Côte d’Ivoire: un « blocus » imposé aux résidences de Bédié, Affi et Mabri (avocats opposition)

Un « blocus » a été imposé aux résidences de certains leaders de l’opposition ivoirienne que sont notamment l’ancien chef d’Etat Henri Konan Bédié, Affi Nguessan, Mabri Toikeusse, selon un communiqué conjoint des avocats de M. Bédié et de l’opposition.Selon ce communiqué, les avocats de M. Bédié et des leaders de l’opposition dénoncent un « blocus imposé aux résidences de Henri Konan Bédié, de l’ancien Premier ministre Pascal Affi NGuessan et des anciens ministres Assoa Adou et Abdallah Toikeusse Mabri ». 

Le domicile de l’ancien ministre Hubert Oulaye connait également cette scène, selon ces avocats qui notent que ces actes « ne rentrent dans aucun cadre législatif et règlementaire applicable en Côte d’Ivoire, de sorte qu’il doit être qualifié de séquestration ». 

Le Collectif des avocats de Henri Konan Bédié et des leaders de l’opposition politique ivoirienne dénonce de ce fait une « tentative illégale d’arrestation de Henri Konan Bédié, ancien président de la République ». 

Le texte relate que ces évènements ont débuté le lundi 02 novembre 2020, lorsque « des personnes lourdement armées, circulant à bord de véhicules des forces de défense et de sécurité ont attaqué nuitamment les résidences de M. Bédié ». 

Cette même nuit, la résidence de M. Pascal Affi N’Guessan, ancien Premier ministre et messieurs Assoa Adou et Abdallah Toikeusse Mabri, tous deux, anciens ministres et anciens députés, ont connu cette scène, souligne le collectif des avocats. 

Le lendemain, 03 novembre 2020, en début d’après-midi, un important détachement de la police nationale appuyé par un détachement du Groupe de sécurité de la présidence de la République (GSPR) a « pris d’assaut la résidence de M. Bédié qu’ils ont tenté d’interpeller », poursuit le communiqué.  

« Face au refus de M. Bédié d’accepter d’être arrêté, les éléments de la police ont interpellé plusieurs cadres de l’opposition qui étaient à ses côtés », dont M. Maurice Kakou Guikahué, député à l’Assemblée nationale, ancien ministre et secrétaire exécutif en chef du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci), indiquent les avocats.  

M. Ezaley George Philippe, vice-président du Pdci, N’Dri Kouadio Pierre Narcisse, directeur de Cabinet de Bédié, Mme Aminata N’Diaye, secrétaire exécutive du Pdci, ont été également interpellés de même que des membres de la famille de M. Bédié. 

« Toutes ces personnalités ont été conduites vers une destination jusque-là inconnue », mentionne le collectif des avicats de l’opposition, qui juge « l’interpellation illégale de M. Kakou Guikahué sans la levée préalable de son immunité parlementaire et la mise en œuvre de la procédure spéciale liée à sa qualité d’ancien ministre. 

A côté de ces personnalités, deux avocats inscrits au barreau de Côte d’Ivoire ont été interpellés à la Résidence de M. Bedié, avant d’être remis en liberté ce mercredi, « après l’intervention du bâtonnier de l’Ordre des avocats et d’autres personnalités ». 

« A cette heure, la résidence de M. Bédié est toujours encerclée par les forces de l’ordre qui empêchent toute entrée ou sortie de ladite résidence faisant ainsi des résidents des personnes séquestrées », ont indiqué les avocats en fin de soirée de mercredi. 

« En sa qualité d’ancien président de la République, M. Henri Konan Bédié ne peut être privé de sa liberté que par une procédure spéciale prévue et règlementée par la loi 2005-201 du 16 juin 2005 portant statut d’ancien président de la République, d’ancien chef d’Institution et d’ancien membre du gouvernement », font observer les avocats. 

