Gabon : Paulette Missambo sollicite une révision de la charte de la transition

La présidente du Senat a soumis plusieurs doléances lors de sa rencontre avec le président de transition Oligui Nguema, jeudi 21 septembre 2023.

 

Paulette Missambo, la nouvelle présidente du Senat s’est entretenue avec le président de la Transition où les deux ont échangé sur plusieurs sujets.  Notamment sur le lancement des activités au Senat « Nous avons parlé de la mise en route de nos activités au niveau du Sénat (…) Le président de la Transition a eu une oreille attentive par rapport à nos attentes. Qu’il s’agisse des locaux, les réhabiliter », a-t-elle indiqué au sortir de cette audience.

Outre cette doléance, la présidente du Senat a également demandé au président de la transition le Général Oligui Nguema de réviser la charte de la transition qui pour elle a été écrite « dans l’urgence et surtout dans l’euphorie de la chute du régime qui dirigé le pays durant 55 ans ».

Notons que, la charte de la transition indique que, les différentes personnalités du gouvernement de transition ne peuvent se présenter aux prochaines élections à l’exception du président de la transition Oligui Nguema.

Gabon : rencontre entre le président de la transition et  Jean Ping

Le président de la Transition s’est entretenu jeudi 21 septembre 2023, avec  le leader de la Coalition pour la nouvelle République.

 La rencontre entre le président de la transition et l’opposant  Jean Ping a porté sur le  processus de transition afin d’aboutir à un véritable essor du pays. En effet, les deux personnalités ont évoqué « les mesures prises par le Comité de la Transition pour la Restauration des Institutions afin de réorganiser le pays ».

À cet effet, l’ancien président de la Commission de l’Union africaine Jean Ping a salué le processus de transition du Gabon entamé par le Général Oligui Nguema  et il a d’ailleurs saisi cette rencontre pour exprimer sa disponibilité à contribuer à la bonne marche de ce processus.

Notons que l’homme politique Jean Ping est l’un des opposants au régime d’Ali Bongo l’ex président du Gabon. Il est un ancien candidat à l’élection présidentielle d’août 2016 au Gabon.

Gabon : Steeve Nzeko Dieko assigné à résidence

Le secrétaire Générale du Parti Démocratique Gabonais a été assigné à résidence,  après son passage devant le juge d’instruction le 19 septembre 2023.

 

Selon le site d’informations Gabon Actu, ils sont au total dix personnes qui ont été arreté aprés le coup d’Etat du 30 août 2023 par le CTRI. Parmis ces dernieres, on note trois qui ont été assignées à résidence à savoir Steeve Nzeko Dieko, Kim Oun, l’aide de camp coréen de Sylvia Bongo, «propriétaire du local où une grosse cantine remplie de billets de banque a été dénichée par les enquêteurs», rappelle notre confrère Gabonactu. Le troisième sur la liste des personnes assignées à résidence, Jordan Camuset l’«ami de Noureddin. Il a assuré des missions de Noureddin Bongo Valentin».

Et 7 autres personnes ont été placées sous mandat de dépôt à la prison centrale de Libreville Ian Ghislain Ngoulou, Noureddin Bongo Valentin, Cyriaque Mvourandjiami, Abdul Moubcith Oceni Ossa, Mohamed Ali Saliou, Jessye Ella Ekogha et Gisèle Mombo la belle-mère de Ian Ngoulou.

Outre les sept personnes placées sous mandat de dépôt à la prison centrale de Libreville et les trois assignées à résidence, deux personnes ont été mises hors de cause : Amedée Moundende, la «belle sœur de Ian Ngoulou qui s’est retrouvée au mauvais endroit au mauvais moment», et Zolie Lekibi Perrin, le «cuisinier de Noureddin Bongo Valentin qui vivote dans une maison inachevée et dont le lit personnel est coupé-cloué», note Gabonactu.

78è AG de l’ONU : le Gabon réaffirme son opposition à la guerre en Ukraine

Le premier ministre de la transition Raymond Ndong Sima, a au cours de son intervention à la 78ème assemblée Générale de l’Organisation des Nations Unis plaidé pour la fin de la guerre en Ukraine.

