7,5 milliards de tonnes, avec une teneur de 65%, est le plus grand au monde. Celui de Milingui, ainsi que la potasse ou encore le marbre dans la Nyanga, offrent de belles perspectives économiques si nous parvenons à les mettre en exploitation dans les meilleurs délais. Je mène une diplomatie économique proactive afin d’attirer des investisseurs dans ce secteur minier, avec pour corolaire la construction de ports en eau profonde à Kobe-Kobe et Mayumba, la réalisation d’une ligne de chemin de fer, ainsi que l’édification de barrages hydroélectriques. Sur le plan macroéconomique, nous avons constaté dès le 30 août 2023, pour le déplorer que le niveau de la dette était abyssal, représentant 70% du PIB, sans qu’elle n’ait servi au développement de notre pays.

Cette question fait l’objet d’un traitement responsable avec les instances internationales, notamment le FMI avec lequel nous sommes en discussion. Je tiens à rassurer la représentation nationale que ces échanges portent essentiellement sur la restructuration de la dette dont le niveau est certes élevé mais soutenable. (Hors discours : Il n’échappe à personne que la quête du développement étant un processus continu, nous sommes contraints de recourir à l’endettement. Mais notre endettement sera maîtrisé et utile à tous. C’est ce que j’appelle en français facile, la dette utile). Aujourd’hui, je peux affirmer que les bases de la transformation de notre pays sont désormais solidement établies. Nous avons réalisé le Recensement Général de la Population et des Logements, qui nous permettra de disposer d’une connaissance précise de notre population, de ses besoins et de sa répartition sur l’ensemble du territoire national. Les résultats de ce recensement seront communiqués et publiés en toute transparence.

Au moment où notre pays poursuit sa marche vers la modernisation de l’État et l’amélioration de la qualité du service public, la Fonction Publique demeure l’un des principaux leviers de transformation de l’action gouvernementale. Héritant, au 30 août 2023, d’une administration confrontée à près de 8 années de gel des recrutements, des avancements et des reclassements, ayant entraîné l’accumulation de plusieurs dizaines de milliers de situations administratives en attente. J’ai fait de la restauration de la justice administrative une priorité absolue. À ce jour, ce sont plus de 60 mille situations administratives qui ont été régularisées. Ces chiffres témoignent de la volonté du Gouvernement de mettre fin aux blocages hérités du passé et de garantir à chaque agent public une gestion plus juste, plus transparente et plus efficace de sa carrière.

La digitalisation des fichiers des personnels et l’archivage électronique des actes de gestion des agents de l’Etat sont désormais en vigueur. Plusieurs bâtiments administratifs ont été réhabilités et nous devons davantage lutter contre la corruption et la surfacturation pour attirer plus d’investisseurs. (Hors discours : Toute vacation, quel que soit le secteur, sera désormais auditée. L’État n’acceptera plus de se faire voler) Après la mise en œuvre des deux premières phases de l’opération de solde des rappels des agents publics, je vous annonce dans cet hémicycle le lancement du paiement de la troisième et dernière phase de règlement des rappels calculés, pour un montant de 35 milliards de francs CFA. Par cette ultime opération, l’État aura mobilisé et reversé aux fonctionnaires du secteur public un montant cumulé de 105 milliards de francs CFA au cours des deux dernières années, traduisant ainsi ma volonté constante d’honorer les engagements pris envers les agents publics et d’améliorer durablement leurs conditions de vie.

Ceci marque l’aboutissement d’un processus attendu depuis plusieurs années et constitue une avancée considérable dans l’assainissement de la situation administrative et financière des agents de l’État. Je pense également au désintéressement des épargnants de la Poste SA, victimes d’une injustice depuis une dizaine d’années de la part de l’ancien régime. (Plusieurs d’entre eux y ont laissé leur vie). J’annonce à leurs familles durement éprouvées que le paiement de la première tranche pour un montant de 10 milliards de FCFA sera effectif, sur près de 32 milliards de FCFA. Tous ces règlements seront effectifs dès demain. Dans le secteur privé, avant la Transition, on notait un taux de chômage des Jeunes à hauteur de 35 %. Une inadéquation entre les formations dispensées et les besoins du marché local. Une insuffisance des investissements dans la formation professionnelle. De la Transition à maintenant, près de 22 mille emplois dans le secteur privé ont été créés.

Ce secteur a connu en 2024 une hausse de 2,4 % portant les effectifs y relatifs à 85 mille 9 cents salariés. Aussi, face au chômage qui frappe notre jeunesse, nous refusons la fatalité. PassEmploi241, la plateforme publique gratuite qui relie demandeurs d’emploi, entreprises et centres de formation sur tout le territoire, est notre réponse concrète. C’est l’État qui se tient aux côtés de sa jeunesse, en finançant sa formation et en lui ouvrant les portes du marché du travail. Le Pôle National de Promotion de l’Emploi, PNPE a réalisé 5.566 insertions effectives, dont 1.697 embauches directes. 10.000 Jeunes ont été formés dans des secteurs porteurs. Le projet un Jeune, un Taxi pour l’auto emploi, qui a déjà permis la distribution de 1.066 TaxisGab dans les villes de Libreville, Port-Gentil, Franceville et Oyem, dont 200 distribués récemment, connait une évolution convenable et sera poursuivi. Avec le projet Gab Pêche, mon ambition est l’appropriation de la pêche artisanale par nos compatriotes notamment les plus jeunes.

Cependant d’après les renseignements de sources concordantes, ce projet rencontre quelques difficultés dans sa phase de mise en œuvre. Ce qui ne m’empêche pas d’envisager de l’étendre dans les villes comme Mayumba, Cocobeach, Donguila et Gamba. Mes chers compatriotes, Il appartient à notre jeunesse de s’approprier ces métiers qui nous permettrons de lutter contre la vie chère et d’arrêter à terme de subventionner des produits importés. (Hors discours : Je me souviens, au lycée, de cette phrase d’un professeur d’économie gabonais : « la rareté crée la demande donc l’inflation et l’abondance des produits entraine la concurrence, casse les prix sur le marché et réduit le coût de la vie.) En somme, si nous voulons lutter contre la vie chère, nous ne pouvons plus continuer à subventionner mais à produire localement ce que nous consommons.

Au sujet des Transports Publics, le constat est le même, il faut les restructurer. Mais des mesures sont en train d’être prises en particulier par la fusion de SOGATRA et de TRANS’URB en vue de la création d’une Compagnie Nationale Interurbaine.100 Bus sont déjà acquis et mis à la disposition de la nouvelle entreprise. Afin de garantir la pérennité de cette nouvelle structure, nous devrons mettre fin à la gratuité. Les recettes générées devraient pouvoir couvrir les charges liées à son fonctionnement et au renouvellement de l’outil de travail. Il est à retenir que l’État devra retirer ses subventions progressivement. (En un mot, fini le ngori !) Pour réduire les charges de l’Etat, le Gouvernement envisage de retirer la prime de transport de 35.000 FCFA à tous les fonctionnaires possédant un véhicule de fonction ou de service. (Hors discours : En général, quand on parle train de vie de l’État, je vois les populations jeter la pierre sur les Sénateurs, le CESE, on va même jusqu’à dire qu’il faut fermer ces deux institutions. Je peux vous dire avec franchise que leurs émoluments ont déjà été réduits depuis la période de transition. Mais on oublie souvent les directeurs généraux ou leurs adjoints du secteur Parapublic qui gagnent plus que les Ministres et les parlementaires. Alors pour une meilleure équité, nous allons réduire la masse salariale dans ces secteurs.) Quant au Transport Ferroviaire il est urgent d’accélérer la réhabilitation de notre chemin de fer et de l’interconnecter aux autres réseaux ferrés.

