Gabon : Montée et descente des couleurs nationales, la tradition reprend

Dès ce vendredi 4 septembre 2026, le Gabon fait revivre un rituel républicain. La montée et la descente des couleurs nationales reprennent officiellement dans les institutions et les administrations.

Le vert, le jaune et le bleu retrouvent ainsi leur place, sous le signe de la fierté et de l’unité nationale. Moment solennel, la montée des couleurs vise à rappeler l’attachement à la nation et à ses symboles. Chaque matin, le drapeau gabonais est hissé pour honorer les valeurs qu’il incarne. Le vert évoque la forêt, le jaune les richesses et le soleil, et le bleu les eaux qui bordent et traversent le territoire.

Le soir, la descente des couleurs vient clôturer la journée dans le même esprit de respect et de recueillement. Ce geste simple mais fort marque la continuité d’une tradition destinée à rassembler les citoyens autour d’un même emblème.

À travers cette reprise, les autorités entendent remettre au cœur de la vie publique le respect des couleurs nationales et des valeurs républicaines. Plus qu’un cérémonial, c’est une invitation adressée à tous les Gabonais : se reconnaître dans leur drapeau, symbole d’unité, de rassemblement et de fierté d’appartenir à la même nation.

Gabon : Incendie à Nkomayat, une suspecte en fuite

Dans la nuit du 2 au 3 septembre dernier, le quartier Nkomayat dans le 2ᵉ arrondissement d’Oyem, non loin de l’hôpital canadien, a été secoué par un incendie d’une rare violence. Plusieurs maisons ont été réduites en cendres, plongeant des familles entières dans le désarroi.

À l’origine du drame, une violente dispute entre un couple. Selon plusieurs témoignages, l’échange entre la femme et son compagnon a rapidement dégénéré. L’incendie qui a suivi serait volontaire, et les regards se tournent vers la belle-fille du propriétaire des lieux, Esther Angone, soupçonnée d’en être l’auteure.

Les habitations parties en fumée appartenaient à la belle-mère de la suspecte. Le feu s’est propagé rapidement à plusieurs bâtiments voisins, causant d’importants dégâts matériels. En quelques minutes, des années de souvenirs et de biens ont disparu.

Après avoir déclenché l’incendie, Esther Angone a pris la fuite. D’après les sources locales, elle aurait laissé ses enfants sur place. Une information qui ajoute à la tension : ces enfants ne seraient pas ceux de son compagnon, un détail qui aurait exacerbé les tensions au sein du couple.

L’affaire suscite une vive émotion à Oyem. Les autorités ont ouvert une enquête et recherchent activement la principale suspecte. Au-delà des dégâts matériels, ce drame familial relance le débat sur la gestion des conflits au sein des foyers et leurs conséquences parfois irréparables.

Gabon : Mitzic FC joue son avenir professionnel à Makokou

Du 4 au 11 septembre prochain, Makokou la capitale de l’Ogooué-Ivindo accueille le tournoi de montée vers la dernière division professionnelle de football au Gabon.

 

Neuf équipes sont en lice pour décrocher l’accession en D2. Parmi elles, une attire particulièrement les regards : Mitzic FC, champion du Woleu-Ntem.

Le verdict du tirage au sort est tombé lundi 31 août 2026 au siège de la Fegafoot à Owendo. Les Mitzicois évolueront dans la poule B aux côtés de l’Olympique du Littoral, vainqueur du championnat provincial D3 de l’Ogooué-Maritime, et du FC Schweitzer, sacré dans le Moyen-Ogooué. Un groupe relevé, mais pas insurmontable pour le club du département de l’Okano.

Porté par le meilleur buteur de la saison régulière, Mitzic FC aborde ce tournoi avec ambition et certitudes. Après son sacre provincial, le club ne vise qu’un seul objectif : décrocher une montée historique en deuxième division professionnelle. Il ne lui faudra que 180 minutes pour y parvenir : une victoire et un match nul suffiraient.

L’entrée en matière est fixée au dimanche 6 septembre face au FC Schweitzer de Lambaréné. Chaque point comptera dans cette poule où la moindre erreur peut coûter cher. Mais avec son effectif et son état d’esprit, Mitzic FC a les moyens de tirer son épingle du jeu.