Les avocats appellent le procureur général près la Cour d’Appel d’Abidjan et le procureur de la République près le Tribunal de première instance d’Abidjan, en sa qualité de directeur de la police judiciaire, à « mettre un terme, sans délai, à ces actes illégaux d’officiers de police judiciaire placés sous leur autorité », conclut le communiqué

L’Ethiopie en guerre contre les rebelles du Tigré

Le Premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed, a ordonné aux Forces de défense nationale éthiopiennes de lancer mercredi une offensive militaire contre la région nord du pays, après que le parti au pouvoir dans la région a attaqué un camp militaire des troupes fédérales.Dans un message vidéo enregistré, le Premier ministre a déclaré : « Les Forces de défense nationale éthiopiennes, sous la direction d’un poste de commandement, ont reçu l’ordre de mener à bien leur mission pour sauver le pays et la région d’une spirale d’instabilité ».

« Malgré les efforts du gouvernement fédéral pour éviter une confrontation militaire, le Front de Libération du Peuple du Tigré (TPLF) a franchi la ligne rouge en attaquant ce matin la base des Forces de défense nationale éthiopienne située dans la région du Tigré », a-t-il déclaré.

Selon le Premier ministre, le TPLF a également lancé des attaques à Mekele et dans d’autres endroits de la région, ainsi que dans la zone de Dalshah bordant la région d’Amhara.

Abiy a déclaré qu’il a ordonné une réponse militaire aux multiples attaques et appelé le peuple éthiopien à faire preuve de vigilance et à se défendre contre d’éventuelles attaques dans d’autres parties du pays.

« Nos forces de défense ont reçu l’ordre de mener à bien leur mission de sauvetage du pays. Le dernier point de la ligne rouge a été franchi. La force est utilisée comme dernier recours pour sauver le peuple et le pays », a-t-il ajouté.

Le TPLF a également tenté de voler l’artillerie et le matériel militaire du poste de commandement du Nord qui est stationné dans la région du Tigré depuis plus de deux décennies dans les services et la protection de la population du Tigré contre toute menace.

« L’attaque contre le Commandement du Nord a été fondée sur le fait que le TPLF considère les Forces de défense nationale éthiopiennes comme une armée étrangère plutôt que comme une armée qui protège le peuple du Tigré depuis plus de vingt ans. En conséquence, TPLF a choisi de faire la guerre à Dalshah », a poursuivi le Pm éthiopien.

Il a appelé le peuple éthiopien à rester calme, à être vigilant face à un éventuel harcèlement et à se tenir aux côtés des Forces de défense nationale.

Ce mercredi, le Conseil des ministres de l’Ethiopie a décrété un état d’urgence de six mois dans l’Etat régional du Tigré (nord).

Mariatou Koné dément sa nomination dans le gouvernement du Conseil national de transition

La ministre ivoirienne de la Solidarité, de la cohésion sociale et de la lutte contre la pauvreté, Pr Mariatou Koné a démenti mercredi sa prétendue nomination dans le gouvernement du Conseil national de transition ( CNT) de l’opposition réaffirmant « son attachement à la légalité des institutions de la République et au respect de l’ordre constitutionnel».« Mon nom apparaît de façon récurrente sur les réseaux sociaux comme membre d’un gouvernement du Conseil national de transition qui serait formé par les partis politiques de l’opposition. Je tiens à rassurer tout le monde que je ne suis concernée ni de près ni de loin par de telles publications qui relèvent de la pure imagination et qui n’engagent que leurs auteurs», a indiqué Mme Koné dans un démenti transmis à APA. 

« Les Ivoiriens, appelés aux urnes, ont renouvelé leur confiance au Président de la République, Alassane Ouattara, à qui j’adresse toutes mes félicitations et mes admirations pour cette réélection qui permettra de préserver et consolider les acquis en matière de paix et de développement pour notre pays», a poursuivi Mme Koné exprimant son attachement « à la légalité et au respect de l’ordre constitutionnel ». 

La plateforme de l’opposition ivoirienne, qui a rejeté l’élection présidentielle ivoirienne du 31 octobre dernier, a annoncé lundi dernier la création d’un  organe de transition dénommé « Conseil national de transition » ( CNT) présidé par Henri Konan Bédié, le président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire ( PDCI) qui devrait mettre en place un gouvernement de transition.  

Depuis lors, bien que ce gouvernement n’ai pas été officiellement formé et présenté par les leaders de l’opposition , une liste de ministres nommés au sein  de cette équipe circule sur les réseaux sociaux et dans laquelle figurent les noms de certains ministres du président élu Alassane Ouattara dont Pr Mariatou Koné.