L’État gabonais, dans le cadre d’un emprunt auprès de l’Agence Française de Développement, AFD, d’un montant de 173 millions d’euros, soit 115 milliards de FCFA, finance les travaux actuels de remise en état de notre voie ferrée. Les travaux se dérouleront sur une période de 06 ans pour s’achever en 2031. S’agissant du transport Aérien, nous avons créé la Compagnie nationale FLY Gabon. Elle dessert l’intérieur du Gabon : Port-Gentil, Franceville et Oyem et dans bientôt Makokou Tchibanga, dès l’opérationnalité de leurs aéroports. Elle dessert aussi plusieurs destinations en Afrique dont le Congo, la RDC, le Cameroun, l’Afrique du Sud, Le Benin, la Guinée Équatoriale, la Centrafrique, le Nigéria, Sao Tomé et Principe. Par ailleurs, dans le cadre d’un partenariat avec l’Académie Ethiopienne de l’Aviation Civile, près de 400 étudiants Gabonais achèveront bientôt leurs formations aux métiers de l’aéronautique. En matière de transport maritime, fluvial et lagunaire, ma vision pour notre Pays est d’assurer la connectivité de toutes les villes et de tous les villages en bordure des cours d’eau navigable, pour renforcer l’inclusion sociale et optimiser la circulation des personnes et des biens.

La gestion des ports et aéroports relève de la souveraineté nationale. En conséquence, une réflexion sera faite dans l’optique de réviser toutes les conventions de concessions et d’autres types de partenariats, sous forme de contrats gagnant-gagnant. Sur le plan social, la modernisation du système de santé, le maintien et le renforcement des filets sociaux sont en cours. Notre système de santé que chacun d’entre vous connaît, contraint ceux qui en ont les moyens à se soigner à l’étranger et abandonne les autres à une médecine sous-équipée, sous-dotée, voire même épuisée par des années de désengagement de l’État.

Ma vision pour le système de santé consiste à doter le Grand Libreville d’infrastructures sanitaires de haute spécialité, à renforcer les capacités des personnels médicaux et paramédicaux afin de faire du Gabon un Grand Pôle sous régional et continental en matière d’offre de soins de haute qualité ; sans oublier les Capitales Provinciales et les Chefs-Lieux de Département. Ils retiennent toute mon attention. Depuis lors : Trois (03) promotions successives de médecins et pharmaciens sont sorties de l’Université des Sciences de la Santé, en 2 ans, Plusieurs agents de santé ont été mis en solde, Des centres hospitaliers régionaux et hôpitaux départementaux ont été construits ou réhabilités, D’autres infrastructures de santé à Libreville et à l’intérieur du pays ont été ouverts. A cela s’ajoutent l’acquisition de matériel, le renforcement du plateau technique et la dotation d’ambulances dans les structures sanitaires. En deux ans, 14 nouvelles représentations du Samu Social Gabonais ont été ouvertes.

L’inclusion des Personnes à Mobilité Réduite a connu une amélioration substantielle grâce à la dotation d’équipements adaptés. La Caisse Nationale de Sécurité Sociale, CNSS, a été reformée. Les droits trouvés en 2023 pour plus de 23 milliards de FCFA concernant 14.146 assurés sont progressivement apurés et la fluidité du système se rétablit. Par ailleurs, le Gouvernement a procédé au payement des pensions à 26.313 retraités pour un montant de 1,5 milliard de F CFA. La reforme paramétrique engagée par le gouvernement est une opportunité déterminante pour la caisse et ses assurés. Enfin, à court terme, la CNSS couvrira les travailleurs indépendants de sorte que les personnes sans emploi formel soient désormais couvertes. Malgré les efforts louables déjà entrepris, le fonctionnement de la Caisse Nationale d’Assurance Maladie et de Garantie Sociale, CNAMGS, laisse toujours à désirer. Les assujettis et les partenaires de cette grande entité de protection sociale sont désormais désabusés. Cette situation ne peut perdurer. Des reformes importantes sont en cours dont la mise en œuvre du Fonds 04 pour les travailleurs indépendants. (Hors discours : j’invite les politiciens et les élus à Expliquer aux populations que le Fonds 04 concerne : les commerçantes, le personnel de maison, les coiffeuses, les vulcanisateurs, les cordonniers, etc. Soyons tous d’accord que 660 mille contribuants ne peuvent pas soigner 1.300.000 malades autrement dit les gabonais économiquement faibles (GEF). Si nous voulons tous sauver la CNAMGS, nous devons auditer ce fichier afin de désengorger le fonds GEF. Par ailleurs tous ces petits métiers qui génèrent de l’argent doivent désormais contribuer.

En substance, pour les femmes commerçantes dans les marchés, le but n’est pas d’augmenter le prix de l’étal mais de demander à la mairie de diviser le prix de l’étal en deux (par exemple : sur un étal de 15000, la Mairie pourrait diviser en deux et reverser 7500 dans ses caisses et l’autre moitié à la CNSS et à la CNAMGS). La Mairie devient le collecteur légal chaque fin de mois pour ces commerçantes. Autant de mécanismes peuvent être trouvé pour les autres métiers.) Désormais, je veillerai personnellement, à ce que cette caisse remplisse ses missions de manière satisfaisante. La Caisse des Pensions et des Prestations Familiales, CPPF a payé pour 57 milliards d’arriérés de pension en deux échéances l’une en février 2024 et l’autre en avril 2025. Il est à noter que tous les arriérés de la CPPF, d’un montant de 66 milliards de FCFA due aux retraités gabonais, étaient restés impayés pendant plus de 7 ans. J’ai décidé de transformer la CPPF en un investisseur institutionnel capable de garantir la pérennité du système de retraite des agents publics et de contribuer significativement au financement de l’Economie Nationale.

En ce qui concerne l’Éducation Nationale, la Formation Professionnelle, l’Enseignement et la Recherche Scientifique, la situation trouvée en 2023, est un système éducatif gravement affecté par l’inadéquation entre l’offre Pédagogique et les offres d’emplois nécessaires au développement de notre Pays. La recherche scientifique n’est pas tournée vers les besoins en innovations et aux solutions à apporter aux problèmes des gabonais, ni pour accompagner le développement des entreprises et l’amélioration du service public. Les filières professionnalisantes restent embryonnaires, sous équipées et marginalisées, en ne représentant que 10 à 20% du système éducatif national. Ce modèle d’école doit changer pour inverser cette tendance inappropriée à la vision de développement de notre économie et au développement durable de notre Pays. Pour l’avenir, le Gouvernement prévoit, pendant le mandat, le renforcement de la lutte contre les violences en milieu scolaire, la consommation des drogues, l’organisation annuelle des concours d’excellence, la construction et la réhabilitation des internats, des centres techniques, des réfectoires, 2 000 salles de classes, l’achèvement des lycées agricoles de Lébamba et de Bikélé. (Hors discours : Je loue les efforts de ces enseignants qui ont supporté, toutes ces années, ces comportements déviants.) Avant la fin de cette année 2026, je convoquerai ce que j’appelle les Grandes Assises de l’école des compétences pour un Gabon souverain et des citoyens prospères.

