Gabon : un appel à candidature pour le recrutement d’un DG à l’ENS

Le ministre de l’Education nationale Camélia Ntoutoume Leclercq a annoncé à travers un communiqué publié le 08 janvier 2025,  un appel à candidature pour le poste d’un Directeur générale à l’école normale supérieure.

 

Selon le ministère de l’Education nationale, pour candidater, il faut être au moins assistant et inscrit sur la liste d’aptitude du CAMES ou d’un organisme équivalent ; avoir exercé à l’ENS ou dans un autre établissement d’enseignement supérieur pendant au moins cinq (5) ans ;

Être au moins professeur de lycée titulaire du CAPES ou d’un doctorat du troisième cycle, ou encore être conseiller pédagogique du second cycle ou inspecteur pédagogique du second degré avec cinq (5) ans d’expérience professionnelle. Les candidatures sont attendues au ministère  de l’Education Nationale jusqu’au 15 janvier prochain.

Rappelons que, l’ancien Directeur le Pr. Rufin Didzambou a été suspendu le 04 janvier dernier par la ministre de l’Education Nationale.

 

Election présidentielle : quatre leaders de l’opposition interdissent aux militaires de se porter candidat

Albert Ondo Ossa, Alain Claude Billie-By-Nze, Pierre Claver Mangaga Massavou, Ali Akbar Onanga Y’Obegue ont au cours d’une conférence tenue   mercredi 08 janvier 2025, formulés des exigences pour un retour à un ordre constitutionnel civil au Gabon.

 

Réunis en conférence, ces acteurs politiques du Gabon ont formulé 5 exigences qui devront constituer à partir de ce jour le socle de leur combat pour un retour à un ordre constitutionnel civil.  En effet, ils souhaitent le  « retour impératif des militaires du CTRI dans les casernes à l’issue de la transition, avec interdiction formelle de se porter candidat aux prochaines élections ». Ces derniers exigent également  un retour à la Constitution de 1991, comme base de départ d’une réforme juste. Ils exigent également la refonte du Code électoral, dénonçant l’opacité du processus en cours et l’appel à une mobilisation populaire, démocratique et pacifique.

A cette liste d’exigences, ils  ajoutent la publication de la part des  autorités du « chronogramme qui devra préciser explicitement notamment : les dates précises de chaque scrutin, les modalités de préparation et d’organisation de chaque élection. Cette communication devra être exhaustive, claire, à l’endroit des acteurs politiques, les organisations de la société civile, des médias et de toute la population ». Car, pour ces leaders, la non-communication du chronogramme ne les permet pas de se préparer pour ces élections : « aucune zone d’ombre ne doit exister concernant le processus de sortie de transition ». Évoquent-t-ils.

Pour ces acteurs politiques, il ne s’agit pas d’une nouvelle organisation politique qui vient de voir le jour mais d’une « initiative ponctuelle pour dénoncer des actions unilatérales des autorités militaires ». Rappellent ces acteurs qui ont d’ores et déjà lancé des actions visant à faire plier les autorités.

Au Ghana, Oligui Nguema rencontre les gabonais de la diaspora

Le président de la transition a échangé avec les gabonais résidents au Ghana sur plusieurs sujets.

 

En séjour au Ghana pour assister à la cérémonie d’investiture du président ghanéen John Dramani Mahama qui a eu lieu le  07 janvier 2025, le président de la transition Oligui Nguema a échangé avec la diaspora. Les échanges étaient centrés sur les problèmes liés aux bourses d’études, le renouvellement de passeports ainsi que le rapatriement de ceux qui désirent rentrer au Gabon.

En effet, de nombreux gabonais scolarisés à l’extérieur du pays et même au Gabon éprouvent des difficultés à rentrer en possession de leur bourse. Le retard de cette allocation n’est pas sans conséquence pour l’avenir de ces jeunes qui sont contraints de payer d’eux-mêmes les frais de scolarité dans les plus brefs délais pour pourvoir poursuivre leurs études au risque de se faire expulser. Apprend-on.

Le Gabon se prépare pour sa participation à l’Exposition Universelle d’Osaka 2025

Le premier ministre Raymond Ndong Sima a présidé un Conseil de cabinet lundi 06 janvier 2025, afin de préparer la participation du Gabon à cette exposition qui aura lieu du 13 avril au 13 octobre 2025 à Osaka au Japon.

 

Placée sous le thème global « Concevoir la société du futur, imaginer notre vie de demain », cette exposition réunira près de 160 pays. 9 organisations internationales et près de 28 millions de visiteurs sont attendus. En effet, les ministres et responsables des secteurs concernés ont pris part à cette réunion, pour garantir une coordination efficace et une représentation optimale du pays à cette grande rencontre mondiale.