Présidentielle en Côte d’Ivoire: l’ONU appelle au respect de l’ordre constitutionnel

Le secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies, Antonio Guterres, condamne les violences liées à l’élection présidentielle ivoirienne du 31 octobre 2020 et appelle au respect de l’ordre constitutionnel, selon un communiqué de l’institution publié mercredi.M. Guterres a invité « tous les acteurs politiques ivoiriens à respecter l’ordre constitutionnel du pays et à se conformer aux principes de l’Etat de droit ».  

Il a exhorté le chef de l’Etat Alassane Ouattara et les principaux dirigeants de l’opposition à s’engager dans un « dialogue constructif et inclusif afin de trouver une issue à la crise actuelle ».

Le chef de l’ONU a en outre appelé les parties à oeuvrer ensemble à dégager un consensus en faveur de la cohésion nationale, qui connaît une fracture suite à ce scrutin présidentiel. 

M. Guterres a réitéré la disponibilité de l’ONU à appuyer le dialogue dans le but de préserver la stabilité et de promouvoir la réconciliation nationale à travers le pays

La Commission électorale indépendante (CEI) a proclamé mardi les résultats provisoires annonçant le président sortant Alassane Ouattara, vainqueur de l’élection présidentielle du 31 octobre 2020 avec 94,27% de suffrages.  

Il a pris note de l’annonce faite par la CEI des résultats provisoires de l’élection présidentielle contestés par l’opposition ivoirienne. Les leaders de l’opposition contestant la réélection de M. Ouattara ont décidé lundi soir de former un « Conseil national de transition ».

Plusieurs violences ont eu lieu lors du scrutin suite à l’appel à la désobéissance civile et au boycott actif lancés par l’opposition qui a d’ailleurs demandé à ses partisans d’empêcher l’élection.  

Le Secrétaire général qui a condamné ces violences qui ont eu lieu avant, pendant et après l’élection, s’est dit attristé par les nombreuses pertes en vies humaines. 

Les Nations Unies, l’Union africaine (UA) et la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ont appelé mardi les instigateurs de ce Conseil « à revenir sur leur décision » et demandé à toutes les parties de s’abstenir de déclaration de nature à envenimer une situation politique déjà très tendue.

Le peuple marocain apprécie à sa juste valeur la décision « historique » des Émirats d’ouvrir un consulat à Laâyoune (ministre AE)

Le peuple marocain apprécie à sa juste valeur la décision « historique » de l’État des Émirats arabes unis d’ouvrir un consulat général à Laâyoune, en soutien à l’intégrité territoriale du Royaume, a affirmé mercredi le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita.Les Émirats arabes unis est le premier pays arabe non africain à ouvrir un consulat dans les provinces du sud du Royaume, s’est félicité le ministre dans une déclaration à la presse à l’issue de la cérémonie d’inauguration de ce consulat, rappelant que les Émirats rejoignent ainsi les quinze pays africains ayant déjà ouvert des représentations diplomatiques dans les deux grandes villes du Sahara marocain à savoir Laâyoune et Dakhla.

La décision d’ouvrir ce consulat concrétise, sur le plan politique, une position souveraine constante de l’État des Émirats arabes unis en soutien à l’intégrité territoriale du Royaume du Maroc, a-t-il relevé.

Sur le plan juridique, a-t-il ajouté, cette décision reflète la volonté de ce pays de mettre en place une structure pour la défense, au niveau territorial, des intérêts de ses ressortissants, qu’elles soient des personnes physiques ou morales, et de leur apporter l’assistance nécessaire.

Le consulat constitue aussi, sur le plan diplomatique, un mécanisme pour le renforcement de la coopération bilatérale et le développement des échanges commerciaux, économiques, culturels et scientifiques, a-t-il souligné.

M. Bourita a affirmé qu’il est de bon augure que cet évènement coïncide avec la célébration par le peuple marocain du 45ème  anniversaire de la Marche verte et la commémoration par les Émirats arabes unis de la « Journée du Drapeau » qui symbolise l’union nationale et renforce le sentiment d’appartenance à la nation.