Vingt ans après l’accession de l’AS Mitzic en première division, la ville pourrait revivre un moment historique. Si les Nordistes confirment à Makokou, ils offriront au Woleu-Ntem une nouvelle équipe dans la sphère professionnelle. L’enjeu dépasse le sport : c’est toute une région qui rêve de renouer avec l’élite.

Gabon : Un ancien agent de la garde républicaine inculpé pour vol aggravé

L’affaire a été jugée le 26 août 2026 au tribunal de première instance de Franceville. Rod Olendé, 35 ans, père de cinq enfants et ex-agent de la Garde républicaine, comparaissait pour vol aggravé.

 

Radié des effectifs de la Garde, il encourt cinq ans d’emprisonnement ferme en vertu des articles 292 et 296 du Code pénal.

Les faits remontent au 24 janvier 2026, vers 19h30, au quartier Djamiti dans le 2ᵉ arrondissement. La victime, Rachilda L. A., a déclaré avoir été abordée par un individu cagoulé armé d’un petit couteau. Selon son témoignage, elle a été contrainte de le suivre dans une zone herbeuse et non éclairée où elle aurait subi des violences, sous la menace d’une arme.

Après les faits, l’agresseur lui aurait exigé les codes de ses comptes Airtel Money et Moov Money avant de prendre la fuite avec son téléphone portable et 300 FCFA. Malgré l’obscurité, la victime a relevé des éléments permettant d’identifier son agresseur. Elle a porté plainte contre X au commissariat central de Franceville. Quelques jours plus tard, Rod Olendé a été interpellé.

À la barre, l’accusé a mis en avant son ancien statut de garde républicain, sans succès. Faute d’éléments suffisants pour retenir la qualification de viol, le ministère public a finalement poursuivi l’homme uniquement pour vol aggravé. Le tribunal a toutefois noté que d’autres dossiers similaires le concernant seraient en cours. La victime garde la possibilité de déposer une nouvelle plainte pour viol si elle apporte des preuves complémentaires.

L’inculpé risque cinq ans d’emprisonnement ferme, une amende de 200 000 FCFA et 2 000 000 FCFA de dommages et intérêts à verser à la victime. Le tribunal doit confirmer sa décision le 9 septembre prochain. Une affaire qui relance le débat sur les dérives et les sanctions encourues par les anciens porteurs d’uniforme.

Gabon : L’État passe à la vitesse supérieure pour débloquer les chantiers dans la Nyanga

Les responsables des entreprises titulaires de marchés publics dans la Nyanga sont convoqués d’urgence ce jeudi 3 septembre 2026 à 9h au cabinet du Vice-Président du Gouvernement.

La réunion porte sur la dotation spéciale allouée à la province et intervient à un moment où le suivi des chantiers devient stratégique pour le développement local.

L’objectif est clair .Il s’agit de faire le point sur l’état d’avancement des projets et lever les blocages opérationnels qui freinent leur exécution. La présence de tous les prestataires est strictement obligatoire. L’exécutif veut s’assurer du respect des engagements contractuels et accélérer la mise en œuvre sur le terrain.

Parmi les structures concernées figurent Speed Net, KM BTP, M&F / Afric Consult, Bakita et Frères, Direct Service, EGET, ESTTM & Company, Gounass Service, GABI Service, Gabon Consult, GBT Infrastructure, IMAR BTP, Medi Service Gabon, Mugobusti, SCK BTP, SDM, SMF, Société de Bâtiment et de Distribution SBD, SOCob et Al Jannah.

Pour le gouvernement, la transparence est non négociable. En cas de manquement, des sanctions pourraient impacter l’attribution des futurs marchés. Le succès de cette dotation spéciale repose désormais sur la réactivité et le professionnalisme de ces entreprises, appelées à intensifier leurs efforts pour livrer des résultats concrets aux populations de la Nyanga.

Gabon : l’appel désespéré d’un brigadier entendu par les autorités

Mardi 1er septembre dernier, une vidéo bouleversante a circulé sur les réseaux sociaux. On y voit un brigadier, en larmes, supplier le président de la République Brice Clotaire Oligui Nguéma et son épouse Zita de lui venir en aide, c’est chose faite à présent.