Pour le Gabon, le sous-thème choisi est : « Notre forêt, moteur universel qui sauve des vies ». Il sera question de mettre en lumière les atouts culturels, touristiques et économiques du Gabon. Le Premier ministre a insisté sur l’importance d’une préparation rigoureuse pour maximiser l’impact de cette participation.

Rappelons que, cet événement représente une opportunité pour le Gabon de mettre en avant ses atouts touristiques, culturels et environnementaux.

Gabon : le Sypharga lève la suspension de dispensation des médicaments aux assurés de la CNAMGS

La décision a été prise à l’issus d’une audience entre le SYPHARGA et le président de la Transition, Brice Clotaire Oligui Nguema dimanche 05 janvier 2025.

 

Les assurés de la Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale (CNAMGS) peuvent à compter de ce lundi être servi par les pharmaciens. En effet, le syndicat avait annoncé le 1er janvier 2025 une suspension des prestations de la CNAMGS pour des raisons d’une dette de plusieurs milliards FCFA d’impayés par l’assurance-maladie.

Cette suspension a été levée ce lundi après une rencontre entre le président de la transition et le syndicat qui selon un  communiqué a annoncé que le président Oligui Nguema  a donné des instructions urgentes pour que des solutions concrètes soient trouvées.

Rappelons qu’une nouvelle équipe dirigeante a été installée à la tête de la CNAMGS (caisse nationale d’assurance et de maladie de garantie sociale), avec pour mission d’assainir la gouvernance de cette institution à forte tonalité sociale.

Gabon : le parlement convoqué à une session extraordinaire le 10 janvier

En vacances depuis le mardi 31 décembre les députés et sénateurs de la Transition ont été convoqué du 10 au 20 janvier 2024 pour une session extraordinaire.

 

Convoqué en session extraordinaire, le Parlement va examiner et adopter le projet de loi organique. Les débats pourraient cristalliser des tensions autour des dispositions clés, telles que les critères de candidature, les conditions de vote ou encore la gestion des listes électorales.

Cette session sera donc déterminante pour la réussite de la transition politique et le retour à une démocratie apaisée au Gabon. Adoptée par référendum le 16 novembre 2024, la nouvelle Constitution exige une refonte des textes législatifs et réglementaires pour s’aligner avec les principes de transparence et d’inclusion prônés par le Comité pour la transition et la restauration des institutions (CTRI).

Notons que, le code électoral en gestation doit poser les bases d’un processus électoral crédible et équitable, en vue des scrutins présidentiels, législatifs et locaux prévus en 2025.

Gabon : le gouvernement adopte le projet de loi portant création de L’A.C.S.E

Le projet de création de l’Autorité de contrôle et de supervision des élections et du référendum  a été adopté le 5 janvier 2025 au cours du Conseil des ministres présidé par le président Oligui Nguema.

 

 

Il s’agit d’une  institution indépendante et non permanente, qui  sera composée de personnalités impartiales et compétentes. Elle aura pour mission de superviser et contrôler les opérations électorales en collaboration avec le ministère de l’Intérieur. Elle pourra également émettre des recommandations pour corriger ou prévenir des irrégularités, jouant un rôle clé de vigilance et de persuasion.

Le Conseil a également adopté la Commission nationale d’organisation et de coordination des élections ou du référendum. Selon le communiqué final du Conseil des ministres, c’est un projet de loi élaboré en application des articles 3 et 94 de la Constitution qui vise à «organiser des élections libres, transparentes et démocratiques dans notre pays» et «introduit des améliorations et des innovations dans le dispositif juridique électoral existant, tout en intégrant les conclusions du Dialogue national Inclusif tenu en avril 2024».

Notons que, ce nouvel organisme est placé sous l’autorité du ministre de l’Intérieur et aura pour mission de «coordonner les opérations électorales, superviser les commissions locales et consulaires, et centraliser les résultats électoraux pour leur annonce officielle».

Communiqué final du conseil des ministres de ce dimanche 05 janvier 2025

Sous la Très Haute Présidence de Son Excellence Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA, Général de Brigade, Président de la Transition, Président de la République, Chef de l’État, le Conseil des Ministres s’est réuni ce dimanche 5 janvier 2025 à 15 heures précises, au Palais de la Présidence de la République.