C’est dans cette conjoncture pleine de symboles, a-t-il dit, qu’intervient la décision souveraine de l’État des Emirats arabes unis d’ouvrir un consulat général à Laâyoune pour réaffirmer, de la manière la plus concrète et la plus éloquente, son soutien constant et infaillible à la souveraineté du Maroc sur son Sahara et à son intégrité territoriale.

Le ministre des Affaires étrangères a indiqué que l’État des Émirats arabes unis est devenu aujourd’hui l’un des importants partenaires économiques du Royaume au niveau arabe, ce qui reflète la confiance entre les deux pays et l’intérêt croissant des acteurs économiques émiratis pour les opportunités d’investissements qu’offre le Maroc grâce au nouveau modèle de développement des provinces du Sud.

Il a, dans ce cadre, fait remarquer que la ville de Laâyoune, à l’instar de Dakhla, est devenue aujourd’hui un pôle économique important reliant le Maroc à sa profondeur africaine et une plateforme pour la formation des jeunes et des étudiants du Maroc et d’Afrique dans les différents instituts de la région, ainsi qu’un centre diplomatique reflétant le dynamisme des provinces du Sud et leur contribution au processus de développement des provinces du Sud.

Le ministre a noté que le Maroc demeure, avec fermeté et détermination sous la conduite éclairée de  Sa Majesté le Roi, constant dans son soutien à l’État des Émirats arabes unis pour le recouvrement de ses trois îles – Grande et Petite Tunb et Abou Moussa- et l’exercice de sa souveraineté sur l’espace aérien, les eaux territoriales et la zone économique de ces trois îles.

Cette position constante émane du souci du Maroc de l’importance de conserver l’unité territoriale des pays arabes et de sa foi dans la nécessité de renforcer l’unité et de lutter contre les divisions pour faire face aux défis de l’avenir, a-t-il déclaré.

Le ministre a affirmé que les Marocains n’oublieront jamais le bel exemple de cette solidarité effective et de la fraternité arabe authentique qu’incarne la décision de Cheikh Zayed Ben Sotane Al-Nahyane de charger son fils, SA Cheikh Mohammed Ben Zayed, alors âgé de 14 ans, de participer à la glorieuse Marche verte et de partager avec le peuple marocain sa fierté de recouvrer sa souveraineté sur son Sahara.

Le consulat général des Émirats arabes unis est la 9ème représentation diplomatique inaugurée dans la capitale du Sahara marocain en moins d’un an, après celles de l’Union des Comores, du Gabon, de la République centrafricaine, de Sao Tomé-et-Principe, du Burundi, de la Côte d’Ivoire, de l’Eswatini et de la Zambie.

Gabon-éducation : vers l’augmentation des frais d’inscription

A moins quelques jours de la reprise des cours prévue le 9 novembre prochain, le ministre de l’Education nationale annonce une augmentation des frais de scolarité aux pré-primaires, primaires et secondaires

Dans la note circulaire n° 0001/ du MESRSTTENFC/CAB-M relative aux modalités d’inscription et de réinscription des élèves dans les établissements publics, rendue publique lundi dernier, 2 novembre 2020, le ministre de l’Education nationale, Pr Patrick Mouguima-Daouda fixe augmentation des frais d’inscription.

Les nouveaux tarifs sont 3000fcfa pour le pré-primaire, 5000fcfa  au primaire et 10.000fcfa pour les établissements d’enseignements secondaires et techniques. Cette mesure vise à couvrir les charges logistiques, à savoir les bulletins de notes, les cartes scolaires et l’assainissement des structures scolaires, précise le ministre en charge de l’éducation.

Le ministre a souligné que des missions de contrôle seront effectuées tout au long de l’année scolaire par l’Inspection générale des services afin de s’assurer de l’application de ces nouvelles mesures. Les nouvelles modalités prennent effet à compter de la rentrée scolaire 2020-2021.

Précisons que l’incertitude plane encore sur la reprise effective des cours lundi prochain

Electricité: renforcement des capacités à Abidjan de 120 personnes dont 14 Guinéens

Près de 120 acteurs du secteurs de l’électricité dont 14 Guinéens viennent d’achever une formation visant à renforcer leurs capacités, au Centre des métiers de l’électricité (CME) de Bingerville, un centre régional d’excellence, situé à l’Est d’Abidjan, dans le cadre d’un programme d’interconnexion électrique sous-régional.Cette formation a eu lieu du 5 au 30 octobre 2020 sous le pilotage du Centre des métiers de l’électricité (CME) de Bingerville, par le biais du Système d’échanges d’énergie électrique Ouest-africain (EEEOA ou West African Power Pool  »WAPP » en anglais), selon une note transmise à APA.

