Détention de Affi et autres: le gouvernement ivoirien juge le rapport d’Amnesty « partisan »

Le rapport de l’ONG Amnesty International sur la détention de l’opposant ivoirien Affi N’Guessan et d’autres détenus dans le cadre de la crise liée au scrutin présidentiel est « partisan », a déclaré mercredi le porte-parole du gouvernement de Côte d’Ivoire Sidi Touré, à l’issue d’un Conseil des ministres. »Nous avons effectivement été surpris, mais pas étonné de la tonalité de cette communication d’Amnesty international », publiée le 16 novembre 2020, a dit le porte-parole du gouvernement ivoirien, Sidi Touré, face à la presse. 

Il a soutenu que le gouvernement tient à « son profond attachement au respect des droits de l’Homme y compris les libertés d’expression, d’association et de manifestations publiques, (qui) n’a jamais fait défaut en Côte d’Ivoire ».  

Dans ce rapport d’Amnesty International, M. Sidi Touré a relevé « la singularité partisane qui fait fi des efforts entrepris par le gouvernement dans un contexte particulier et socio-politique que nous connaissons, qui prévaut en Côte d’Ivoire ».

« Nous avons constaté quelques allégations non circonstanciées et souvent sans fondement qui dénotent un petit peu du caractère orienté du communiqué », s’est insurgé M. Sidi Touré,  dénonçant « certaines contre-vérités dans le contenu du communiqué ». 

Pour le porte-parole du gouvernement ivoirien « leur arrestation n’est aucunement arbitraire », citant le procureur de la République qui au regard des infractions notamment passibles de poursuites au vue de la loi pénale, a engagé des poursuites judiciaires.  

Le leader de l’opposition Affi Nguessan, président du Front populaire ivoirien (FPI), a appelé avec l’ancien président Henri Konan Bédié à la désobéissance civile et au boycott de l’élection présidentielle du 31 octobre 2020, ce qui a engendré des violences et des morts.  

Selon M. Sidi Touré, « le cas de Affi N’guessan est encore plus fragrant dans la mesure où ce dernier s’est affirmé comme étant le porte-parole d’un certain Conseil national de transition » dont l’objectif est de se substituer aux institutions républicaines, ce qui est « gravissime et ne saurait être toléré ». 

Il a fait observer que « le respect des droits de l’Homme en Côte d’Ivoire ne saurait faire l’économie de la justice et nous sommes tous justiciables, que nous soyons chef de parti politique ou citoyen lambda ». 

Le porte-parole du gouvernement ivoirien, Sidi Touré, a estimé que Amnesty International devrait équilibrer sa communication avec ces éléments factuels et afficher « un peu plus de rigueur dans la production de ses différents rapports ». 

M. Affi Nguessan et plusieurs responsables de l’opposition politique, actuellement en détention, sont accusés entre autres, de complot et d’atteinte à l’autorité de l’Etat, de meurtres, de destruction de biens publics et privés, et de violences sur le matériel électoral.

Recours à la science pour renforcer la résilience des agriculteurs africains

Un consortium d’acteurs a lancé, sous l’égide du Conseil ouest et centre africain pour la recherche et le développement agricoles (Coraf), le Programme détaillé pour le développement de l’agriculture en Afrique ex-Pilier 4 (PDDAA-XP4), axé sur la science pour renforcer la résilience des agriculteurs au climat.Financé par l’Union européenne et lancé le 12 novembre dernier, le PDDAA-XP4 aidera le Coraf et ses partenaires à tirer parti de la science, des technologies et des innovations, pour faire progresser les objectifs de productivité alimentaire, explique un communiqué reçu ce mercredi à APA.

« Ce projet est conçu pour déployer la science et l’innovation pour arriver à une transformation inclusive, durable et adaptée au climat, de l’agriculture et des systèmes alimentaires connexes en Afrique de l’Ouest et du Centre », a déclaré le Dr Abdou Tenkouano, Directeur exécutif du Coraf cité par le texte.

Le consortium d’acteurs de mise en œuvre comprend le Forum pour la recherche agricole en Afrique (Fara), le Forum africain pour les services consultatifs agricoles (Afaas), l’Association pour le renforcement de la recherche agricole en Afrique de l’Est et du Centre (Asareca) et le Centre de Coordination de la Recherche et du Développement Agricoles pour l’Afrique Australe (CCARDESA).

Le PDDAA-XP4 est administré par le Fonds international de développement agricole (Fida).

