Gabon : La Fondation « Ma Bannière » offre une certaine de kits scolaires aux enfants de l’Ogooué-Ivindo

C’est une initiative de la première dame Zita Oligui Nguema durant les festivités de la fête de Libération, le 30 août 2026.

 

À quelques jours de la rentrée scolaire fixée au 7 septembre 2026, la Fondation « Ma Bannière » de la Première dame Zita Oligui Nguema a lancé une grande opération de solidarité dans l’Ogooué-Ivindo. Conduite par sa représentante et cheffe de mission, Felly Dipouma épouse Nyama, la caravane a sillonné la province pour distribuer des kits scolaires.

Les localités bénéficiaires sont nombreuses : Mbadi-Carrefour, Yoko, Etakaniabé, Ékobakoba, Mohaba, Mozeye, Mbomo, Indombo, Mbela, Hendjet et Zoolendé. L’opération s’est également étendue aux quartiers de Makokou, notamment Mbolo et Central. Au total, plus d’une centaine de kits ont été remis aux enfants vulnérables des villages et de la ville.

Partout où elle est passée, la caravane a été accueillie avec surprise et satisfaction. Pour les notables et les parents d’élèves, c’est une véritable aubaine. « Ce don tombe vraiment à point nommé, ça va beaucoup nous soulager », a confié Alice, parente d’élève à Etakaniabé.

L’objectif de cette campagne portée par Zita Oligui Nguema est clair, alléger les dépenses des familles modestes et garantir une meilleure rentrée scolaire, surtout en zone rurale où le coût du matériel pèse lourd sur les budgets.

L’opération s’est achevée le samedi 29 août dernier. À travers cette action, la Fondation « Ma Bannière » réaffirme son engagement pour l’éducation et l’égalité des chances, en donnant aux enfants de l’Ogooué-Ivindo les moyens de bien démarrer l’année scolaire.

Gabon : la mairie de Libreville suspend sa chasse aux épaves

Coup d’arrêt à l’opération de déguerpissement. La mairie de Libreville a récemment suspendue sa vaste mission de contrôle, de mise en fourrière et de démolition des véhicules en stationnement sur le domaine public.

Lancée le 16 juillet 2026, l’opération avait déjà permis de retirer près de 300 véhicules- épaves des rues et espaces publics de la capitale en une quarantaine de jours. L’objectif est de libérer les trottoirs, les carrefours et les abords des bâtiments administratifs.

Mais le dispositif tourne au ralenti, pour cause, la saturation du site de fourrière de Bethsaïda. Faute de place pour stocker de nouveaux véhicules, les équipes municipales ne peuvent plus poursuivre les enlèvements.

Pour débloquer la situation, une vente aux enchères est annoncée « dans les plus brefs délais ». Elle doit permettre de désengorger le parc et de récupérer de l’espace pour accueillir les prochaines saisies.

Une fois la vente effectuée, la mairie prévoit de relancer l’opération. En attendant, les contrôles restent suspendus, le temps de vider Bethsaïda et de donner un second souffle à la campagne de libération du domaine public.

Gabon-30 août à Makokou : OLIGUI NGUÉMA passe de la mémoire aux résultats

Pour cette 3e célébration du 30 août 2026, le président Brice Clotaire OLIGUI NGUÉMA a choisi Makokou dans la province de l’Ogooué-Ivindo. Dans un discours à la fois mémoriel et pragmatique, il a voulu dépasser la simple commémoration d’un changement politique.

 

« Le 30 août nous a rendu la liberté de choisir, il nous impose désormais le devoir de réussir », a-t-il déclaré. Après la rupture institutionnelle de 2023, place désormais à la démonstration des résultats.

Le choix de l’Ogooué-Ivindo n’est pas anodin. Province symbole de résistance durant la colonisation, elle a aussi été le théâtre de mobilisations de femmes à Makokou et Ovan, juste avant le coup de libération, contre la précarité et l’abandon. Le chef de l’État leur a rendu hommage et a listé les chantiers en cours : commissariat de Boué, mairies d’Ovan et Mekambo, marchés, BCEG, logements, Ivindo Palace, lycée et internat de Maïga. Sur l’eau, la réhabilitation du château de Makokou et une nouvelle station de 100 m3/heure doivent renforcer la production. S’y ajoutent la réhabilitation du lycée Alexandre Sambat, des voiries, l’école des métiers du bois de Boué et le lycée de La Lopé.