En ce début d’année déterminant pour l’avenir de notre nation, le Président de la Transition a adressé au Gouvernement un appel solennel à la mobilisation totale pour traduire en actes les engagements énoncés dans son récent discours à la Nation. Il a fixé trois grandes priorités pour guider l’action gouvernementale en 2025 :

  1. Assurer la fin de la Transition et organiser des élections libres et transparentes. Le Président de la Transition a réaffirmé avec force l’impératif de respecter scrupuleusement le calendrier de la Transition. Il a insisté sur l’importance de cette étape cruciale pour consolider durablement notre démocratie.
  2. Accélérer le plan de relance économique. Le  Chef de l’État a demandé une intensification  des investissements dans des secteurs  stratégiques tels que l’agriculture, les  transports, le tourisme, le numérique, les mines  et l’industrie. Ces secteurs doivent devenir les moteurs de croissance et de création d’emplois,  en particulier pour la jeunesse gabonaise. Le  Président a rappelé que la réussite économique  doit être indissociable de la justice sociale et  que chaque projet doit porter la promesse d’un  avenir meilleur pour tous les Gabonais.3.Lancer un nouveau pacte environnemental. Le Gabon, en tant que leader de la préservation  forestière, doit poursuivre son engagement en  faveur d’une économie verte créatrice  d’emplois durables. Ce pacte doit refléter une  vision audacieuse où la protection de notre  patrimoine naturel se conjugue avec une  croissance économique au bénéfice des  générations futures.

    Le Président de la Transition a souligné que  l’année 2025 doit être celle de l’accélération du  développement et du renforcement du sens de  l’intérêt général. Il a rappelé que, bien que cette  année puisse être difficile, une mobilisation totale  des énergies permettra de clôturer la Transition sur  une note positive et d’en faire un succès historique.

    Enfin, dans un esprit de responsabilité et  d’efficacité, le Président de la Transition a annoncé  la convocation prochaine du Parlement en session  extraordinaire. Cette session sera consacrée à  l’examen du projet de loi portant Code électoral en République Gabonaise.

    PROJETS DE TEXTES LEGISLATIFS  ET REGLEMENTAIRES 

    Le Conseil des Ministres a délibéré sur les affaires  suivantes :

    MINISTERE DE LA REFORME DES  INSTITUTIONS 

    • Projet de décret portant ouverture et  clôture d’une Session extraordinaire du  Parlement. 

    Le présent projet de décret, pris en application des  dispositions de l’article 43 de la Constitution, porte  ouverture d’une session extraordinaire du  Parlement.

    Ladite session qui sera ouverte le 10 janvier 2025  et close le 20 du même mois, portera sur l’examen  et l’adoption du projet de loi organique portant  code électoral en République Gabonaise.

    MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES,  CHARGE DE L’INTEGRATION SOUS REGIONALE ET DES GABONAIS DE  L’ETRANGER 

    • Projet d’ordonnance portant ratification de  l’Accord établissant l’Agence pour  l’Assurance du Commerce en Afrique  (ATIDI). 

    Le présent projet de loi autorise la ratification de  l’Accord établissant l’Agence pour l’Assurance du  Commerce en Afrique (ATIDI), adopté à Grand  Baie, en République de Maurice, le 18 mai 2000 et  entré en vigueur le 20 janvier 2001.

    L’ATIDI, institution panafricaine offre des  garanties au bénéfice d’investisseurs désireux  d’investir en Afrique permettant ainsi à des  gouvernements et entreprises publiques et privées  d’accéder à des financements moins coûteux.

    La finalisation du processus d’adhésion du Gabon  à l’ATIDI pourrait avoir un réel impact sur le coût  de financement du secteur public.

    MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

    • Projet de décret fixant les modalités exceptionnelles de versement de pensions de  retraite aux Officiers Généraux des Forces  de Défense et de Sécurité.

    Le présent projet de décret pris en application de  l’article 105 de l’ordonnance n°007/PR/2010 du 25  février 2010 portant Statut particulier des  Militaires, ratifiée par la loi n°18/2010 du 27 juillet  2010, vise à rendre applicable les modalités fixées  pour la revalorisation des pensions de retraite des  Officiers Généraux des Forces de Défense et de  Sécurité.

    Ladite revalorisation des pensions de retraite des  Officiers Généraux participe de la Restauration des  Institutions et des valeurs républicaines à travers  l’amélioration des conditions de vie de ces  personnels ayant valeureusement servi la Nation.

