Gabon: révision du texte fondateur de l’ordre des médecins

Les médecins gabonais se sont réunis en assemblée générale à Libreville le 12 avril dernier, pour réviser l’ordonnance 34/75 du 18 juin 1975, texte fondateur de l’Ordre des médecins du Gabon.

 

Au cours de leur rencontre, les médecins se sont attardés  sur l’adoption d’un code de déontologie actualisé, tenant compte des évolutions juridiques nationales et des nouvelles réalités de la pratique médicale. En effet, cinquante et un ans après sa promulgation, l’ordonnance 34/75 du 18 juin 1975 qui institue l’Ordre des médecins du Gabon apparaît aujourd’hui insuffisante face aux mutations profondes qu’a connues la médecine contemporaine Éthique et discipline au cœur des préoccupations.

L’assemblée générale a donc examiné les grandes lignes d’une révision qui vise à rendre le texte fondateur conforme aux standards juridiques actuels et aux exigences éthiques d’une profession en constante évolution. La question de la responsabilité médicale, des nouvelles technologies de santé, du secret médical à l’ère numérique et des relations entre praticiens et établissements de soins figure parmi les enjeux centraux de cette modernisation.

Le code de déontologie adopté lors de ces travaux entend fournir aux médecins gabonais un référentiel clair et opposable, ancré dans la réalité juridique du pays. Notons que cette  démarche s’inscrit dans un mouvement plus large de modernisation institutionnelle que le Gabon connaît depuis le changement de régime du 30 août 2023.

[Tribune] Gouvernance par le brouillard sous la Ve République : chronique d’une diversion permanente

La Ve République gabonaise accumule les ordonnances controversées à un rythme qui laisse les observateurs politiques perplexes. Code de la nationalité, régulation des réseaux sociaux, gestion des libertés publiques : les dossiers explosifs se succèdent à une cadence que certains lisent moins comme un agenda réformateur que comme une mécanique de l’esquive. Pendant ce temps, les urgences sociales (eau, électricité, éducation, santé- demeurent entières, et la fracture entre le discours officiel et le vécu des populations se creuse chaque jour davantage. C’est cette mécanique que décortique ici Michel Ongoundou Loundah, ancien sénateur de la Transition et président du parti politique REAGIR. Il dénonce une «gouvernance par le brouillard» : l’art de maintenir le pays dans un tumulte politique permanent pour mieux détourner l’attention du dénuement réel.

 

C’est à croire que le successeur d’Ali Bongo ne s’est pas contenté de feuilleter Le Prince de Machiavel, ni même d’effleurer les principes d’Archimède. Non ! À observer sa manière de gouverner, c’est une tout autre référence qui semble s’imposer : celle d’un art consommé de la diversion. Une méthode qui rappelle étrangement ce que l’on a longtemps appelé le « théorème de Charles Pasqua », résumé par cette formule devenue célèbre : «Quand on est empêtré dans une affaire, il faut susciter une affaire dans l’affaire, et si nécessaire, une autre affaire dans l’affaire de l’affaire, jusqu’à ce que personne ne comprenne plus rien

À voir ce qui se déroule aujourd’hui au Gabon, difficile de ne pas faire le parallèle.

Mais, comme le disent les Ambaama avec une pointe d’ironie : Akini angu’ènkuma mè entsiani buu*. «Le mauvais danseur brille toujours par une profusion de pirouettes.»

Sous la Ve République, le rythme est tel qu’on ne sait plus s’il s’agit d’une danse ou d’une chute libre.

Tenez donc ! Pendant que les déguerpis de juin 2025 continuent, pour nombre d’entre eux, de dormir à la belle étoile dans un pays que l’on dit riche ; pendant que la population subit un stress hydrique d’une ampleur inédite ; pendant que l’accès à l’électricité devient si aléatoire que certains en viennent à évoquer un retour à des formes d’éclairage d’un autre âge ; pendant que l’éducation de nos enfants est compromise et que les structures sanitaires peinent à répondre à l’urgence ; pendant que, enfin, les taux de mortalité atteignent des niveaux alarmants, jamais enregistrés dans l’histoire de notre pays – que fait le pouvoir UDB-PDG-CTRI ?

Il choisit d’ouvrir un front politique explosif.

Une ordonnance sur le Code de la nationalité, perçue par une large partie de l’opinion comme profondément inique, vient fracturer davantage une société déjà sous tension. Le débat s’enflamme, les positions se radicalisent, et l’attention collective se détourne, une fois de plus, des urgences vitales.

À peine ce tumulte enclenché, une autre décision tombe : une ordonnance aux accents liberticides sur la gestion des réseaux sociaux et des libertés individuelles. Comme si, dans une mécanique bien huilée, chaque polémique appelait la suivante, chaque indignation préparait la suivante, dans une spirale où l’essentiel disparaît sous le bruit.