Le président a ensuite insisté sur la réforme de l’État. Le changement ne doit pas reposer sur seule la volonté du chef de l’État, mais sur des institutions fortes, une administration solide et des citoyens engagés. Il a appelé le gouvernement à plus d’écoute et de pédagogie. Sur le plan social, il a rappelé le respect du droit de grève et du droit syndical, tout en prévenant : « le droit de grève ne doit pas entraîner la paralysie du pays, pas plus que l’autorité ne doit être un moyen de ne pas entendre ».

La santé et la fonction publique sont au cœur des priorités. Une enveloppe de 55 milliards FCFA est allouée à la santé : 44 milliards pour les plateaux techniques, 6 milliards pour les restaurants hospitaliers et 5 milliards pour la CNAMGS. Le président exige une amélioration de l’accueil et des soins, et plus de transparence dans la gestion des recettes. Dans la fonction publique, l’audit révèle que 62% des dossiers sont en situation irrégulière, sans compter les abandons de poste. Il annonce donc des décisions, une révision du statut des agents et des conditions d’avancement claires : « la performance doit être notre boussole et l’équité notre règle ».

Cap aussi sur la jeunesse et l’identité nationale. Avec la création de la Banque du Commerce et de l’Entrepreneuriat du Gabon, l’État veut soutenir les projets des jeunes, tout en renforçant le contrôle après des manquements de certains bénéficiaires. Symbole de patriotisme, la levée des couleurs et le port du pagne chaque vendredi seront généralisés dans l’administration. Trois ans après le coup de libération, l’objectif est clair : transformer la mémoire en responsabilité. « Le 30 août a forgé notre patriotisme et fait de nous un peuple libre, notre discipline fera de nous un grand peuple ».

Gabon : 4e Gala des jeunes de Libreville, l’élégance à l’africaine électrice le Karé F

Le jeudi 27 août 2026, le Kare F à Glass s’est mis aux couleurs de la jeunesse. Pour sa 4e édition, le Gala des Jeunes du Collectif des Jeunes de Libreville a réuni public, invités et partenaires autour du thème « L’élégance à l’africaine ».

Une soirée 100% dédiée à la créativité et aux réalisations des jeunes. La soirée a démarré avec le mot d’ouverture du maître de cérémonie, suivi de l’allocution du président du collectif, Yann Ange ASSOUMOU OKOUÉ. Il a remercié les partenaires et le public, avant de rappeler les missions du collectif : « valoriser l’éducation, accompagner l’entrepreneuriat et porter les projets de la jeunesse »et encourager les jeunes à revenir à leurs repères et éviter les débordements sur la toile ». Il a aussi tracé les perspectives et les attentes pour les années à venir.

Le clou de la nuit : un défilé de mode où les jeunes ont mis en avant leur savoir-faire. Pagnes africains, bijoux, perles… tout y est passé pour célébrer l’identité culturelle. La scène s’est ensuite enflammée avec des prestations de chants et de danses qui ont tenu le public en haleine jusqu’au bout.

Entre créations vestimentaires et talents artistiques, les invités repartent avec des souvenirs plein la tête.  » C’était une soirée spéciale, nous les jeunes nous nous réjouissons de ce cadre où nous sommes mis en avant, nous pouvons ainsi montrer de quoi nous sommes capables de faire, notre talent et créativité », s’est réjoui Miss M Ambassadrice du gala. Le message est clair, la jeunesse de Libreville innove et ose. Rendez-vous est déjà pris pour l’année prochaine pour une nouvelle édition et hisser encore plus haut les talents d’ici.

Gabon : la Société d’énergie et d’eau du Gabon coupe l’eau face à l’intrusion saline à Port-Gentil

La capitale économique est en manque d’eau potable. La Société d’Énergie et d’Eau du Gabon, SEEG, a annoncé lundi 24 août la suspension de la distribution d’eau à Port-Gentil suite à une montée significative de la salinité dans le fleuve Ogooué.

Pour la SEEG, cette perturbation n’est pas une surprise. Elle s’inscrit dans une période saisonnière bien connue. La société avait d’ailleurs prévenu des coupures entre le 1er août et le 30 septembre 2026. Car, la baisse du niveau du fleuve, conjuguée aux grandes marées, favorise la remontée des eaux océaniques et accentue le phénomène.