    MINISTERE DE L’INTERIEUR ET DE LA  SECURITE 

    • Projet de loi organique portant Code  électoral en République Gabonaise 

    Le présent projet, élaboré en application des  articles 3 et 94 de la Constitution, vise à organiser  des élections libres, transparentes et démocratiques dans notre pays. À cette fin, il introduit des  améliorations et des innovations dans le dispositif  juridique électoral existant, tout en intégrant les  conclusions du Dialogue National Inclusif tenu en  avril 2024.

    Sur le plan formel, ce projet adopte une démarche  de simplification et d’accessibilité du droit.  Contrairement aux textes actuellement en vigueur,  il rassemble en un document unique l’ensemble  des dispositions législatives électorales relatives  aux élections présidentielles, législatives,  sénatoriales, départementales, municipales, ainsi  qu’au référendum national et aux consultations  d’initiative locale. De plus, pour en faciliter la  compréhension, il innove en consacrant un chapitre  aux définitions des notions électorales utilisées.

    Sur le fond, le projet établit les principes  fondamentaux nécessaires à la tenue d’élections  justes, libres et démocratiques, acceptées par toutes  les parties. Ces principes incluent notamment :

    – l’accès équitable des candidats aux médias  publics ;

    – l’adoption d’un fichier électoral biométrique et  de la liste électorale biométrique ;

    – la promotion de l’égalité des sexes dans l’accès  aux mandats électoraux.

    Par ailleurs, le projet confère au Ministère de l’Intérieur la compétence exclusive pour organiser  toutes les étapes du processus électoral, depuis  l’établissement de la liste électorale jusqu’à  l’annonce des résultats.

    Dans ce cadre, une Commission Nationale  d’Organisation et de Coordination des Élections  ou du Référendum sera mise en place sous  l’autorité du Ministre de l’Intérieur. Cette  commission aura pour mission de coordonner les  opérations électorales, superviser les commissions  locales et consulaires, et centraliser les résultats  électoraux pour leur annonce officielle.

    Une autre innovation majeure est la création de  l’Autorité de Contrôle et de Supervision des  Élections et du Référendum (A.C.S.E.), une  institution indépendante et non permanente.  Composée de personnalités impartiales et  compétentes, l’A.C.S.E. sera chargée de contrôler  et superviser les opérations électorales et  référendaires, en collaboration avec le Ministère de  l’Intérieur. Elle pourra également émettre des  recommandations pour corriger ou prévenir  d’éventuelles irrégularités, jouant ainsi un rôle clé  de prévention et de persuasion.

    Le projet met également un accent particulier sur  l’inclusion. Il prévoit des quotas obligatoires dans  les listes de candidats des partis politiques : au moins 30 % de femmes et 20 % de jeunes. Il vise  également à garantir la fiabilité du fichier électoral  en l’adossant au Numéro d’Identification  Personnelle (NIP) et en renforçant les conditions  d’inscription pour les électeurs naturalisés.

    En outre, pour moraliser la vie politique, le texte  institue des plafonds de dépenses de campagne  électorale, ainsi que des comptes de campagne,  tout en renforçant les sanctions applicables aux  infractions électorales. Enfin, il comble un vide  juridique en précisant les modalités d’organisation  des référendums nationaux et d’initiative locale.

    Le projet comprend 383 articles, structurés en  quatre Livres, dix-huit Titres et cinquante-huit  Chapitres :

    • Le Livre 1, relatif aux dispositions communes  à toutes les élections politiques et au  référendum comprend des dispositions  consacrées aux dispositions générales, aux  circonscriptions électorales, à la carte  d’électeur, aux éligibilités et incompatibilités,  à la déclaration de candidature, au bulletin de  vote, à la propagande électorale et  référendaire, au financement et plafonnement  des dépenses électorales et au vote ;

    • Le Livre 2 détaille les dispositions spécifiques  à chaque type d’élection (présidentielle, législative, sénatoriale, départementale,  municipale) et aux référendums.

    • Le Livre 3 est consacré aux dispositions  pénales et au contentieux électoral et  référendaire ;

    • Le Livre 4 regroupe les dispositions  transitoires, diverses et finales.

    • Projet d’ordonnance portant  programmation du transfert des  compétences et des moyens de l’État aux  Collectivités locales. 

    Ce projet d’ordonnance prévoit la programmation  du transfert des compétences et des moyens de  l’État aux collectivités locales, conformément aux  dispositions de l’article 220 de la loi organique  n°001/2014 du 15 juin 2015 relative à la  décentralisation. Ce texte a pour objectif de  planifier le processus de décentralisation au cours  de la période de transition.