Pour la mise en œuvre de ce programme de renforcement des capacités, le secrétariat général de l’EEEOA a obtenu un financement de la Banque africaine de développement (BAD) dans le cadre du Projet d’interconnexion électrique Côte d’Ivoire-Liberia-Sierra Leone-Guinée (CLSG).

Et ce, au profit des sociétés nationales d’électricité et des ministères en charge de l’Energie des pays bénéficiaires du projet. Dans cette optique, 105 collaborateurs de Côte d’Ivoire Énergies et 14 personnes en provenance de la Direction nationale de l’électricité (DNE) de Guinée Conakry, ont bénéficié de cette formation. 

Les bénéficiaires de ces formations sont notamment des ingénieurs, des chefs de service, des chefs de département et des directeurs de structure. Ils ont été formés dans les domaines du management des Partenariats Public-Privé (PPP), de la planification stratégique.

Ils ont également été instruits sur la gestion de projet appliquée aux infrastructures électriques, la gestion des pertes techniques des ouvrages électriques (Transport et Distribution), la conception et l’exploitation des réseaux de distribution électrique, la gestion environnementale et sociale ainsi que l’intégration des marchés de l’électricité.

L’EEEOA, le système d’échanges d’énergie électrique Ouest-africain, créé lors du 22e Sommet de la conférence des chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO, tenu à Lomé le 10 décembre 1991, a pour mission de promouvoir et développer des infrastructures de production et de transport d’énergie électrique dans la région.

Il a pour objectif d’intégrer l’électricité en vue d’assurer, à moyen et long termes, un approvisionnement en énergie électrique régulier, fiable et à un coût compétitif aux populations et d’assurer la coordination des échanges d’énergie électrique entre les États membres.

Le Centre des métiers de l’électricité de Bingerville (CME, créé en 1970), structure de formation de la Compagnie ivoirienne d’électricité (CIE), contribue à la professionnalisation des acteurs du secteur de l’électricité en Afrique. Il s’est vu attribuer le statut de « centre d’excellence » le 24 mai 2017. яндекс

« Macky Sall a réalisé une grande prouesse politique » (analyste)

L’enseignant et analyste politique sénégalais, Maurice Soudieck Dione, explique dans un entretien avec APA que le président Macky Sall est le grand gagnant dans la nouvelle configuration politique du pays.Plusieurs journaux continuent de titrer sur l’entrée dans le gouvernement de plusieurs cadres du défunt régime. Peut-on parler de retrouvailles de la famille libérale ?

Il y a en effet une entrée de forces politiques libérales. Je pense à Rewmi d’Idrissa Seck. Je pense également à Oumar Sarr qui est un transfuge du Parti Démocratique Sénégalais (PDS) dont il a été le Coordonnateur (avant d’en être exclu en 2019). Donc quelque part, il y a tentative de regrouper la famille libérale initiée par le président Macky Sall, en plus de la fidélisation de sa coalition traditionnelle qui est Benno Bokk Yakaar (s’unir pour un même espoir).

Mais peut-on justement parler de retrouvailles de la famille libérale en l’absence du PDS de Wade ?

En réalité, il n’y a pas de retrouvailles de la famille libérale. Parce que, comme vous le savez, elle est éclatée entre Pape Diop de Bokk Guis Guis (même vision, en langue wolof), le PDS traditionnel, Rewmi (le pays, en langue wolof) d’Idrissa Seck, l’APR du président Macky Sall, Alliance Suxali Sopi (redresser le PDS, en langue wolof) d’Oumar Sarr et ses camarades. Donc tout cela montre une certaine dispersion de la famille libérale. Le président Sall a essayé de récupérer ceux-là qu’il pouvait prendre à ses côtés, notamment Rewmi d’Idrissa Seck et Oumar Sarr qui sont transfuges du Parti Démocratique Sénégalais.

Quel est l’enjeu de la nomination d’Idrissa Seck à la tête du Conseil Economique Social et Environnemental (CESE) et l’entrée de ses proches dans le gouvernement ?