« (…) l’objectif du PDDAA-XP4 est de contribuer à la mise en œuvre de l’Agenda 2030, en particulier l’objectif 2 (zéro faim), l’objectif 5 (égalité des sexes), l’objectif 10 (réduire les inégalités), l’objectif 12 (consommation responsable) et l’objectif 13 (lutter contre le changement climatique), ainsi que l’Agenda 2063 de l’Union africaine et la Déclaration de Malabo », a expliqué de son côté, Dr Malu Ndavi, Spécialiste technique mondial en chef du Fida.

Le montant total du don de quatre ans est d’environ 30 millions d’Euros pour tous les partenaires d’exécution, avec un cofinancement potentiel du Fida et d’autres organisations.

Le PDDAA-XP4 fait partie du projet Développement de l’Innovation Intelligente grâce à la Recherche en Agriculture (en anglais, Development Smart Innovation through Research in Agriculture, DeSIRA), une initiative de l’Union européenne.

Éliminatoires CAN Cameroun 2022 : les Léopards de la RDC ont dominé les Palancas Negras de l’Angola (0-1)

La république Démocratique du Congo bat l’Angola (1-0) à domicile le mardi 17 novembre, au stade du 11 novembre de Luanda pour le compte de la 4ème journée des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations, Cameroun 2022.

Malgré une multitude d’occasions obtenues en première période, les hommes de Christian N’sengi n’ont pas pu les concrétiser. C’est à la 63ème minute de la seconde période que les Léopards parviendront à ouvrir le score grâce à une action individuelle de Neskens Kebano, entré au cours de cette seconde période.

Avec cette victoire, les fauves de la RDC  se relancent dans ce groupe D avec désormais 6 points. Le Gabon et la Gambie se partagent la tête du groupe avec 7 points chacun.

Il sied de noter que, le prochain match des Léopards face aux panthères du Gabon,  est fixé pour le 22 mars 2021 chez Ali Bongo à Libreville.

La procréation des Sénégalais est en baisse (enquête)

L’Enquête Démographique et de Santé (EDS-continue)-2019 de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd), rendue public hier, montre une tendance baissière de l’Indice Synthétique de Fécondité (ISF) au Sénégal.Les Sénégalais font de moins en moins d’enfants. Une comparaison selon différentes sources, montre en effet que depuis 2005 l’ISF est passé de 5,3 enfants par femme en 2005 à 4,7 en 2019.

Toutefois, relativise le rapport, les taux de fécondité par groupe d’âges augmentent rapidement avec l’âge, passant de 71 ‰ à 15-19 ans pour atteindre un maximum de 228 ‰ à 25-29 ans, et demeurent relativement élevé dans les groupes d’âges 30-34 ans (195 ‰) et 35-39 ans (171 ‰).

Au-delà, fait remarquer l’étude, le niveau de la fécondité décroit assez rapidement pour s’établir à 74 ‰ à 40-44 ans et 21 ‰ à 45-49 ans.

Plus en détail, les données mettent en évidence des différences très nettes de fécondité selon le milieu de résidence et la région.

Les femmes du milieu urbain ont ainsi une fécondité nettement plus faible que celles qui vivent en milieu rural (3,8 enfants par femme contre 5,6 enfants par femme), selon l’Ansd. De même, les résultats par région montrent que le nombre moyen d’enfants par femme est plus élevé dans les régions Centre et Sud qu’au niveau national respectivement 5,4 et 5,3 contre 4,7.

Par ailleurs, soulignent les experts de l’Ansd, la proportion de femmes qui veulent limiter leur descendance augmente rapidement avec le nombre d’enfants vivants : d’environ 1 % chez les femmes sans enfant ou ayant un enfant vivant, elle passe à 3 % chez les femmes ayant deux enfants vivants, à 21 % chez celles en ayant quatre pour atteindre un maximum de 60 % chez les femmes ayant six enfants ou plus.

La proportion de femmes ne désirant plus d’enfants n’a quant à elle pas varié au cours des dernières années, étant de 20 % en 2014 et 19 % en 2018 et 2019.

En outre, l’étude révèle qu’une comparaison avec les enquêtes précédentes montre que la proportion d’adolescentes ayant déjà commencé leur vie procréative a tendance à diminuer depuis une dizaine d’années, passant de 19 % en 2010-11 à 14 % en 2019.