Ce sera dans le cadre du Conseil National de l’Education et de la Recherche. Mesdames et Messieurs les Parlementaires, Chers Compatriotes, Fidèle à mes engagements de loyauté et de respect vis-à-vis de mon peuple et au serment que j’ai prêté le 03 Mai 2025, le jour de mon investiture, j’ai tenu à vous présenter ce tableau de notre pays, avec franchise et objectivité, pour nous amener à comprendre que la tâche pour le redressement du pays est certes difficile mais pas impossible. Cette photographie de la Nation montre à suffisance aux yeux de tous que le projet de société que j’ai soumis au Peuple gabonais et qui a été plébiscité est la réponse humaine et réaliste aux maux qui minent le Gabon. J’ai donc besoin de votre implication active pour m’aider à le concrétiser au cours de ce mandat.

La Jeunesse gabonaise traverse une période difficile. Avant la Transition, près de 60% des jeunes actifs exerçaient dans l’informel à cause d’une faible articulation entre formation, emploi et entreprenariat. 70% des infrastructures sportives étaient dégradées. Tandis que les compétitions sportives nationales étaient irrégulières voire suspendues. Depuis la Transition, les mécanismes institutionnels pour les jeunes ont été réactivés tels que le Conseil National de la Jeunesse du Gabon, le Parlement Gabonais des Jeunes. Les efforts déjà faits avec la création de la Banque pour Commerce et l’Entreprenariat du Gabon, BCEG avec un taux à 4%, quoiqu’encourageants et positifs, nécessitent cependant d’être renforcés et amplifiés. Notons que, depuis son lancement en décembre 2024, la BCEG a financé au total 17,1 milliards de FCFA pour les projets dédiés à la jeunesse sur les 25 milliards mis à disposition. 120 jeunes porteurs de projets viables ont été identifiés et accompagnés dans les provinces du Haut-Ogooué, de l’Ogooué-Lolo et de l’Ogooué-Ivindo. Les partenariats ont été dynamisés avec le PNUD et l’UNICEF.

L’objectif final est d’atteindre le plein emploi dans un délai raisonnable. (Hors discours : Je profite de cette occasion pour passer un message aux jeunes. Nous avons mis des mécanismes pour accompagner l’entreprenariat des jeunes, la BCEG. C’est aux jeunes de se tourner vers cette structure pour obtenir des financements. Cependant, nous constatons un désintérêt de la part de ces derniers. Évoquer TaxiGab : le jeune qui a détourné son fonds d’investissement pour l’achat d’un véhicule GabPêche : la mauvaise gestion Au plan culturel, il est regrettable que l’art et la culture aient souvent été relégués au second plan, alors qu’ils sont essentiels à notre identité. C’est pourquoi j’ai encouragé la valorisation des tenues africaines chaque vendredi, relancé la célébration de la Fête des cultures et soutenu nos productions cinématographiques et musicales. Ces initiatives visent à offrir de meilleures conditions aux créateurs et à assurer le rayonnement durable de notre patrimoine artistique sur la scène internationale.

Au plan sécuritaire, notre pays connait un redressement significatif avec une augmentation des effectifs des Forces de Défense et de Sécurité, l’acquisition de moyens roulants et d’équipements divers pour l’ensemble des forces. La construction et la rénovation de nouveaux postes avancées, de Commissariats et de plusieurs casernes à travers le territoire ne sont pas en reste. A cela s’ajoute le renforcement du maillage sécuritaire afin de renforcer l’intégrité de notre territoire national. Des hélicoptères d’attaque de type MI 35 et des frégates sont en commande pour faire face aux menaces asymétriques notamment la piraterie maritime qui fragilise le Golfe de Guinée. L’objectif de tous ces moyens est de lutter efficacement contre la recrudescence d’actes de grand banditisme, l’exploitation illégale de ressources naturelles. (Hors discours : C’est l’occasion de rappeler que chaque citoyen doit prendre conscience qu’il est avant tout garant de sa propre sécurité en dénonçant les auteurs de ces actes répréhensibles).

(Le quadrille de la ville est en cours avec un système de patrouille et de vidéosurveillance, de désenclavement des quartiers sous intégrés en ouvrant des voies secondaires pour faciliter l’accès aux agents de sécurité et de défense. Dans l’intérêt de tous, nous demandons aux populations de nous faciliter la tâche dans les opérations de désenclavement.) Une loi de programmation militaire 2026-2030 est en cours d’examen pour accélérer la modernisation et le renforcement des capacités de nos Forces de défense. Une autre sera également prise pour nos Forces de Sécurité. Mon ambition est de faire de la Défense et de la Sécurité un levier permanent de stabilité, de souveraineté et de développement pour notre pays. Honorables et Vénérables Parlementaires, Mes chers compatriotes, Parler de l’État de notre Nation, c’est aussi s’adresser à notre conscience collective avec lucidité. Reformer nos institutions ne suffit pas : Il faut surtout accepter de formater nos mentalités et renforcer les valeurs qui fondent notre État.

La justice en est la colonne centrale. Pour bâtir un État plus juste, plus fort et plus protecteur, il est essentiel de comprendre que la justice est le pilier de notre maison commune, et que la responsabilité en est la clé. Éminents Parlementaires, Mes chers compatriotes, L’histoire de notre pays nous enseigne une leçon essentielle : chaque fois que nous avons cédé à la division nous avons reculé. Chaque fois que nous avons choisi l’unité nous avons avancé. Les discours de haine, les manipulations identitaires qui appellent à la violence et à la désobéissance ne servent pas la République. Ils fragilisent notre cohésion et l’avenir de nos enfants. Je lance un appel solennel à l’unité nationale, au patriotisme et à la responsabilité. Que nous soyons de la majorité présidentielle, des partis frères, des partis réunis ou de l’opposition, nous sommes avant tout des Gabonais. La République Gabonaise est notre bien commun, notre maison commune.

Nous devons donc veiller à ce que la désinformation et la manipulation de l’information qui sont devenues les marques de fabrique de certains d’entre nous ne puissent avoir raison de cette belle unité dont nous avons fait montre durant les périodes les plus éprouvantes de notre histoire récente. Pour ce septennat, ma vision est claire : construire une République gabonaise prospère, souveraine, stable et respectée afin de rendre aux gabonais leur dignité. Un Gabon qui valorise ses ressources naturelles au bénéfice de son peuple. Un Gabon qui renforce ses partenariats internationaux dans le respect mutuel et l’indépendance. Chers parents, je vous prie de reprendre en mains l’éducation de vos enfants. Aux enseignants, de les enseigner et de les instruire.

A l’État, de les protéger. Chacun doit jouer pleinement son rôle pour un avenir radieux. A vous la jeunesse de notre pays, je vous exhorte à entreprendre avec mesure. Gardez-vous de précipiter l’accomplissement de grandes œuvres, car l’empressement peut vous conduire au bord d’abîmes périlleux. Attachez-vous plutôt à accomplir des tâches modestes ; c’est de l’addition de ces efforts discrets que naîtront, pour notre nation, de véritables accomplissements. Je rêve d’un pays où chaque enfant peut aller à l’école sans crainte, où chaque citoyen peut se soigner, où chaque famille peut vivre dans la dignité.

Ce rêve de la félicité peut être porté si nous restons unis et déterminés. À ceux qui accusent le pouvoir de restreindre les libertés, je réponds avec calme et fermeté : la République Gabonaise est une démocratie en construction, fondée sur le pluralisme politique, la liberté d’expression et le respect des lois. Les partis politique existent, s’expriment et participent aux élections, les médias fonctionnent. Les citoyens s’expriment. Mon engagement est constant : garantir les libertés fondamentales tout en assurant la sécurité, la stabilité et la cohésion nationale. C’est cette responsabilité que m’impose la fonction de Président de la République.

Chers compatriotes, L’heure n’est ni au doute, ni à la peur. L’heure est à l’Espérance, à la responsabilité et à l’action collective. Ensemble, poursuivons le chemin de la paix, du développement et de la souveraineté.