    Le processus de décentralisation s’organise en  deux phases distinctes :

    – La première phase, dite pilote, couvrant la  période de transition, concerne les collectivités  locales des chefs-lieux des neuf provinces  disposant de ressources financières supérieures ou égales à un milliard de FCFA. Pendant cette  phase, certaines compétences jusque-là  exercées par sept ministères identifiés à  l’article 219 de la loi citée supra seront  transférées aux collectivités locales.

    • La seconde phase, qui interviendra après la  transition, s’étendra à l’ensemble des  collectivités locales et sera encadrée par une  loi de programmation spécifique.

    Cette approche progressive vise à garantir une  transition harmonieuse et une gestion efficace des  compétences transférées.

    • Projet d’ordonnance fixant le régime  particulier des pensions de retraite des  Gouverneurs de province. 

    Le présent projet de texte répond à la nécessité de  revaloriser les pensions des hauts commis de l’État  ayant assuré des fonctions de représentation du  Président de la République dans leurs  circonscriptions administratives respectives.  L’objectif est de restaurer l’image et l’autorité de  l’État tout en reconnaissant les services rendus à la  nation. À ce titre, les dispositions du présent projet  d’ordonnance s’appliquent uniquement aux Gouverneurs de province ayant cumulé au moins  cinq (5) ans d’exercice dans cette fonction.

    MINISTERE DE L’EDUCATION  NATIONALE, DE LA FORMATION  PROFESSIONNELLE CHARGE DE LA  FORMATION CIVIQUE 

    • Projet d’ordonnance instituant et  réglementant la digitalisation des  enseignements en République Gabonaise. 

    Le projet d’ordonnance vise à renforcer le cadre  juridique et réglementaire encadrant la  transformation des méthodes d’enseignement et  d’apprentissage grâce à l’intégration des  technologies numériques et des plateformes  éducatives.

    Cette réforme s’impose avec d’autant plus  d’urgence que la crise sanitaire liée à la COVID-19  a mis en évidence la nécessité de développer des  alternatives à l’enseignement en présentiel.

    L’objectif est d’atténuer les impacts négatifs des  crises sur le système éducatif et d’assurer la  continuité des dispositifs d’apprentissage, tout en  modernisant les pratiques pédagogiques pour  répondre aux défis du XXIe siècle.

    • Projet de décret portant abrogation du  décret n°0040/PR/MENETP du 07 Janvier  2015, modifiant et complétant certaines  dispositions du décret  n°448/PR/MENESTFPRSCJS du 19 Avril  2013 fixant les modalités de préparation,  d’organisation et de délivrance du Certificat  d’Etudes Primaires. 

    Le présent projet de décret, pris en application des  dispositions de l’article 28 de la loi n°21/2011 du  14 février 2012, abroge le décret  n°0040/PR/MENETP du 07 Janvier 2015, modifie  et complète certaines dispositions du décret  n°448/PR/MENESTFPRSCJS du 19 avril 2013  fixant les modalités de préparation, d’organisation  et de délivrance du Certificat d’Etudes Primaires.

    Ainsi, les modifications ont porté sur la  responsabilisation du Ministère de l’Education  nationale dans la préparation administrative de  l’examen en lieu et place du Gouverneur ainsi que  sur le nombre d’épreuves orales et pratiques.

    • Projet de décret portant abrogation du  décret n°0041/PR/MENETP du 07 Janvier  2015, modifiant et complétant certaines  dispositions du décret n°449/PR/MENESTFPRSCJS du 19 Avril 2013 fixant les modalités de préparation,  d’organisation et de délivrance du Brevet  d’Etudes du Premier Cycle de  l’Enseignement Secondaire. 

    Le présent projet de décret, pris en application des  dispositions de l’article 28 de la loi n°21/2011 du  14 février 2012, modifie les dispositions de  l’article 7 du décret n°0041/PR/MENETP du 07  Janvier 2015.

    Par ailleurs, il crée un deuxième alinéa dans  l’article 15 qui donne la possibilité, en cas d’erreur  matérielle portant sur l’état civil, survenue lors de  l’établissement des attestations de réussite ou  diplômes du BEPC, de correction, changement ou  d’adjonction de noms et prénoms.

    MINISTERE DES TRAVAUX PUBLICS 

    • Projet de décret portant création,  organisation et gestion de la Direction  Générale du Matériel et des Equipements. 

    Le présent projet de décret vise à instituer, dans le  secteur des travaux publics, un service central  dénommé Direction Générale du Matériel et des Equipements (DGME) indispensable pour la  gestion des matériels et des équipements de  travaux publics et l’exécution des projets  d’infrastructures de manière durable et rentable.