 

Malgré le contexte actuel au Gabon, et sa suspension par l’ONU, le Gabon a été invité à prendre la parole au cours de l’Assemblée Générale de l’Onu qui a débuté à New-York aux Etats-Unis le 19 septembre 2023.  En tant que membre non permanent du Conseil de sécurité de l’Onu, le Gabon par la voix du premier Ministre Raymond Ndong Sima a au cours de sa prise de parole exhorté  à mettre fin à la guerre en Ukraine: « Une voie alternative à la guerre est possible. Elle doit être trouvée par les canaux existants tracés par la Charte des Nations Unies et les résolutions pertinentes de ce conseil. (…). Mon pays réitère son appel aux parties pour des négociations de bonne foi en vue de mettre fin à cette guerre. Tout doit être mis en œuvre pour la désescalade et créer des conditions propices au déploiement de la diplomatie », a-t-il dit.

Pour lui, rejeter la guerre n’est « ni une forme de fuite ni de lâcheté, encore moins une posture opportuniste ». Il a déclaré que le Gabon soutiendra chaque processus de paix, chaque pas vers le dialogue et chaque initiative qui s’inscrit dans l’activation des canaux de la diplomatie en vue de faire taire les armes en Ukraine. « Nous soutiendrons les initiatives en faveur de la cohabitation pacifique entre la Russie et l’Ukraine », a-t-il dit. Rappelant que la guerre est contraire aux valeurs que prône l’ONU. Relève-t-on sur Gabon Nouveau.

Rappelons qu’après le coup d’Etat qui a eu lieu le 30 août 2023 au Gabon, avec la prise du pouvoir du Comité pour la transition et la restauration des institutions, le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, avait « fermement » condamné ce putsch et réaffirmé « sa ferme opposition aux coups d’Etat militaires ».

 

Marché financier de la CEMAC : le Gabon boucle son emprunt obligataire avec  154,6 milliards de Fcfa

Le Gabon a réussi à mobiliser  154,6 milliards de FCFA, soit, 103% du montant sollicité pour  son programme d’émission triennal.

 

Le Trésor public gabonais vient de clôturer son emprunt obligataire 2023 par un succès. « Emrald Securities Services Bourse SA(ESS Bourse), société de bourse agrée par la Commission de surveillance du marché financier d’Afrique centrale(Cosumaf), annonce à la communauté des investisseurs des pays membres de la CEMAC, la clôture effective de l’emprunt obligataire par appel public à l’épargne de l’Etat gabonais dénommée « EOG 6,25% NET 2023-2028 » » indique ESS Bourse, l’arrangeur principal de l’opération dans un communiqué. Lancé le 15 juin 2023 sur le marché financier de la Communauté économique des États d’Afrique centrale (CEMAC) l’emprunt obligataire s’est bouclé avec succès.

Le pays a réussi à atteindre ses objectifs en matière de mobilisation. S’il recherchait initialement la somme de 150 milliards de FCFA pour un taux d’intérêt nominal de 6,25 % net par an, ce sont 154,6 milliards de FCFA qui ont été levés.  Ainsi, les fonds qui ont été mobilisés dans le cadre de cet Emprunt obligataire lancé par le Gabon, serviront à financer des projets prioritaires tel que défini dans la feuille de route des autorités de la transition et de poursuivre les programmes de paiement de la dette moratoire en portefeuille validée à la Direction générale de la dette (DGD). Au moment où le pays est en quête de financement pour assurer des réformes en profondeur sur le plan économique, ce résultat tombe à point nommé.

À noter que la mobilisation de cette enveloppe constitue également une bonne nouvelle pour les autorités, notamment le nouveau ministre de l’Économie, Mays Mouissi qui a fait de l’optimisation des ressources une priorité. Le fruit de cet Emprunt obligataire devrait permettre de mettre en musique la feuille de route déclinée par le Comité pour la transition et la restauration des institutions présidé par le Général Brice Oligui Nguema. Il faut souligner que les intérêts fixés à 6,25 % seront payés annuellement sur une maturité de cinq ans avec un différé d’un an. Apprend-on sur le site d’information Gabon Média Time.