De scandales en scandales, l’image du Gabon s’abîme chaque jour un peu plus sous nos yeux. Et pendant que l’on débat, que l’on s’oppose, que l’on se divise, les problèmes fondamentaux, eux, demeurent – et s’aggravent.

La question qui se pose alors est simple, presque brutale : jusqu’où ira-t-on ainsi ? Jusqu’à quand le tumulte politique servira-t-il de rideau de fumée à l’urgence sociale ? Jusqu’à quand les libertés seront-elles comprimées au nom d’une prétendue moralisation de la société ?

Car derrière la stratégie, s’il en est une, se joue une réalité bien plus grave : celle d’un peuple confronté à des conditions de vie de plus en plus précaires, et à qui l’on offre, en guise de réponse, des conflits politiques et des restrictions supplémentaires.

Le Gabon mérite mieux que cela. Il mérite une gouvernance tournée vers les besoins réels de sa population, une parole publique qui rassemble plutôt qu’elle ne divise, et des décisions qui éclairent l’avenir au lieu de l’assombrir.

Les nouveaux vertueux

Et puis il y a eux.

Les vigoureux défenseurs d’aujourd’hui. Les gardiens autoproclamés de l’ordre et de la raison. Les procureurs improvisés du débat public.

Curieusement, ce sont souvent les mêmes qui, hier encore, sous Ali Bongo, dénonçaient avec ferveur — parfois même avec talent – les dérives qu’ils justifient désormais avec une créativité et un enthousiasme admirables.

Hier, ils criaient à l’arbitraire. Aujourd’hui, ils expliquent la nécessité.

Hier, ils invoquaient les libertés. Aujourd’hui, ils invoquent les circonstances.

Hier, ils accusaient le pouvoir de manipuler. Aujourd’hui, ils appellent cela «gouverner».

La constance n’est plus une vertu, mais une option.

Et la mémoire, manifestement, une charge dont certains, à Lambaréné, Bitam ou Franceville, se sont allégés avec une efficacité remarquable.

On pourrait en sourire si l’enjeu n’était pas si grave.

Un peuple qui comprend… et qui observe

«Quand le lézard hoche la tête, ce n’est pas qu’il approuve, c’est qu’il a compris le danger

Le peuple, lui, commence à comprendre la mascarade, la supercherie du 30 août 2023. Et il hoche de plus en plus la tête. De diversion en diversion, notre pays s’enfonce dans une brume soigneusement entretenue par le régime UDB-PDG-CTRI.

Alors la question n’est plus seulement politique, elle devient existentielle : jusqu’où ira cette fuite en avant ? Jusqu’à quand ce théâtre d’ombres tiendra-t-il lieu de politique publique ? Jusqu’à quand demandera-t-on à un peuple de survivre pendant qu’on l’occupe à se diviser ?

Car derrière cette mécanique bien huilée, il y a une réalité brute : celle d’un peuple qui s’appauvrit, des prix qui ne cessent de grimper, pendant que les dirigeants s’auto-congratulent.

La couleur de la fumée

Un dernier aphorisme de chez nous pourrait servir d’épitaphe à cet engrenage mortel : «Quand la case brûle, ce n’est pas le moment de discuter de la couleur de la fumée.» Le Gabon brûle. Lentement, mais sûrement.

Et pendant que certains débattent de la fumée – parfois avec un zèle tout neuf – d’autres attendent toujours que l’on éteigne l’incendie.

Par Michel Ongoundou Loundah

Ancien Sénateur de la Transition – Président de REAGIR

 

Gabon : Oligui Nguema inaugure le champ pétrolier de Ngongui

Le président de la république  a procédé à l’inauguration du champ pétrolier de Ngongui lors de sa visite de 48h entame le  12 avril 2026 dans la province de l’Ogooué-Maritime.

 

En tournée républicaine, le chef de l’État a placé cette première journée, sous le signe de la souveraineté énergétique et de la transformation urbaine.  Cela  marque en effet, une étape cruciale dans la mise en œuvre de la vision économique de la Ve République. À Gamba, le chef de l’État a procédé à l’inauguration du champ pétrolier de Grand N’Gongui, exploité par la société Assala Gabon.

Ce gisement terrestre, en développement depuis le début de l’année 2026, devrait atteindre une production comprise entre 10 000 et 15 000 barils par jour, selon les autorités. Il contribuera au renforcement de la production pétrolière nationale. Ce projet s’inscrit dans la continuité du rachat de Assala Energy en 2024, décision structurante qui consacre une ambition claire : reprendre le contrôle des leviers économiques.