Ensemble, écrivons une nouvelle page de l’histoire de notre nation.

Que Dieu bénisse chacune et chacun de vous.

Que Dieu bénisse notre armée, notre jeunesse et nos institutions.

Que Dieu bénisse la République Gabonaise !

Je vous remercie !

Gabon: Oligui Nguema visite plusieurs infrastructures

Le président de la République,  a effectué, mercredi, une visite de terrain sur plusieurs chantiers situés le long du front de mer de Libreville.

 

La première étape de la visite s’est déroulée au niveau du pont de Gué-Gué, où se construit un immeuble destiné à accueillir des bureaux et des appartements. Le chef de l’État a pris connaissance de l’évolution des travaux et des différentes phases du projet, appelé à modifier le paysage urbain de ce secteur de la capitale.

Le président de la République s’est ensuite rendu sur le chantier d’aménagement du bord de mer. Les travaux concernent plusieurs infrastructures destinées à accueillir des activités sportives, de loisirs et des espaces ouverts au public. Sur place, il a donné des orientations relatives à l’utilisation future de ces installations et à leur intégration dans l’environnement urbain.

Au cours de cette visite, Brice Clotaire Oligui Nguéma a insisté sur la nécessité d’assurer l’entretien des aménagements réalisés. Il a notamment appelé les autorités municipales à renforcer les actions de sensibilisation autour de la propreté, de la gestion des déchets et du respect des espaces publics afin de préserver durablement les infrastructures mises en place.

Le chef de l’État a également découvert une initiative portée par une entrepreneure gabonaise visant à développer des services de proximité au profit des usagers de l’espace sportif du littoral.

 

Libreville: le maire interdit les activités syndicales non autorisées dans les marchés

Eugène M’Ba, a dans un communiquè  publiè le 5 juin dernier, rappelé à l’ordre les syndicats, associations et communautés exerçant leurs activités au sein des marchés municipaux de la capitale sans autorisation préalable.

Selon le communiqué, plusieurs organisations mènent actuellement des activités syndicales, associatives ou communautaires dans les marchés municipaux de Libreville en violation des dispositions du règlement intérieur applicable à ces espaces commerciaux. En s’appuyant sur l’article  29 du Règlement intérieur des marchés municipaux de la commune de Libreville,le maire indique que, toute activité de cette nature sans l’autorisation préalable du maire est interdite. Il exige a cet effet, l’arrêt immédiat de toutes les activités syndicales, associatives et communautaires exercées sans autorisation dans les marchés municipaux, dès la diffusion du communiqué. La municipalité prévient également que les contrevenants s’exposent aux sanctions prévues par les textes en vigueur. Des poursuites judiciaires pourraient être engagées à leur encontre en cas de non-respect de cette décision. Le communiqué précise enfin qu’il tient lieu de mise en demeure à l’endroit de toutes les organisations concernées, marquant ainsi la volonté de la mairie de faire appliquer strictement la réglementation dans les marchés municipaux de Libreville.

Diplomatie: Oligui Nguena reçoit 5 nouveaux Ambassadeurs

Le chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, a reçu ce jeudi à Libreville les lettres de créance de cinq nouveaux ambassadeurs extraordinaires et plénipotentiaires.

 

Il s’agit de l’ambassadeur de la République de Guinée avec résidence à Libreville, Daouda Soumah ; l’ambassadeur de la République Hellénique Grèce, avec résidence à Kinshasa, Antonios Papadopoulos; l’ambassadeur de la République d’Autriche avec résidence à Abuja, Peter Guschelbauer; l’ambassadeur du Royaume du Danemark avec résidence à Abuja, Jens Ole Bach Hansen et enfin, l’ambassadeur de la République portugaise avec résidence à São Tomé, Luis Miguel Leandro Da Silva.

Les discussions en tête-à-tête entre le président de la République et les différents diplomates ont jeté les bases d’un renforcement de la coopération bilatérale. Les échanges ont principalement tourné autour de secteurs stratégiques d’intérêt commun à savoir politique et diplomatique tout en consolidant des alliances et dialogue permanent.«Cette séquence diplomatique témoigne de l’intérêt croissant que suscite le Gabon auprès de ses partenaires internationaux et traduit la confiance renouvelée de la communauté internationale à l’égard de notre pays», indique le communiqué.

Le repositionnement stratégique du Gabon sous la Ve République depuis l’avènement de la Ve République, Libreville a opéré un tournant majeur dans sa politique étrangère. Sous l’impulsion du chef de l’État, la diplomatie gabonaise se veut désormais selon la présidence, plus offensive, fondée sur le respect mutuel, la stabilité institutionnelle et la recherche de partenariats mutuellement bénéfiques.

La présentation de ces lettres de créance intervient d’ailleurs dans un contexte de forte présence du Gabon au sein des grandes instances régionales et internationales. À travers cet événement, le Gabon réaffirme sa vision stratégique : s’imposer comme un acteur africain influent, crédible et résolument engagé en faveur de la paix, de l’intégration régionale et du progrès partagé.

Gabon: Oligui Nguema échange avec le maire de Libreville

Le Président de la République,  a reçu en audience le Maire de Libreville, Eugène MBA dans le cadre du suivi régulier de l’action des collectivités locales, de l’évaluation des résultats attendus des exécutifs municipaux ainsi que du renforcement de la coordination entre l’Etat et les administrations locales au service des populations.

 

Au cours de cette audience, le Maire de Libreville a présenté au Chef de l’Etat un compte rendu détaillé de la mise en œuvre de la feuille de route qui lui avait été assignée à sa prise de fonction. Il a également exposé le nouvel organigramme de la municipalité ainsi que les principales orientations de son plan d’action destiné à impulser une nouvelle dynamique de gestion de la capitale. Les échanges ont principalement porté sur les projets structurants appelés à transformer durablement le visage de Libreville.

Parmi les priorités retenues figurent la réorganisation de l’espace urbain, l’aménagement de parkings modernes, la création et la valorisation d’espaces verts et botaniques, la lutte contre l’occupation anarchique du domaine public ainsi que le renforcement des infrastructures de proximité destinées à améliorer le cadre de vie des populations. Une attention particulière a également été accordée à la modernisation de l’administration municipale à travers la digitalisation des services.

Ce chantier stratégique vise à simplifier les démarches administratives des citoyens, améliorer la qualité du service public, renforcer la transparence de la gestion municipale, sécuriser les opérations de recouvrement et accroître significativement les recettes propres de la commune. Le Chef de l’Etat a par ailleurs insisté sur la nécessité d’accélérer les actions en matière d’assainissement urbain. Face aux défis liés à la gestion des déchets, il a rappelé que la salubrité constitue une exigence majeure pour toute capitale moderne.

A cet effet, des efforts soutenus devront être engagés pour améliorer la collecte, le transport, le traitement et la valorisation des ordures ménagères afin de garantir un environnement sain aux populations. Réaffirmant sa vision d’un Gabon moderne et attractif, le Président de la République a rappelé que Libreville, vitrine du pays, doit devenir une capitale exemplaire répondant aux standards internationaux en matière d’urbanisme, de gouvernance locale et de qualité des services publics.

Il a invité l’édile à faire preuve de rigueur, d’innovation et d’efficacité dans l’exécution des projets engagés. Cette audience traduit la volonté du Chef de l’Etat de faire des collectivités locales des acteurs majeurs du développement national et de placer les préoccupations quotidiennes des citoyens au cœur de l’action publique. Apprend-on de la communication présidentielle.

Libreville va abriter la 17e réunion de la commission de l’Union Africaine

La Commission de l’Union africaine (UA) organisera à Libreville (Gabon) sa 17e réunion de haut niveau sur la promotion de la paix, de la sécurité et de la stabilité en Afrique, les 21 et 22 mai 2026.