Une mortalité infantile en baisse

L’EDS-continue-2019 s’est également penchée sur la mortalité infantile et juvénile. Et à ce propos, souligne le document, un examen de l’évolution de la mortalité des enfants au cours des 15 dernières années en utilisant les données des différentes enquêtes confirme que, quelle que soit la composante de la mortalité des enfants, les niveaux ont nettement fléchi dans la période après 2005.

Ainsi, précise le rapport, de 61 ‰ selon l’EDS 2005, le taux de mortalité infantile est passé à 39 ‰ à l’EDS-Continue 2015 et à 29 ‰ à l’enquête actuelle. Dans la même période, poursuit-il, la baisse de la mortalité juvénile se continue également : le taux est passé de 64 ‰ à 21 ‰ et à 8 ‰.

Globalement, conclut l’Ansd, la mortalité infanto juvénile est passée de 121 ‰ à 59 ‰ et à 37 ‰.

De façon plus spécifique, l’EDS-Continue 2015 soutient que la mortalité infantile aurait baissé, passant de 48 ‰ dans la période 10-14 ans avant l’enquête à 44 ‰ 5- 9 ans avant l’enquête pour atteindre 29 ‰ dans la période 0-4 ans avant l’enquête. Dans cette période, la mortalité juvénile aurait également baissé, et cela de manière plus importante, (de 29 ‰ à 8 ‰) et la mortalité infanto-juvénile serait passée de 75 ‰ à 37 ‰.

Sur un tout autre point, l’étude de l’Ansd revient sur l’état nutritionnel des enfants. Les résultats montrent que, dans l’ensemble, 8 % des enfants sont émaciés, y compris 1 % sous la forme sévère. Le pourcentage le plus élevé d’enfants atteints de malnutrition aiguë concerne le groupe d’âges 48-59 mois (13 %). Le niveau de malnutrition aiguë est plus élevé dans les régions Nord et Sud (13 % et 11 %).

Gabon : la FECOREFI a annoncé qu’elle animera une conférence de presse ce vendredi à Libreville

Le bureau de la Fédération des Collecteurs des Régies Financières (FECOREFI), déplorant “le silence coutumier entretenu” par l’administration “depuis le 13 juillet 2020” date à laquelle ce vaste regroupement syndical avait déclenché une grève générale illimitée.

« Constatant le silence coutumier entretenu depuis le 13 juillet 2020, le bureau de la Fédération des Collecteurs des Régies Financières (FECOREFI), tiendra ce vendredi 20 novembre 2020 une conférence de presse », annonce un communiqué du syndicat.

Cette sortie intervient « une semaine après les instructions du Président de la République, Chef de l’Etat au Premier Ministre, Chef du Gouvernement de trouver des solutions pertinentes et pérennes à la crise dans les Régies Financières », explique le syndicat.

Pour rappel, le 13 juillet en effet, la FECOREFI regroupant quatre administrations (Douanes, Trésor, Impôts et hydrocarbures), a déclenché une grève générale illimitée pour exiger du gouvernement la publication des résultats de l’audit du fichier servant au paiement de la Prime spéciale d’incitation à la performance (PSIP), un fichier qui serait truffé des agents fictifs. Elle exige également la régularisation des situations administratives des agents qui travaillent depuis plusieurs années sans être embauchés ainsi que le paiement de divers avantages financiers.

 

Diplomatie : le Roi de la Belgique a reçu les lettres de créances du diplomate gabonais Serge Mickoto

Le Roi Philippe a reçu 17 novembre au Palais royal de Bruxelles, les lettres de créance de Serge Thierry Mickoto, Ambassadeur de la République Gabonaise près le Royaume de Belgique nommé à ces fonctions le 14 août en conseil des ministres.

Son excellence Serge Thierry Mickoto a dirigé durant 8 ans le Fonds Gabonais d’Investissement Stratégique (FGIS). Il travaillera désormais comme diplomate dans le pays où il a obtenu son diplôme d’expert-comptable.

Serge Thierry Mickoto débute sa carrière dans l’audit et le conseil chez Ernst etYoung. En 1994, il rejoint le groupe Paribas qui deviendra quelques années plus tard BGFI Bank. Il occupe successivement les fonctions de Directeur Administratif et Financier, puis Directeur de la filiale équato-guinéenne du groupe. Il a parallèlement été Directeur Général Adjoint de l’entité BGFI Participations.

Serge Thierry Mickoto, est nommé en 2012 Administrateur Directeur Général du Fonds Gabonais d’Investissements Stratégiques. Il a été relevé de ces fonctions en avril. Akim Daouda (diplômé en gestion et science économique des universités de Concordia (Montréal, Canada) et de Westminster Grande-Bretagne) qui a intégré le FGIS en 2013 a succédé à Serge Thierry Mickoto à la tête du FGIS.