Je pense que le président Sall, dans sa perspective de capter et capturer Idrissa Seck au CESE, a réalisé une grande prouesse politique. Et cette prouesse politique ne semble pas être à la faveur d’Idrissa Seck. Parce que d’abord, il est neutralisé par le président Sall puisqu’il est nommé par décret. Le président Sall peut à tout moment le démettre de ses fonctions. En plus, il avait décrié cette institution comme étant budgétivore. Et que cet argent aurait pu être utilisé plus judicieusement et plus utilement dans des secteurs comme la santé et l’éducation. Il avait dit dans son programme (de campagne) en 2019 qu’il allait supprimer le CESE. Aujourd’hui, il revient pour en être le président. C’est quand même curieux. Il est entré dans un silence assouplissant et lourd de suspicions pendant un an, bien avant la Covid-19. Donc on ne peut pas tout mettre sur le dos de la pandémie. Il était en négociations et en tractations depuis très longtemps avec le président Macky Sall. Il parle également d’opposition radicale, mais c’est un abus de langage. Parce que l’opposition radicale supposerait que l’on utilise des moyens autres que démocratiques. C’est possible. L’opposition est un rouage essentiel et fondamental dans le fonctionnement d’une démocratie. C’est cela qui fait qu’Idrissa Seck peine à convaincre. Sa crédibilité est déjà mise à mal là où son image était déjà écornée. On se souvient aussi de cette attitude similaire qu’il a eue en 2007 en rejoignant au dernier moment Abdoulaye Wade avec les audiences de midi.

Il faut dire également que le président Sall semble vouloir utiliser Idrissa Seck comme une carte par rapport à 2024. Mais il n’a pas totalement exclu, de mon point de vue, la troisième candidature (à la présidentielle). Étant donné que tous ceux qui, dans son camp, étaient désignés à tort ou à raison comme susceptibles de lui succéder ont été écartés. C’est comme s’il disait ‘’il ne peut y avoir d’autre candidat en dehors de moi dans l’APR et Benno Bokk Yakaar ». C’est peut-être un signal fort qu’il donne, en tout cas une perspective qu’il ouvre par rapport à la troisième candidature éventuelle de 2024.

Mais qu’est-ce qui pourrait justifier alors le ralliement d’Idrissa Seck ?

Certains parlent d’arrangement financier, d’autres de pressions d’autorités religieuses qui ont eu à faciliter le rapprochement entre les deux hommes. Mais quoi qu’il en soit, il est le seul responsable de ce revirement spectaculaire qu’il a fait. Il lui appartiendra d’en subir toutes les conséquences politiques.

Comment peut-on interpréter l’éviction du gouvernement de plusieurs figures de l’APR comme Amadou Bâ ou Aly Ngouille Ndiaye ?

Je le disais tantôt. C’est-à-dire que l’APR comme Benno Bokk Yakaar sont des instruments de réalisation des ambitions de pouvoir du président Macky Sall. Dès l’instant qu’il y a cette idée qui est claire chez le président Sall, il a refusé toute forme de dualité dans le parti, dans l’Etat ou dans la coalition. C’est ce qui fait que tous ceux qui ont tenté d’émerger ont été écartés, dans les partis forts qui l’ont soutenu comme le PS (Parti Socialiste) et l’AFP (Alliance des Forces de Progrès). Il a tout fait pour qu’au sein de ces partis il ne puisse pas émerger un leadership susceptible de le concurrencer. C’est ce qui a provoqué des scissions au sein du PS mais également au sein de l’AFP. Il a aussi combattu l’émergence de toute personnalité dans l’APR ayant la compétence, la légitimité historique et charismatique. On voit que la constante chez lui est qu’il est le seul maître à bord à l’APR et dans Benno Bokk Yakaar. En écartant tous ceux qui étaient pressentis comme présidentiables, cela rend encore plus plausible cette hypothèse de la troisième candidature.

Avec cette nouvelle configuration, quel est l’avenir de l’opposition dans la perspective de la Présidentielle de 2024 ?