 

 

La retraite se tiendra sous le patronage de Mahmoud Ali Youssouf, Président de la Commission de l’Union africaine. Et sera  placé  sous le thème « Renforcer les cessez-le-feu, le dialogue national et la réconciliation pour une paix durable ».  Le programme de deux jours comprendra des séances plénières de haut niveau, des entretiens thématiques et des échanges entre dirigeants.

Les discussions porteront sur la mise en œuvre des accords de cessez-le-feu ; le rôle des femmes et des jeunes dans les processus de paix, notamment à travers FemWise-Africa et le Réseau des Jeunes Sages ; et les réflexions d’anciens chefs d’État sur la gouvernance, la médiation et les initiatives de paix menées par l’Afrique. Ce séminaire devrait permettre d’adopter des messages clés et des recommandations concrètes visant à renforcer l’architecture de médiation, de diplomatie préventive et de gestion des conflits de l’Union africaine.

La rencontre verra la présence de nombreux représentants à savoir: les envoyés spéciaux, les représentants spéciaux et permanents de l’UA, les membres du Groupe des Sages, les représentants spéciaux du Secrétaire général et les envoyés spéciaux des Nations Unies, les représentants des Communautés/Mécanismes économiques régionaux (CER/MR), des experts et d’autres acteurs concernés.

Développement des filières halieutiques: le gouvernement et la BCEG signent un accord de 25 milliards de Fcfa

Le ministère de la Mer, de la pêche et de l’économie bleue et la Banque pour le commerce et l’entrepreneuriat du Gabon (Bceg) ont signé, le 30 avril dernier, un accord pour le financement des filières halieutiques au Gabon.

 

L’accord signé va permettre de soutenir des projets dans plusieurs secteurs jugés prioritaires. Notamment dans les secteurs tels que: la pêche artisanale et industrielle, l’aquaculture, la transformation des produits halieutiques ainsi que les infrastructures liées à la chaîne du froid et aux opérations de débarquement. 2026 à Libreville, une convention de partenariat dédiée au financement des filières halieutiques.

Les activités connexes de l’économie bleue sont également prises en compte dans ce programme.La convention prévoit en outre un accompagnement technique assuré par le ministère, en complément des mécanismes financiers mis en place par la banque. Il est question pour le gouvernement d’améliorer l’accès des acteurs de l’économie bleue à des financements adaptés à leurs activités.

Il vise aussi une meilleure gestion des ressources engagées, avec des mécanismes de suivi destinés à garantir leur utilisation et à mesurer les résultats obtenus sur le plan économique et social. Pour bénéficier de ces financements, des modalités seront communiquées ultérieurement.

Gabon: Oligui Nguema souhaite accueillir les sommets de l’Union africaine et de la Francophonie

C’est au cours de la cérémonie  d’inauguration du Palais des Congrès ” Omar Bongo Ondimba”  dimanche 3 mai 2026, en présence de plusieurs chefs d’États venus assister à cet événement.

 

Dans son discours, Oligui Nguema a évoqué  son souhait de recevoir dans cette nouvelle  infrastructure en 2027 le sommet de l’Union africaine (UA) et en 2030, le Sommet de la Francophonie. Ceci dans l’ambition de redevenir un centre stratégique des grandes décisions africaines et francophones. Car, il y a de cela plusieurs années que Libreville a accueilli sommet de l’Organisation de l’Unité africaine (OUA), en 1977.

En effet, la  cérémonie a enregistré la présence remarquée de plusieurs personnalités de haut niveau, dont les présidents du Congo, Denis Sassou Nguesso ; de la Sierra Leone, Julius Maada Bio ; de la République Centrafricaine, Faustin Archange Touadéra ; du Ghana, John Dramani Mahama ; de São Tomé-et-Príncipe, Carlos Vila Nova ; et du Burundi, Évariste Ndayishimiye. À leurs côtés, les anciens présidents Thomas Yayi Boni du Bénin, Nana Akufo-Addo du Ghana et Macky Sall du Sénégal ont témoigné de leur soutien et de l’importance de cet événement pour le Gabon et pour l’Afrique.

Des représentants d’organisations internationales telles que l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) et le Commonwealth ont également pris part à cette cérémonie, pour davantage marquer la dimension internationale de ce moment historique.

Notons que, le nouveau palais est sur  site de l’ancien Palais des congrès de la Cité la cité de la démocratie. Il s’agit d’une  initiative du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema

Journée nationale de  l’Enseignant : entre valorisation du métier et réformes dans le secteur de l’Education

Ce lundi 23 mars 2026 marque la commémoration de la journée nationale de l’Enseignant dans tout le territoire gabonais.

 

Placée sous le thème, « La valorisation de la fonction enseignante : un levier de l’encadrement de la jeunesse dans la 5e République », les activités de cette  journée nationale de l’enseignant ont été  lancées dimanche 22 mars par la ministre Camélia Ntoutoume Leclercq. Avec un dépôt de gerbe de fleurs sur la tombe de l’enseignante Martine Oulabou à Ekouk, morte lors des manifestations pour l’amélioration des conditions de vie des enseignants au Gabon en 1992.

Ce dépôt de gerbe a été suivi  d’une messe en sa mémoire et d’un moment de partage avec la communauté éducative.  Pour cette journée, les enseignants vont prendre un temps d’arrêt pour échanger avec les  acteurs du système éducatif qui vont  présenter les avancées du statut particulier du secteur et des  réformes qui sont également attendues pour améliorer leurs conditions de travail. Quand on sait qu’il y a de cela deux mois les cours ont été suspendues au Gabon à cause des revendications des enseignants qui réclamaient des meilleures conditions de travail et une revalorisation de leur salaire.

Il sera donc question pour  les enseignants d’avoir les informations sur les réformes mises sur pied par le gouvernement dans ce secteur éducatif. La journée sera également marquée par la levée des couleurs, une bénédiction et la décoration d’enseignants méritants à l’esplanade du ministère de l’Education. On va également assister à la  pose de la plaque inaugurale du lycée d’Akébé, baptisé du nom de Louis Patrick Mombo (syndicaliste mort en 2021). Le chef de l’Etat va ensuite présider la célébration officielle.

Il faut noter qu’en raison de la journée nationale de l’enseignant, les cours sont suspendus et reprennent demain mardi 24 mars 2026.

 

Félix Andy Makindey Nze Nguema élu 6e adjoint au maire de Libreville

Il a été élu mercredi 11 mars 2026, au  cours d’une session spéciale du conseil municipal présidée par le gouverneur de la province de l’Estuaire, Marie Françoise Dikoumba.

 

Candidat unique pour le compte du Parti démocratique gabonais (PDG), Félix Andy Makindey Nze Nguema a été élu par les conseillers municipaux avec 89,33% des voix. En effet, sur les 151 conseillers municipaux inscrits, 150 ont effectivement pris part au vote. Seize bulletins blancs ou nuls ont été enregistrés sur 134 suffrages exprimés.

Cette élection a eu lieu conformément aux dispositions de l’article 270 du code électoral, le  Conseil d’État avait rendu le 22 décembre 2025 un avis confirmant la vacance du siège et du poste, ouvrant la voie à une nouvelle élection. Ceci après  la perte du mandat de conseiller municipal de Nicolas Isidore Moussoti Moussavou, exclu du PDG depuis novembre 2025.

Il faut noter que, l’élection du nouveau maire a  été supervisée par la gouverneure de la province de l’Estuaire, Marie-Françoise Dikoumba.