Source: gabonactu.com

 

Sénégal : vers l’approbation de la 2ème revue du programme triennal au titre de l’ICPE

Le Fonds monétaire international (Fmi) a conclu avec les autorités sénégalaises un accord devant conduire à l’approbation de la deuxième revue de leur programme triennal au titre de l’Instrument de Coordination de la Politique Économique (ICPE), a appris APA mercredi.Le Fmi est satisfait de l’exécution du 1er programme de l’ICPE au Sénégal. En effet, à la fin juin, cinq des sept objectifs quantitatifs étaient atteints, s’est félicitée, dans un communiqué parvenu à APA, Mme Corinne Deléchat. Cette dernière dirigeait une mission virtuelle effectuée du 5 au 16 novembre 2020 à Dakar pour mener des discussions dans le cadre de la deuxième revue de l’accord avec le Fmi au titre de l’ICPE.

Les objectifs de réforme relatifs à l’achèvement de la stratégie de recettes à moyen terme, à la réalisation d’études sur la chaîne de dépenses et sur la suppression des obstacles à l’éducation des filles, ainsi qu’à l’établissement du Comité National de la Dette Publique (CNDP) ont également été atteints, s’est encore réjouie Mme Deléchat.

Partant de ces constats, la fonctionnaire de la Fmi a déclaré que « les résultats du programme au titre de l’ICPE restent solides ».

Au vu de ces performances, « l’équipe des services du Fmi a conclu un accord avec les autorités en ce qui concerne les mesures économiques et financières qui pourraient conduire à l’approbation de la deuxième revue de leur programme triennal au titre de l’ICPE », a-t-elle informé.

Elle ajoute que « le conseil d’administration du Fmi pourrait examiner cette revue durant la première moitié du mois de janvier 2021 ».

Par ailleurs, la mission dit noter avec satisfaction les priorités du projet de loi de finances 2021, qui visent à soutenir la reprise tout en mettant le cap sur un retour progressif, d’ici à 2023, au seuil fixé par l’Union économique et monétaire ouest africain (Uemoa) en matière de déficit.

Toutefois, relativise-t-elle, ces perspectives favorables sont soumises à une incertitude considérable et dépendront en grande partie de l’évolution de la pandémie dans le monde et au Sénégal.

L’équipe de Mme Deléchat a ainsi souligné la nécessité de rationaliser les exonérations et se félicite de l’engagement pris par les autorités de publier à nouveau un rapport annuel sur les dépenses fiscales, qui sera également joint aux documents du budget, ainsi que d’améliorer la fiscalité liée au pétrole.

De même, le renforcement de la gestion des finances publiques devra se poursuivre en 2021, notamment par le basculement au budget-programme et par la réduction, consacrée dans le projet de loi de finances 2021, des dépenses exécutées au moyen de comptes de dépôt.

De plus, les experts du Fmi ont salué l’intention des autorités d’actualiser et d’élargir le registre national unique des ménages vulnérables afin de faciliter l’expansion des dispositifs de protection sociale après la pandémie.

Mme Deléchat et son équipe ont encore exhorté l’Etat du Sénégal à poursuivre les réformes en cours pour améliorer le climat des affaires, notamment les réformes du « Compact avec l’Afrique » et la rationalisation des entités et fonds de soutien aux PME, qui sont essentielles pour une croissance inclusive tirée par le secteur privé.

La mission s’est enfin félicitée des progrès accomplis dans la révision du cadre juridique des partenariats public-privé (PPP) et dans la définition d’un cadre légal approprié pour gérer les recettes des hydrocarbures. Elle a émis des recommandations en vue de maintenir l’alignement de ces projets de loi sur les meilleures pratiques internationales.

L’opposant ivoirien Affi N’Guessan, «en isolement», échange avec l’un de ses avocats

L’opposant ivoirien, Pascal Affi Nguessan, « en isolement », a échangé avec l’un de ses avocats « hier (mardi) » à Abidjan, a indiqué mercredi à APA Me Godé Dagbo, un membre de son Conseil, assurant qu’ « il se porte bien ».M. Affi, président du Front populaire ivoirien (FPI), détenu dans une cellule, à l’isolement, a communiqué mardi avec Me Bredou Josiane, un membre de son Conseil, a déclaré Me Godé Dagbo, tout affirmant qu’ «il n’est pas malade » mais « se porte bien ».