L’intrusion saline met en danger les installations de Mandorové. Cette eau salée peut gravement altérer la qualité de l’eau captée et endommager les équipements de traitement. Pour protéger les infrastructures et éviter des coûts de réparation élevés, la SEEG a donc préféré interrompre la distribution.

Cet épisode révèle la vulnérabilité du système d’approvisionnement de Port-Gentil. Un phénomène prévisible, mais pour lequel les capacités de captage, de pompage et de traitement restent limitées. Conséquence, toute la population de la ville se retrouve pénalisée.

Face à la récurrence du problème, les observateurs appellent à des solutions durables. Il devient urgent de renforcer les équipements existants et d’explorer des dispositifs pour empêcher l’intrusion saline à l’avenir. L’objectif étant de sécuriser l’accès à l’eau potable pour Port-Gentil même en période d’étiage.

Le Mouvement de Redressement National MORENA dénonce une libération inachevée et une dérive autoritaire par les autorités actuelles

À quelques jours de la célébration du 30 août 2026, le Mouvement de Redressement National du Gabon, MORENA, a fait entendre sa voix. Le mouvement a tenu une déclaration le jeudi 27 août 2026 à l’hôtel Ngonemono à Libreville, par la voix de son secrétaire de cabinet.

 

Trois ans après la chute d’Ali Bongo et l’arrivée du CTRI en 2023, MORENA dresse un bilan amer. Alors que les nouvelles autorités avaient promis la restauration des institutions, le changement et le rétablissement de la dignité des Gabonais, le mouvement estime que « rien ne va comme promis » dans les secteurs social, politique et autres.

Malgré quelques chantiers et infrastructures inaugurés, MORENA juge que le changement attendu n’est pas au rendez-vous.

Le mouvement va plus loin et dénonce une dérive : le pays semblerait s’enfoncer dans un régime de dictature. Pour lui, on ne peut parler de libération tant que le Gabon reste soumis aux mêmes accords avec la France, sans aucune remise à plat trois ans après.

Le mouvement fustige également son exclusion. MORENA regrette de n’avoir été associé à aucune des grandes étapes qui ont suivi le « coup de libération » : ni au dialogue national, ni aux assises, ni aux autres opérations majeures menées par les nouvelles autorités.

Symbole historique de la lutte pour le multipartisme au Gabon, MORENA interpelle le pouvoir à « revenir sur la bonne voie ». Il invite le gouvernement à l’écouter et à tenir compte de ses propositions, « avant qu’il ne soit trop tard ».

Gabon : le pays franchit la barre des 3,5 millions d’habitants

La Cour constitutionnelle a homologué le jeudi 27 août 2026 les résultats du Recensement Général de la Population et des Logements lancé en début d’année. Selon la haute juridiction, le Gabon compte désormais 3 518 621 habitants, contre 1 811 079 lors du dernier recensement de 2013.

 

En 13 ans, la population gabonaise a bondi de 1 707 542 personnes, soit une hausse de 94%. Une croissance qui rebat les cartes démographiques du pays et impose de nouveaux défis en matière d’infrastructures, de santé et d’éducation.

La cartographie révèle une forte concentration sur le littoral. Deux habitants sur trois vivent dans la seule province de l’Estuaire. Avec 2 184 908 habitants, soit 62% de la population nationale, l’Estuaire reste largement en tête. On y dénombre 1 125 301 hommes et 1 059 607 femmes, un écart de 65 694 personnes en faveur des hommes.

Derrière l’Estuaire, le Haut-Ogooué arrive en deuxième position avec 297 100 habitants, suivi de l’Ogooué-Maritime avec 292 652 habitants. Le Woleu-Ntem occupe la quatrième place avec 242 059 habitants, devant la Ngounié qui compte 159 404 habitants. La Nyanga ferme la marche avec 68 215 habitants.

Avant validation, les juges constitutionnels ont auditionné gouverneurs, préfets, sous-préfets, maires, conseils départementaux et responsables de communautés locales. Ils ont aussi intégré les constats, observations et suggestions du gouvernement formulés lundi 24 août dernier. Des résultats désormais officiels qui serviront de base aux politiques publiques des prochaines années.

Gabon : À l’école primaire, le gouvernement veut concilier anglais et langues nationales

Après l’introduction de l’anglais au primaire dès la rentrée scolaire 2026-2027 le gouvernement gabonais veut aller plus loin. Il prévoit d’introduire progressivement les langues nationales dans l’enseignement de base.