Une opération de recouvrement des factures impayées de la SEEG lancée à Libreville

L’annonce a été faite dans un communiqué publié le 07 mars 2026.

 

Les agents de la société d’énergie et d’eau du Gabon ont entamé depuis le 09 mars une opération de recouvrement auprès des créanciers. Le communiqué précise que, «Les clients présentant des factures demeurées impayées sont invités à se rapprocher des agences commerciales de la SEEG afin de régulariser leur situation».

L’opération se déroule du lundi 9 au mardi 31 mars 2026. Le communiqué poursuit également que, «la SEEG pourra, conformément aux règlements et procédures en vigueur, engager les mesures prévues à cet effet, pouvant notamment conduire à la suspension de la fourniture des services ou, le cas échéant, à la résiliation du contrat», souligne le communiqué.

La SEEG rappelle également que, des solutions de paiement digitales sont mises en avant pour plus de commodité. Le service «Mobilfacture» permettra de régler les factures via Airtel Money, Moov Africa ou BGFI Mobile, tandis que le Centre Services Clients répond au 011 76 73 73 pour toutes consultations ou renseignements.

Gabon : le collectif Sos éducation convoqué à nouveau à l’Assemblée nationale

Le bureau de l’Assemblée nationale invite une fois de plus le collectif Sos éducation à une audience mercredi 4 février 2026.

 

Les responsables du collectif SOS Éducation sont conviés à une audience prévue ce mercredi 4 février. La rencontre vise à « échanger sur les revendications des enseignants et des personnels de l’éducation nationale actuellement en grève». Comme mentionné sur un courrier référencé n°00057/AN/CAB-PAN, signé du président de l’Assemblée nationale, Michel Régis Onanga Ndiaye. Ces enseignants qui réclament une revalorisation salariale, l’intégration, les meilleures conditions de travail et biens d’autres revendications.

Dans son courrier, le Bureau de l’Assemblée nationale souhaite la participation d’une délégation de vingt membres au maximum, incluant notamment Simon Ndong Edzo et Marcel Libama, figures de proue du mouvement. L’objectif est de trouver une solution rapide à cette grève qui depuis un mois paralyse le système scolaire au Gabon.

Il faut noter que, la rencontre du 26 janvier 2026 n’avait pas eu lieu.

Gabon: simplice Boungueres en liberté après près de 3 mois à la prison de Libreville

L’ancien conseiller du président Oligui Nguema incarcéré le 27 octobre pour corruption passive a recouvré la liberté sous caution  mardi 13 janvier 2026.

 

L’ancien conseiller spécial du président de la République, en charge des Travaux publics et des infrastructures, et ancien candidat à l’élection présidentielle de 2025, accusé de corruption passive, et de concussion il avait été déféré à la prison de Libreville il y’a près de 3 mois.

 

Selon les informations, son nom apparaît parmi les principaux protagonistes d’un dossier d’extorsion présumée impliquant une entreprise chinoise, présentée comme étant liée à des contrats avec la présidence de la République.

 

Il a été libéré ce mardi à la suite d’une mise en liberté sous caution comme l’évoque le média en ligne Gabon Actu. Cependant, malgré sa mise en liberté, la procédure judiciaire reste en cours.

Gabon : les enseignants maintiennent le mouvement de grève 

Le syndicat national de l’enseignement technique et professionnel (Synetecpro) et le Syndicat de l’éducation nationale (Sena) ont décidé de poursuivre le mouvement si la prise en compte de leurs revendications n’est pas effective.

 

Réunis mardi 06 janvier 2026, Le Sena et le Synetecpro ont annoncé que le mouvement de grève lancé depuis le mois de décembre 2025 va se poursuivre jusqu’au 9 janvier. En effet selon les deux syndicats, les différentes revendications n’ont toujours pas de suite ceci malgré leur rencontre avec le ministre par intérim de l’Education Nationale il y a quelques semaines.

Les principales revendications des grévistes tournent autour de la régularisation des situations administratives (recrutements, intégrations, titularisations, avancements automatiques, reclassements après stage); la prime d’éloignement dans les zones rurales reculées; le paiement des rappels solde; le paiement de tous les arriérés de salaires arbitrairement suspendus et enfin la mise en place d’un guichet unique spécial chargé de l’accélération du traitement des situations administratives des agents du secteur Education.

Il faut noter que cette grève entamé par les enseignants et à l’origine de la non reprise des cours dans les établissements scolaires depuis lundi. Les élèves n’ont pas encore reçu d’enseignements depuis leur rentrée des congés des fêtes de fin d’année.

Gabon : deux tradi-praticiens  placés sous mandat de dépôt à la prison de Libreville

Junior Xavier Ndong Ndong président du conseil des rites et traditions du Gabon et Juste Olivier Atsame Ella, ont été arrêté par les services de la Direction Générale des Recherches,  après avoir tenu des propos qui incitent à la haine.

 

Selon les informations, Junior Xavier Ndong, le président des rites et traditions du Gabon, est visé pour des déclarations faites lors d’une conférence de presse. Il avait alors affirmé que « l’armée, le Trésor, la Garde républicaine et la Douane sont accaparés par l’ethnie Téké ». Les enquêteurs estiment que ces propos, ciblant une communauté ethnique, constituent une infraction pénale.

De son côté, Atsame Ella est mis en cause pour des déclarations prononcées lors d’une émission télévisée sur Gabon1ere, où il a déclaré que : «  Le crime rituel n’est pas mauvais, il se tient dans la vérité des lois spirituelles », avant d’ajouter, « si les gens souffrent c’est leur problème ».

Des paroles qualifiées d’« intolérables » par les autorités judiciaires, qui y voient une potentielle apologie d’actes criminels. Selon les enquêteurs de la DGR, les faits reprochés aux deux maîtres spirituels relèvent principalement de la diffusion de fausses nouvelles, de l’atteinte à l’honneur et de menaces de mort.

Ces qualifications pénales pourraient toutefois être retenues, annulées ou requalifiées par le procureur de la République au terme de l’examen du dossier. Ces deux traditionalistes vont répondre de leurs actes devant la loi le 12 janvier 2026. Il faut noter qu’au cours de leurs auditions les deux prévenus ont reconnus leur tort et ont demandé des excuses aux Gabonais.

Mouvement d’humeur des agents de Trans’urb : la DG annonce des mesures correctives

La direction générale de Trans’urb a dans un communiqué apporté quelques mesures dans l’optique d’apaiser les tensions observées dans la société depuis quelques jours.

 

Dans son communiqué, la DG de Trans’urb a reconnu les faits reprochés par les agents et  assure traiter les revendications « avec rigueur et transparence ».  La DG a annoncé que concernant les congés de la période de 2020-2021,  une régularisation est enclenchée.  .  Une liste officielle des ayants droit a été finalisée et les paiements ont déjà débuté, sous contrôle de l’Inspection du travail dans le cadre de la requalification des contrats. « Les paiements se poursuivront de manière progressive », assure la direction.

Pour ce qui est du salaire de novembre et décembre 2025, dont la date butoir du 5 décembre n’a pas été respectée. Trans’Urb affirme être en « discussions avancées » avec les administrations compétentes, précisant que les fonds sont en attente et que les paiements seront effectués « dès leur réception ».  Une formulation qui confirme l’existence d’une tension de trésorerie préoccupante, alors que l’entreprise est censée garantir la continuité du service public.