 

Le motif c’est son salaire et sa prime du 17 août qui ont été coupés, le laissant sans aucun moyen de se soigner. Affecté dans le Haut-Ogooué depuis 2021, le militaire décrit un véritable calvaire. « Depuis que je suis affecté dans le Haut-Ogooué en 2021, je vis un enfer. Mais j’ai toujours servi mon drapeau parce que j’aime mon pays », raconte-t-il la voix tremblante. Puis il montre ses deux pieds gravement infectés : « Venez à mon secours. Ils m’ont coupé mon salaire. Mes deux pieds sont pourris », hurle-t-il.

Malgré son état de santé alarmant, ses supérieurs lui ont suspendu son salaire dès le mois de juillet. Livré à lui-même, sans ressources et sans prise en charge médicale, le brigadier a choisi la vidéo comme dernier recours pour se faire entendre.

La vidéo a rapidement fait le tour de la toile et est parvenue jusqu’aux plus hautes autorités. Face à l’émotion suscitée, une décision a été prise dans la foulée. En effet, une équipe médicale vient d’être envoyée pour procéder à l’évacuation sanitaire du brigadier en détresse.

Grâce à cette intervention, le militaire pourra enfin être pris en charge et recevoir les soins adaptés à son état. Un soulagement pour celui qui n’avait plus que sa voix pour se battre. L’affaire relance aussi le débat sur la prise en charge des hommes en uniforme en situation de grande vulnérabilité.

Gabon : Le pays compte 3,5 millions d’habitants dont 1,2 millions d’étrangers

La population gabonaise compte désormais 3 518 621 habitants. C’est ce qui ressort du recensement général de la population et des logements présenté par la ministre Louise Pierrette Mvomo le 1er septembre dernier.

 

Une opération d’envergure qui a mobilisé 5 005 agents répartis dans 3 322 secteurs de dénombrement à travers tout le pays. La collecte a permis de dénombrer 865 000 ménages, soit un taux de couverture de 97%. Une performance qualifiée d’exceptionnelle. La numérisation, la géolocalisation et le suivi en temps réel ont été déterminants pour atteindre ce résultat et sécuriser la fiabilité des données.

Sur ces 3,5 millions d’habitants, 2 318 365 résidents sont de nationalité gabonaise, soit 65,9% de la population totale. Les étrangers représentent 34,1%, soit environ un habitant sur trois. Le recensement a toutefois rencontré des difficultés, plusieurs étrangers ayant refusé de se faire recenser.

La répartition par sexe varie selon la nationalité. Au global, les hommes représentent 51,2% des résidents. Chez les Gabonais en revanche, ce sont les femmes qui sont majoritaires avec 52%. Une tendance déjà observée lors des précédents recensements. La population totale a par ailleurs progressé de 94% depuis 2013.

Sans surprise, la province de l’Estuaire concentre 60% de la population autour de Libreville. Viennent ensuite le Haut-Ogooué, l’Ogooué-Maritime et le Woleu-Ntem. Un changement notable : l’Ogooué-Ivindo dépasse désormais l’Ogooué-Lolo. Ces nouveaux chiffres serviront de base au Plan National de Croissance et de Développement 2026-2030.

Gabon : La Caisse de dépôts et de consignations veut faire de l’épargne gabonaise le moteur de souveraineté financière

La Caisse des Dépôts et Consignations du Gabon organise les 2 et 3 septembre 2026 au Palais des Congrès de Libreville la première édition du Forum National de l’Épargne pour le Développement, FONED.

 

Placé sous le thème « Épargne et souveraineté financière, la Caisse des Dépôts, instrument du financement endogène du PNCD 2026-2030 », le forum veut ouvrir le débat sur le rôle de l’épargne dans le financement durable du développement.

À travers le FONED, la CDC entend lancer une réflexion nationale sur la mobilisation de l’épargne et son impact sur l’autonomie financière du Gabon. L’objectif est de trouver des voies pour que les ressources nationales servent directement à financer les priorités du pays.

Pour la CDC, la souveraineté financière ne signifie pas tourner le dos aux financements extérieurs. Elle repose aussi sur la capacité du Gabon à mieux valoriser ses ressources internes. Dans le cadre du Plan National de Croissance et de Développement PNCD 2026-2030, le Gabon vise la mobilisation de 27 000 milliards FCFA d’investissements, dont 18 000 milliards attendus du secteur privé et des ressources nationales.