Pour les populations locales, les attentes sont concrètes, notamment les emplois, la formation et la sous-traitance nationale. Le pétrole, longtemps perçu comme une richesse lointaine, est désormais sommé de produire des effets visibles dans la vie quotidienne. La visite présidentielle s’est poursuivie à Port-Gentil, où plusieurs chantiers ont été inspectés, notamment celui d’un futur centre culturel en construction. Le président s’est également rendu sur le site de l’ancien hôtel Neng’Abémbé afin d’en évaluer les perspectives de réhabilitation.

Le Gabon et le Maroc signent deux accords pour le renforcement de leur coopération numérique

Présent au Maroc a Marrakech dans le cadre du Gitex Africa 2026, le ministre Marc Doumba a procédé a la signature de deux accords numérique.

 

Le premier accord, signé entre Mark Alexandre Doumba et Amal El Fallah Seghrouchni, vise à structurer une coopération autour de plusieurs axes clés : partage d’expertise, transformation digitale de l’État, promotion de l’innovation et développement de formations spécialisées. Grace a cet accord, plusieurs étudiants vont bénéficier des bourses pour intégrer l’Université Mohammed VI Polytechnique dès la rentrée de septembre 2026. Une initiative destinée à renforcer les compétences nationales dans des domaines stratégiques comme l’intelligence artificielle et les sciences des données.

Le second accord concerne un partenariat entre l’INPTIC et l’INPT. Signé par leurs directeurs généraux, Landry Badiali et Abdehamid Belmekki, cet accord vise à adapter les cursus aux exigences du marché du numérique. Il concerne les agents publics du Gabon, avec l’octroi de cinq bourses annuelles pendant cinq ans. Un dispositif qui devrait contribuer à renforcer les capacités de l’administration en matière de gouvernance numérique.

Notons que le le GITEX Africa rassemble chaque année gouvernements, entreprises et investisseurs autour des enjeux du numérique. La présence du Gabon à cet événement confirme sa volonté de s’inscrire pleinement dans les dynamiques continentales d’innovation.

Gabon: les victimes du naufrage du ferry « Esther Miracle » réclament les intérêts allant de 50 millions à 5 milliards de FCFA

Ces demandes sont intervenues après l’audition de Blaise Armand Mbadinga, propriétaire du navire exploité au nom de la société Royal Cost, dont il est le dirigeant.

 

Les avocats des victimes du naufrage du ferry « Esther Miracle » ont réclamé jeudi des dommages et intérêts allant de 50 millions à 5 milliards de francs CFA par personne, lors de leurs plaidoiries devant le tribunal de Libreville.

Blaise Armand Mbadinga a expliqué que l’acquisition du ferry visait à faciliter le transport de marchandises, dans un contexte marqué par les restrictions liées au Covid-19 qui affectaient la desserte de Port-Gentil.

« La ville était presque coupée du monde. Plusieurs bateaux en panne. La CNNII n’avait plus de bateau. Les prix flambaient à Port-Gentil. Les commerçants m’ont supplié de transporter leurs marchandises », a-t-il déclaré pour justifier son activité de transport de fret et de passagers.

Le naufrage survenu le 9 mars 2023, au large des côtes gabonaises, avait coûté la vie à une trentaine de personnes et laissé plusieurs familles sans réponse, parfois sans corps à enterrer. Depuis, les zones d’ombre persistent. L’état réel du navire, les conditions de sécurité à bord, la chaîne de responsabilités, mais aussi l’efficacité, ou les défaillances, des opérations de secours : autant de points qui continuent d’alimenter interrogations et frustrations.

Oligui Nguéma attendu à Port-Gentil le 12 avril

Le chef de l’Etat va effectuer une visite le 12 avril dans la province de l’Ogooué-Maritime.

 

Une réunion a été organisée à cet effet par le gouverneur de province, Françoise Assengone Obame mercredi 08 avril 2026. Au cours de cette rencontre, le gouvernement a Gabon: l’Agasa relève de nombreuses irrégularités dans un entrepôt.

Cette visite présidentielle intervient dans un climat particulier. Une partie importante de la population port-gentillaise exprime en effet un sentiment de frustration car les habitants pensent que la capitale économique est en retrait par rapport à d’autres localités ayant récemment bénéficié d’inaugurations de projets.

Les préparatifs pour la venue du président ont débuté. Les populations ne manquent pas d’exprimer leur enthousiasme.

Gabon: l’Agasa relève de nombreuses irrégularités dans un entrepôt

L’agence gabonaise de sécurité alimentaire (AGASA) à lors d’une mission. D’inspection menée le 10 avril 2026 constaté des irrégularités concernant l’hygiène la conservation des denrées et la gestion des risques sanitaires.

 

Les agents ont constaté plusieurs manquements graves, parmi lesquels un défaut d’hygiène généralisé, une rupture de la chaîne du froid et un entreposage inadapté des produits.

 

À cela s’ajoutent une qualité jugée insuffisante des denrées, l’absence de plan de maîtrise sanitaire et des risques de contaminations croisées.