    Ledit texte permettra de structurer la politique  nationale en matière d’acquisition, de maintenance  et de renouvellement de matériels et d’équipements  utilisés dans le cadre des travaux publics. Il répond  également à la nécessité d’assurer une maintenance  efficace et une gestion efficiente des ressources  logistiques.

    Pour son fonctionnement, la DGME comprend: – les services d’appui ;

    – les directions ;

    – les services déconcentrés.

    MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT  SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE  SCIENTIFIQUE ET DE L’INNOVATION  TECHNOLOGIQUE 

    • Projet d’ordonnance portant création,  organisation et fonctionnement du Centre  Universitaire Provincial de l’Ogooué-Lolo. 

    Le présent projet d’ordonnance s’inscrit dans le  cadre de la mise en œuvre des décisions prises par le Président de la Transition lors de sa dernière  tournée républicaine, visant à transformer les  installations du Lycée Scientifique et  Technologique Paul Kouya en institution  universitaire. La création du Centre Universitaire  Provincial de l’Ogooué Lolo (CUPOL) a pour  objectif de rapprocher les étudiants de leur milieu  d’origine, permettant ainsi de réduire les coûts liés  à la vie chère pour les populations locales.

    Cette initiative contribue également au  développement harmonieux des chefs-lieux de  province, tout en limitant l’expatriation des  étudiants et les charges financières supportées par  l’État pour leur formation à l’étranger.

    • Projet de décret portant création et  organisation d’une Faculté des Sciences au  sein de l’Université Omar Bongo 

    Le présent projet de décret, pris en application des  dispositions de l’article 2 de l’ordonnance  n°002/02/PR du 26 février 2002, vise à proposer  aux étudiants une offre de formation initiale et  continue d’enseignement supérieur dans le  domaine des sciences.

    Il permettra également de réviser les offres de formations dans les Universités et Grandes Ecoles  en abandonnant les filières de formation en  inadéquation formation-emploi au profit de  programmes propres à satisfaire les besoins de  l’environnement économique et social du pays.

    La faculté des sciences comprend :

    • Les structures académiques

    – les départements ;

    – les laboratoires ;

    – les centres de recherches et de  documentation.

    • Les structures pédagogiques.

    – le conseil d’établissement ;

    – le décanat ;

    – le Conseil de département ;

    – l’Assemblée générale des enseignants.

    • Projet de décret portant création d’une  Faculté de Médecine et des Sciences de la  Santé au sein de l’Université des Sciences et  Techniques de Masuku ; 

    Le présent projet de décret, pris en application des  dispositions de la loi n°007/85 du 29 janvier 1986,  vise à proposer aux étudiants une offre de formation d’enseignement supérieur dans le  domaine de la médecine et des sciences de la santé  en formation initiale et continue.

    La faculté de Médecine et des Sciences de la Santé  de l’USTM va accroitre les ressources humaines  dans les domaines médicales et sanitaires  familiarisées aux zones rurales.

    Par ailleurs, cette faculté bénéficiera également de  l’expérience scientifique du CIRMF, de l’Ecole  Doctorale Régionale d’Infectiologie ainsi que des  plateaux techniques des Centres hospitaliers  régionaux.

    • Projet de décret portant création et  organisation de l’Ecole des Sciences et  Médecine Vétérinaires de Masuku 

    Le présent projet de décret, pris en application des  dispositions de la loi n°007/85 du 29 janvier 1986, crée un établissement d’enseignement supérieur au  sein de l’Université des Sciences et Techniques de  Masuku ayant pour vocation des formations  supérieures initiale et continue en sciences et  médecine vétérinaires.

    L’école comprend :

    – le Conseil d’Orientation ;

    – le Conseil de Discipline ;

    – le Conseil de Direction ;

    – le Conseil de Département ;

    – le Conseil d’Etablissement ;

    – le Secrétariat Général ;

    – l’Assemblée de Départements.

    • Projet de décret portant modification du  décret n°0065/PR/MESRSIT du 12 février  2024 fixant les régimes de bourses d’études  en République Gabonaise. 

    Le présent projet de décret pris en application des  dispositions légales et règlementaires en la matière  modifie certaines dispositions du décret  n°0065/PR/MESRSIT du 12 février 2024.

    De manière globale, cette révision intègre des  dispositions spécifiques en faveur des personnes  vivant avec un handicap, des élèves des  programmes sport-études, des sportifs de haut  niveau, ainsi que des ajustements concernant le  redoublement et l’âge limite pour les bacheliers des  séries techniques et technologiques.