S’agissant des cotisations sociales, anciennetés et  primes,  la société  reconnaît également, des retards persistants de cotisations CNSS et CNAMGS, liés à « une insuffisance de ressources financières », des erreurs d’ancienneté dues aux anciens contrats de prestation et à l’absence de suivi administratif en 2020-2021 et l’absence de trace administrative d’une prime COVID généralisée, une vérification complémentaire étant encore en cours.  Elle promet à cet effet,  un plan de régularisation avec les organismes sociaux et invite les agents à se rapprocher des ressources humaines munis de leurs anciens contrats pour correction.

Pour finir, la Direction la direction annonce plusieurs mesures structurelles, la mise en place de réunions régulières avec les représentants du personnel, le renforcement du plan de communication interne pour lutter contre les rumeurs et l’engagement d’un dialogue social structuré durant la fusion Trans’Urb – Sogatra.  Elle insiste sur la nécessité de « restaurer un climat de travail serein » et de « garantir la continuité du service public de transport ». Et appelle à la collaboration de tous « pour traverser cette période de transition », reconnaissant implicitement que la fusion, les arriérés et la précarité financière sont autant de facteurs susceptibles de déstabiliser l’entreprise.

 

Législatives et Locales 2025 : le FDS présente les axes de son projet centrés sur le renouveau

Le parti de Me Ange Kevin Nzigou Front Démocratique socialiste, poursuit sa campagne dans le 6ème arrondissement de Libreville.

 

Le candidat aux législatives pour le 2ᵉ siège du 6ᵉ arrondissement de Libreville Steeve Ndinga Ndinga, a au cours de sa  campagne présenté les principaux axes de son projet de société. En compagnie de sa suppléante Aboghe Diane Françoise, les deux ont échangé avec les commerçants du marché de Nkembo, ainsi qu’avec les populations de Kinguélé, Dragage et Fin Goudron/Montalier.

Pour ce parti qui prône une démocratie transparente, de nombreuses promesses ont été faites parmi lesquelles : la création de 5000 emplois dans l’économie circulaire, les énergies renouvelables et l’aménagement urbain.

Le parti prévoit également la mise en place de six centres d’innovation et de formation professionnelle dans les différents arrondissements de Libreville. Il faut rappeler que le Front Démocratique Socialiste comprend une vingtaine de candidats à  ces élections législatives et Locales qui auront lieu le 27 septembre 2025.

Gabon-Chine : vers l’organisation d’une foire des produits à Libreville

La ville va abriter du 24 au 27 juillet 2025, la première foire des produits Chine-Gabon.

 

L’objectif est de renforcer les échanges commerciaux et créer un cadre propice à l’investissement, dans une dynamique qui illustre l’approfondissement des relations économiques entre Libreville et Pékin.  La foire va permettre aux visiteurs d’avoir accès à des produits hors taxes.

L’événement qui est organisé par le ministère de l’Entrepreneuriat, du Commerce et des PME/PMI, l’Agence Nationale de Promotion des Investissements (ANPI) et l’Ambassade de Chine au Gabon, prévoit également des rencontres Business to Business (B2B) qui seront organisées par l’Ambassade et l’ANPI pour encourager la coopération directe entre acteurs privés chinois et gabonais.

Il faut noter que, plusieurs exposants prendront part à cette première foire et seront représentés dans plusieurs secteurs à savoir : l’énergie propre, l’automobile, le BTP, l’agroalimentaire, le textile, les cosmétiques, l’artisanat, l’ameublement, la téléphonie mobile, la télécommunication et la machinerie industrielle. Les  entreprises chinoises implantées au Gabon présenteront à leur tour leurs offres aux visiteurs et partenaires potentiels.

Gabon-Cour d’appel judiciaire: plus de cent dossiers criminels à examiner

Ouvert mardi, la session criminelle au Palais de Justice enregistre plusieurs  affaires qui seront examinées, impliquant 148 accusés, dont certains sont en détention préventive depuis plusieurs années.

 

Les dossiers enrôlés, tous jugés prioritaires, concernent des affaires anciennes, datant de 2012 à 2019.  Parmi les infractions examinées : on enregistre 9 cas d’assassinat, 10 meurtres, 11 coups mortels, 35 vols qualifiés, 21 viols sur mineures de moins de 15 ans, 9 viols avec violence, 2 viols en réunion, 6 cas d’inceste.

L’ensemble des accusés seront assistés d’un avocat, y compris ceux dont les moyens ne permettent pas d’en financer les honoraires. L’État prévoit un dispositif d’avocat commis d’office. Certaines des affaires examinées remontent à plus de dix ans. Ce retard d’audience témoigne à la fois de l’engorgement du système judiciaire et des attentes sociales autour de cette session.

Rappelons que, la session criminelle est prévue jusqu’au 15 août 2025, cette session se distingue par son intensité exceptionnelle : les audiences auront lieu six jours sur sept, y compris les jours fériés, en parallèle du fonctionnement habituel de la juridiction.

Expropriations à Plaine Orety: livraison de 300 premiers logements en août

Les familles impactées par les démolitions entre Plaine Orety et l’Ambassade de Russie seront   relogées dans deux mois à Bikelé Nzong.

 

Selon Guy Ulrich Ondounga, le coordonnateur général de l’Unité de coordination des études et travaux (Ucet) cité par le journal l’Union, un Plan complet de réinstallation (PCR) a été mis en place sur 75 hectares à Bikélé-Nzong. Il prévoit à terme 1 070 logements, ainsi que plusieurs infrastructures de base : écoles primaires, plateaux sportifs, dispensaires. Il sera question selon l’Ucet, de construire dans un premier temps « 300 logements le 30 août au plus tard. », apprend-on. Les 770 logements restent conditionnés à un prêt conditionnel à la banque.

Au cours d’une conférence de presse ce jeudi 12 juin 2025, le conseiller spécial porte-parole à la présidence de la République Théophame Nzame Biyoghe a rassuré les populations impactées par ces démolitions et qui ont été répertoriées en annonçant qu’elles  seront relogées. Cependant plus  de 1000 ménages seraient concernés par cette situation et  plusieurs anciens occupants disent d’avoir jamais reçu un kopeck de l’Etat en guise de compassassions.

Rappelons qu’ils ont été déguerpis dans le cadre la construction d’une cité administrative, du bassin versant de Gué-Gué et d’un axe structurant baptisé « Boulevard de la transition » à Libreville. Ce projet date de 2012 avec des études menées par l’État en partenariat avec des bailleurs techniques et financiers.

Le Gabon va organiser la 40ème édition de l’Open de Golf de Libreville

La compétition va débuter du 5 au 9 juin 2025, au Club de Golf de Libreville.

 

L’édition de cette année va rassembler 09 pays à savoir : le Cameroun, la Côte d’Ivoire, le Gabon, le Ghana, la France, le Kenya, le Nigéria, la Zambie et  le Zimbabwe. Il sera question pour les différents professionnels de s’affronter pour décrocher le titre, jusqu’alors détenu depuis 2023 par Visitor Mapwanya, compétiteur zimbabwéen fidèle à l’Open de golf de Libreville.

En effet, cet  événement verra la participation de 50 professionnels, dont 1 femme, ainsi que 120 amateurs, incluant 21 femmes. Selon Gabon Actu, les organisateurs indiquent que grâce au montant des primes, l’engouement pour ce tournoi ne cesse d’augmenter, mais le succès de chacun de ces 40 Open est aussi et surtout le résultat de plusieurs paramètres dont la qualité du parcours, le professionnalisme de la fédération et du club qui sont au service des joueurs et l’implication des partenaires.

Notons que  créée en 2003, la fédération de golf du Gabon réunit aujourd’hui environ  400 adhérents dont  200 hommes et une centaine de femmes et une centaine de jeunes. Le Gabon compte trois parcours de golf : à Port-Gentil, Moanda et Libreville.