Gabon-Run in Masuku : le comité d’organisation annule l’édition de 2023

Prévue pour le 7 octobre 2023, le 10 Km de Franceville a été annulé ce jour par le comité d’organisation et ses divers partenaires.

 

L’édition 2023 de la course Run in Masuku connue sous le nom « 10 km de Franceville », n’aura pas lieu comme annoncé il y a quelques mois. En effet, c’est une  décision consensuelle prise par le comité d’organisation et les différents partenaires pour des raisons « tenant compte du contexte actuel », apprend-on à travers le site Gabon Matin.

En effet, le PDG d’Everest Media et organisateur des courses pédestres internationales du Gabon, a dû se résigner à revoir ses priorités dans cette période de transition politique.

Rappelons tout de même que, le Marathon du Gabon est maintenu pour le 2 décembre 2023. Pour cette 9ème édition de la compétition dénommée « international », les organisateurs espèrent battre le record de 18 000 participants. Ainsi, le plafond a été placé sur au moins 20. 000 coureurs.

Gabon : les activités d’orpaillage désormais légalisées  par le gouvernement

Le ministre des Mines Hervé Patrick Opiangah a à  travers un communiqué signé le 20 septembre 2023,  autorisé la reprise des travaux de recherche et de production d’or au Gabon.

 

C’est une bonne nouvelle pour les orpailleurs qui vont recommencer leur activité d’orpaillage afin de pouvoir subvenir à leurs besoins. En effet, le  communiqué du ministre des mines, indique que, «  le gouvernement ambitionne de contribuer au développement local et favoriser l’autonomisation des foyers en zone rurale, mais également susciter l’intérêt des nationaux aux métiers de l’or ».   Ainsi, la reprise des activités d’orpaillage ne se fera pas de façon illicite comme par le passé. Raison pour laquelle le ministère des Mines « s’engage à accompagner tous les acteurs du secteur artisanal dans le processus de valorisation de l’or et de ses dérivées, dans une exploitation maîtrisée et responsables, répondant aux normes et exigences environnementales, et au cahier de charges de l’administration », précise Hervé Patrick Opiangah.

L’activité se fera sous l’encadrement de l’administration des Mines et la production issue de ces unités d’exploitation et sera captée par le déploiement des comptoirs d’achat de l’or mis en place par les opérateurs économiques du secteur, parmi lesquels la Société équatoriale des Mines (SEM), bras séculier de l’Etat pour une meilleure traçabilité de cette production d’or artisanale et pour un meilleur suivi de la fiscalité y relative. Il est également prévu l’organisation d’une campagne officielle de régularisation des artisans miniers au cours de laquelle des cartes d’exploration artisanales seront délivrées séance tenante aux populations autochtones uniquement.

Rappelons que, les activités d’orpailleurs ont été suspendues temporairement  en 2018 au Gabon, pour des raisons qualifiées de « risques graves de dégradation de l’environnement et de troubles à l’ordre public dans les zones géographiques concernées », indiquait l’ex ministre des mines Christian Magnagna.

Gabon : vers la réalisation d’un audit à la Sogatra

Le nouveau ministre des Transports, le capitaine de Vaisseau Loïc Moudouma Ndinga, a au cours d’une rencontre inopinée avec le directeur général et les agents de la Sogatra annoncé la réalisation d’un audit.

 

Selon le site Le Nouveau Gabon, cet audit permettra d’après le membre du gouvernement, d’en savoir plus sur la subvention allouée par l’État à la Sogatra et de s’intéresser aux salaires et aux primes, voire évaluer la viabilité de l’entreprise dans un contexte où elle est menacée de liquidation. « Dès lundi (18 septembre 2023), on va commettre un audit pour voir si l’argent a été décaissé, mais qu’il n’est pas arrivé dans vos mains. On va le savoir », a-t-il annoncé.

Lors de sa  rencontre inopinée avec la direction générale de la Sogatra et le personnel le capitaine de Vaisseau Loïc Moudouma Ndinga, a voulu tordre le cou à un mouvement d’humeur des agents de la Sogatra qui était déjà en gestation. « L’objectif de cet échange était d’écouter les grévistes et s’imprégner des difficultés de la Sogatra. À cet effet, le Ministre a pu surseoir le mouvement de grève et rassurer les agents », soutient-on au ministère des Transports.