L’objectif est de préserver le patrimoine culturel et renforcer l’unité nationale. En effet, le pays repense ainsi en profondeur son système éducatif. En rapprochant l’école de la réalité culturelle et sociale des apprenants, les autorités espèrent rendre les apprentissages plus concrets et plus ancrés. L’école ne serait plus seulement ouverte sur le monde, mais aussi sur les communautés qui composent le Gabon.

Dans le même temps, un manuel d’anglais adapté au contexte national vient d’être élaboré pour le primaire. Cette double démarche illustre la volonté des autorités, celle d’offrir une éducation tournée vers l’international sans renoncer aux valeurs et à l’identité du pays.

L’enjeu est de trouver un équilibre. D’un côté, maîtriser les langues internationales dans un monde connecté. De l’autre, valoriser la diversité linguistique gabonaise et transmettre aux jeunes générations les langues de leurs terroirs.

Des défis restent à relever pour réussir cette transition. Il faudra former les enseignants et concevoir des manuels scolaires adaptés à chaque langue locale. En misant sur cette réforme, le Gabon veut moderniser son enseignement tout en gardant ses repères culturels.

Gabon : 3 morts dans un violent accident de circulation

La consternation règne dans le quartier Bikelé, à Libreville, après un grave accident survenu dans la nuit du mardi 25 août 2026. Selon les premiers témoignages recueillis sur place, le drame a fait au moins trois morts.

 

Parmi les victimes figurent le conducteur du véhicule et deux de ses neveux qui se trouvaient à bord. Le drame s’est produit aux environs de 22 heures. Le conducteur roulait à vive allure lorsqu’il aurait perdu le contrôle de son engin.

Le véhicule a terminé sa course hors de la chaussée, près des habitations. La violence de l’impact n’a laissé aucune chance aux trois occupants, décédés sur le coup avant l’arrivée des secours.

Ce nouveau drame met une fois de plus en lumière la dangerosité de certains axes routiers de la zone de Bikelé. Si l’excès de vitesse est évoqué par plusieurs témoins comme cause probable, les circonstances exactes de l’accident restent à déterminer.

Les autorités judiciaires ont ouvert une enquête pour établir les raisons de cette tragédie. En attendant les conclusions officielles, il convient de rester prudent. La population de Bikelé est sous le choc et attend des réponses sur les causes de cet accident meurtrier.

Gabon : Une femme de 37 ans écrouée pour trafic présumé de chanvre indien

Jipsi Mambougou Babissa, 37 ans, a été placée sous mandat de dépôt à la prison centrale de Port-Gentil le lundi 24 août 2026. La trentenaire est poursuivie pour détention et vente présumée de stupéfiants.

 

Les faits remontent à la nuit du mercredi 19 août dernier, au quartier Massuku, dans le premier arrondissement de Port-Gentil. Alors qu’elle se rendait à un rendez-vous pour écouler sa marchandise, elle a été interpellée vers 6h du matin par les agents de l’Office Central de Lutte Anti-Drogue, OCLAD. Elle avait en sa possession deux bottes de chanvre indien destinées à un acheteur.

Selon son audition, Jipsi Mambougou Babissa jouait le rôle d’intermédiaire. Elle devait acheter les deux bottes à 25 000 FCFA auprès d’un fournisseur, pour les revendre 40 000 FCFA. Un potentiel acheteur lui avait proposé 80 000 FCFA pour le lot et avait déjà versé 40 000 FCFA par transfert électronique. La marge espérée pour elle était de 30 000 FCFA.

Face aux enquêteurs, elle affirme qu’il s’agissait de sa première implication dans ce type d’opération. Elle dit avoir été approchée par un ancien collègue qui l’aurait introduite dans le circuit. Des déclarations qui pourraient aider les agents à remonter jusqu’au fournisseur présumé et à reconstituer le réseau de distribution.

La mise en cause a reconnu avoir accepté cette activité pour des raisons financières. Les aveux de l’inculpée ainsi que les éléments matériels saisis ont été joints au dossier judiciaire. Les investigations se poursuivent afin d’identifier les autres protagonistes et de déterminer l’origine de la drogue.

Présentée aux autorités judiciaires dans l’après-midi du 24 août, Jipsi Mambougou Babissa a été écrouée. Il revient désormais à la justice de faire toute la lumière sur cette affaire. Pour l’heure, la trentenaire bénéficie de la présomption d’innocence.