Pendant deux jours, au Palais des Congrès de Libreville, le FONED réunira les pouvoirs publics, les investisseurs, les acteurs du secteur privé, les institutions financières, les experts, les universitaires, les partenaires techniques et financiers, ainsi que des représentants de la diaspora. Au cœur des échanges : les mécanismes pour transformer l’épargne en financements de long terme, sécurisés et orientés vers les investissements productifs.

Créée en 2010, la CDC est une institution financière à mission d’intérêt général. Avec cette première édition du FONED, elle pose les bases d’une nouvelle ambition notamment faire de l’épargne gabonaise un levier concret pour financer la croissance et renforcer la souveraineté économique du pays.

Gabon : « L’espoir doit mourir en dernier », Kelly Ondo Obiang signe son retour avec un livre emprunt de résilience

Dix ans après les troubles post-électoraux de 2016, l’ancien lieutenant Kelly Ondo Obiang fait son entrée dans le milieu littéraire. Son premier ouvrage, « L’espoir doit mourir en dernier », est sorti le 31 août 2026, une date choisie en hommage aux victimes des violences de 2016 et à leurs familles.

Après avoir été condamné à 15 ans de prison pour son rôle dans le soulèvement militaire de janvier 2019, Kelly Ondo Obiang a bénéficié d’une amnistie l’année dernière, à la suite des événements d’août 2023. C’est durant cette période qu’il s’est consacré à l’écriture de son autobiographie, fruit d’une introspection intense.

Dénué d’amertume, l’ouvrage est perçu comme un essai autobiographique et une reconstruction personnelle. Plus qu’un simple témoignage, c’est une invitation à la résilience adressée à tous, et particulièrement à la jeunesse, à ne pas se décourager face à l’adversité. L’auteur veut montrer comment les injustices subies peuvent devenir une force motrice pour se transformer.

Au cœur de « L’espoir doit mourir en dernier » se trouve la question de la capacité humaine à se relever après des échecs et des épreuves difficiles. Le livre veut apporter une contribution au débat public en parlant de dignité, de pardon et de reconstruction.

Déjà disponible en précommande jusqu’au 15 septembre 2026, l’ouvrage sera en librairie dès le 30 septembre prochain. Au-delà de la littérature, Kelly Ondo Obiang entend faire entendre sa voix dans la quête d’un nouvel équilibre social au Gabon.

Gabon : Washington pointe du doigt des angles morts des dettes des entreprises d’État gabonaises

Le Gabon ne dispose pas encore d’une photographie complète de l’endettement de son secteur public. Dans son évaluation de la transparence budgétaire, le Département d’État américain relève que seules des informations limitées sur les obligations liées à la dette sont accessibles au public.

 

Le plus grand manquement : la dette des entreprises publiques n’est pas intégrée. Cette lacune laisse dans l’ombre une part importante des engagements financiers de structures pourtant contrôlées par l’État. Une entreprise publique peut contracter des emprunts, accumuler des dettes fournisseurs ou bénéficier de garanties et de soutiens financiers. Ces obligations ne constituent pas une dette directe du Trésor, mais elles peuvent devenir un risque majeur si une société stratégique rencontre des difficultés et nécessite l’intervention de son actionnaire public.

C’est pourquoi Washington recommande au Gabon de publier les obligations de dette de ses principales entreprises publiques. Le rapport réclame aussi plus de détails sur les allocations budgétaires qui leur sont accordées et sur les recettes qu’elles reversent à l’État. L’enjeu est de connaître simultanément ce que ces entreprises doivent, ce qu’elles reçoivent du budget et ce qu’elles rapportent aux finances publiques.

Cette faiblesse est d’autant plus sensible que l’État reste présent dans plusieurs secteurs stratégiques. Elle complique la distinction entre la dette portée directement par l’administration centrale et les risques financiers susceptibles de remonter vers elle plus tard. Parler de « dette cachée » serait toutefois excessif : le rapport américain pointe une absence de publication suffisante, et non l’existence d’engagements dissimulés.

Au fond, l’enjeu est celui du périmètre. Plus les engagements des entreprises publiques sont documentés, plus investisseurs, créanciers et contribuables disposent d’une lecture claire du risque financier associé au secteur public dans son ensemble. Pour le Gabon, le rapport américain suggère que cette photographie s’arrête encore trop largement aux frontières de l’État central.