 

Ces défaillances exposent les consommateurs à des dangers potentiels, en particulier à travers la mise sur le marché de produits périssables mal conservés. L’AGASA souligne que ces pratiques contreviennent aux règles essentielles de sécurité alimentaire.

 

Face à la situation, des mesures immédiates ont été prises. Les produits jugés non conformes ont été saisis en vue de leur destruction.

L’Agence rappelle que le respect des normes d’hygiène, de température et d’organisation constitue une obligation pour tous les acteurs de la chaîne alimentaire.

Cette opération s’inscrit dans le cadre du renforcement des contrôles sur le territoire national.

Gabon: la CNSS alerte sur les faux agents

La caisse nationale de sécurité sociale a annoncé sur Facebook la presence des faux agents de la cnss sur le terrain.

 

Selon le communiqué, ces personnes utilisent des méthodes d’intimidation pour exiger des paiements immédiats, en espèces ou via des services de transfert mobile.

 

Elles prétendent pouvoir régler des situations liées aux cotisations sociales, aux déclarations de travailleurs ou aux pénalités de retard.

 

Face à ces agissements, l’organisme rappelle que tout agent en mission officielle doit présenter une carte professionnelle ainsi qu’une lettre de mission signée par le Directeur général.

Gabon : La richesse totale en capital estimée à 60 000 milliards de FCFA selon la Banque mondiale

La Banque mondiale évalue la richesse totale en capital du Gabon à près de 60 000 milliards de FCFA, soit environ 104,5 milliards de dollars, en 2020.

 

Dans son rapport Changing Wealth of Nations 2024 (CWON), l’institution de Bretton Woods souligne que la richesse du pays a progressé de 35% entre 1995 et 2020. Elle est essentiellement composée de capital naturel (57,3%) et de capital humain (33,7%). D’après le rapport, le capital financier et entrepreneurial du Gabon est sous-développé avec une seule entreprise cotée à la BVMAC (BGFI Holding) et une prédominance des micro-entreprises (95,7%) et des entreprises informelles (62,9%).

Le capital du Gabon est sous-exploité au regard des potentialités du pays (couvert forestier de 88%, faible transformation et diversification des exportations, 800 km de façade maritime). La Banque mondiale estime que le capital du Gabon est sous-exploité au regard des potentialités structurelles du pays. Avec un couvert forestier de 88%, une façade maritime de près de 800 kilomètres, une faible transformation locale des matières premières et une diversification encore limitée des exportations. L’autre fragilité de cette architecture économique tient à la dépendance persistante aux matières premières.

Les rentes issues des ressources naturelles représentent 18,5 % du PIB, dont 84 % proviennent du pétrole et 14 % des forêts. Cette concentration expose mécaniquement le pays aux fluctuations des marchés mondiaux. La vulnérabilité budgétaire qui en découle reste forte. En 2024, le secteur pétrolier concentrait à lui seul 46 % des recettes fiscales, tandis que le taux de pression fiscale hors pétrole s’établissait à 17,6 % du PIB non pétrolier. Plus préoccupant encore, les dépenses de fonctionnement absorbaient 110,1 % des recettes fiscales, limitant la capacité de l’État à financer des investissements structurants.

Gabon-ONU: Oligui Nguema echange avec Fatou Aminata Lo

Le Chef de l’État a reçu mardi dernier,  la nouvelle coordinatrice Résidente du Système des Nations Unies au Gabon, Fatou Aminata Lo.

 

Au cours de leur rencontre, la nouvelle représentante a réaffirmé la volonté de l’institution qu’elle représente à s’aligner à travers le plan cadre de coopération. Les deux personnalités ont échangé sur les priorités nationales du Gabon, auxquelles le Système des Nations Unies entend s’aligner pleinement à travers le Plan-cadre de coopération.  Fatou Aminata Lo a réaffirmé la volonté des Nations Unies de renforcer un partenariat fondé sur l’écoute, l’anticipation et la co-construction des réponses aux défis du pays.

Selon la communication présidentielle, elle a insisté sur  la nécessité d’une action plus cohérente, plus efficace et résolument tournée vers des résultats concrets et mesurables. Elle a également rappelé le rôle central de la Coordination Résidente, véritable pivot entre les différentes agences onusiennes, garantissant une approche unifiée et cohérente au service du développement durable.

Cette audience s’est conclue sur une volonté commune de renforcer un dialogue permanent et stratégique, afin de consolider la coopération entre le Gabon et le Système des Nations Unies, avec une priorité affirmée : améliorer durablement l’accès des populations aux services sociaux de base et répondre efficacement aux défis actuels du pays.

Notons  que ce partenariat, s’inscrit dans la dynamique du Plan National de Croissance et de Développement (PNCD) et met l’accent sur des leviers structurants : gouvernance, transformation économique, économie verte, inclusion sociale et développement du capital humain.