Il est toutefois « en isolement », alors que les autres détenus arrêtés « pour les mêmes charges », entre autres, Kakou Guikahué secrétaire exécutif en chef du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci) et le sénateur Seri Bi N’guessan sont à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (Maca).

Le leader de l’opposition Pascal Affi N’Guessan, candidat au scrutin présidentiel du 31 octobre 2020, a refusé de participer à l’élection avec l’ancien président Henri Konan Bédié. Ces deux personnalités ont appelé au boycott du scrutin, ce qui a entraîné des morts.

Suite à une déclaration de l’opposition, disant ne pas reconnaître cette élection présidentielle, elle a annoncé la mise en place d’un Conseil national de transition, un organe visant à se substituer aux institutions. Les autorités ont interrompu cette entreprise, interpellant certains opposants.  

Dans ce contexte, l’ancien Premier ministre Affi N’guessan, a été arrêté dans la nuit du 6 novembre 2020 et « détenu au secret ». Selon Amnesty, « durant ces quelques jours, il n’a pas pu communiquer avec sa famille ni son avocat ».

En outre, M. Affi N’Guessan, visé par 30 chefs d’accusation, notamment attaque et complot contre l’autorité de l’État, assassinat et actes de terrorisme « n’avait pas vu la lumière du jour pendant 60 heures », a insinué l’ONG de défense des droits de l’Homme.  

Selon une source judiciaire, M. Affi Nguessan, le président du FPI, le parti fondé par l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo, est détenu à l’école de gendarmerie d’Abidjan, située à Cocody, une commune huppée dans l’Est d’Abidjan.   

Sénégal : l’ITFC appuie la modernisation de la Sonacos

La Société nationale de commercialisation des oléagineux du Sénégal (Sonacos) vient d’obtenir de la Société Internationale Islamique de Financement du Commerce (ITFC), un accord de subvention afin d’acquérir de nouveaux équipements d’analyse de laboratoire.L’assistance technique aidera la Sonacos à acquérir des équipements qui lui permettront de s’assurer que son huile d’arachide répond toujours aux normes internationales de qualité et de sécurité, et ainsi être en mesure de conquérir de nouveaux marchés internationaux, souligne un communiqué parvenu ce mardi à APA.

La subvention servira aussi à former le personnel du laboratoire à l’utilisation et à l’entretien du nouvel équipement et à mener des recherches sur la composition en acides gras des huiles végétales comestibles, poursuit la note.

A en croire le Directeur général de l’ITFC, Hani Salem Sonbol, « l’assistance technique (…) aidera l’entreprise à améliorer la qualité et la quantité d’huile d’arachide produite localement. Cela apportera une contribution importante aux capacités d’exportation du pays alors que l’entreprise cherche à pénétrer de nouveaux marchés et à améliorer la contribution de la Sonacos aux chaînes de valeur mondiales ».

Par ailleurs, a souligné M. Sonbol, cet appui « permettra également de sauvegarder les emplois agricoles, de soutenir une relance durable de la filière arachide et de permettre à la Sonacos de répondre aux normes internationales en matière d’alimentation et de sécurité ».

Depuis sa création en 2008, l’ITFC soutient activement le développement du commerce au Sénégal avec plus de 764 millions de dollars US de financement et de programmes de facilitation du commerce en faveur de ce pays d’Afrique de l’Ouest et de ses secteurs stratégiques, notamment l’énergie et l’agriculture.

Somalie: deux morts dans une explosion à Mogadiscio

Deux agents de sécurité ont été tués et plusieurs autres blessés, mardi à Mogadiscio, dans l’explosion d’une bombe dans un complexe militaire.Aucun groupe n’a revendiqué la déflagration qui survient une semaine après que le ministre du Travail et des Services sociaux du pays, Duran Farah Ahmed, a été visé dans l’explosion d’une mine. Son convoi avait emprunté l’un des principaux carrefours de Mogadiscio lorsque l’attaque a eu lieu.

Le groupe al-Shabaab est à l’origine d’une série d’attaques ciblant la capitale depuis que les troupes somaliennes soutenues par une force d’intervention de l’Union africaine ont pris le contrôle d’une partie de leurs bastions à travers le pays.

Le groupe mène une insurrection depuis plus de huit ans pour renverser le gouvernement central et le remplacer par une administration puritaine basée sur la loi islamique.

La Somalie est en proie à l’instabilité depuis le renversement de l’ancien président, général Mohamed Siad Barrie en 1991.