    MINISTERE DU TRAVAIL ET DE LA  LUTTE CONTRE LE CHÔMAGE  

    • Projet de décret fixant les modalités d’organisation de la durée légale du travail  sous forme de cycle ou de rotation. 

    Pris en application des dispositions de l’article 200  du Code du Travail, ce projet de décret vise  principalement deux objectifs, à savoir :

    – permettre une meilleure organisation des  entreprises dont le fonctionnement continu  doit, en raison même de la nature de leur  travail, être nécessairement assuré sans  interruption de jour comme de nuit ;

    – clarifier les modalités de recours au travail  sous forme de cycle ou de rotation, eu égard  aux perturbations que ce système peut  entrainer dans la vie familiale et sociale des  travailleurs.

    Dans l’un et l’autre cas, la démarche initiée  participe d’un souci d’améliorer la protection des  travailleurs du point de vue de la santé et des  conditions de travail.

    MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE  ET DU RENFORCEMENT DES CAPACITES 

    • Projet d’ordonnance portant réorganisation  de l’École Nationale d’Administration  (ENA).

    Le présent projet d’ordonnance, pris en application  des dispositions de la loi n° 20/2005 du 03 janvier  2006 fixant les règles de création, d’organisation et  de gestion des services de l’Etat, porte  réorganisation de l’Ecole Nationale  d’Administration (ENA).

    A cet effet, il consacre dorénavant à cet  établissement post-universitaire placé sous la  tutelle technique et administrative du Ministère en  charge de la Fonction Publique, le statut  d’établissement public à caractère administratif,  doté de la personnalité juridique et jouissant de  l’autonomie de gestion administrative et financière. Pour son fonctionnement l’Ecole Nationale  d’Administration comprend :

    − le Conseil d’Administration ;

    − la Direction Générale ;

    − le Conseil Scientifique et Pédagogique ; − le Conseil d’établissement ;

    − l’Agence Comptable.

    MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT, DU  CLIMAT ET DU CONFLIT HOMME FAUNE 

    • Projet de décret portant création d’un mécanisme de contrôle et de compensation  des émissions de gaz à effet de serre pour les  acteurs des transports aériens et maritimes  transitant ou opérant en République  Gabonaise. 

    Le présent projet de décret sur la contribution  carbone dans le secteur des transports aériens et  maritimes vise à l’application des engagements  internationaux du Gabon à « maintenir la neutralité  carbone du Gabon à l’horizon 2050 et au-delà »,  conformément à I ‘Accord de Paris.

    Aussi, est-il institué, pour les acteurs des transports  aériens et maritimes opérant et/ou transitant au  Gabon, un mécanisme de contrôle et de  compensation des émissions de Gaz à Effet de  Serre (GES). Ce mécanisme est mis en œuvre au  travers de la mise en place d’un Registre Carbone  National pour les Transports Aériens et Maritimes  et du versement d’une Contribution Carbone selon  le principe « pollueur-payeur ».

    Cette Contribution Carbone a pour objectif  d’inciter à réduire les émissions de GES et de  financer des programmes environnementaux et  énergétiques répondant aux enjeux et défis de  l’urgence climatique.

    Les programmes financés par la Contribution  Carbone devront s’inscrire dans la réalisation des  objectifs de développement durable adoptés par  l’Assemblée Générale des Nations Unies dans sa  Résolution A/70/1 du 25 septembre 2015.

    POLITIQUE GENERALE 

    VICE-PRIMATURE, MINISTERE DE LA  PLANIFICATION ET DE LA PROSPECTIVE 

    Le Conseil a pris bonne note de la communication  du Vice-Premier Ministre, relative à l’état  d’avancement des opérations du Recensement  Général de la Population et des Logements ainsi  que les perspectives en termes d’activités à réaliser  en vue de sa finalisation.

    MINISTERE DE LA JUSTICE, GARDE DES  SCEAUX 

    Le Conseil a pris acte de la communication du  Ministre relative à la problématique de la torture et  à l’engagement ferme des autorités nationales  contre ces pratiques inhumaines.

    Le Conseil a rappelé que le Gabon a ratifié  la Convention contre la torture et autres peines  ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, ainsi que son protocole facultatif, respectivement  les 8 septembre 2000 et 11 septembre 2010. Le  28 mars 2024, le Gabon a soumis son troisième  rapport périodique sur la mise en œuvre de ces  engagements internationaux, rapport qui fera  l’objet d’une évaluation en mai 2025.