Ce mouvement d’humeur allait être une énième organisée par le personnel de cette entreprise qui, depuis plusieurs années fait face à de nombreuses difficultés financières et techniques. Des difficultés qui ont certainement été aggravées avec l’arrivée en avril 2020 dans le secteur du transport urbain de la société Trans’Urb. Cette dernière opérant sur le même réseau d’exploitation que la Sogatra. Dès lors, la Sogatra avait du mal à remplir la mission de service public qui lui avait été confiée par l’État. À noter que la Sogatra est une société parapublique créée dans le but de proposer des services adaptés à sa clientèle et de participer à la résolution de la problématique du transport urbain et interurbain au Gabon.

Le Gabon suspendu partiellement du Commonwealth jusqu’à son retour à l’ordre constitutionnelle

Le pays a été suspendu partiellement du Commonwealth mardi 19 septembre 2023, au cours d’une  rencontre du  63ème Groupe d’action ministériel du Commonwealth aux Etats-Unis.

 

«Conformément aux étapes énoncées dans le programme d’action du Commonwealth de Millbrook sur la Déclaration de Harare, les ministres ont décidé de suspendre partiellement le Gabon du Commonwealth en attendant le rétablissement de la démocratie. Cette suspension partielle entraîne la suspension des Conseils du Commonwealth et l’exclusion du Gabon de toutes les réunions et événements intergouvernementaux du Commonwealth, y compris les réunions ministérielles et le CHOGM», précise le communiqué final du 63e Groupe d’action ministériel du Commonwealth

En outre, les ministres ont déterminé que si des progrès acceptables ne sont pas réalisés d’ici deux ans, il sera envisagé de suspendre complètement le Gabon de l’adhésion au Commonwealth, exhortant le Secrétaire général à poursuivre son engagement de bons offices auprès du Gabon, notamment en lui fournissant une assistance technique, en vue de redresser la situation et de faciliter le retour du Gabon à la démocratie.

Le Groupe a cependant appelé le Gabon, en tant que membre du Commonwealth, à défendre les valeurs et principes du Commonwealth et à organiser des élections crédibles dans un délai maximum de deux ans à compter du 30 août 2023. Mais également, à garantir l’intégrité personnelle, la sécurité, la santé et les droits de l’homme de l’ancien président Ali Bongo Ondimba, des membres de sa famille et des membres de son gouvernement.

Gabon : Nouredin Bongo incarcéré à la prison de Libreville

Le fils de l’ancien président Ali Bongo a été placé sous mandat de dépôt à  la prison centrale de Libreville,  mardi 19 septembre 2023.

 

Arrêtés et gardés à vue depuis le 30 août dans la foulée de la prise du pouvoir par le Comité pour la transition et la restauration des institutions (CTRI),  Nouredin Bongo et sa Young team ont été  placés sous mandat de dépôt à «Sans-Famille». S’agissant de sa Young Team, on note l’ancien conseiller spécial porte-parole de la présidence de la République Jessye Ella Ekogha et de l’ancien directeur de cabinet de Noureddin Bongo, Ghislain Ngoulou.

A côté d’eux, les deux fils du président désormais contesté du Conseil supérieur des  affaires islamiques du Gabon (CSAIG) Mohamed Ali Saliou, l’ex-directeur de cabinet adjoint d’Ali Bongo et son frère Abdoul Océni. En effet, lors de leur arrestation, le CTRI indiquait qu’ils étaient poursuivis pour haute trahison contre les institutions de l’État, détournement massif des deniers publics, malversations financières internationales en bande organisée, faux et usage de faux, falsification de la signature du président de la République, corruption active, trafic de stupéfiants.

Selon le journal L’Union, «L’enquête se poursuit sur le reste des autres mis en cause». Le reste des membres de la “Young team” passera devant le juge d’instruction de la cour criminelle spéciale le vendredi 22 septembre 2023. Rappelons que, Noureddin Bongo avait été coordinateur à la présidence, puis conseiller stratégique de son père au parti PDG, et certains le présentaient comme un successeur potentiel.