Il appartiendra à l’opposition de définir et construire son avenir. Aujourd’hui, elle semble être très réduite. Le président Sall disait qu’il allait « réduire l’opposition à sa plus simple expression ». Il a toujours été dans cette logique par la répression et la cooptation. Il est toujours dans cette dynamique, mais il est encore dans des combinaisonsd’appareil. Elles font qu’on peut être un excellent maître du jeu politicien mais il est difficile d’être le maître du jeu démocratique. Parce qu’en dernier lieu, ce sont les Sénégalais qui vont se prononcer. Et de ce point de vue-là, tout ce qui se passe actuellement est perçu comme des tractations, des arrangements politiciens qui sont étrangers aux intérêts du peuple. (…) Toute cette situation difficile, en plus des conséquences de la pandémie, va certainement peser sur la balance. Et donc, il n’est pas garanti que ce gros appareil politique soit une représentativité qui ne va s’étioler, qui ne va pas se fondre d’ici 2024.

Êtes-vous d’accord avec ceux qui disent qu’Ousmane Sonko est désormais le nouveau chef de l’opposition ?

En réalité, si on prend l’élection de 2019 comme instrument de mesure, elle est très particulière. Et je pense  qu’on ne peut pas l’utiliser comme baromètre parce qu’il y a beaucoup de candidats qui avaient été écartés. Mais ce qu’on peut dire à l’endroit d’Ousmane Sonko est qu’il a une cohérence certaine dans sa démarche et un ancrage certain dans l’opposition. Il ne fait pas partie de cette opposition de compromission et de cette opposition collaborationniste.

Gabon : les experts comptables aident les promoteurs à booster leurs entreprises

Des consultations gratuites  de trois jours en faveur, des entrepreneurs, opérateurs économiques et aux porteurs de projets a démarré ce mercredi à Libreville. C’est une initiative de l’Ordre national des experts comptables (ONEC)

Les travaux se déroulent à l’Institut national des sciences et gestion (INGS), dans le 1er arrondissement de la capitale. Les modules retenus sont la création d’entreprise, l’aide à la création, le business plan, le capital investissement, la rentabilité, la fixation des prix de vente, la gestion des stocks, le contrôle interne, le régime fiscal et social des dirigeants et des entrepreneurs.

Plus de 14 000 Très petites entreprises (TPE) enregistrées dans les fichiers de la Direction générale des impôts sont concernées par ces séances de consultations qu’offrent les experts. A l’issue des travaux, les bénéficiaires doivent pouvoir appliquer les conseils des experts pour booster leurs entreprises. Les  formateurs expliquent qu’ils ont conçu une offre adéquate avec une tarification souple pour cette catégorie d’opérateurs économiques ».

Après la première phase qui se referme le 6 novembre prochain, les consultations gratuites pour les retardataires se poursuivront dans les cabinets des experts, informe l’ONEC.

Gabon : Projet de budget-2021 : le ministère de la justice demande 36,574 milliards de FCFA

Le 2 novembre dernier, le ministre de la justice, Garde de Sceaux, Erlyne Antonela Ndembet a soumis et défendu le budget de son département auprès des élus du peuple. Il sollicite la somme de 36,574 milliards

Interrogé par la Commission des finances, du Budget de la Comptabilité publique de l’Assemblée nationale sur le budget annuel 2021 de son département, le ministre en charge de la justice a réclamé 36, 574 milliards. Elle fait savoir que ce projet de budget intègre l’ensemble des dépenses relatives au traitement des personnels, aux biens et services, aux transferts, aux investissements et aux divers programmes de son département, rapporte le garde des sceaux.

La patronne de la justice ajoute que les programmes indiqués sont ceux de la justice judicaire et administrative, l’élaboration et l’adoption du droit positif actualisé en parfaite cohérence avec les engagements internationaux de l’Etat, l’amélioration de l’offre juridictionnelle aux populations et la mise en place d’une assistance judiciaire performante d’ici 2023. Aussi l’amélioration des conditions de de travail des agents et des conditions de détention, la réfection et la réhabilitation des prisons.

Le ministre en charge de la justice ajoute que son département entend mettre en œuvre une : « une politique nationale en matière d’égalité des chances, l’accent sur l’élaboration d’un corps juridique national plus égalitaire ».

Les députés ont également interpellé sur le fonctionnement de l’Ecole de nationale de la magistrature et de son concours.