    Enfin, le Conseil a souligné que les dispositions de  l’article 11 de la nouvelle Constitution consacrent  de manière explicite l’interdiction absolue de  toutes formes de torture, ainsi que des peines ou  traitements cruels, inhumains ou dégradants,  réaffirmant ainsi l’attachement du Gabon aux  principes fondamentaux des droits de l’Homme.

    MINISTÈRE DE L’ÉDUCATION  NATIONALE, DE LA FORMATION  PROFESSIONNELLE, CHARGÉ DE LA  FORMATION CIVIQUE 

    Le Conseil a pris acte des initiatives du Ministre de  l’Éducation Nationale, notamment l’organisation  des Assises sur la Politique du Manuel Scolaire et  des Métiers Prioritaires, et la tenue de la 17ᵉ Commission de l’Enseignement Privé. Ces actions  visent à améliorer la qualité de l’éducation et à  adapter les formations aux besoins du  développement national.

    MINISTERE DE LA CULTURE, DE LA  JEUNESSE, DES SPORTS ET DES ARTS 

    Le Conseil a pris bonne note des deux  communications du Ministre de la Culture, relative  à l’Organisation de la 41ème Edition des jeux  Nationaux (OGSSU), en mars 2025 et celle relative  à l’Organisation de l’Assemblée Générale  Ordinaire de la Fédération Africaine du Sport  Scolaire à Libreville du 24 au 27 février 2025.

    MINISTÈRE DU TRAVAIL ET DE LA  LUTTE CONTRE LE CHÔMAGE 

    Le Conseil a accordé une attention particulière à la  communication du Ministre relative à  l’organisation des Assises Nationales sur l’Emploi,  dont l’objectif est de réunir les principaux acteurs  afin d’élaborer des stratégies visant à promouvoir  des emplois durables, inclusifs et décents. Ces  Assises s’appuieront sur une analyse approfondie  des tendances du marché du travail et des secteurs  porteurs de croissance. Elles ambitionnent de  construire une vision partagée des défis liés à  l’emploi et de formuler des actions concrètes pour  combattre efficacement le chômage et la précarité.

    Je vous remercie.

Gabon : les services aux assurés de la CNAMGS suspendus

La Présidente du SYPHARGA (le syndicat des pharmaciens du Gabon), Dr Itou a dans un communiqué annoncé une suspension momentanée des services aux assurés de la Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale (CNAGS), dès le 1er janvier 2025.

 

C’est en raison du non-respect des engagements de l’Etat à éponger la dette auprès des pharmacies, que cette décision a été prise. Autrement dit, c’est  pour accumulation d’arriérés d’impayés. En effet, ces derniers sont mécontents et déplorent le fait que leurs doléances ne sont pas prises en charge.

Concernant cette suspension, le syndicat attend la réaction du président de la transition car, toutes les personnes chargées de ce dossier ne sont pas capables de faire « bouger les lignes » apprend-on.

Pour l’heure, les pharmaciens et les responsables de la CNAMGS sont en conclave pour régler la situation.

Gabon-Vœux de nouvel an : les  priorités du président Oligui Nguema

Le président de la transition a au cours de son message adressé à la Nation, présenter les priorités de cette nouvelle année 2025.

 

En s’adressant à la Nation, le président Oligui Nguema a annoncé que pour cette nouvelle année, «  nos priorités sont claires », mentionne-t-il. Comme première priorité, il annonce la fin de la transition qui sera marquée par des élections libres et transparentes.  Il invite par la suite tous les citoyens en âge de voter à s’inscrire massivement sur les listes électorales conforment aux prescriptions du ministère de l’intérieur en charge de l’organisation des élections.

Concernant la deuxième priorité, le président de la transition annonce une intensification du plan de relance économique. « Les investissements dans l’agriculture, le transport, le tourisme, le numérique et l’industrie créeront de nouvelles opportunités ».évoque-t-il. Pour ce qui est de la troisième priorité, un nouveau pacte environnemental sera lancé. Et il sera développé une économie verte qui participera à la création de plusieurs emplois au Gabon.

« Aussi, dans le respect des engagements de la République Gabonaise, de maintenir la neutralité carbone de notre pays en 2050 et au-delà conformément à l’accord de Paris, nous mettrons en place un cadre juridique nous permettant désormais de collecter les contributions carbones des compagnies aériennes et maritimes survolant le ciel gabonais et traversant nos eaux »,  l’a fait savoir le président Oligui Nguema.  S’agissant de la sécurité au Gabon, le président a annoncé qu’ «  un accent particulier sera mis pour la protection des biens et des personnes. La lutte contre la petite délinquance et le grand banditisme sera renforcée avec plus de moyens ».