Gabon : Sylvia et Nourredin Bongo placés en résidence surveillée

L’ex première dame épouse du président Ali Bongo et son fils sont sortis de la prison de Libreville vendredi dernier.

 

Après 19 mois de détention pour détournement de fonds, corruption et blanchiment d’argent, Sylvia Bongo Ondimba et son fils Noureddin Bongo Valentin ont rejoint Ali Bongo  en résidence surveillée dans leur villa. Ce dernier qui, depuis l’incarcération de son épouse et son fils à la prison de Libreville, a multiplié les interventions médiatiques afin de plaider pour leur retour au domicile familial.

Notons que, malgré cette mise en résidence surveillée, les charges retenues contre eux n’ont pas été abandonnées. Les procédures judiciaires se poursuivent.  La mère et le fils de l’ancien chef de l’État pourront ainsi suivre leur procès dans de meilleures conditions et s’organiser plus efficacement pour assurer leur défense face aux lourdes accusations qui pèsent sur eux.

Investiture du président oligui Nguema: plusieurs chefs d’États à Libreville

Les chefs d’États africains sont à Libreville pour prendre à la cérémonie d’investiture du président Oligui Nguema élu le 12 avril dernier.

 

Les présidents Teodoro Obiang Nguema Mbasogo (Guinée équatoriale), Umaro Sissoco Embaló (Guinée-Bissau), Bassirou Diomaye Faye (Sénégal), Faustin-Archange Touadéra (République centrafricaine), Adama Barrow (Gambie), Julius Maada Bio (Sierra Leone), Ismaïl Omar Guelleh (Djibouti) et John Dramani Mahama (Ghana).

 

On note également la présence des personnalités telles que: le président de la Commission de l’Union africaine, Mahamoud Ali Youssouf, qui est à Libreville depuis ce vendredi.

 

Rappelons que la cérémonie a lieu ce samedi 3 mai 2025 au stade d’Agondje de LIbreville.

Gabon : Adrien Nguema Mba nommé délégué spécial de la commune de Libreville

L’annonce a été faite jeudi 1er mai à travers un communiqué du Comité pour la transition et la restauration des institutions.

 

Ministre du travail et de lutte contre le chômage, Adrien Mba va désormais occuper le poste de délégué spécial à la commune de Libreville. Membre du Parti démocratique gabonais, ancien parti au pouvoir, Adrien Mba  a été auparavant 3e adjoint au maire et secrétaire général de la mairie de Libreville.

Il remplace à ce poste le général de brigade Judes Ibrahim Rapontchombo, nommé à ce poste le 6 septembre 2023 au lendemain du coup d’Etat du 30 août. Après près de 2 ans à la tête de cette institution, il cède sa place à un civil.

Notons que cette nomination d’un nouveau délégué spécial intervient deux jours avant la cérémonie de prestation de serment du président élu Oligui Nguema., le 12 avril dernier.

Gabon : plusieurs chefs d’Etats invités à l’investiture d’Oligui Nguema

  Les chefs d’Etats vont prendre part samedi 03 mai 2025 à Libreville, à la cérémonie d’investiture du président Oligui Nguema élu le 12 avril avec 94,85% de voix.  

 

Libreville va accueillir de nombreux chefs d’Etats et gouvernement samedi. En effet, ils sont plus d’une dizaine de chefs d’Etats à avoir confirmé leur présence. On note la présence des  Présidents  de la sous-région Teodoro Obiang Nguema Mbasogo,  Denis Sassou Nguesso, Mahamat Idriss Déby Itno et Faustin-Archange Touadéra  et biens d’autres chefs d’Etats.

D’autres chefs d’État africains, tels que le Comorien Azali Assoumani, le Burundais Évariste Ndayishimiye et le Ghanéen John Dramani Mahama, ont également confirmé leur présence, tout comme le Kényan William Ruto. Le Bissau-guinéen Umaro Sissoco Embaló, ami proche d’Oligui Nguema, sera également parmi les invités.

La représentation africaine sera complétée par des délégations du Maroc et de l’Algérie.  Ainsi que, des délégations des pays tels que la Chine, Israël et le Japon qui ont prévu d’y envoyer des représentants. Notamment  le ministre délégué chargé de l’Europe, Benjamin Haddad, qui a été désigné par Emmanuel Macron pour assister à la cérémonie. Notons que la cérémonie d’investiture aura lieu au u stade de l’amitié d’Angondjé, dans la périphérique Nord de Libreville.

Gabon : le carrefour Acae désormais opérationnel

Il a été inauguré samedi 21 décembre 2024, par le président de la transition le Général Oligui Nguema.

 

Situé dans le 5ème arrondissement de Libreville, le carrefour Acae est désormais opérationnel. Les travaux, débutés le 6 mars dernier, ont été exécutés en trois phases et ont permis l’installation de nouvelles infrastructures et la modernisation de cet espace. Comme première phase on note,  l’aménagement du rond-point sur un espace de 280 m² plus un jardin municipal de 2700m² mis en service.

Ensuite, l’aménagement  du bassin versant, et enfin la rénovation de la bretelle rond-point Acaé-Horizons Nouveaux, jusqu’à la station de stockage de gaz de pétrogabon, à un jet de pierre du pont Nomba, sur un linéaire 233m, tout en béton armé le nouveau type d’aménagement des voiries urbaines dont la durée est estimée à vingt (20)ans.

Notons que, le rond-point d’Acaé, a été baptisé Jean François Aveyra. C’est un  projet qui modernise le carrefour en intégrant des systèmes de drainage, des espaces publics, des zones sportives ainsi que des arrêts de bus et de taxis.

Gabon : les travaux de construction de la cité de la démocratie vont bon train

Le président de la transition Oligui Nguema a visité samedi dernier, les travaux de la cité de la démocratie entamés depuis 4 mois au Gabon à Libreville.

 

Les travaux pour la nouvelle Cité de la démocratie s’étend sur une période de 16 mois. En effet, il est question de construire un grand centre de conférence comprenant des salles de conférence, des bureaux administratifs, une salle de banquet, une salle de congrès, un carré VIP, une salle présidentielle.

Ce chantier prévoit également des travaux connexes tels que la construction de 55 villas dédiées aux Chefs d’État, un palais présidentiel, une clinique médicale, un zoo et un plateau sportif entre autres.

Le chantier est exécuté par  la société turque Summa, ces travaux sont exécutés par une main d’œuvre mixte composée de plus de 1350 personnes dont 900 nationaux.

Gabon : le corps sans vie d’une femme découvert sous un lit au quartier Alibandeng

Le corps en décomposition de la nommée Ourry Bella a été découvert mercredi dernier, au  quartier Alibadeng dans le 3ème arrondissement de Libreville.

 

La découverte de ce corps a été faite par les habitants de ce quartier  intrigués par une odeur nauséabonde émanant de l’appartement d’Alpha le tailleur qui hébergeait la jeune dame. Cet appartement qui était  fermé depuis lundi dernier, les voisins ont décidé de forcer la porte mercredi soir.

À leur stupéfaction, ils ont découvert des asticots et un corps en décomposition sous le lit, recouvert d’un drap. Apprend-on du journal L’Union. Qui explique que, cette dernière résidait chez un tailleur nommé Alpha, qui l’avait accueilli à la demande de son ami resté en Guinée.

Alertés, les policiers se sont rendus sur les lieux pour effectuer les constats. Le corps de la victime portait des traces de violences, avec des blessures au couteau et des parties mutilées, suggérant une mort brutale.

Depuis cette découverte, Alpha demeure introuvable, et son absence alimente davantage les soupçons sur son implication dans ce crime. Pour l’heure, l’enquête a été ouverte.